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14 February 2002

We’re family

Ah… Ce week-end, j’étais tout excité à l’idée d’écrire cette page du journal… et voilà qu’entre le Flash, le PHP et le C++, j’ai complètement oublié. C’est dommage, ça va être moins frais. On va quand même commencer par le plus important, le plus beau de la semaine : l’épisode de samedi de Buffy. Est-ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire que cette série est formidablement écrite, et mérite mille fois mieux que l’image de séries pour ados qu’elle a auprès de ceux qui n’ont jamais regardé ? Eh bien, je le dis. Parce que son créateur, Joss Whedon, a eu suffisamment de talent pour vendre une série d’action pour ados à des networks américains, et la transformer en cours de route en tragédie shakespearienne. Bon, ok, j’exagère un peu, là, mais c’est juste parce que je n’ai jamais lu de Shakespeare.

L’épisode extraordinaire de samedi, donc ? Petit résumé des épisodes précédents, pour ceux qui ne connaissent pas : depuis un an, Willow, meilleure amie de l’héroïne, est tombée amoureuse d’une fille. Mais une fille mystérieuse - sorcière, pleine de secrets, et dont, en particulier, les motivations sont de temps en temps mises en doute. Du coup, on (enfin, moi) oscillait entre deux tendances : une reconnaissance infinie à Whedon de montrer un couple homo adorable et fonctionnel dans une série grand public (mis à part les petits doutes sur l’identité de Tara, le couple qu’elle forme avec Willow est le plus viable de la série) d’un côté ; et de l’autre, une crainte grandissante qu’il risque de bazarder tout ça dans un grand coup de théâtre révélant la nature profonde de Tara. J’avais beau avoir confiance en Whedon (pour les quatre saisons précédentes de Buffy, pour Angel, mais aussi pour Alien 4), j’avais peur que Tara se révèle avoir envoûté Willow, ou quelque chose de ce genre.
Et voilà qu’arrive l’épisode de samedi : la famille de Tara débarque à Sunnydale, Tara jette un sort à ses amis pour ne pas risquer d’être démasquée, et on apprend qu’elle va se transformer en démon le jour de son anniversaire. Badaboum. Dommage pour la représentation des amours homosexuelles sur les écrans. Quel miracle espérer ? Qu’elle se révèle une gentille démone (après tout, il y en a déjà eu plein dans la série) ? Ca gâcherait quand même pas mal l’idée qu’on se faisait de leur couple. Alors on (moi, toujours) est là, désemparé, devant sa télé, à prier pour que le pire ne se produise pas, à se préparer à boycotter la série si jamais ça part dans la mauvaise direction. Bon, j’avoue que j’ai un peu triché : après avoir lu sur les newsgroups que les câblés ayant déjà vu cette saison l’adoraient, il me restait de l’espoir. Faible, mais quand même.



© 2000 WB / 20th Century Fox
Capture AlysonHanniganCorner.com
Tout cela nous amène à la fin de l’épisode (je saute des rebondissements, parce qu’il reste quand même un degré action dans la série, et en particulier il faut continuer à construire l’arc général de la saison). On traîne les pieds, on se méfie… et le miracle finit par arriver. On se préparait au pire, on a le meilleur : Tara est on ne peut plus normale, le couple lesbien le plus attachant de la télé est à l’épreuve des balles, et… l’auteur rajoute en prime un fond féministe à l’histoire. Du grand art : un an de mystère construit sur un personnage, pour finir par la scène la plus mignonne qu’on puisse trouver, et dont je vous mets quelques captures ici, pour que vous puissiez vous la remémorer. (Oui, parce que, si vous n’avez pas vu l’épisode, je ne pense pas raconter suffisamment bien pour que vous soyez émus.) Et il ne s’agit pas de rebondissements artificiels pour faire revivre la série : très très visiblement, Whedon savait où il allait un an plus tôt, quand il a créé Tara. Tout comme il savait ce qu’il faisait encore un an avant, quand un rêve prémonitoire de Buffy préfigurait l’arrivée de Dawn dans la famille. Une façon d’écrire une série comme on en voit peu.


© 2000 WB / 20th Century Fox
Capture AlysonHanniganCorner.com
Bien, maintenant, c’est pas tout ça, mais on a d’autres choses à voir. Par exemple, Encore + de cinéma, nouvelle nouvelle nouvelle version… Plus sobre que jamais, un entretien d’une demi-heure avec un acteur ou réalisateur. C’est intéressant, mal réalisé (ils voudraient pas les poser, leurs caméras, non ?), et malheureusement doublé en français quand l’interview est en anglais. Trop cher, les sous-titres - c’est bien la peine d’avoir une journaliste bilingue, si c’est comme ça. Et la journaliste elle-même : très bonne intervieweuse, qui sait de quoi elle parle. Il faudrait juste qu’elle écarquille un peu moins les yeux, et tout serait parfait.

