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12 January 2003

Buffy (6.03—6.04)

Les samedis sont mal faits. Que Smallville soit immédiatement suivi de Buffy, ce n’est pas bien grave (si ce n’est que ça m’incite à suivre les aventures de Superman jeune, ce dont je me passerais bien, surtout si c’est pour me faire ensuite engueuler par Matt, parce que je critique). Ce qui est dommage, c’est que Buffy soit suivi de Sex & the City, au lieu de nous laisser le temps de savourer les deux épisodes qu’on a vus.

En l’occurrence, là, ça tombe bien, Carrie Bradshaw est en vacances cette semaine (j’ai comme l’impression que ce sont des vacances qui vont durer une année et, ça, ça me fait moins plaisir). Mais ma remarque reste valide : la série est écrite pour être vue épisode par épisode, et pour qu’on passe donc une semaine à méditer le I think I was in heaven de Buffy. On devrait en faire des cauchemars la nuit, se réveiller en pleurs au milieu de la nuit, manquant d’air comme elle, et poussant des cris à faire défoncer la porte d’entrée par la police et les pompiers réunis. Au lieu de ça, c’est tout de suite suivi d’un épisode plus léger, presque aussi léger que les aventures de Carrie, qu’on ne peut quand même pas s’empêcher de suivre, mais qui gâche toute la construction dramatique de la série. Pff. Saleté de M6, et de télévision française en général (est-ce M6 qui a lancé la mode, ou France 2 avec Urgences ? je n’en suis même pas sûr). Enfin, passons.

Je viens seulement de comprendre ce que Whedon avait en tête quand il a décidé de tuer et ressusciter Buffy. Et pourtant, c’était évident. Ce n’est pas seulement qu’il avait envie de la tuer, et qu’il était obligé de trouver un moyen de la faire revenir après. C’était plus réfléchi, plus volontaire que ça. Think Alien 4. J’aurais vraiment dû m’en apercevoir tout de suite. L’héroïne qui meurt, puis qui revient à la vie, transformée. Evidemment que Whedon trouvait que ce serait une bonne idée, de refaire ce coup-là. Et peut-être qu’il n’avait pas tort (même si ça a déjà été fait plus ou moins avec Angel, il n’avait pas exploité tous les aspects possibles de la situation). Je maintiens juste qu’il aurait dû, au minimum, écrire les épisodes 6.01–6.02.

Partant de là, ça éclaire toute cette histoire d’un jour nouveau. J’en suis même à me demander si toute l’idée de Spike tombant amoureux de Buffy en saison 5 n’était pas juste en préparation, pour qu’elle ne se retrouve pas toute seule à son retour. Quoi qu’il en soit, le plus beau (si l’on peut dire), c’est l’idée que Buffy ait été arrachée au Paradis. Celle-là, il n’avait pas pu la faire dans Alien, et c’est une belle surprise. Enfin, une surprise ? C’est la Tueuse, quand même, elle a sauvé des milliers de vies, elle est morte en sauvant le monde et toutes les dimensions parallèles… et absolument personne n’a envisagé qu’elle puisse être ailleurs qu’aux Enfers ? Euh, les gars, je sais que vous êtes tous égoïstes et tout, mais, quand même, un peu de jugeotte ?! A chaque fois que les personnages en parlaient, avant que Buffy fasse la révélation à Spike, je me demandais ce qu’ils avaient à vouloir absolument qu’elle ait passé six mois en enfer. Bien sûr, ça les arrangeait, parce que ça justifiait le désir de la voir revenir, mais c’est quand même très, très idiot de leur part.

Visiblement, le thème de cette saison sera, justement, l’égoïsme. Je n’aime pas ce que Willow est devenue pendant les six mois où Buffy était morte : c’était mon personnage préféré, et voilà qu’elle devient une psychopathe égocentrique, qui se met à menacer Giles de représailles s’il ose la contredire. Willow, la toute douce, toute gentille, qui devient méchante et dangereuse ? Je n’aime pas ça, je ne vois pas comment je pourrais aimer ça, et je suppose que c’est fait pour, de toute façon, donc ça ne sert à rien de se plaindre. Je voudrais pouvoir dire que c’est incohérent avec la définition du personnage mais, quand on y pense, ça ne l’est pas tant que ça : la fille effacée, qui s’est toujours sentie plus ou moins mise à l’écart jusqu’à ce qu’elle se découvre des pouvoirs… ce n’est pas totalement inimaginable, qu’elle pète les plombs. Hélas. La belle Willow, la plus gentille du groupe, la voilà qui se prend la grosse tête. Zut. Ca va être quoi, la suite, Xander, à peine marié, va se mettre à battre Anya ?

Et il reste quoi, de cette soirée ? Le principal : les acteurs. Je commence à comprendre pourquoi cette saison faisait se rouler par terre les fans de Marsters — et ça ne fait que commencer. Mais il y a aussi tout le reste du casting et, surtout, surtout, Sarah Michelle Gellar. J’ai déjà dit qu’elle est une actrice incroyable (surtout par rapport à la norme des séries télé). J’ai déjà dit aussi que je n’étais pas spécialement fan d’elle au point de vue personnel, humain, que je ne rêve pas de la rencontrer, mais que je suis bien obligé de reconnaître ses talents parce qu’ils sont réels. J’ai déjà dit tout ça, mais je vais quand même le redire, parce qu’elle le mérite bien : elle est exceptionnelle. Et je dis ça alors que je n’ai même pas la VO. La scène où elle remercie le gang sans en penser un mot, puis celle où elle explique la vérité à Spike… je n’ai pas de mot plus approprié que wow. Ah, si, j’ai aussi snif, qui colle bien aussi.

J’aurais tellement préféré en rester à cet instant, éteindre la télé et aller me coucher, plutôt que de me taper, après la coupure pub, l’introduction du triumvirat de nerds qui va, on le devine, être récurrent dans cette saison (et qui n’est que moyennement crédible — en particulier Jonathan, après ce qu’il a traversé et ce qu’il doit à Buffy — mais n’est pas là pour l’être, de toute façon). J’aurais voulu encore un peu de angst-ridden Buffy. Et un peu plus aussi de Spike triste et compréhensif, tant qu’on y était. Du sérieux, quoi.

Mais quelle série, quand même. Ca n’excuse pas le fiasco des deux premiers épisodes de la saison (au contraire, en fait, ça ne fait que souligner à quel point c’était minable, bâclé, raté, honteux) mais, vraiment, quelle série.

I was happy. Wherever I was, I was happy. At peace. I knew that everyone I cared about was alright. I knew it. Time didn’t mean anything. Nothing had form, but I was still me, you know? And I was warm, and I was loved. And I was finished. Complete. I don’t understand theology and dimensions… or any of it, really. But I think I was in heaven. And now I’m not. I was torn out of there, pulled out by my friends. Everything here is hard, and bright, and violent. Everything I feel, everything I touch… This is hell. Just getting through the next moment and the one after that. Knowing what I’ve lost…

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