Hi! Do you remember blogs? Well, this used to be one. Now it just serves as an archive for my multiple Twitter accounts.

1 March 2003

C’est marrant, le web. Les gens existent-ils ou non, sont-ils réels, sont-ils inventés par les Renseignements Généraux ou par la CIA pour nous faire parler ? Quoi qu’il en soit, merci aux bougres pour leur carte postale de Biarritz, et il n’y a pas de mal pour l’utilisation du whois, il est là pour ça (enfin, non, mais tant qu’à être obligé de publier mon adresse autant que ça serve à quelque chose — à défaut d’être inondé de cadeaux, je veux bien recevoir des cartes postales).

Ils ont poussé le vice jusqu’à utiliser deux écritures différentes pour faire croire qu’ils sont vraiment deux, c’est que c’est une entreprise de désinformation sérieuse, tout de même…

Make-a-Flake : (via zerotom.net)

I am certain my electric heater has conspired to kill me, and it’s having great fun poisoning my air so I die of pneumonia. It’s my second cold in two weeks, and I’m getting tired of it.

Pourquoi les bandes annonce de Six Feet Under sur Canal+ parlent-elles toutes de voiture de deuil au lieu de dire corbillard ? C’est une idée locale bizarre, ou c’est le vocable imposé par le syndicat national des gens qui placent les ex-vivants en-dessous du niveau de la mer pour dédramatiser et désolennaliser les enterrements cérémonies d’à-bientôt ?

2 March

Buffy — Normal Again (6.17)

Whee, un bon épisode de Buffy ! Ce qui porte le total pour la saison à… deux, je crois, non ? Enfin, et encore : il n’était pas parfait, ou plutôt, pas totalement abouti. Quitte à être réminiscent de Twelve Monkeys (ça vaut toujours mieux que de plagier Beverly Hills), ils auraient pu y aller à fond. Reste que les scènes dans l’hôpital psychiatrique étaient très, très bien écrites, intégrant tous les rebondissements de l’intrigue sur six ans pour donner un résultat absolument crédible. Le père et la mère de Buffy réunis, la mention de contradictions dans le développement de l’univers, tous les détails, toutes les références — un excellent clin d’oeil aux fans dans un épisode qui, en prime, fonctionne parfaitement, raconte une vraie histoire tout aussi valable que les autres épisodes (enfin, en l’occurrence, infiniment plus valable que le reste de la saison).

C’est curieux : d’habitude, je déteste l’idée qu’à la fin d’une histoire le personnage se réveille et réalise que tout n’était qu’un rêve, mais dans le cas de Buffy j’ai passé une bonne partie de l’épisode à souhaiter que Whedon ait posé ce jalon en prévoyant l’ultime épisode de tout le Buffyverse, où Buffy se réveillerait enfin définitivement. Souvenez-vous de Dawn : par deux fois dans la saison précédente il avait introduit l’idée de l’altération de l’univers par un sort, nous préparant à l’arrivée de la petite soeur. Je ne sais pas s’il oserait conclure la série de cette façon — parce qu’il ne pourrait plus jamais faire de séries ni de films dans cet univers, et/ou parce que tous les fans le haïraient à un point difficile à imaginer. Et je pense que j’aime cette hypothèse uniquement parce que je la pense peu probable (et parce que cette saison me fatigue, aussi), et que je détesterais de tout mon coeur que ça arrive effectivement un jour. Mais je vais tout de même m’accrocher à cette idée, et supposer que Whedon a posé ça comme une piste, qu’il a envisagé cette possibilité de fin, tout en pensant dès le départ qu’il ne l’utiliserait certainement jamais. Je trouve que ce serait bien son style. Après tout, c’est rare que les hallucinations que vous n’avez pas continuent toutes seules dans leur coin après que vous soyez guéri.

I’m afraid we’ve lost her.

Voilà, on a eu la clé de la série, tout l’univers n’existe que dans l’imagination d’une adolescente dérangée dont il ne sera plus jamais fait mention (au passage, les auteurs auraient dû en profiter pour que les vrais/faux parents de Buffy l’appellent autrement, tant qu’ils y étaient) même à la fin des séries. En plus, ça justifie même les mauvais épisodes, c’est vraiment parfait (ça doit être quand ils injectent à Buffy des calmants importés en douce du Mexique pour faire des économies).

Buffy — Entropy (6.18)

J’ai espéré une bonne demi-heure que toute cette histoire de voeux et de retour d’Anyanka était un habile rebondissement qui aboutirait à ce que Spike souhaite ne pas voir l’implant dans sa tête, et aie l’occasion de prouver qu’il avait vraiment changé, et tout et tout, enfin, des choses intéressantes, quoi. Mais non. C’était juste pour que Spike et Anya(nka) couchent ensemble (après tout, pourquoi pas, c’est envisageable) et… que Buffy et Xander les voient. Pff.

Accessoirement, ça fait trois fois en deux épisodes que le cameraman perd la mise au point dans un travelling, ça commence à faire un peu amateur, là. Ca aussi, c’est dû à l’absence de Whedon ?

It’s a long and important process and can we just skip it? Can you just be kissing me now? No, Joss, we can’t. You so have to prove yourself worthy again.

(Oui, je sais que ce n’est pas Whedon lui-même qui a écrit cette réplique. Je n’en suis que trop conscient, et je me permets une licence poétique en lui répondant à lui quand même. Je fais ce que je veux avec mes posts.)

Maybe I shouldn’t actually complain about having a cold, since it gives me an excuse to stuff myself with chocolate-filled wafers. Should I also take care of my bucket of ice cream while I’m at it, or rather save it for the next time I’m depressed?

Word Bursts : Interesting new Daypop toy (via blogroots.com)

20 Questions : (via boingboing.net)

My tooth doesn’t hurt anymore, so I guess the fever must be down. But what am I doing awake at ten in the morning?

3 March

I need a best of, a top of the blogs section, like a few other blogs have. We should all have one (well, except those who only ever write shit? or those who are steady geniuses, but that’s technically impossible). I hate to think that someone who’s discovering my site today (and many do these days, with all the time I spend on chatrooms) could believe that the most recent posts, those displayed on the home page, are representative of this journal. Because they’re not, it’s been much better once. Yeah, really. So I’m launching a great public poll: which are the ten best posts in the history of garoo.net? Which posts should be included in the upcoming reader’s digest section of the sidebar?

I shouldn’t post this, because I systematically forget everything I’ve written just the minute I publish it on my site. Well, I guess that if I do receive feedback (not that I expect much of it—especially for the English version) it’ll remind me of that thought.