Diffusion de Sous le sable, que j’ai fini par voir. Pour situer, je n’avais jamais aimé un film de François Ozon… Eh bien, ça reste vrai. Pour le coup, je n’arrive pas à comprendre pourquoi on en a dit autant de bien. Dans l’interview qui accompagne le film, Ozon explique qu’il avait auto-financé le tournage des vingt premières minutes, et avait été surpris que les financiers n’aient pas envie de savoir la suite. Mais il faudrait qu’il réalise que, malgré tout le talent qu’il a ou non, il y a une chose qu’il ne sait indubitablement pas faire : raconter une histoire de façon efficace. Qu’il ne sache pas ou ne veuille pas le faire, le résultat est le même : le début du film (et le milieu, et la fin) n’ont matière à attirer ni le financier moyen, ni le spectateur moyen. Alors, d’accord, Charlotte Rampling est excellente, et le film la “révèle”. Mais de là à ce que les 8 femmes trouvent un intérêt à tourner avec Ozon, ça m’échappe. Bah, le cinéma d’auteur, c’est pas forcément mon truc. Oui, mon truc, c’est Buffy, et alors… regardez avant d’avoir un avis :o)


© 2000 WB / 20th Century Fox
Capture AlysonHanniganCorner.com
Moati découvre l’homosexualité dans Une vie ordinaire, ou mes questions sur l’homosexualité : la principale chose qu’on en retiendra est que c’était très, très court. Il me semble qu’il conclut l’émission en disant qu’il n’a pas plus de réponses qu’en la commençant, mais c’est normal, vu qu’elle ne dure qu’une demi heure. Sinon, sur le fond, plutôt bien, avec une construction logique : commencer par les témoignages les plus cliché, pour passer ensuite à la nuance. Ou comment attirer le spectateur et lui faire ensuite apprendre des choses. Sauf qu’on n’attire pas le spectateur en passant sur Arte, mais c’est un autre problème. Pas grand chose à apprendre là dedans pour moi, bien sûr, mais je retiendrai juste une analyse intéressante, expliquant la nécessité du cliché pour les hétéros : s’ils acceptent l’idée que les homos ressemblent à des hétéros, alors comment peuvent-ils être si sûrs d’être hétéros ? C’est vrai, ça : et moi, comment je peux être sûr que je suis un homme si on commence à mettre des gilets aux caniches ? Ah ouais, c’est un peu bête, un hétéro.


© 2000 WB / 20th Century Fox
Capture AlysonHanniganCorner.com
En aparté : pour une fois que j’ai vu la version de samedi et celle de lundi (la version longue), je devrais pouvoir comparer… mais je ne suis pas si sûr d’avoir vu une différence énorme. Oui, j’ai bien remarqué qu’il y avait des questions lundi qu’on n’avait pas entendues samedi (c’est logique, quelque part), mais pas de différence frappante du côté du rythme de l’émission. On verra sur les semaines suivantes. Pour l’émission de cette semaine : Amélie Mauresmo, débarquant avec son chien pour être plus à l’aise, se révèle une bien meilleure “cliente” de télé qu’à ses débuts (ce qui est compréhensible) et finit par être la copine idéale, cool, zen et sympa, l’interview se terminant même au tutoiement. Anconina, de son côté, confirme qu’il est très mauvais dans tout ce qui est introspection, et se montre de plus en plus agressif quand on le pousse vers la psychanalyse.

L’épisode d’Angel de la semaine sera vite expédié, puisqu’il s’agissait visiblement d’un épisode comique. Plein de bonnes idées ceci dit, parce que les séries de Whedon sont toujours bien écrites : Angel chez un psy (ou devrais-je dire chez Yoda), Wesley qui se prend pour Angel… et on échappe même à la chanson du jour dans le karaoké pour démons, qui aurait été un gimmick trop prévisible.

Dans le Cours Florent (dont la bande annonce tournant en boucle au rythme maximal sur Canal + commence à me taper sur les nerfs - sans parler de la musique), on commence à entrer tout doucement dans la vraie real-tv, avec les reportages dans la famille, chez les amis, etc. Mais, si on en croit la bande annonce qui passe cette semaine, ce n’est rien à côté de l’émission qu’on nous promet pour samedi prochain : deux couples qui se formeraient (à base de sous-entendus, histoire de ne pas faire tout en faisant) et une réunion du groupe dans un appartement… euh, excusez-moi, j’ai dû me tromper, ça devait être une bande annonce de Loft Story.
Pour en revenir à l’émission de la semaine dernière : on a appris que Barthélémy avait un corps d’athlète (et quelque part, c’est le plus important, non ?), qu’il aimait se faire tabasser à coups de matraque par le coach belge de Jean-Claude Vandamme, que l’ex petite amie de Michael n’a pas envie de passer à la télé, et que Priscillia, euh… est en difficulté. Voilà, c’était super passionnant, et la suite promet de l’être autant. Heureusement, on peut regarder l’exemple de Star Academy, et se dire que l’intérêt et l’audience du Cours Florent décolleront avec le temps… mais il va falloir qu’ils se dépêchent, quand même.

Fin de saison riche en événements dans Dark Angel. Deux épisodes violents et puissants, mais surtout conclus par un n-ième rebondissement inattendu, plus fort mais surtout plus violent que tout ce qui a pu précéder, et qui confirme une fois de plus que Dark Angel se démarque du lot des séries d’action gentillettes dont les américains nous abreuvent. Il restera dommage que la majeure partie des épisodes ait été assez faible au niveau du scénario, mais ce dernier épisode aura au moins réussi à faire monter l’envie de voir la suite.

Edward aux mains d’argent, je sais, j’ai du retard sur ce coup. Une vraie torture, de voir un film de Burton en VF. A moins que ce soit de voir un film de Johnny Depp en VF. Bref, un film que tout le monde a certainement vu, variation poétique sur le mythe de Frankenstein, du bon Burton, et l’occasion de se rappeler que Depp est un très bon acteur quand il a quelque chose à jouer.

Et pour finir, n’oubliez pas que Canal + diffuse en clair, quatre jours par semaine à 18h40, la dernière saison de Daria : dernière et dernière, les créateurs ayant décidé d’arrêter la série à la fin des années lycée de Daria. Enfin, d’arrêter la série sur un film, qu’on n’est pas près de voir en France. Quand on voit comme on était frustrés, en fin de saison 3, que Canal + tarde à diffuser le téléfilm d’été… Ca s’importe encore, les DVD ?

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