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6 December 2001

Scully à roulettes

Bon, faut que je m’y colle… pas envie d’écrire, mais j’ai une liste de notes qui s’allonge et, plus je tarde à écrire, plus je vais virer des points de la liste, et on est tous d’accord que ce serait très dommage.

On va commencer par de la technologie. Les journaux télévisés ont dû en parler, puisque On a tout essayé l’a mentionné : la patinette du futur, Segway. Si vous ne connaissez pas, c’est tout comme une patinette, sauf que les deux roues sont sur les côtés et non aux extrémités. Et qu’à l’intérieur, il y a des microprocesseurs magiques qui font que ça tient debout malgré ce design improbable, que ça se dirige tout simplement, que ça a l’air magique. Pour plus d’informations, vous avez le site officiel segway.com. Et en bonus, la preuve que ça fonctionne vraiment ici, avec une page sur le grand frère du Segway, le fauteuil roulant qui tient debout. Si, si, je vous jure, et d’ailleurs c’est en voyant cette page que vous vous rendrez compte à quel point le Segway est magique. Un fauteuil roulant qui se lève sur ses deux roues de derrière et ne tombe pas, même si vous le poussez. Enfin, regardez. Passons sur les ambitions de l’inventeur de révolutionner le monde, la vraie question est de savoir si, à 3 000 €, ça va se vendre. Et j’ai envie de dire que, dans la mesure où des businessmen ont le courage de se promener en trotinette, je ne vois pas pourquoi ils hésiteraient à sortir en Segway. Et autant la trotinette ne me fait pas envie, autant j’aimerais bien en avoir un, de Segway.

Nouveauté moins révolutionnaire, Opera 6. Je comptais le tester un peu plus avant d’en parler, mais ça n’arrivera probablement pas, donc autant en parler tout de suite. La nouveauté la plus importante n’est pas la barre de boutons skinnable (qui est très sympathique) mais l’abandon, enfin, de la fenêtre-mère contenant toutes les pages. Que voulez-vous, certains trouvent ça pratique, mais j’ai toujours détesté ces grosses fenêtres multi-documents qui prennent tout l’écran, et que Microsoft est tellement fier d’avoir inventées qu’ils ont tout de suite réalisé qu’il ne fallait pas s’en servir pour Explorer. Je rassure ceux qui aimaient : il s’agit d’une option. On a donc le choix entre l’interface à l’ancienne, ou, maintenant, un système de fenêtres indépendantes, mais avec des onglets. Le top du pratique, donc : plusieurs fenêtres, avec dans chacune plusieurs onglets, donc plusieurs pages, et un système de drag and drop pour attacher ou détacher les onglets. Malgré le bandeau de pub sur la version gratuite, on obtient enfin le browser le plus pratique. Dommage que la gestion du HTML ne soit pas encore parfaite : même si elle est globalement plutôt bonne, il reste des problèmes de gestion des fontes, et, par exemple, un bug inexpliqué faisant disparaître le menu de ma page d’accueil. Le fond du problème étant que plus il y a de browsers différents sur le marché, plus ça fait d’interprétations différentes du HTML, donc plus de travail pour les webmasters. Et tant qu’il y aura ce genre de bug, les browsers indépendants auront du mal à percer. Recommandé tout de même, tant que ce n’est pas pour visiter le garooweb.

Passons au cinéma, avec une semaine Brigitte Roüan. Tout d’abord, rediffusion sur Arte de Post-coïtum, animal triste. Fidèle au grand principe du “plus c’est mieux, plus c’est difficile d’en parler”, je dirai juste que le film est toujours aussi poignant. Brouillon, mais poignant. Mais pas mal brouillon, quand même, aussi bien au niveau de la prise de vue que du montage. J’imagine que c’est voulu. Mais contrairement à un Dancer in the dark (à tout hasard), la réalisation n’empêche pas de rentrer dans le film.