The sky is white… What is there I could go out and photograph when the sky is white and uninteresting? I’m dead bored, I want to take pictures of something. Does anybody here have a cute cat or something?

In fact, rather than a cat model, what I really need is someone to lend me their basement as a photo studio. That’s what is missing for me to start making lots and lots of portraits. Actually, that, plus the courage (and/or the will) to ask guys to model for me, considering most of them have already shot me down when I approached them on a more… personal level. That business is not gonna be simple. On the other hand, if I don’t find a studio (and I don’t expect to), I’ll have until summer to get motivated for photographing people outside.

Am I the only one thinking this post is messy and poorly written?

4 March

Life isn’t bliss, life is just this, it’s dying

I just watched a documentary about prison suicide. What can I say… I thought I knew most of everything there was to know about jails, and I was wrong. I always assumed the hardest thing for an inmate would be to commit suicide, because there are watches and patrols to prevent you. And in fact it’s the contrary: one suicide every three days in France, all you have to do is hang yourself, which seems to be quite simple. In addition, if you act at night, nobody in the house will be able to interrupt, because they don’t have the keys—so at least you’ll have the posthumous consolation of waking up the director in the middle of the night because he has to bring in the keys.

And that’s how they tell us the story of twenty-two-year-old boy who stole a jacket in a mall and kills himself in jail, although the store didn’t file a complaint, only because he resisted the arrest. Outrage and rebellion, it’s called. That thing allows them to send anyone they want to jail. Of course, I shouldn’t worry too much: I’m well-mannered, I’m as white as can be, I don’t look too menacing and, when I’m not alone, the people around me look even less so. But still. I hate this world. I mean, I should just despise and ignore it, but having to live in an environment you despise, and having no escape (other than, uh, hanging myself up, but I’ll wait for after I’ve been caught robbing a bank, thanks) is the kind of circumstance that leads you to hate, isn’t it?

7 instants

1. How could you react if faced with evidence that, on an exact subject, you are behaving against a principle you keep proclaiming?

Why don’t you begin with bringing the evidence, and we’ll talk about that. Because it can’t happen to me. Never did, never will. Axiom One, to be displayed over your bed so you don’t forget it: Garoo is always right. And no, Axiom Two isn’t Even when he’s wrong, he’s right, because it’s already been established he never is wrong.

So he always abides by his principles. And I don’t have many of those anyway. And my principles usually included exemption clauses for cases where there may be a problem. For instance, Never harm someone intentionally: that leaves plenty of room to harm lots of people. Only, not intentionally. Which I never do. So there.

It’s so easy not to disappoint yourself: just don’t expect too much!


2. How do you conceive the work of a trade unionist?

Uh. I feel like answering Not applicable. May I? Trade unions are not my business. Actually, since I’m unemployed, I end up having the outsider’s point of view, which is that trade unions usually locks factories and jams highways and hold people hostage and is generally a pain in the ass. But that’s not the way I understand the work of trade unions. Because I’m a left-wing kind of guy.


3. Do you deem necessary to listen to the antithesis of an argument you immediately adhered to?

Uh… I wouldn’t say necessary. But it can be nice. Let’s say I don’t think it’s compulsory, but I’m not hostile either. Because there’s no point in having convictions if you can’t stand and oppose contradiction. And as we say in France, only idiots don’t change their minds.


4. What is the cruelest feeling a parent can have towards their child?

Uh… indifference, I suppose?


5. What is the best way to express a feeling of rage?

What a joyful week… It’s hard to say, because I hardly ever express this kind of feeling. Almost never. I tend to keep it all for myself, until the day I’ve accumulated too much and it has to go out and I… still do nothing. That’s who I am.

Anyway, I guess that primal scream is an elegant solution. Or the idea of punching through a wall, but it doesn’t always work out so well. Especially here: the walls are thick and sturdy.


6. How would you define “society”?

It’s the aggregation of millions of individual egoisms which, thanks to some miracle I couldn’t explain, doesn’t immediately and totally lead to self-destruction.

Well, not immediately… On the planet’s scale, a few millenniums aren’t that much.


7. Do you reread old posts you have written?

Scarcely. Or even never, considering this tendency I have to completely forget what I may have posted two days earlier. I’m not one of those bloggers who write for future reference, in order to read themselves again later and reminisce all their past thoughts. I write for readers, not for myself. And since my readers don’t deserve me spending my time rereading old posts and fixing mistakes and reworking sentences, I’m not about to bother.

In fact, it’s more about respect for the very essence of blogging. Once something is posted, it mustn’t be edited anymore. Fixing typos and adding post-scriptums is okay, but it wouldn’t make sense if I spent my time changing some details and altering sentences in posts from last month. Yet if I read them again I’d be frustrated by all the flaws I can’t correct anymore. When you have a propensity to perfectionism like I do, you need a lot of discipline not to become obsessive-compulsive about rereading your works.

Either I don’t understand at all what James Cameron’s new movie, Ghosts of the Abyss (w), will be, or the trailer is among the worst of the century. But I don’t have any trouble picturing the Disney marketing team panicking at the idea of making a trailer about a documentary (my god! selling a documentary! making people come and see it! and there’s not even a script! it just can’t be done!) and picking up whatever they can to give out the impression something happens in the movie. Adventure, the trailer says. That’s movie marketing for you.

What better opportunity to quote a piece from Télérama’s excellent interview with George Clooney, about Solaris (translated back to English by me, apologies to George):

With James Cameron as a coproducer, they expected a spectacular science-fiction movie, and they got a metaphysical tale… Studios don’t know how to “sell” this kind of movie. The marketing people worked like amateurs: they focused on the few seconds when I’m naked and made up a hoax saying the movie would be forbidden to minors. Bullshit!

(He may, or may not, have really said bullshit. How would I know. But I think he could have.)

J’ai reçu les formulaires de déclaration de revenus aujourd’hui (ça ne me dérange pas, je n’ai pas eu de revenus). Est-ce qu’il est prévu que je puisse renvoyer la notice annotée pour dire que, non, les priorités à financer ne sont pas assurer la sécurité intérieure et renforcer la sécurité extérieure ? Et je ne mentionne pas Promouvoir une justice plus proche du citoyen parce que l’intitulé est gentil, bien qu’au fond il s’agisse surtout d’envoyer les banlieusards en prison plus rapidement. Je demanderais bien une exemption d’impôts parce que je ne suis pas d’accord avec ce qu’on fait de mon argent, mais comme je n’en paye pas… Ah, oui, et puis ça ne serait pas démocratique. Mais, comment dire… Democracy can bite my ass. Oui, voilà comment dire.

