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27 October 2002

Aww, mes pauvres jambes… La journée a mal commencé, avec un rendez-vous au métro Abbesses. Vous connaissez ? Maintenant, moi, je pourrai dire que je connais : pendant les cinq minutes que j’ai attendu mon rendez-vous devant la sortie de métro, j’ai entendu trois fois des groupes de touristes dire que c’est la station la plus profonde de Paris, qu’il y a tout plein de marches (et un ascenseur) pour accéder au métro. Quand j’attendais mon rendez-vous, je les ai entendus. C’est-à-dire après être sorti du métro. A pied, par les escaliers. Que voulez-vous… (Que je me taise, je sais.) Je descends du métro, je me dirige vers la sortie, et je vois un attroupement bizarre devant ce qui s’avère être un ascenseur. Quelle idée d’attendre un ascenseur dans une station de métro !? Je regarde à gauche, à droite, je vois une crevette d’un mètre cinquante et douze kilos se lancer dans les escaliers en grimpant les marches deux par deux. Et me voilà à le suivre comme un con, sans me poser de question, au même rythme. Normalement, je suis relativement résistant à l’effort, mais là j’ai bien cru que je n’arriverais pas en haut… A quelques étages de l’arrivée, je commence à sentir les muscles de mes cuisses qui rendent l’âme, je suis à deux doigts d’abandonner et de camper sur place. C’est qu’il y a une différence entre un minet de douze kilos et moi : soixante kilos. De muscles, d’os et de, euh, muscles encore. De muscles (j’insiste, hein, au cas où vous ne m’auriez pas cru les deux premières fois), mais quand même pas suffisamment pour tenir la montée sans avoir envie de m’allonger par terre en arrivant au sommet (enfin, j’ai réussi à rester digne, et à arriver en haut avec seulement une vingtaine de mètres de retard derrière la crevette précitée, le tout sans entraînement, je ne suis pas peu fier de moi). Vive le Coca, on n’a rien inventé de mieux pour renvoyer vite fait du sucre au cerveau et aux jambes.

(Le pire… c’est que, dans le métro, sachant que j’arriverais en plein Montmartre, je m’étais demandé comment ça se passait, si la station allait être super profonde ou si le métro monterait la pente… une réflexion que je me suis visiblement empressé d’oublier à peine arrivé à la station.)

Comme je le disais, ce n’était qu’un début. Passons sur la promenade autour de Montmartre, c’est habituel, je fais ça tous les jours, marcher sans but une petite heure, c’est rien, c’est la nature. Mais c’est qu’après avoir pris un verre ou deux (ah, au fait, pour ceux qui ne manqueront pas de demander, ce n’était pas un rendez-vous sesquel, mais quelqu’un avec qui j’ai discuté pendant des années sur IRC, et que j’ai fini par rencontrer pour la première fois aujourd’hui — au passage, snif, il n’avait pas de canard, j’me comprends, pas vous, c’est fait pour) je me suis mis en tête, pour continuer la balade, de rejoindre le Marais à pied (à la recherche d’un raccourci qu’il ne trouva jamais, je comptais passer par la Seine, et je me suis tellement paumé que j’ai dépassé les Halles), puis de faire un pélerinage du souvenir sur les quais des Tuileries (déserts, à mon grand étonnement, tout se perd, mais vous verrez la suite), et ensuite de jeter un oeil aux jardins du Louvre dont on m’avait dit, euh, du bien, enfin, dont on m’avait dit que, euh, enfin, qu’ils existaient et que, euh… que c’était des jardins.

Eh bien… Wow. En deux minutes, en suivant le mouvement en direction des recoins les plus éloignés, j’ai compris pourquoi il n’y avait plus personne sur les Quais. Je n’arrive pas à le croire, ces labyrinthes de haies, je ne vois qu’une seule raison pour que ça existe, et c’est de fournir un lieu de drague aux pédés parisiens. Des coins sombres, des coins éclairés, des tas de recoins accessibles mais inaccessibles, des portions entières du labyrinthe complètement cachées, ce truc est absolument génial ! Le paradis sur Terre, à deux pas du Marais, je voudrais remercier chaudement la municipalité de Paris qui a décidé de nous (re?)mettre à disposition ces jardins d’Eden. Bon, il aurait pu y avoir un peu plus de monde, mais il était tôt, et un samedi à vingt heures j’imagine que pas mal de gens ont autre chose à faire (genre, regarder Star Academy, je parie). Mais, tout de même… je n’en reviens pas, j’adore, je veux planter ma tente sur place et ne plus en partir. Quoi, c’est glauque ? Ben oui, et alors, comme si ça me gênait, tiens, vous me connaissez un peu ? Non ? Ben voilà, maintenant vous savez. Non, vous ne savez rien, je vous le confirme.

