My name is Cédric Bozzi and this is my blog. Well… mostly, this is a rerun of all my tweets and the photos I publish on Instagram, but sometimes there might be an actual article or two.
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Whee, un bon épisode de Buffy ! Ce qui porte le total pour la saison à… deux, je crois, non ? Enfin, et encore : il n’était pas parfait, ou plutôt, pas totalement abouti. Quitte à être réminiscent de Twelve Monkeys (ça vaut toujours mieux que de plagier Beverly Hills), ils auraient pu y aller à fond. Reste que les scènes dans l’hôpital psychiatrique étaient très, très bien écrites, intégrant tous les rebondissements de l’intrigue sur six ans pour donner un résultat absolument crédible. Le père et la mère de Buffy réunis, la mention de contradictions dans le développement de l’univers, tous les détails, toutes les références — un excellent clin d’oeil aux fans dans un épisode qui, en prime, fonctionne parfaitement, raconte une vraie histoire tout aussi valable que les autres épisodes (enfin, en l’occurrence, infiniment plus valable que le reste de la saison).
C’est curieux : d’habitude, je déteste l’idée qu’à la fin d’une histoire le personnage se réveille et réalise que tout n’était qu’un rêve, mais dans le cas de Buffy j’ai passé une bonne partie de l’épisode à souhaiter que Whedon ait posé ce jalon en prévoyant l’ultime épisode de tout le Buffyverse, où Buffy se réveillerait enfin définitivement. Souvenez-vous de Dawn : par deux fois dans la saison précédente il avait introduit l’idée de l’altération de l’univers par un sort, nous préparant à l’arrivée de la petite soeur. Je ne sais pas s’il oserait conclure la série de cette façon — parce qu’il ne pourrait plus jamais faire de séries ni de films dans cet univers, et/ou parce que tous les fans le haïraient à un point difficile à imaginer. Et je pense que j’aime cette hypothèse uniquement parce que je la pense peu probable (et parce que cette saison me fatigue, aussi), et que je détesterais de tout mon coeur que ça arrive effectivement un jour. Mais je vais tout de même m’accrocher à cette idée, et supposer que Whedon a posé ça comme une piste, qu’il a envisagé cette possibilité de fin, tout en pensant dès le départ qu’il ne l’utiliserait certainement jamais. Je trouve que ce serait bien son style. Après tout, c’est rare que les hallucinations que vous n’avez pas continuent toutes seules dans leur coin après que vous soyez guéri.
I’m afraid we’ve lost her.
Voilà, on a eu la clé de la série, tout l’univers n’existe que dans l’imagination d’une adolescente dérangée dont il ne sera plus jamais fait mention (au passage, les auteurs auraient dû en profiter pour que les vrais/faux parents de Buffy l’appellent autrement, tant qu’ils y étaient) même à la fin des séries. En plus, ça justifie même les mauvais épisodes, c’est vraiment parfait (ça doit être quand ils injectent à Buffy des calmants importés en douce du Mexique pour faire des économies).
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