5 March

6 March

Moulin Rouge

I didn’t immediately understand why I didn’t like the movie; in fact, it’s just not for me. I’m not that bright, you know (yes, you do know, deep down inside of you) and I need a movie to work on a literal level, have a story and characters, and inspire some kind of emotions. Funny that, just as I’m writing this, 8 Femmes begins on TV, while I’m listening to the Once More With Feeling soundtrack. Example, counter-example: I hated François Ozon’s movie for exactly the same reason.

It’s all the more of a disapointment as Romeo+Juliet is among my favorite movies of all time, and its likeness to Moulin Rouge is obvious: the same visual sophistication (only more elaborate in the latter), the same place granted to music (obviously more so with the musical), and the great choice and direction of actors. But what’s the point of all that (and I forgot the magnificent sets) if you don’t bother writing a decent script? I’ve always thought, and always will, that cinema is the art of make believe. And what are we supposed to believe in, there? Actually the story is not that uninteresting—it’s just classic romance stuff, can be as good as it can be bad—but Luhrmann doesn’t do anything to try and pull us inside: except for a couple of key scenes, it’s all about showing off, not getting any kind of interest in the characters. The way the movie is built, all in flash-backs and with the ending given out in the first ten minutes, is exemplary: nobody cares about the story. Well, it’s not true: I care. That is, I wish I cared.

This is the era of nanotechnologies (well, close enough), of furniture that cleans itself requiring no effort, of food cooking itself and high-technology tampons. So tell me why are we still using plain paper towels as handkerchiefs? Why hasn’t anybody come up with a revolutionary product that would absorb it all and remain dry, that we could keep in our pocket all day long without seeing it become a blob of shredded papier mâché ? Why aren’t they at least woven with some kind a magical fiber that would maintain structural integrity? And for that matter, where are those liters of mucus coming from anyway?

As I was watching F. use his PC, I realized that Microsoft have forgotten something, as they were changing and redesigning their interface, that makes operating Windows yet a little bit more disconcerting for newbies. Oh, it’s just a tiny detail among million of others: when you press and release Alt, focus is switched to the menu bar, so that the first key you press afterwards will either open a menu or return to where you were—in either case, certainly not what the user expects. In the first versions of Windows, the colors of the first menu item were inverted so it was quite apparent that the menus were active; now, with the 3D look, even if you watch closely it’s hard to know, and understand, what you could do that would trigger such a strange reaction.

And that was the pointless, useless post of the day.

While we’re at it, as I was asking F. his opinion about a few Once More With Feeling songs, I received the confirmation I expected that Tara sings flat. Oh, it’s in no way worse than the other actors; it’s just more of a pain to me because I love her voice and it’s such a waste. I don’t care that Xander or Willow sing out of tune, because they weren’t going to become singers anyway. Amber Benson, on the other hand, should really take a few singing lessons: it would be a pity not to fix this little something.

Last night as I was walking to the subway train I prepared a text explaining why I don’t write much these days. Now it looks like posting it today wouldn’t be quite appropriate, so I guess it’ll just wait.

I feel like everyone around me is finally managing to make something of their lives. And I’m here standing still. And it’s all my fault. Pff.

7 March

Arrested for wearing a peace t-shirt : Malls are like miniature totalitarian countries, aren’t they? (via boingboing.net)

8 March

You Are A: Lawful Good Elf Bard Thief.

Lawful good, that’s expected. The contrary would have been impossible, even. I told you I vote for the left out of deep political conviction! Elfe is alright, especially with the definition given there: well-cultured, artistic, easy-going, and because of their long lives, unconcerned with day-to-day activities that other races frequently concern themselves with (and I hope that doesn’t mean sex). Yeah, perfect. Bard is fine. But a thief?! Me? And why? I can’t even see what I did wrong in the questionnaire to justify this. However, the script specifies: While not all use [their] skills for burglary, that is a common occupation of this class. Not all. Not me. I’m a thief who doesn’t steal, it’s just that I’m very agile and discreet and I’m intelligent enough to avoid traps and pick locks if I want to, which I don’t. Or maybe my destiny is that of a bard (which, in the 21st century, means I’m on TV) who robs banks in order to finance himself. Why not? Can there be a successful bank robbery be in 2003?

La prison change, changez-la avec nous. C’est, euh, marrant (?) qu’ils lancent une campagne de recrutement juste après le reportage de 90 minutes sur le suicide en prison. La prison change, on va y mettre de plus en plus de monde, alors il va falloir plus de gardiens, les prisonniers ne vont pas s’inciter au suicide tout seuls, hein, c’est du boulot.

Enfin, je dis ça, mais puisque la tendance actuelle semble être à envoyer tout le monde et n’importe qui en prison, il vaut toujours mieux ça que de laisser les prisonniers totalement à l’abandon, je suppose.

Not An Addict

Yay ! Ca y est, depuis hier, je fais finalement partie de la masse de gens qui se connectent à Internet sans passer par AOL. Oui, je suis toujours sur modem (parce que trop compliqué de passer à l’ADSL, pour plein de raisons que je n’ai pas envie de détailler, pas uniquement parce que j’aime bien être à la traîne technologique depuis dix ans), mais désormais sur un forfait illimité Cario (w). C’est exactement le même prix (enfin, à un euro près), c’est sans engagement (mais je n’étais plus engagé sur AOL, puisque je peux résilier), mais… c’est un provider. Un provider Internet, vous savez. Un truc qui s’installe par l’accès réseau à distance de Windows. Auquel on se connecte en quelques secondes. Duquel on se déconnecte immédiatement. Le tout sans pub, et avec un ping probablement plus rapide sur les adresses françaises (quoique je n’ai pas spécialement mesuré, et pour surfer sur le web c’est de toute façon assez peu important).

Je me serais juste passé de devoir laisser leur site m’installer un ActiveX qui m’a tout l’air d’être une porte ouverte dans mon ordinateur, permettant à qui voudra d’installer tout et n’importe quoi (heureusement encore que je n’utilise Explorer que pour deux ou trois sites spécifiques). Je n’ai plus qu’à chercher un logiciel qui trifouille dans la configuration du browser et supprime les gadgets dont je ne veux pas. Tout ça pour installer leur logiciel de connexion propriétaire… Maintenant vous devez installer automatiquement votre connexion. Cette étape vous permet de télécharger le compteur de connexion, l’outil indispensable de votre accès internet avec cario.fr. Avec les gros mots écrits en gras, on se dit qu’il faut peut-être vraiment le charger, que ça doit être obligatoire, que sinon on va se faire virer et recevoir une facture carabinée. En tout cas, tout ce que je sais, c’est que ça connecte aussi très bien sans.

