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1 December 2001

Ouhla, on est en décembre

Pour le titre, j’ai hésité, j’avais aussi “Désolé pour le visiteur qui est arrivé sur mon site en tapant necoro english sur un moteur de recherche” (c’est toujours drôle de regarder comment les visiteurs arrivent sur un site). Ou sinon, à l’origine, j’avais prévu “Comme les Rois Mages, (bam, bam) en Géorgie”. L’explication sera évidente dans deux paragraphes.

Je suis désolé pour le visiteur américain qui est arrivé chez moi, mais aussi pour mes fidèles (et je sais qu’ils sont nombreux) (oui, bien sûr) (si, si) (non mais ho !) (vos gueules). Désolé, donc, de ne pas avoir fait de mise à jour plus tôt, mais j’étais occupé sur du PHP. Ouais, faut bien bosser des fois, même si c’est pour la gloire, et qu’elle tarde à venir. On va donc essayer d’aller vite sur les dizaines de choses que j’ai notées depuis la derniere chronique.

Commençons avec le plus important : les derniers épisodes de X-Files. Deux épisodes consacrés à l’accouchement de Scully - j’ai cru un moment qu’ils allaient oser faire un cliffhanger à la fin du dernier épisode juste avant qu’elle n’accouche mais, non, quand même (oh, ne me dites pas que ça ne leur est pas venu à l’esprit). Deux épisodes pour ça et, au passage, nous montrer ce que sont ces nouveaux modèles d’aliens et, tant qu’on y est, prouver une fois pour toutes que Reyes est gentille et qu’elle va faire une super saison 9 (comme quoi la production arrive à être prévoyante quand il s’agit de préparer le départ de nos personnages préférés).

Autant dire tout de suite que deux épisodes pour ça, c’est un peu large. De longs temps morts au début, une très longue poursuite - très bien filmée, mais quand même, c’est X-Files, pas un téléfilm de ninjas - en bref pas grand chose. (Ca me fait penser que c’est miraculeux qu’on ait jusqu’ici plus ou moins échappé aux ninjas dans la série…) Mais, évidémment, s’agissant du tout premier événement heureux dans toute l’histoire de Mulder et Scully, ça méritait un minimum d’attention, et ça méritait aussi des rebondissements inattendus, inexpliqués, et incohérents. Faut pas oublier le facteur incohérence de X-Files, ça ne serait plus la même série sinon.

Donc, pour les mutants : d’abord, c’est violent. Les mercenaires tuaient proprement mais là, ils aiment faire du spectacle. (Logique, ils sont apparus dans la saison gore de la série, alors qu’à l’époque des mercenaires on suggérait plus.) Ils veulent conquérir la Terre par l’intérieur en noyautant le FBI (ce que de simples mercenaires, qui pouvaient prendre l’apparence et la voix de Skinner, ne peuvent pas faire - et en plus, ça s’est pas vu, que 50% des cadres du FBI ont été enlevés pendant des mois par les aliens, comme Mulder). Ils ont un squelette en métal, qui se reconstitue tout seul (et je vous ferai remarquer qu’on n’a retrouvé qu’une vertèbre de Billy, donc il y a une douzaine d’autres Billy reconstitués qui se baladent dans la décharge municipale) en tournant sur soi-même (c’est important, c’est l’effet Wonder Woman, sinon ça marche pas, parce que… parce que… parce que le morphing, en 1970, ça n’existait pas). D’ailleurs, vu que Mulder a été sauvé in extremis, il serait logique que ses vertèbres aient eu le temps de se métalliser, mais je doute que ce soit le cas. D’ailleurs (2), quand on en est à pouvoir concevoir un squelette vivant en métal, on se demande vraiment pourquoi ils ont besoin d’avoir une protubérance dans la nuque - ils n’ont pas de détecteur pour se reconnaître entre eux, alors ils vérifient leurs nuques ? Bon, passons, passons et passons.

