Garoo

My name is Cédric Bozzi and this is my blog. Well… mostly, this is a rerun of all my tweets and the photos I publish on Instagram, but sometimes there might be an actual article or two.

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17 nov. 2002

Urgences (8.21—8.22)

Préambule : ce texte est particulièrement confus et brouillon. J’ai mal à la tête, pas envie de le réécrire, et pas le courage de chercher une formulation qui pourrait à la fois respecter l’émotion provoquée par le premier épisode et véhiculer les critiques que j’ai à faire sur cette fin de saison. Donc, voilà, tout est en bordel, débrouillez-vous. De toute façon, les textes sur les séries n’intéressent pratiquement personne, vous n’êtes probablement même pas en train de lire ce paragraphe.

Drôles de choix… je trouve vraiment la construction de cette fin de saison bizarre. Une lettre annonçant la mort de Greene, puis on revient dans le passé jusqu’au soir de son départ du Cook County, il remeurt à un épisode de la fin, et on finit sur un cliffhanger ? Est-ce que ça aurait été tellement moins bien de finir sur la mort de Greene ? Ca aurait, au moins, gagné en logique, en cohérence. Là, je trouve que la façon dont c’est fait est maladroite, à plusieurs niveaux.

Ce retour dans le temps d’une semaine sur l’autre, c’était vraiment indispensable ? Pourquoi ne pas avoir commencé par la lettre, par exemple, puis enchaîné directement, dans le même épisode, sur les derniers jours de Mark à Hawaii. Ca nous aurait évité quelques longueurs, en prime. Et, la semaine suivante, on voyait les Urgences se remettre de leur deuil. Et éventuellement affronter ce cas de variole. Même si, là encore, j’ai des doutes. Un épisode aussi hors-sujet que celui à Hawaii, ça peut aller en plein milieu de saison, mais pas à un épisode de la fin. A la limite, ça aurait dû être un bonus track : cliffhanger, la saison est finie, et deux ou trois semaines plus tard on passe une rétrospective de toute la vie de Greene, se terminant on the beach. Là, on revient aux Urgences pour une heure, puis on repart pour deux mois, avec en prime un cliffhanger. Non, vraiment, une construction maladroite.

Bien, revenons aux détails, maintenant. Sur le deuxième épisode, pas grand chose à dire : le fait d’enfermer Carter et Abby ensemble est trop artificiel pour ne pas se remarquer, mais c’est pour la bonne cause, alors je prends le parti d’excuser les scénaristes. Sur le premier : sympathique, de payer à Anthony Edwards un petit voyage à Hawaii pour fêter son départ, non ? On comprend vite pourquoi ils ont décidé de lui consacrer tout un dernier épisode : il ne s’agit pas seulement de faire ses adieux au personnage, mais il faut aussi consacrer suffisamment de temps à sa relation avec Rachel pour qu’on puisse croire que, non, il ne l’abandonne pas au plus mauvais moment et que, non, elle ne va pas revenir dans deux ans pour mourir d’une overdose sur un chariot des Urgences. Eh oui, en une heure (bon, ok, en une ou deux semaines, heure d’Hawaii) il a sauvé sa fille ! C’est beau ce qu’un petit cancer du cerveau peut accomplir comme miracle, non ?

Comme je disais, on aurait pu nous épargner quelques longueurs. Rachel elle-même ne s’intéresse déjà pas aux souvenirs d’enfance de son père, alors il ne faudrait pas croire qu’on va se passionner pour la maison dans laquelle il a grandi. Surtout qu’il n’y a pas grandi, il y a passé trois ans. Père dans l’armée, tout ça tout ça, c’est sûr que ça aurait fait moins chic s’il avait dû se remémorer son enfance en pleine cambrousse. Trop pratique, que l’endroit où il est resté le plus longtemps soit Hawaii. Passons, ça donne de jolies images.

Heureusement, sur cette heure entière dont on connaissait d’avance la fin, il y a eu quelques scènes émouvantes… même si, globalement, toute la famille a l’air de prendre ça tellement zen qu’on se demande s’ils n’étaient pas pressés de se débarrasser de lui pour récupérer toutes ses économies de médecin pas fun qui ne devait rien dépenser et tout mettre sur un compte épargne. Oui, Elizabeth est un médecin, mais ça n’implique pas autant de sang-froid dans la vie personnelle, si ? Et Rachel maquillée bien proprement et presque un sourire aux lèvres dans la limousine après l’enterrement, est-ce que c’est tellement raccord ?

Mention spéciale à la bande originale. Dès que Mark a chanté Somewhere Over the Rainbow, j’avais en tête la tête la reprise d’Israel Kamakawiwo’ole (j’avoue, j’ai copié-collé directement le nom depuis tvtome.com), déjà entendue ici et là (découverte dans Meet Joe Black, mais réentendue il n’y a pas longtemps du tout, dans un film ou une série, je ne sais plus) et je me demandais s’ils oseraient finir l’épisode dessus, pensant que ça aurait bien collé, mais que c’était tellement évident qu’ils auraient peut-être l’élégance de ne pas le faire. Eh bien, non, ils ont osé, et il est carrément mort dessus.

 

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