1 décembre 2002

Vous vous souvenez qu’à une époque, le plat cuisiné, façon Marie (Ce n’est pas parce que c’est déjà fait qu’il ne faut rien faire) ou autre (C’est moi qui l’ai fait !) était un concept révolutionnaire, voire totalement superflu ? Moi, non, je n’arrive pas à imaginer qu’on ait pu vivre sans les plats frais ou surgelés et, bien sûr, sans le micro-ondes. Quoi, les conserves ? Quoi, le bain-marie ? Non, sans blague, c’est pour des choses comme ça que l’expression au siècle dernier prend tout son sens.

2 décembre

24 (1.21—1.22)

Je suis partagé entre l’enthousiasme que la série se termine tout comme il faut, et la rage d’avoir su depuis un moment les deux choses marquantes qui allaient se produire ce soir. Mais, quoi qu’il en soit, je vous en dirai plus après la pub. Euh, non, je vous en dirai plus quand vous aurez cliqué sur lire la suite parce que, forcément, il va y avoir des spoilers plus gros que de coutume. Et, comme la série doit passer en 2003 sur TF1, il faut penser aux malheureux qui n’ont pas Canal…

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En repensant à une interview récente d’Arlette Laguillier, je me suis demandé… est-ce qu’elle est visionnaire, ou est-ce qu’elle fait de la récupération ? Elle expliquait que les faits lui donnaient raison de ne pas avoir appelé à voter Chirac, parce que, de toute façon, Le Pen n’avait aucune chance et que, si Chirac n’avait pas eu 82 %, il ne se prendrait pas pour le Roi Soleil désigné par Dieu pour diriger la France. Et c’est pas faux, quand on y pense. J’ai pensé, dès le début, qu’on avait joué à se faire peur avec Le Pen, parce que ça nous réveillait, ça nous occupait, ça nous faisait nous sentir vivant, de faire comme si qu’il risquait vraiment d’être élu. Alors qu’en fait, même si tous les électeurs de gauche s’étaient abstenus, il aurait certainement été élu quand même. Bien sûr, le pourcentage de votes contre aurait été moins impressionnant, moins symbolique, mais, allez savoir, ça aurait peut-être débouché sur un vote plus raisonnable aux législatives suivantes. Alors… et si elle avait raison ? Et si on l’avait critiquée à tort ?

Tant qu’on y est à parler de politique et de Chirac (et bien que les deux concepts n’aient que peu de rapport, en tout cas tant qu’on s’en tient à une conception théorique et idéalisée de la politique), je me demandais, aussi… Chirac, est un gros manche, ou bien ? Oui, ok, mais je veux dire, de façon plus précise : quand Raffarin a été nommé Premier Ministre, il était évident pour tout le monde que Chirac avait choisi le candidat le plus fantômatique possible, histoire de retirer tout le crédit de son action, de prendre en main le gouvernement, et de pouvoir se mettre en avant, le tout en se réservant la possibilité de tout mettre sur le dos du provincial inconnu si ça se passait mal. C’était bien ça, l’idée, non ? Et le résultat ? On entendait plus parler de Chirac quand il cohabitait avec Jospin. Ou alors, ce n’est qu’une impression parce que je regarde peu les journaux, mais c’est vraiment ce que je ressens. Si je devais voter demain… et si je devais voter à droite… et si on me forçait à voter UMP… je voterais Raffarin, non ? Non, je ne sais pas, c’est trop difficile à imaginer. Mais c’est quand même le sentiment que j’ai, quoi. Que Chirac a eu tellement peur que le gouvernement se plante qu’il a trop mis Raffarin en avant, au cas où, et que du coup plus personne ne se souviendra de son existence aux prochaines présidentielles.

Notez que… les présidentielles, c’est dans quatre ans et demi. (Enfin, si jamais elles avaient lieu avant, ça serait pour des raisons qui impliqueraient que Chirac ne se représente pas, a priori.) Connaissant la mémoire politique des électeurs comme on la connaît, il suffira peut-être que Chirac se remette à serrer des mains six mois avant le vote, pour redevenir un président idéal. Après tout, peut-être que je me trompe, et que c’est au contraire un calcul bien pensé… A vue de nez et sans me plonger dans un livre d’histoire pour vérifier, je dirais que les Présidents de la Ve qui ont été réélus l’ont toujours été après une cohabitation, alors peut-être que Chirac veut précisément se remettre en situation de cohabitation pour avoir une chance d’être réélu ?

