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14 January 2002

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Préambule (à jouer sur l’air de X-Files) : j’ai reçu la semaine dernière un paquet mystère. Enfin, le mystère, ce n’est pas le paquet, parce que je n’ai pas peur de l’anthrax, alors je l’ai ouvert, et il y avait un jeu vidéo dedans ; le mystère, donc, c’est l’expéditeur. Période de Noël oblige, je serais enclin à croire que c’est un cadeau-surprise, mais comme le paquet semble venir directement d’une société de VPC, je n’ai pas l’heur (oui, c’est un mot) de connaître son expéditeur. Alors, que l’intéressé se dénonce, il ne sera pas puni :o)

L’événement de la semaine, c’est le retour des inédits de Buffy. Tellement événement que je vais commencer par ça, et laisser les autres actualités de la semaine pour plus tard. Buffy donc, avec les deux premiers épisodes de la saison 5. Le premier s’annonce bien : “Buffy contre Dracula” (et, vérification faite, ce n’est pour une fois pas un spoiler dû aux traducteurs, c’est fidèle au titre original). Mais ça ne fait que s’annoncer : un remake du film de Coppola (donc du livre de Bram Stoker, mais figurez-vous que non, je ne l’ai pas lu) avec un acteur incroyablement plat et sans charisme, le tout sans le moindre enjeu (on ne s’attend pas à ce que la tueuse meure dans le premier épisode) si ce n’est une inquiétude : “les scénaristes ne vont quand même pas oser tuer Dracula ?!” Heureusement, non, il ne meurt pas vraiment : il ne fait que disparaître, laissant supposer qu’il va repartir chez lui et, qui sait, peut-être revenir plus tard. S’ils changent l’acteur entre temps, on ne leur en voudra pas.

A part ça, que reste-t-il de l’épisode ? Une séquence d’ouverture à la plage, histoire de changer un peu des décors habituels… mais qui nous rappelle plutôt que Buffy vit en Californie, à côté de l’océan, et que les décors pourraient être un peu plus variés. Giles qui manque de repartir en Angleterre et accepte finalement de reprendre l’entraînement de Buffy. Les effets spéciaux de disparition de vampires qui ont encore été améliorés, le budget de la série augmentant probablement d’année en année. Une phrase de Dracula à Buffy : “Vos pouvoirs viennent des ténèbres”, qui semble être là pour donner le ton de la saison (il faut avouer que c’est prometteur). Et la scène finale, où l’on nous présente la soeur de Buffy, qui a dû se cacher dans un placard pendant quatre ans pour qu’on ne la découvre que maintenant.

Ce qui nous amène directement au deuxième épisode, celui qui a entraîné la publication de 150 messages en deux jours sur fr.rec.tv.series.sf. La surprise devrait être atténuée par le fait que j’avais déjà entendu dire qu’on allait découvrir une soeur à Buffy ; finalement, la façon dont elle est non-présentée ne m’a pas donné l’occasion d’être blasé. Inutile de raconter l’histoire, ceux qui n’ont pas vu l’épisode ont probablement déjà sauté ce paragraphe. Des commentaires, alors ? Eh bien… l’actrice joue bien, même si la référence évidente (voix off et jusqu’au style musical) à Angela, 15 ans pousse à une comparaison avec Claire Danes, qui ne peut qu’être défavorable à Dawn. Le personnage va sûrement être très intéressant, il est là pour ça. Mais il reste la frustration énorme de voir un épisode entier, sans intrigue, reposant uniquement sur l’apparition d’un personnage, sans explication, sans indice, sans évoquer une seule seconde le fait que, euh, c’est bizarre, quand même. Quarante-cinq minutes à se faire mal à la tête à force de chercher des explications possibles, à attendre qu’il y ait le moindre signe, juste un chien qui la fuirait, une parole de travers, rien… Au final, un épisode sans rien, qui semble partir sur les mêmes bases que Superstar (où Jonathan devenait superstar suite à un sort altérant la réalité) mais avec une histoire moins intéressante, moins d’action, Harmony (ah, non, vraiment, je n’aime pas Harmony) et… pas la moindre entrée pour le spectateur. Rappelons que dans Superstar, il y avait plusieurs indices, culminant dans les scènes où Adam expliquait que le monde était changé par une magie instable. Plus clair, on ne peut pas. Là, on nous rediffuse (ou on semble nous rediffuser) la même histoire, mais en moins captivant, et en faisant durer le suspense plus longtemps.

Le fond du problème, de ma déception en voyant ces deux épisodes, est principalement là : ils étaient mous, pas spécialement bien filmés, l’histoire n’était pas intéressante, bref, les épisodes étaient plus que moyens. Déjà, pour un début de saison, c’est mauvais (je sais, tout le monde s’accorde à dire que la saison devient extraordinaire, et je ne doute pas une seconde que ce soit vrai). Mais quand on fait quelque chose d’aussi bizarre qu’introduire un nouveau vrai-faux personnage sans explication, la moindre des choses est d’assurer sur le reste du scénario, pour que les téléspectateurs ne tournent pas à vide devant.

Rajoutons une précision : tous ceux qui ont vu l’épisode en VO ne peuvent pas comprendre ma frustration. J’ai, depuis, lu les transcripts des épisodes originaux pour comparer à la VF. On avait l’habitude que les traducteurs de Buffy sabotent l’humour de la série, au prétexte que les références à la pop culture, c’est difficile à adapter, alors autant ne pas s’embêter à essayer (quand on n’est pas capable de traduire “Clue” par “Cluedo”, c’est vrai que c’est dur d’être fidèle aux dialogues originaux). Mais là, on touche le fond : deux dialogues qui, en VO, sous-entendent que Dawn n’est pas vraiment Dawn, sont complètement anéantis. Pourquoi ? Parce que, visiblement, le traducteur ne s’est pas demandé une seconde d’où sortait Dawn, et a traduit les dialogues au kilomètres, comme du soap. Est-ce que M6 sabote volontairement les VF pour nous pousser à nous abonner à TPS ? Ca serait une belle explication, mais je pencherais plutôt pour la version “on s’en fiche, les séries, c’est bien pour remplir la grille ; on comprend pas bien pourquoi ces dégénérés dans le public aiment Buffy, mais s’ils aiment, on va leur passer”.