Enfin… je n’arrive pas à croire que je ne passe plus par AOL. Que leur interface éléphantesque ne prend pas une place dans mon dock, qu’elle ne va pas planter quand elle voudra, qu’elle ne va pas me gueuler A bientôt ! en triple exemplaire à chaque fois que je serai déconnecté. Que je suis de retour sur Internet, quoi. C’est agréable. Seuls le dictionnaire et la page météo inclus dans AOL vont me manquer, mais je trouverai bien des remplacements. Tout a l’air d’aller plus vite : la connexion, la déconnexion (ça, ce n’est pas une impression, c’est le plus tangible des changements), même les téléchargements ou les newsgroups. A tel point que je me suis laissé aller à télécharger un Quicktime de Once More With Feeling : 55 Mo téléchargés en trois heures, non seulement je n’y serais peut-être pas arrivé avec AOL, mais en plus ils commencent à envoyer des recommandés aux utilisateurs de peer-to-peer, alors le changement est bienvenu. Ceci dit, je crois que je ne vais pas encore commencer tout de suite à regarder les épisodes de Buffy le lendemain de leur passage aux Etats-Unis : c’est petit, c’est flou, et surtout le son est tellement médiocre que je ne comprends rien aux dialogues — et qu’est-ce qu’ils ont à toujours parler tous en même temps ? Est-ce que je suis moins bon en anglais que je ne croyais, ou c’est vraiment la compression qui rend cette bouillie incompréhensible ?

Oh, I thought I had blogged that, but it was waiting in my notes :

To call copyrighted works “intellectual property” corrupts thought, by subjecting those who want to replace the invention with a more effective one to nonsensical claims of “you’re stealing my property”.

Copyright is not a natural right, but merely an outdated invention from the era of the printing press. I rather agree. It may seem paradoxical since I am, on my level, a creator of works, who more or less needs copyright to exist. But… but I’d be better at arguing if I were in a better mood, which is why I had kept this in my notepad. Let’s say, to simplify, that artistic creation existed long before the invention of copyright, and the main difference between a world with or without copyright is that a handful of artists and creators can get rich beyond reason; for all the others, who would be paid anyway, by salary instead of fee, the result would be pretty much the same.

9 March

Buffy (6.19—6.20)

Vous vous souvenez quand, au début de la saison, j’écrivais que je détesterais l’idée que Willow devienne méchante ? Ils ont fait fort, ils ont fait très fort : la sixième saison a été tellement lamentable que je passais chaque épisode à espérer qu’enfin Willow se réveille et fasse quelque chose de spectaculaire, pour qu’on s’ennuie moins et qu’il y ait du spectacle. Sauf qu’une fois que c’est arrivé, ils ont réussi à le faire tellement mal que je souhaiterais surtout que cette saison n’ait jamais existé. Allô, démons de la vengeance ? Je viens de faire un souhait, là, ça ne serait pas possible de l’exaucer ? Allez… Je serais même prêt à accepter que la suppression de la saison entraîne aussi que Once More With Feeling n’ait jamais été écrit — oui, c’est à ce point.

J’en veux mortellement à Whedon (been there, done that…) d’avoir confié à DeKnight et Noxon le soin de tuer Tara, et de faire plonger Willow dans le côté obscur. Passons sur tous les petits détails idiots du scénario et sur l’inanité du dialogue (quelqu’un qui s’appelle Osiris, vous ne croyez pas qu’il devrait s’exprimer de façon un peu plus… travaillée ?) pour se concentrer sur les deux événements marquants de la soirée.

La mort de Tara est traîtreusement accidentelle (mais on va dire que ça peut être un message contre les armes à feu, qui n’aura été répété que cinquante fois dans cette saison, je suppose que Marti Noxon a tué quelqu’un par accident dans sa jeunesse) et, surtout, évacuée d’une façon inadmissible — j’ai vraiment le sentiment qu’elle est utilisée par le scénario comme une excuse pour justifier l’apparition de Black Willow, et jetée ensuite comme un kleenex. Le fait de la rajouter au générique pile et uniquement pour l’épisode où elle se fait tuer était une jolie idée, mais ne rattrape absolument pas la façon dont on l’évacue de la série — c’est la première fois qu’un membre (même honoraire) du Scooby Gang meurt, et la mort de Jenny Calendar avait été traitée de manière beaucoup plus appropriée à l’époque. Forcément, Whedon n’était pas encore parti en vacances.

Le changement de bord de Willow ne se passe pas mieux. Oublions le côté cliché qui veut qu’une méchante sorcière se déguise nécessairement, et automatiquement, en goth. Ce qui me chagrine, c’est surtout le manque d’imagination de Noxon (et ça ne devrait pas m’étonner, puisqu’il n’y a que les dealers qui l’intéressent et qu’elle n’a certainement pas dû être engagée pour écrire des histoires de monstres et de sorcellerie). Le combat entre un savant fou soutenu par les formules de Rack (que j’ai trouvé méconnaissable, mais peut-être que j’avais fait un blocage) et la sorcière la plus puissante de l’Ouest, ça ne devrait pas être un poil plus spectaculaire que ça ? Deux ou trois sorts minables, une balle qui entre au ralenti (et ça, pour le coup, je suis sûr et certain de l’avoir déjà vu quelque part, et il n’est pas possible que j’aie rêvé toute cette saison avant qu’elle passe, parce que je l’aurais imaginée bien plus réussie) et… oh, oui, il y a bien l’écorchage, mais c’est rapide, pas tellement bien fait, et surtout ils n’ont pas osé aller dans le gore et n’ont pas mis le moindre cri de douleur. Je sais, c’est difficile de filmer une torture efficace dans une série télé, mais Angelus était bien plus effrayant en fin de saison 2, et il me semble qu’ils étaient passé sur UPN pour avoir plus de libertés à ce niveau aussi. Maintenant qu’ils n’auront plus l’occasion de montrer des lesbiennes qui s’embrassent, ils pourraient peut-être en profiter pour mettre un peu de sang, non ? Ou de cris et de douleur ? Que la vengeance d’une sorcière surpuissante ait un minimum de panache, quoi ! Si on regarde, à côté de ça, la crise de Willow pour se venger de Glory… hmm, il ne vaut peut-être mieux pas regarder, parce que c’est un peu désagréable de voir que le scénario utilise exactement la même ficelle, et le même personnage, à un an d’écart, pour justifier l’apparition de Black Willow. Ah, oui, cette fois, la mort de Tara est définitive (enfin, on peut le supposer). Mais ce n’est quand même pas digne d’un bon scénario — et là, pour une fois, c’est probablement bien la faute de Whedon.