(Toutes mes excuses si ce que j’écris ici a déjà été dit et redit un peu partout : j’ai tendance à zapper tout ce qui parle politique en dehors de périodes courtes, précises et imprévisibles, donc de façon générale je ne me tiens pas tellement au courant. J’ai une conscience politique intermittente. C’est déjà plus que la majorité de mes concitoyens, alors je ne complexe pas.)

Géradon a déjà fait une étude des points d’exclamation sur les blogs ; je voudrais proposer une nouvelle enquête statistique : l’usage du je. Ca intéresse quelqu’un de s’en charger ? Parce que n’est pas moi qui le ferai… C’est simple, récupérer une certaine quantité de posts sur un certain nombre de blogs, et diviser le nombre d’occurrences du je par le nombre total de mots. C’est tellement simple que je pourrais presque le faire. Un jour. Mais, si je ne le fais pas, n’hésitez pas à le faire. Il ne s’agit pas de mesurer directement l’égocentrisme de l’intéressé (quoique, enfin, j’attends de voir où j’apparaîtrais dans le classement, pour me prononcer) mais juste… je ne sais pas. De voir. Et de compter. Enfin, c’était une suggestion, comme ça, lancée en l’air, et qui a fait un gros plaffff en retombant au sol. C’est malin, j’en ai partout maintenant, faut que j’aille me laver, c’est dégoûtant, de la matière grise, comme ça, répandue autour de moi.

Par ailleurs, pour des raisons de maintenance, [le site 3suisses.fr] est quotidiennement fermé de 3 à 6 heures (heure de Paris).

Hellooooo ? Est-ce que quelqu’un chez vous sait ce que c’est qu’Internet et comment ça fonctionne ? Fermer le site trois heures par jour pour maintenance ? Non mais vous sortez d’où ? Et dire qu’à une époque les 3 suisses étaient des pionniers du cyber…

Les pages des articles sur laredoute.fr ne sont pas bookmarkables ou linkables, le site des 3 suisses est fermé à l’heure à laquelle je blogue… on se fout du monde, et comment je fais, moi, pour remplir ma wishlist ?

Fascinant, la beauté d’un logo bien pensé (et qui a dû coûter une fortune, tiens). C’est épatant de la même façon que le logo de Carrefour, sauf que là ça a vraiment un sens symbolique, et qu’il n’est pas exclu que ça influe inconsciemment sur la perception de la marque. Si, si. De façon infinitésimale, mais quand même.

Au secours. J’ai rêvé que je faisais une lessive. Si, si. J’ai rêvé que je mettais mes pulls à la machine et que je la regardais tourner. Même que je trouvais que l’essorage était trop rapide, et que j’avais peur pour la laine. C’est horrible. De rêver de ça, je veux dire.

Absolument fabuleux (le film)

Je vais vomir… Je présenterais bien mes condoléances à Jennifer Saunders, mais à bien y réfléchir elle est la seule vraie responsable de ce carnage. C’est à cause d’elle, au fond, que j’ai passé deux heures à gémir et hurler devant ma télé (ce qui aurait eu plus de classe — ou peut-être pas — si je n’étais pas seul dans ma chambre). Je crois que tout a été déjà dit depuis le temps, alors ce n’est pas la peine de faire tout un roman sur le sujet… je me demande juste comment Aghion a pu réussir le personnage de Fanny Ardant dans Pédale douce, sachant que c’était déjà un plagiat d’Ab Fab, et rater à ce point l’adaptation ciné. Qui était certes une idée irréalisable, mais qu’il était franchement difficile de massacrer à ce point. Balasko est à dix mille kilomètres du personnage (pas la peine de détailler, ça se voyait dès qu’ils ont annoncé le casting), Marie Gillain est l’opposé de Saffron (elle est censée être timide, bon sang !)… seule Nathalie Baye a visiblement potassé la série originale pour coller parfaitement au personnage. Dommage que les scénaristes n’en aient pas fait autant — non seulement ils ne respectent aucun des personnages originaux, mais en plus ils parviennent à écrire dans le même film des scènes incompatibles entre elles au niveau de la, euh… psychologie des personnages ? Enfin, au niveau des archétypes, quoi. C’est normal, tout est bon pour faire un gag pas drôle. Le scénario est bête, les scènes se contredisent, mais comment peut-on tourner une merde pareille ?

