Hi! Do you remember blogs? Well, this used to be one. Now it just serves as an archive for my multiple Twitter accounts.

3 December 2002

C’est prévu, un réveillon (même deux réveillons) de blogueurs, sur Paris ? Parce que, là, on est début décembre, au cas où vous n’auriez pas remarqué, et donc c’est le moment où je commence à stresser (enfin, un peu, parce que j’ai une autre source de stress en ce moment — l’argent, pour ceux qui ne suivent pas — qui est bien plus haut sur la liste des priorités) à l’idée de passer les réveillons en famille et/ou devant la télé. C’est-à-dire que… enfin… disons que j’aime bien l’idée que le réveillon soit une grande fête, un grand get-together, avec plein de monde qui ne s’est pas vu depuis longtemps, et tout et tout. Et, chez nous, ce n’est pas tellement ce qui se passe — sauf quand la nombreuse famille de mon beau-père est de la partie, mais là c’est moi qui ne me sens pas tellement concerné.

Donc, il me faudrait au minimum un réveillon dehors, celui du 31. Ca sera le premier réveillon depuis trois ans où on ne fête pas l’arrivée du nouveau millénaire, donc c’est suffisamment important pour que je sorte, non ? (Tiens, en repensant à ça, ça me rappelle que j’ai passé le réveillon 1999—2000 dehors, chez D., avec N. et, euh… quelqu’un d’autre ou pas, je ne sais plus, mais ça me permet donc de dater la fin de ma vie sociale à il y a exactement… trois ans. Eek. C’était bien ce qu’il me semblait, mais eek quand même.) (Au fait, en relisant, je m’aperçois que l’année dernière on ne fêtait déjà plus de millénaire, bon sang que les années passent vite, mais je laisse quand même ce paragraphe, parce qu’il est important, il contient même l’information capitale de ce post. La datation au carbone 99, avec le flash dans le ciel à se demander s’il y avait eu une bombe en haut de la Tour Eiffel. Mais si, souvenez-vous. Comme en plus ça devait être l’année où on avait attendu l’écrasation de Mir sur Paris, je vous dis pas…)

Et, comme je ne suis plus tellement sur IRC (et que #gayfr est de toute façon mort-vivant), il ne me reste comme possibilité qu’un réveillon de blogueurs (à moins qu’il n’y ait un réveillon de dialh, mais là le remède serait certainemnt pire que le mal — quant à caramail, je préfère ne même pas envisager le concept). De préférence, tout de même, des blogueurs gays. C’est pour ma réputation. Vous voyez, à l’époque où je sortais, quand une soirée se passait chez quelqu’un, j’avais l’habitude d’être celui qui, à chaque fois, finissait la soirée dans un coin avec un mec dans les bras et partout autour. C’est que, vous voyez, dans toute bonne soirée gay, il y a parmi les invités un garçon qui fait le tour de tous les célibataires (ou non) de l’assemblée pour ne pas finir tout seul, et finit par se retirer avec lui dans un recoin ; et il y en a un qui est tellement content de se faire dragouiller qu’il finit la soirée avec le premier. Et donc, c’était moi. Le deuxième. Celui qui se ramassait le nymphomane que tout le monde avait rejeté avant lui. J’ai pas de fierté. Un jour, je ne vous raconterai pas la fois où j’ai passé la deuxième partie de la soirée allongé dans l’entrée, derrière un rideau qui n’arrêtait pas les bruits. Ni la soirée karaoké qui a vraiment, vraiment fait du mal à ma réputation d’ircien intelligent et évolué — entre le maître de maison jaloux du garçon qui était dans mes bras, un invité, que j’avais amené, qui ne m’a plus adressé la parole pendant des mois parce qu’il était jaloux de moi, et tout le reste de l’assistance qui a moyennement apprécié les marques publiques d’affection, et encore moins le fait qu’on mette tout le monde en retard le lendemain en passant trois heures à la salle de bains. Bon, j’éclate de rire, là, en y repensant, mais j’ai honte, aussi. Non, n’insistez pas, j’ai dit que je ne vous raconterais pas. Ou alors, seulement dans mes mémoires, pour lesquels je serai payé une fortune, donc ce n’est pas pour tout de suite.

Bref. 31 décembre. Réveillon. Urgent. Avec des gens que je connais. En vrai. Parce que je suis timide. Ah, et j’oubliais un détail : pas cher. Et pas de foie gras, ni de saumon, ni de champagne, ni de caviar, ni de tous les autres trucs que je n’aime pas. Je ferais mieux d’aller le passer chez Flunch, tiens. Surtout que, si jamais mes lecteurs me font des propositions, je me connais, je vais les rejeter. Parce que je suis un chieur. Vous saviez pas ? Menteurs.

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