Suite avec un téléfilm inédit, le lendemain et toujours sur Arte, encore réalisé et interprété par Brigitte Roüan : Sa mère, la pute. C’est de mieux en mieux, ses titres. Quant aux histoires… après la dépression post-rupture, voilà une mère qui se prostitue pour enquêter sur la mort de sa fille. Elle aime la légèreté, la Roüan. On retrouve le même style cinématographique que dans Post-coïtum, aggravé par le fait qu’il s’agit de la collection Petites caméras d’Arte, ce qui veut dire que c’est filmé en DV. Et qu’une caméra DV, c’est pas stable. Heureusement, comme dans le film précédent, la réalisation n’empêche pas de rentrer dans l’histoire, qui est centrée, plutôt que sur l’enquête elle-même, sur la plongée d’une mère de famille, prête à tout pour savoir la vérité, dans le milieu de la prostitution. Brigitte Roüan est toujours formidable (même si j’ai du mal avec son expression de douleur profonde) et on a droit, en bonus, à des caméos et petits rôles de standing : Yolande Moreau dans un rôle plus sérieux que d’habitude, Sylvie Joly en barmaid de Pigalle, Anne Roumanoff en professionnelle, Malik Zidi en junkie et même, sauf erreur, la voix de Nicole Garcia sur les haut-parleurs du théâtre.

Fin de la semaine spéciale Roüan, dans une de ces coïncidences de programmation dont la télévision a le secret, avec la rediffusion sur M6 de Pourquoi pas moi ? Je n’étais pas assez attentif pour une première diffusion de Sleepy Hollow, donc j’ai profité du film bien que je commence à le connaître par coeur. Pour le coup, je n’ai vraiment rien à en dire : toujours aussi bien réalisé, formidablement joué, à la fois drôle et émouvant, parfait, quoi.

Bon, une garookronike ne serait pas ce qu’elle est si je ne parlais pas de séries télé. Dans Dark Angel, si le plan pour piéger Zack était bien mené, j’apprécie moins le rebondissement concernant les jambes de Logan : autant l’idée que les cellules-souche contenues dans le sang de Max reconstituent sa moelle épinière était plausible, autant le fait que la greffe ne “tienne” que temporairement et s’auto-détruise, j’ai du mal. Mais si ça peut éviter que l’homme de fer se retrouve debout, tant mieux.

Roswell : il semblerait qu’il recommence à se passer des choses, d’une semaine sur l’autre, donc je vais peut-être me remettre à regarder toutes les semaines. Pas encore de réponse concernant la mort d’Alex (wow, une intrigue importante et qui dure sur plus de deux semaines, ça faisait longtemps) et j’ai d’autant plus envie de voir la suite qu’on m’a donné les réponses sur un newsgroup. Rien ne garantit, tout de même, que ça suffira à me faire supporter les dialogues, toujours navrants. Du genre… “Oh la la… Alex est mort, on ne sait pas pourquoi, soit suicidé soit tué par des aliens, mais je ne sais pas, Liz, si je dois te donner son mot de passe, quel dilemme.”

Nouveauté reality-show de la semaine, Quelques jours avec eux, programmé en face de Star Academy et de la trilogie M6, forçant à passer la soirée du samedi à zapper (sans compter les comédies de Canal+ qui ont, elles, l’avantage d’être en multidiffusion). Le concept : suivre des stars pendant une journée. On ne va pas dire que c’est une innovation révolutionnaire, mais il faut bien avouer qu’on rêve tous de suivre nos artistes préférés sur leur lieu de travail. En plus, production Delarue-de-luxe (par opposition à Delarue-racoleur, autrement dit Delarue-France 3) oblige, c’est bien produit, bien réalisé, les séquences talk sont bien menées, et même le plateau est superbe (vraiment : très classe, et réussissant à être original, changeant de la sempiternelle table ronde triangulaire). Concurrence oblige, je n’ai pas vu l’émission en entier, mais j’ai réussi à voir le reportage qui m’intéressait le plus, sur Laurent Ruquier. Quelle journée, mais quelle journée… Quel intérêt de travailler 15 heures par jour pour se payer une Audi TT et ne pas avoir le temps d’en profiter ? Ruquier a donné la réponse sur le plateau : parce que, dans ce métier, ça risque de s’arrêter à tout moment. Il prépare sa retraite, donc. Mais avec un rythme pareil, il a intérêt à avoir un plan d’épargne-pace maker. En bref, rien d’enviable là-dedans.