Ohhhh… et dire que j’oubliais la tentative de viol du petit copain éconduit ! Ouais, ben… je vais recommencer à l’oublier, je préfère encore. Je ne peux qu’espérer que ce lamentable rebondissement amène à ce que Spike soit débarrassé de sa puce et qu’il puisse assumer ses sentiments une bonne fois. Ou pas. Ou qu’il crève, ou que l’univers s’auto-détruise, je m’en fous, mais par pitié qu’il se passe quelque chose d’intéressant et de bien écrit dans cette putain de série de merde !

Eh non, je ne regarde pas Buffy pour l’action.

P.S. J’oubliais aussi de souligner le fait que Willow s’injecte des livres de magie. Or ce serait impensable de ne pas le souligner, puisque c’est ce que fait le script, justement, de souligner. Allégorie, métaphore, tout ça : vous vous rendiez compte que c’est quand même un peu comme que si elle se droguerait, Willow ? Hein ? Non, vous aviez pas réalisé ?

Ben, si, on avait compris. Duh.

Notez que ce n’est pas, en soi, une image si mauvaise, celle-là. Et qu’elle serait peut-être totalement acceptable si les épisodes précédents sur l’addiction de Willow n’avaient pas tous été pathétiquement foirés. Mais là, dans le contexte, ça ne passe pas, pas plus que le reste.

Do I accept to go out in Paris on a Saturday night out of sheer masochism, or for the sake of reinforcing my misanthropy? Unless it’s just there are (against all odds) a few people among my acquaintances that are only available on weekends. Yet that’s not for lack of spending my time chatting with Peter Pans without any job or occupation, but I guess every rule needs its exceptions. But still, the Châtelet on a Saturday night is a pain—and we’re still in winter.

10 March

Ah, oui, je comprends. J’ai mis vingt-quatre heures à comprendre. La vengeance, c’est mal. Je n’y avais pas pensé. Sérieusement, pas une seule seconde. C’est peut-être parce que je suis à moitié corse, que je suis un incurable romantique qui regarde trop la télé, ou que je suis juste un psychopathe, mais je n’ai pas envisagé une seule seconde qu’un téléspectateur puisse se mettre du côté de Buffy et dire que ce que fait Willow est mal. J’ai immédiatement et sans réfléchir rangé ces discours dans le tiroir des bondieuseries qu’on est obligés d’écrire quand on raconte ce genre d’histoire à la télé. Pas pensé une seconde que les scénaristes puissent être sincères — d’ailleurs, je continue à être persuadé que Whedon, au minimum, pense que ce que fait Willow est justifié. J’espère. Qu’à défaut d’être un bon producteur il est au moins romantique. Sinon il m’aurait menti toutes ces années. Bref. Où j’en étais ? Ah oui, je disais que je suis un sociopathe à enfermer d’urgence — en tout cas, d’après les standards répandus sur fr.rec.tv.series.sf, on dirait. Si on tuait ma Tara et si j’avais le millionième des pouvoirs de Willow (voire aucun pouvoir magique du tout, la torture existe très bien sans magie), je dédierais tout ce qui reste de ma vie à faire subir mille morts (par an) au coupable. Ca paraît évident. Pas à vous ? Ou peut-être à vous, mais pas à tout le monde. La vengeance. C’est pourtant tellement logique et justifié et totalement moral. Non ? Ben si ! Alors voilà. Le dépeçage express de Warren sans qu’il ait le temps de bien savourer sa douleur, c’était minable. Minable, minable, minable. Ridicule. Pas à la hauteur du tout. Pas étonnant que l’acteur qui jouait Warren n’ait pas exprimé plus de terreur que ça, il savait qu’elle n’avait pas de couilles. Ah, les femmes, même pas capables d’émasculer un homme propre salement.

Oh, il semblerait que j’aie trouvé la réponse à une question qui me travaillait depuis un moment. Enfin, une question qui m’a travaillé au moins deux fois dans les douze derniers mois, en tombant sur des oeuvres anglo-saxonnes dans lesquelles Ulysse s’appelait Odysseus. Apparemment, en sales pays latins que nous sommes, nous aurions gardé la version romaine du nom, Ulysses ou quelque chose du genre, alors que le nom d’origine serait Odysseus. Quelque chose comme ça, quoi. Enfin, bref. C’était juste pour pouvoir m’en souvenir un jour. Non seulement Odysseus est bien le nom d’Ulysse, mais en plus c’est nous qui avons tort. C’était important de le signaler. Parce que comment pourrait-on critiquer les autres si on n’admettait pas ses propres erreurs ? Hein ? Hein ? Hein ?

En même temps, ça ne doit pas être un scoop pour les plus littéraires d’entre vous, puisque le nom de L’Odyssée vient justement du nom du personnage principal. Comme quoi ce post doit certainement se ranger dans la catégorie des choses que j’ai sues et gaillardement oubliées. Et il est en bonne compagnie, parce que je peux vous dire qu’il y a du monde…

I should go out and take some pictures. I must go out and take pictures. I have to take advantage of the not-so-bad weather and tha not being asleep and the not being comatose. It’s not the right time to start watching a lousy Gwyneth Paltrow romance. But, uh, what can I photograph? It’s winter, nothing looks nice in winter.

11 March

British news-sites are seeing unprecedented traffic from US IP ranges as Americans, repulsed by the stilted war coverage in the US papers (who have collectively abandoned stories like Rumsfeld’s handshake with Saddam and spying on security council members at the UN) turn to Old Europe for Real News.

Heh. It’s a bit comforting somehow to think that not all Americans will be responsible for the Western world’s destruction.

Which reminds me that I haven’t taken advantage enough of the Western world before it’s destroyed. If Bush ends up dropping the bomb on Baghdad, I’ll have to make good use of everything that’s available in our consumer society and its sorta-freedoms, while they still exist. Looting and orgies galore!

12 March

A little editing on the home page: the image, since I’ve been wanting to fix the perspective for a while; the menu, more evident (though still far from perfect), hoping that it will suddenly start working on Macs; the French/English selector mor visible, I hope, and less ambiguous. Well, not that I expect it to bring me English readers by the millions thousands hundreds tens.

And now I don’t know what to make of what’s left of the day, and there’s a big chunk left.