Si quelqu’un veut m’offrir les vidéos de la saison en VO, je suis preneur ; merci de vous manifester assez vite, pour que toute la suite ne soit pas gâchée :o)

Revenons aux autres séries du samedi. Dans Dark Angel, une histoire à dormir debout (oh, la copine de l’amie qui suit Max sur un cambriolage, comme c’est original) dont le seul but était probablement de montrer un baiser entre deux filles (faut dire que, sur ce coup, ils sont plus courageux que Buffy). Bref, rien à en dire : c’est toujours joliment dialogué et joué, et toujours aussi inintéressant.

Ce qui nous amène à Angel. Premier épisode de la saison 2 ; celui donc qui aurait dû être diffusé la semaine dernière, puisqu’on y découvre notamment l’hôtel qu’ils vont dératiser dans l’épisode suivant. Et qu’on en sait un peu plus sur la résurrection de Darla par W&H - pas beaucoup plus, notez. Au passage, félicitations à l’actrice, qui montre qu’on peut être bon acteur et avoir un personnage insipide dans Roswell. Darla est donc là pour détruire Angel (on s’en doutait peut-être un peu, quand même) mais sera probablement difficile à contrôler pour W&H - après Faith, ils sont décidément mauvais recruteurs - vu son expression lorsqu’on évoque le nom d’Angel. Et pour le reste de l’épisode… après la maison close pour démons, voilà le karaoke. Avec à la clé une explication invraisemblable (on fait chanter les démons pour lire leur avenir, wow, fallait le trouver). Alors, Angel, chantera, chantera pas ? Ouf, chantera pas, ils vont quand même pas oser. Ah ben si, chantera. Le mythe du beau ténébreux s’effondre - et ils en rajoutent dans le générique de fin (combien ils ont dû faire faire de prises à ce pauvre Boreanaz pour avoir tout ça dans leurs cartons ?).

A part ça, il nous reste une belle scène de joute médiévale sur fond de L.A. by night (sans que personne ne vienne demander ce qui se passe…), ainsi qu’une amélioration générale des effets spéciaux, qui confirme que le budget a dû être décuplé pendant l’été. Faith au parloir, en espérant qu’on la reverra régulièrement et qu’elle reviendra. Et le mystère quant à cette femme enceinte et de quel être extroardinaire elle est enceinte : j’ai pensé un moment qu’elle allait être la mère d’une tueuse (belle idée pour une spin-off de Buffy), mais rien ne l’indique, et j’imagine mal que la mère de Buffy soit passée par cette épreuve.

Au fait, une petite remarque : quel démon pourrait être assez idiot pour combattre un vampire en duel avec une épée en fer ? Oh, surprise, le vampire est pas mort !

J’évacue quelques points avant de passer au dernier gros morceau.

Bringing Out The Dead (A tombeau ouvert), de Scorsese, en ce moment sur C+ : en voyant les bandes annonces et la promotion du film, je m’attendais à un navet jeunisant. Après avoir vu le film, je corrige : c’est un film formidable, et c’est la bande annonce qui est ratée (reprenant les passages les moins représentatifs). Nicolas Cage est excellent, l’histoire est effrayante (à côté de ça, ER, c’est le Paradis sur Terre), et le film est incroyablement bien filmé.

Burger Quiz (ah oui, je vais vraiment dans n’importe quel ordre) : Alleluia, Anne Depetrini est aux commandes ! Rien de plus à dire : elle est toujours belle, drôle et intelligente, et le seul inconvénient est qu’elle m’empêche de regarder Malcolm sur M6.

Enfin, le chef d’oeuvre de la semaine : Memento. Oui, je me doute que la plupart d’entre vous savez déjà que c’est un chef d’oeuvre. Mais moi, je découvre. Ironiquement, le film est diffusé le même mois que Sixième sens, et est exactement l’opposé : là aussi, tout l’intérêt vient de la révélation finale, sauf que, cette fois, le scénario est… tout simplement… intelligent ! Pour ne rien gâcher, le montage est excellent, et les acteurs ne sont pas à la traîne (en VO du moins… où ont-ils trouvé la voix française de Leonard ?!).

La grande différence avec Sixième sens est simple : là, tous les détails sont pensés, étudiés, pour tenir le spectateur en haleine tout en multipliant les fausses pistes, tout est cohérent dans le moindre détail. Toutes les quinze minutes on remet en question ce qu’on pensait évident et la révélation finale, quoi qu’assez proche de ce qu’on pouvait attendre, est tout de même franchement bluffante. Mais le plus beau, c’est que même en connaissant la fin, le film est passionnant : parce que, contrairement encore à Sixième sens, c’est bien réalisé. Pas des effets esthétisants censés meubler, façon “je me vois dans la poignée de la porte tellement elle est propre”, mais une réalisation vraiment maîtrisée de bout en bout, avec quelques belles trouvailles, comme la scène d’ouverture, où on met un certain temps à réaliser que le Polaroid s’obscurcit, ou le passage du noir et blanc à la couleur dans la dernière séquence, placé astucieusement sur un autre plan de Polaroid.

Un film donc à ne pas manquer ce mois-ci ; et à éviter absolument en VF.

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