Le bébé de Scully maintenant. On a eu droit à tout, des ovules humains fertilisés avec de l’ADN alien (parce que faut bien savoir que l’existence d’ADN est une constante universelle, bien sûr) au… messie. Avec au passage des fausses pistes énormes et inutilisée : l’infirmière à domicile ne voulait pas faire avorter Scully, mais lui donner des complexes vitaminés ? D’abord, j’espère que le médicament qu’elle a remplacé n’était pas important, parce que sinon, c’est dommage. Et ensuite… si elle est convaincue, comme Krycek l’était (ou non), que ce bébé était divin, pourquoi pensait-elle qu’il avait besoin de vitamines ? C’est fragile, les Jésus, de nos jours.

Bien que se concluant sur un baiser, un vrai, entre Mulder et Scully, la fin parvient à être équivoque. Ben ouais, ça serait pas drôle si les spectateurs étaient sûrs de comprendre ce qui est dit. Alors, Mulder et Scully ont déjà fait la chose, ou non ? Le bébé est un messie, un métis alien, ou tout à fait normal ? Les mutants étaient venus le tuer, ou juste assister à l’accouchement du messie, du métis alien, ou du bébé normal ? La seule réponse que j’aie est celle de la première question : tout indique, en fait, qu’il s’agit d’un premier baiser.

Dialogue original (voir le transcript) :
From the moment I became pregnant, I feared the truth… about how… and why. And I know that you feared it, too.
I think what we feared were the possibilities. The truth we both know.
Which is what?
Et ils s’embrassent. Relisez bien le dialogue. C’est clairement un premier baiser. D’autant que l’ensemble des deux épisodes laisse penser, comme les précédents, que Mulder ne sent aucunement concerné par la paternité du bébé : non seulement il n’y a pas de sous-entendu dans la scène où il en parle avec Skinner, mais surtout il se comporte tout le long comme s’il se fichait du bébé (voire le craignait) et ne se souciait que de la santé de Scully. Et je ne pense pas que Mulder serait un mauvais père à ce point.

Pour les autres questions, les réponses viendront en temps voulu. Je n’ai pas pu résister, je n’avais pas envie d’attendre un an pour avoir la réponse, et je suis donc allé sur le site officiel lire les résumés des deux épisodes suivants. Bon, ben… il y a un début de réponse. Si vous voulez la connaître lisez les dernières lignes du résumé du deuxième épisode (ce n’est qu’un spoiler mineur, mais ça évite d’attendre un an pour avoir la réponse, alors que les américains l’ont eue deux mois plus tard).

Quelques détails maintenant : tout d’abord, la multiplication des agents, qui est enfin une vraie bonne idée. Après huit ans à n’avoir confiance qu’en deux (puis trois) personnes, se retrouver avec cinq personnages permet de suivre plusieurs actions en même temps de façon intéressante. L’influence de Terminator 2, de plus en plus flagrante : autant dans l’épisode clin d’oeil, c’était drôle, autant dans un épisode mythologique oser mettre la scène de la porte d’ascenseur est, je trouve, assez minable. Reyes, une vraie armée de femmes de ménage à elle toute seule (en plus d’être médium), transforme la maison d’une ville fantôme en bed & breakfast chic : ils ont intérêt à nous dire l’année prochaine qu’elle fait bouger les objets en remuant son nez. La facilité scénaristique du jour : “Oh mon Dieu, ils m’ont entendu parler à Reyes sur le téléphone du FBI ! Alors allez vite dans la ville fantôme de Géorgie, Scully est là !”… le tout sur un téléphone du FBI à un bout, et un GSM à l’autre. Bravo pour la suite dans les idées, Doggett, et bravo pour la formation des agents du FBI, qui apprennent visiblement que le moyen le plus sûr et le moins piratable de communiquer avec un agent situé dix étages plus bas est le téléphone portable. (Sans compter que le réseau mobile américain est particulièrement mauvais et que je doute qu’on puisse capter dans les sous-sols du FBI.)

Bon, on ne s’apesantira pas sur la lourdeur des références à Jésus-Christ. L’étable, les Rois Mages, l’Etoile du Berger (et j’ai cru pendant tout l’épisode que c’était un OVNI…)… tout ça. Une chance qu’ils n’aient pas pu nous dire que Scully était vierge.