Dans Tout le monde en parle, Steevy continue la promotion de son livre, dans un improbable T-shirt Gaultier que personne d’autre n’oserait porter en dehors du Marais (et encore…). Pas grand chose à en dire, si ce n’est qu’il manque encore un peu d’expérience en matière de répartie à la parisienne, mais il progressera certainement dans le sarcasme si on lui laisse le temps. Et Loana présente son single (qui l’eût cru) (non, c’est pas le titre) dont je ne dirai rien avant de l’avoir écouté. Ah, et Ardisson explique pourquoi il fait tout ce battage sur Michaël Blanc : parce que lui-même il a fait “des conneries” en Asie quand il était jeune. Allons bon, il dealait, carrément ?

Fallait y penser, émissions moins fluide quand il n’y a pas de comique invité. Ah, c’était un comique ? Bon, alors, quand il n’y a pas de robins. Heureusement, Lio, avec son esprit mais aussi sa vérité de mère de famille, qui achète des vrais trucs dans les vrais magasins comme les vrais gens. Et insupportable, la manie de bipper systématiquement les noms de marque : tout d’abord, l’émission étant enregistrée et les reportages aussi, ils pourraient trouver une façon plus élégante de ne pas dire les noms de marques, plutôt que de bipper vingt fois dans une interview du fondateur du Guide du Routard. Mais surtout, il faudrait leur rappeler que, aux dernières nouvelles, ils ont le droit de citer une fois le nom de la marque, ils ne sont pas obligés de dire “cette marque que tout le monde aura deviné mais dont on n’a pas le droit de dire le nom”. Mais les producteurs et diffuseurs sont tellement courageux de nos jours qu’ils préfèrent couvrir une émission de bips plutôt que de prendre le moindre risque de recevoir, éventuellement peut-être, une lettre du CSA.

Pré-promotion du Seigneur des anneaux quotidienne sur Canal+ : je veux bien qu’on fasse tout ce battage, même s’il ne me semble pas qu’il y ait eu la même chose sur Episode One, parce que le film le vaut probablement. Mais ce que je trouve drôle, c’est qu’Orange sponsorise cette séquence sur Canal+. Ce que je trouve surtout très drôle, c’est que, comme par hasard, les jingles-sponsor d’Orange sont sabotés par la régie finale. Ca va saigner dans les régies pub.

On finit avec les séries d’hier : retour de Once and Again, mais je n’ai pas grand chose à en dire. Premier épisode sans grand intérêt, deuxième épisode avec une histoire plus sympathique, mais je ne suis pas fan du choix d’acteur pour le futur amoureux de Judy, et surtout le choix de sa voix française est désastreux. Sinon, vraiment, je ne me sens pas inspiré. Remarquez, la série ne m’a jamais vraiment passionné.

Plus intéressant, plus fascinant, et tellement plus drôle, début des rediffusions de X-Files. Revoir à une semaine d’intervalle l’évolution de la série en huit ans, c’est toujours intéressant, mais dans le cas de X-Files, c’est carrément tordant ! Si la série commençait à trouver son rythme dans le deuxième épisode, le premier est affligeant. Les costumes et les décors sortent d’une vidéo d’entreprise des années 80 (ah, Scully habillée en jeune secrétaire de direction), la musique est visiblement achetée au kilomètre en supermarché, et la photographie générale ressemble autant aux dernières saisons que Derrick. En revoyant ces épisodes, on se rappelle que Carter avait dû imposer Gillian Anderson à la Fox. Que la Fox, ne croyant pas aux chances de la série, lui avait alloué un budget minimum. Que, dès le premier épisode, Carter trouve le moyen de mettre Scully en sous-vêtements. Que c’était pas formidablement doublé. Mais surtout, surtout, surtout, que le FBI avait de vrais bureaux ! Des gens qui passaient dans les couloirs, des bureaux open space avec des gens qui travaillent et qui discutent, et, tenez-vous bien, de la lumière dans les bureaux ! Même aux X-Files, ça ressemble à un vrai bureau, juste sans fenêtre. A l’époque, les décorateurs ne s’éclataient pas autant que dans les dernières saisons… Mais bon, avec toutes ces conspirations, pas étonnant que les agents désertent le FBI et que la direction soit obligée de réduire le budget éclairage pour payer les cigarettes des agents doubles.

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