Bref. Passons sur les (deux) rencontres faites sur place, ça ne vous regarde pas, on n’est pas sur un sex-blog ici. La seule chose intéressante, c’est que mon bonheur d’avoir découvert ces jardins a été un peu gâché quelques heures plus tard, quand je me suis mis en tête d’aller faire un tour au Piano-Zinc, histoire de bien achever la thématique rétro de la journée. Arg. Mais qu’est-ce qu’ils ont fait à mon bar ?! Toutes ces soirées passées (il y a bien longtemps, avant le changement de propriétaire) avec mon verre de Coca, à écouter les chanteurs… les bons et les mauvais, les tristes et les comiques… j’avais trouvé le seul bar où on pouvait se pointer tout seul sans avoir l’air d’un con (bon, fallait pas trop compter draguer sur place, non plus, enfin, je parle pour moi, vu que l’âge moyen était plus dans les trente que les vingt). Et maintenant… eek… non, ça me déprime tellement, je n’ai pas envie de détailler. Ambiance de merde à tous les étages (dont un qui semble avoir éte fermé), qu’ont-ils donc fait à ma jeunesse, ces salauds !

Ca fait longtemps que j’ai une vague envie de tenir un bar dans le Marais (chacun ses rêves, hein, est-ce que je viens critiquer les vôtres ?). Maintenant, j’en suis sûr, ce serait un piano-bar. Il y a moyen de faire des choses tellement bien… c’est vrai que ce n’est pas forcément facile à amortir, mais avec mon talent naturel de marketing… euh… c’est-à-dire… enfin, quand même, je suis sûr que j’arriverais à faire quelque chose de bien, ça m’éclaterait d’être tenancier de bar, faire la déco, les soirées, tout organiser… Bon, on va dire que c’est un de mes rêves les moins inaccessibles, pour situer.

Alors, quoi d’autre sur le petit carnet Clairefontaine que j’ai eu le temps d’acheter aujourd’hui ? Que j’ai croisé l’acteur qui joue (jouait) l’espèce de paumé dans Age sensible, on s’en fiche peut-être un peu (mais comment se fait-il que tous les acteurs soient toujours si petits ? je ne pourrai jamais faire carrière dans le métier…). Je ne comprens pas le concept des bars à narguilé, je trouve ça pathétiquement ridicule de fumer son machin en vitrine (surtout en considérant que, fatalement, il ne doit y avoir que du tabac légal dedans). Il faut que j’aille faire mes courses chez Tati, ou au moins que j’essaie une fois pour voir (je n’y suis jamais allé qu’une fois, et c’était pour acheter, euh, enfin, quelque chose qui, euh, bref, donc c’est pas représentatif, faut que je réessaie) mais même pour du Tati je ne suis pas sûr d’avoir assez d’argent pour me payer des fringues. Je n’en revenais pas de voir que les quais étaient toujours aussi mal éclairés, que le grand tunnel était toujours dans le noir total, et que pourtant des mères y promenaient leur gosse… La passerelle qu’ils ont plantée au bout est sympathique, j’y ferais bien des photos (il y a plein d’endroits que j’aurais bien pris en photo, aujourd’hui, si seulement j’avais un foutu appareil numérique). Je me demande bien pourquoi la moitié des bateaux-mouche ont des néons bleus sur les flancs, je ne vois pas l’intérêt. L’illumination de la Cour Carrée du Louvre est superbe, on se croirait devant un tableau sur les quatre côtés. Les posts longs, comme ça, ce n’est pas très pratique pour les commentaires, mais d’un autre côté ce serait un peu trop artificiel de morceler en plusieurs articles, et ça casserait la chronologie.

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