Bref, la seule chose dont on est sûrs à la fin de l’épisode, c’est que Krycek est mort. Et que juste avant de mourir, il a retrouvé la prothèse qu’il avait oubliée pendant toutes ces années. Alleluia. (En plus, il s’empâtait, le gars… curieux pour un agent perpétuellement en fuite.)

Et je disais que j’allais faire vite… Mais bon, avec X-Files, pas moyen.

Evacuons les séries d’un coup avec Ally McBeal. Là, pour le coup, ça va aller vite. Premier épisode, les scénaristes, de plus en plus inventifs, décident de rejouter une histoire avec la choriste et le pasteur. Mais comme, avec Ally, on les a déjà vus deux fois, on va faire jouer le rôle de l’avocate par Nelle. Du coup, on peut lui refiler exactement les mêmes dialogues, ça se verra pas. Voilà. Super.

Deuxième épisode, les scénaristes se démènent pour réussir à sortir le personnage de Larry, sans le rendre trop antipathique, d’abord parce que ça ferait un peu tard, et ensuite parce qu’il n’est pas exclu qu’il revienne si l’acteur ne finit pas sa vie en prison. Alors on nous sort une histoire de quiproquos en série qui mènent à une rupture sans vraies raisons. Du mauvais boulevard, sauf que, même quand des scénaristes en arrivent à ces vieux ressorts, ils finissent sur un happy end : pas juste pour le plaisir du happy end, mais parce que c’est absolument inimaginable que ça se termine vraiment comme ça. “Ah ben le serveur a apporté la bague à la mauvaise table (ce qui, encore une fois, est supeeeer original) alors je vais rompre.” Voilà. Ca passerait si c’était Richard. Si c’était John, on y croirait, mais il se raviserait à la fin de l’épisode. Mais Larry, non, vraiment, non.

Et pour finir sur la série des commentaires désagréables, rediffusion du Making of Dancer in the dark. Cette fois-ci, je l’ai vu en entier. Des commentaires… je ne change pas d’avis sur Lars von Trier, que je trouve définitivement antipathique. Deneuve qui lui avait écrit pour lui demander un petit rôle, comme quoi les actrices sont définitivement masochistes. Un moment où la même Deneuve prépare avec Lars une scène et c’est elle qui se retrouve à faire attention aux détails (du genre “Euh… non, elle peut pas me voir, elle est aveugle”). Dommage, surtout, que Björk ait demandé à ne pas être dans le making of, pour donner sa version du tournage, et en particulier de sa fuite. La seule chose positive qui restera de ce film, c’est l’idée de filmer avec cent caméras fixes. Au passage, c’est dommage que le théâtre filmé n’existe plus tellement de nos jours, alors qu’il serait possible de placer une cinquantaine de caméras DV sur le plateau et d’avoir enfin une mise en images digne de ce nom. Si un réalisateur passe par là, je lui cède mon idée. (Tant qu’il n’est pas adepte de la caméra à l’épaule à la Dogme.)

Quelques citations, maintenant (toutes du réalisateur). Appelant Björk : “Ce sera comme dans le script, sauf que ton personnage est aveugle.” Il devait se passer quoi, à l’origine, dans le script ? Son fils avait les dents qui se chevauchaient, et il fallait de l’argent pour l’appareil ? “Des histoires truffées de clichés, il y en a plein.” Euh. Sans commentaire, mais commentée quand même : c’est quoi, son film, à part des clichés délayés dans deux heures de caméra gigotante ? Un début d’explication du personnage : “Toutes ces actrices me regardent parfois comme si elles etaient ma mère“  “Les femmes me font peur, depuis toujours.” Et pour conclure, deux phrases qui expliquent bien le personnage, et pourquoi il ne devrait pas faire du cinéma mais coller des timbres à la Poste : “Il faut etre un peu méchant, sinon on n’obtient rien” et “Le métier d’acteur est profondément humiliant, mais je les deteste quand même.”