13 March

Paris By Night

Some days I only make about thirty pictures (as opposed to a hundred) and the ratio of good versus lame photographs is more pleasing, and I feel less ashamed when I review and upload them. I really like playing with night photography (which is fortunate considering we’re in winter and the sun still sets outrageously early) and long exposures—something that would require seventy trials per picture if I wasn’t using a digital camera. Look at the colors on this picture:

To the eye, the city hall is pretty much white (yellowish actually). On a picture, it looks like a Disneyland castle. Photography is magic. I’ll have to think of making some portraits there, it should give nice results.

Wearables by Motorola : Some of those I wouldn’t mind wearing (via brunmarde.com)

Flash vulnerability : May not be new, but better safe than sorry

Another Poster for Peace : Neat copyright-free poster designs against war (via boingboing.net)

14 March

There was a time when my future was clear, when I didn’t wonder if I was motivated enough to do what I had to, or good enough to do what I wanted to. I just hate hearing on the radio some song I haven’t listened to for more than ten years. Memories should be burned down as we go, and everything would be so much simpler.

Right now, since burning memories seems impractical (though it should be achievable with a good, sharp ice pick and a good aim), I feel like burning down the future (which brings me back to the ice pick, by the way). At least it wouldn’t be uncertain any more.

I also feel like closing this blog (and not only because of you don’t know what, or because of you don’t know what either), but I have no idea what could replace it (for me, I mean, not for the readers). It already doesn’t keep me that much busy these days, but if I delete it there’ll really be nothing left for me to do. But still, some people are reading these lines (no, actually, they’re reading the French version) although they shouldn’t, and it’s not helping.

Je trouve comique que Canal+ remplace les programmes en grève par des clips d’auto-promotion. Aucun doute que c’est la meilleure période pour engranger quelques abonnés supplémentaires, il ne faut jamais abandonner.

Je trouve ironique que Lagardère soit entre la vie et la mort des suites d’une opération de la hanche. Et effrayant, aussi. Infection nosocomiale, un joli nom donné au principe d’entrer à l’hôpital pour se faire soigner de quelque chose de relativement peu grave, et de ressortir avec une maladie mortelle. C’est peut-être juste le marketing ultime, mais je ne suis pas sûr que ça marche bien à long terme. Parce que, là, franchement, ça ne donne pas tellement envie d’aller se faire opérer.

15 March

Just when I was realizing, walking across the Marais, that the [gay] world wasn’t represented fairly by the chatroom psychos (it happens that, in real life, there’s a whole bunch of completely different types of psychos, who may be much more interesting than the online ones), and as I was discovering a convivial bar, I spoiled it all by displaying my best tight-ass Parisian frown, and sending assassin stares to whoever dares address me (even though some of those people were… interesting). I have to say I hate going alone in a bar, and I only went because F. was giving a mini-concert there. Next time I’ll have to either get drunk in advance or bring someone in so I don’t spend the 15-minute break on my own, gazing into the void like the socially inapt geek I’ve never stopped being. On nights like this I feel like I’m fifteen again—or rather, like I’ve never been beyond that. No wonder I have no income.

But… how did I manage last year to make it through the whole year without working? It’s just mid-March, and my bank account is already in the red. Of course, in 2002, I didn’t have the same needs, since I didn’t go out. But still. It’s not like I’m a big spender on my nights out. I’ll have to start getting people to buy me drinks again. Or maybe… I’ll have to… find a contract. Erk. And the big problem with this situation is that it makes me go into crisis mode, where I’m particularly not productif and, more importantly, unable to think long- (or mid-) term and make projects. Bad times.

Buffy (6.21—6.22)

“Il faut que ça se termine”, qu’elle a dit, Willow. Et, heureusement, cette saison s’est enfin terminée, avec un double épisode qui était bien à la hauteur de la plupart des épisodes précédents. Buffy qui revient d’entre les morts, Tara qui meurt, Willow qui se met à la magie noire… il y avait moyen de faire quelque chose de tellement intéressant. Mais non. Saleté.

En passant, un petit problème qui n’est pas le plus grave, mais le plus identifiable dans la catégorie cet épisode est mal écrit : Pourquoi Anya ne trouve-t-elle pas quelqu’un pour souhaiter que Tara ne soit jamais morte ? (Parce qu’elle est idiote ? Ce n’est pas réaliste.) Pourquoi Willow s’épuise-t-elle si vite ? (Parce que le monde est bien fait ? Ce n’est pas réaliste.) Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Parce que c’est l’inconvénient de la course à l’armement qui s’est développée pendant les dernières saisons, avec la création chaque année de personnages dix fois plus puissants que la fois d’avant. Evidemment, à force, ça devient difficile de garder un semblant de cohérence scénaristique quand on veut que les affrontements ne se résolvent pas en dix secondes. Et les scénaristes de cette saison ne sont pas les plus doués pour résoudre ce genre de challenge.

Quant à la surprise finale de Spike récupérant son âme parce qu’il a eu le malheur de souhaiter donner à Buffy ce qu’elle mérite, elle est intéressante mais me déçoit un peu. J’aimais assez l’idée qu’une simple puce anti-violence implantée dans sa tête lui apporte autant qu’une âme, c’était assez osé. Là, on prépare un gentil happy end pour Buffy (et, accessoirement, une douzaine d’épisodes très Melrose Place pour le début de la septième saison), c’est beaucoup moins intéressant. Buffy sortant avec un vrai monstre, ça avait beaucoup plus de classe.

Heureusement qu’il ne reste qu’une saison, et que Whedon va s’occuper du dernier épisode, pour nous éviter de rester sur un sentiment aussi négatif. Ce serait dommage, après toutes ces années de bonheur passées ensemble.

16 March

WW2 and France : History in a nutshell, or What to answer those who mock us

17 March

Note for the PC-impaired (which is obviously a joke, because I’m clearly dead jealous of Mac owners): the Internet Explorer bug where you couldn’t use the navigation menu is fixed (or so I’ve been told). You see, it happens that I have a strong tendency to type z-order instead of z-index because… uh, well, because either way it’s a weird name for a CSS property. And I just found out that MacIE has problems with layers—it wasn’t a bug with my layout (the z-orders were obviously ignored, but the implicit z-indexes gave the correct layout) but with MacIE (which has trouble defining implicit z-indexes). Anyway, it’s probably not the only MacIE bug, nor the only bug affecting my site. But, at least, its users can now access my portfolio, which does matter.