Après ça, difficile de parler de choses plus positives… Je vais plutôt balancer les petites choses que j’ai notées, et garder les bonnes choses pour la prochaine chronique. Surtout que je commence à avoir sommeil (eh oui, et il n’est que 2h40).

In Télérama, un article sur la lecture à l’école : l’Education Nationale, plutôt que de revoir la méthode d’apprentissage dont on peut raisonnablement penser qu’elle est responsable des difficultés de beaucoup de jeunes, préfère considérer que 10% des enfants sont dyslexiques. Ca me rappelle la méthode Ritaline aux Etats-Unis, dont je parlais dans la chronique précédente. Ben alors, Jack Lang, va falloir être raisonnable, un peu !

En aparté, François Bayrou : bon gars. Je n’ai jamais vraiment eu d’avis sur lui, donc je n’en ai pas non plus changé : mais pour ce qu’on a vu dans l’émission, il a l’air plutôt… bon gars, je ne trouve pas d’autre expression. Pas tellement plus de droite que Chevénement n’est de gauche, si on y pense.

Dans la même émission, Victoria Beckham - j’espère que Pascale Clark ne parle pas un mot d’anglais, car sinon le choix de faire une traduction simultanée est inexcusable. Sinon, sur l’interview : impressionant de voir la différence entre une chanteuse française et une anglaise ou américaine, dans les mêmes circonstances. On a encore des progrès à faire en formatage d’artistes, et c’est tant mieux.

Sur l’affaire Miller, viré par Drucker suite à la publication de son livre, je ne retiendrai qu’une chose :

Sans jamais être cité, Michel Drucker s’est senti, dit-il, visé par un passage : La télé cultive cette bonasserie ambiante. Elle lui permet de contrebalancer le mépris qu’elle a pour ses usagers.

Ca veut tout dire, non ? (Le Monde)

L’autre version qui court, selon laquelle Drucker aurait vu Miller parler mal de la bouche à une maquilleuse, me semble assez peu crédible. Non seulement parce que Miller, mais surtout parce que Drucker.

Comme au cinéma, sans Fanny Ardant contrairement à ce qu’annonçait mon programme (à moins qu’elle ne soit passée qu’en coup de vent au début, mais j’imagine que non). Du coup, je ne ferai que donner des avis rapides sur les bandes annonces diffusées. Un nouveau film des Inconnus, oui, c’est bien, tant mieux pour eux, mais ça sera sans moi. Vertiges de l’amour, avec Philippe Torreton et Julie Gayet, bon concept et bande annonce sympathique, vous me raconterez. Harry Potter… c’est quand même bien ciblé enfants, non ? Ocean’s Eleven, très joli casting, mais les films de casinos, vraiment, non, sans façon. Et Le Seigneur des anneaux : là, ça commence à ressembler à quelque chose. Je n’arrive pas à me faire à Elijah Wood en jeune premier, mais je ne connais pas l’histoire, et le choix peut être justifié. Mais ça vaut visiblement le déplacement (et vu le budget qu’ils doivent avoir, il vaut mieux).

Qu’est ce qui me reste… Pas de commentaires sur Star Academy : j’ai dû passer la soirée de samedi à zapper entre plusieurs programmes intéressants, et il ne me restait pas de place pour TF1 (même pas pour Angel, c’est dire). Jean-Philippe rentre à l’académie, grand bien lui fasse, et ça nous promet de l’animation pour la semaine. Un plateau toujours sans grand intérêt dans On ne peut pas plaire à tout le monde (oui, je sais, c’est dans le désordre, et alors ?) où on aura appris qu’Armande Altaï a été professeur de chant d’Etienne Daho - dommage que personne ne lui ait demandé si il en avait été content ou non. Et dans + clair, on apprend qu’un Confessions intimes (c’est sur TF1, le top du racolage, si vous ne connaissez pas) sur une actrice porno débutante a fait 40% de parts de marché, j’aime ce que le peuple fait de la télé.

Note à moi-même : ne pas écrire mes chroniques juste avant de me coucher, ça me rend cynique.

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