As for the Safari bug (and when I say bug… some versions completely crash on my site), it’s been reported to me already, but you’re welcome to spend your time reporting it to the development team. While you’re at it, don’t forget so report the English version’s address (www.garoo.net/en/), so as not to waste any opportunity of publicity. Not that I actually expect Safari developers to be interested in my blog but, hey, you never know…

I usually spare you my reviews of TV shows since they’re bound to be irrelevant to foreign readers, but this time I have something worth translating, because it’s about me. Me, me, me, yeah, come on, you know that’s the whole purpose of a blog.

So tonight I watched the first two episodes of Six Feet Under. And I’m gonna have to keep the first one on tape and watch it again regularly. Did I tell you that I’ve had the weird idea, this week, of writing a short movie? If I didn’t, now I have. I’ll probably get it out of my head soon, but for now I’m working at it, and I now have a model to refer to. How to establish characters and setting in twenty minutes, how to make them likable and interesting as fast as possible, because there’s no time to be lost: that’s the greatest challenge of shorts (well, unless you’re a poet, which I’m not—if I write a short movie, it won’t be a weird, artsy thing that nobody can understand, because that’s something I just don’t know how to make). So now my script will have to be as funny and as intense as the first episode of Six Feet Under. I know that’s not gonna be easy, but I won’t settle for any less. I’ve taken a few notes, and I’ll have to watch it again for further inspiration (who said copycat?). But maybe I’d have to decide, first, how the story’s gonna end, before I start rewriting everything to give the characters some breadth. All of that is not as bad as it seems: I have something to do, and something I’m willing to do! Or maybe I’m just delusional? That wouldn’t be new…

Eww. Gérard Depardieu (as Vidocq) déshabillant et embrassant Inès Sastre. Je vais faire des cauchemars pendant une semaine.

19 March

What’s for dinner? : How to give up eating in one lesson [src]

Here come my very first portraits using a digital camera. It works pretty well—in fact, my portraits have never been so sharp and well exposed and everything.

20 March

Ten years after the first Gulf War, and television reporting hasn’t improved an inch. Three little batches of bombing over Baghdad tonight, and they’re all speculating whether Saddam could be dead, his message could be pre-recorded, or it could be said by a double. Uh, come on… they dropped ten missiles in the hours after the ultimatum’s end, and you think he could be dead? Like, what, he was watering his flowers, or walking his dog, at the wrong time? And I’m not even watching the two biggest TV stations, so I’m spared the ballet of local correspondents who haven’t seen a thing.

The world started turning wrong the day journalists began searching for information to occupy air time, instead of going on air to report information. And it’s not getting better.

P.S. This article was deleted when I heard that the whole operation was designed this way because of mysterious mystery-like information about Saddam Mystery Hussein’s presence, then undeleted because it probably was American bluff, and because everybody asked why I deleted it, and because it’s even been linked, and because I don’t plan to post anything else today, and because I’m weak.

21 March

How can one start (again) a diet near Easter, when Kinder begins selling a revisited version of its small chocolate eggs? They won’t show any mercy, will they? I’ll never understand how a single maker can maintain such a stronghold over the fat, industrial chocolate market. There has to be some secret ingredient in every product Ferrero ships—an ingredient that, when consumed in large quantities, leads people to write and direct amazingly stupid commercials. This is the final evidence: the sale of Nutella should be forbidden for the sake of the future generations. And I’m not offering to dispose personally of the remaining stocks: I just said I was on a diet.

(Sorry if you’re reading this from a foreign country lucky or unlucky enough not to be exposed to any Ferrero product. You’re missing something out, but I’m sure you too have interesting junk food of your own.)

22 March

Djibril

Wow, I’m impressed by the number of pictures in this gallery. Granted, there are a couple of doubles that I could spare you, but all in all it’s a pretty good session. I’m getting better.

 

Nevertheless, it’s time for me to get seriously into photography. I mean, really. I must pick a place by chance (well, preferredly in a safe spot) and not leave before the camera’s memory is full. It’s gonna be exhausting, but it has to yield good results. Right?

23 March

I’m getting old! Yeah, I know, nothing new here, and screw you. I’m getting old, I said. A little walk in the Marais for a few minutes to celebrate the arrival of spring, and I’m feeling homophobic. There I am: I’ve become completely unable of going out with a twenty-year-old twink who spends his nights clubbing. Have I become old, or only an adult? And which of these options frightens me most?

Saez live hier soir sur M6 — étrange. Une première demi-heure insupportable, où le côté primaire des paroles n’est plus sauvé par une production léchée, et plutôt aggravé par un artiste chantant le poing levé en faisant la gueule. Où est passé le recul qu’il exprime dans certaines interviews ? Est-ce qu’il se prend au sérieux, ou est-ce que ça l’ennuie de devoir assumer ces chansons sur scène ? J’ai envie de considérer que la réponse est donnée par la deuxième partie du concert, où Saez chante des chansons plus romantiques en acoustique, et semble enfin prendre du plaisir à ce qu’il fait. Vrai que ce n’est pas simple de concilier dans un seul concert (et dans un seul artiste) la chanson contestataire et la chanson romantique. Et puis, c’est pas compliqué, soit je pars de ce principe-là, soit je brûle tous mes disques de Saez (et, comme je n’en ai pas, ça risquerait d’être compliqué). Il y a des live qu’on ne devrait pas regarder.

Ca m’a donné envie d’écouter du Raphaël, tout ça. Ah, et puis il ne faut pas que j’oublie de me repasser les deux premiers épisodes de Six Feet Under avant de les écraser avec les suivants.

24 March

Ah les chiens. Ahhhhhhhhhhhh les chiens. Deuxième épisode de Six Feet Under supprimé pour cause de coincé entre le foot et les oscars, et remplacé par une saleté de rediffusion d’un Journal du cinéma. Alors que le premier épisode était particulièrement excellent, je vais être obligé de me taper le deuxième en français à la prochaine diffusion. Hein ? Oui, vous vous en foutez, et alors ? Moi pas.

Today, nothing.

Yesterday, nothing, and tomorrow nothing either, and the previous days, and the next days, and the next years, and I’m fed up with that, and… what was the point in having a diet meal at noon if I was going to eat half a liter of ice cream now.

27 March

Short summary of the French version of this post because otherwise there’d be nothing at all: I’ve just watched a movie filmed in DV and wondered why the image looks so ugly, and whether there’s anything I could do, if I ever do make a short movie, to make it look better than that.

Short summary of the French version: this article explains how to make DV images look as film-like as possible; I want this camera and just a tiny little accessory. Price shouldn’t be a problem, should it? No, I mean, it shouldn’t, in an ideal world. It just shouldn’t.

28 March

Tiens, je vais vous coller des logs de conversation, ça occupera. J’ai trop la flemme de rédiger des vrais posts (et dire que je déteste ça quand d’autres blogueurs le font…).


[00:39] L’appareil photo c’était pour les loisirs. La DV c’est pour un projet professionnel (c’était ce que je voulais dire [à la phrase d’avant], mais sur le moment j’étais pas sûr que c’était vrai).
[00:39] J’ai toujours rêvé de faire un film en steadicam [Cf. Shining]. Et maintenant de savoir que c’est faisable, et en DV, ça me fait fantasmer.
[00:41] Par exemple, quand je vois le making of de Jeanne d’Arc avec un traveling en steadicam sur un quad en plein milieu des bois, c’est le pied.
[…]
[00:46] Ceci dit, je n’aurais jamais dû me documenter sur les DV semipro. Maintenant que j’ai vu ce qui existait, si jamais je fais quelque chose avec des DV “bas de gamme”, je vais être frustré à mort.

I’m sweating like a pig and the hot water is out of order… I wonder if I could take a cold shower and survive it? I’ll let you know.

I spent five years there, and look what they did with it. Well, alright, I only had certain classes on that location (maybe I should go and take some pictures in the school’s other buildings, it could be fun) and I have no partcularly good memories there, but destroying it is still an unacceptable lack of respect for me and my past. Five years from now, when I need to choose a place where to shoot interviews for a documentary about my career, where will I go?

29 March

Uh… blah ?

Oh, no, it’s okay, I posted pictures today, so I don’t need to force myself to write (oh, and you do know, I hope, that I wouldn’t force myself anyway if I didn’t want to). But I actually had something to say: the script of Tim Burton’s The Planet of the Apes isn’t so silly after all. The initial (or final) foundation stands, and incidentally justifies better than the original how the monkeys could come up with speech; the surprise ending is a bit too much, and not that clear (if I hadn’t seen the making of, I wouldn’t have understood the idea) but still acceptable (<SPOILERS> in a way, after all, I rather like the idea that going back in time sends you into a different, parallel world, because true travel through time can only be one-way, towards the future </SPOILERS>). It’s an acceptable synopsis for a science-fiction movie. And the makeup is amazing, Helena Bonham-Carter has never been so beautiful, eveything’s very well done.

Except that you can’t help but compare this movie with the original, and that’s a disaster, because every kind of message there was has been deleted totally or partially—even the racism parabole is less present, because humans are treated as monkeys as much as slaves (the caged little girl offered to a young monkey is a very bad idea, because it emphasizes on the monkeys/humans mirror effect, destroying the racism analogy in the process).

One has to wonder how Tim Burton ended up doing that thing. Mark Wahlberg is quite perfect for this kind of movie. But Burton?

Yearghh I need to go out of my home!

(Should it only be so that I haven’t taken a cold shower for nothing. It’s nice and energyzing and all, but I wouldn’t take one every day. Particularly if I eventually don’t go out afterwards.)

30 March

Voilà, just as planned, I missed my exit. I was all set to go, cold-washed and dressed up and Bam! a chatroom accident. Damn it, I shouldn’t ever go there again—except that I didn’t pay fifteen euros to just stop going there, they won’t refund me just because there are too many sociopaths there for my (and everyone’s) taste.

31 March

All day long, half of the French Internet has been unavailable from my provider, so that, not only I couldn’t read half the blogs on my list, and not only I couldn’t check my mail, but I couldn’t either access my own site and blog. And that’s bad luck, because I had lots of things to write today. So here it’s all in a mess:

I dreamt I had an interesting dialogue idea for my movie, and I was writing it down on my notepad, and I was wondering whether I had really written it or if it was only within my dream. And all that maanaged to wake me up, so that dialogue bit is now really in my treepad. It’s frightening. In a positive and productive way, but still.

I hate when complete strangers, in a chatroom, send a how are you? in the first minute of chat? (Actually, the French version is tu vas bien ? and is stronger still.) We’re not intimate, you’re bound to be a psychopath asshole like everybody else, don’t talk to me like we’ve known each other for months. Garoo’s good manners, tip #185: you don’t ask a stranger how are you? but what’s up? I’d be willing to explain more clearly why, but it’s three in the morning.

By the way, chatroom addicts still can’t stand being forced into behaving like human beings, with a brain and all (I’m not even asking for a heart here, I do spend my time on cruising chatrooms) instead of robots saying the opposite of what they think because it’s easier on them. But it’s still three in the morning, and I’m too tired to think of a way of saying it that wouldn’t make me look like a soured old man, so I’ll get back to it another time. Well, actually… maybe that’s just what I am?

I have another article waiting on my notepad-for-when-I’m-out, but it’ll be for another time, because I don’t want to botch it. Oh, right: I went out today. Not long, just enough to see the weather is still great, and the sun sets one hour later than yesterday (daylight savings are off now—or on, or whatever, the point is, time changed).

I can survive an Internet outage. There are lots of things I can do: touch up pictures I haven’t edited yet, or redesign my site, or whatever. But an electricity outage I can’t. It’s inhuman. No computer, no blog, nothing—not even TV or radio. Dead.

I’ll never understand how my father manages to systematically buy (and ultimately hand me) malfunctioning alarm clocks. Is there really a market for those things? Stores dedicated to electronic appliances that don’t last over six months? I just spent fifteen minutes looking for the exact spot you must press on the Clock button in order to be allowed to set in on time. Yet it shouldn’t be so complicated to build a device that works correctly.

Nid de guêpes

Beaucoup moins mauvais que je ne m’y attendais. Même, pas mauvais. Pas bon, non plus, mais pas mauvais. Pas plus intelligent que ça, un peu démago sur les bords mais sans vrai excès, et surtout réalisé très efficacement.

Les processus de production des films me fascineront toujours. A un moment, Nadia Farès demande à un coéquipier Hai sentito? (Tu as entendu ?) en faisant référence à l’alarme de l’entrepôt. Et voilà le sous-titre : Tu m’entends ? Il ne s’agit même pas de sous-titres ajoutés par Canal+, ils proviennent visiblement de la pellicule d’origine. Voilà que, même en travaillant pour le producteur d’origine, même en ayant le script et le réalisateur à disposition, ils se débrouillent pour se planter dans les sous-titres. C’est absolument effrayant.

I just found out that one of my child blogs, who has since denied his father, has gone as far as signing into blogtree(w) and displaying another blog as his parent. It kinda forces your admiration. Or not. I wonder, maybe I still have his FTP password somewhere. (I’d say I’m writing this to scare him into asking his hosting company to change the password, but I’m pretty sure he doesn’t read me either.)

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