Je n’arrive pas à croire que Saunders ait poussé le vice jusqu’à faire une longue apparition dans le film… On cite souvent la Grande-Bretagne comme modèle pour ce qui est de favoriser la libre-entreprise, mais il faut croire que là-bas aussi on est parfois forcé de faire n’importe quoi pour payer ses impôts.

Je veux devenir script doctor… ouais, comme mon modèle, mon idole, Joss. C’est un métier fait pour moi. Est-ce qu’un producteur me lit ? Hein ? Allô ?

Bon, sinon, c’est sexy, un mec en rollers, même quand c’est Vincent Elbaz (désolé si vous lui ressemblez, mais vous n’êtes pas du tout mon style). Je vais rajouter ça à ma wishlist humaine, celle qui n’est pas encore publiée parce qu’il faut que je l’affine. Et aussi parce que ça fait plus pauvresse que je ne crois pouvoir assumer.

3 décembre

C’est prévu, un réveillon (même deux réveillons) de blogueurs, sur Paris ? Parce que, là, on est début décembre, au cas où vous n’auriez pas remarqué, et donc c’est le moment où je commence à stresser (enfin, un peu, parce que j’ai une autre source de stress en ce moment — l’argent, pour ceux qui ne suivent pas — qui est bien plus haut sur la liste des priorités) à l’idée de passer les réveillons en famille et/ou devant la télé. C’est-à-dire que… enfin… disons que j’aime bien l’idée que le réveillon soit une grande fête, un grand get-together, avec plein de monde qui ne s’est pas vu depuis longtemps, et tout et tout. Et, chez nous, ce n’est pas tellement ce qui se passe — sauf quand la nombreuse famille de mon beau-père est de la partie, mais là c’est moi qui ne me sens pas tellement concerné.

Donc, il me faudrait au minimum un réveillon dehors, celui du 31. Ca sera le premier réveillon depuis trois ans où on ne fête pas l’arrivée du nouveau millénaire, donc c’est suffisamment important pour que je sorte, non ? (Tiens, en repensant à ça, ça me rappelle que j’ai passé le réveillon 1999—2000 dehors, chez D., avec N. et, euh… quelqu’un d’autre ou pas, je ne sais plus, mais ça me permet donc de dater la fin de ma vie sociale à il y a exactement… trois ans. Eek. C’était bien ce qu’il me semblait, mais eek quand même.) (Au fait, en relisant, je m’aperçois que l’année dernière on ne fêtait déjà plus de millénaire, bon sang que les années passent vite, mais je laisse quand même ce paragraphe, parce qu’il est important, il contient même l’information capitale de ce post. La datation au carbone 99, avec le flash dans le ciel à se demander s’il y avait eu une bombe en haut de la Tour Eiffel. Mais si, souvenez-vous. Comme en plus ça devait être l’année où on avait attendu l’écrasation de Mir sur Paris, je vous dis pas…)

Et, comme je ne suis plus tellement sur IRC (et que #gayfr est de toute façon mort-vivant), il ne me reste comme possibilité qu’un réveillon de blogueurs (à moins qu’il n’y ait un réveillon de dialh, mais là le remède serait certainemnt pire que le mal — quant à caramail, je préfère ne même pas envisager le concept). De préférence, tout de même, des blogueurs gays. C’est pour ma réputation. Vous voyez, à l’époque où je sortais, quand une soirée se passait chez quelqu’un, j’avais l’habitude d’être celui qui, à chaque fois, finissait la soirée dans un coin avec un mec dans les bras et partout autour. C’est que, vous voyez, dans toute bonne soirée gay, il y a parmi les invités un garçon qui fait le tour de tous les célibataires (ou non) de l’assemblée pour ne pas finir tout seul, et finit par se retirer avec lui dans un recoin ; et il y en a un qui est tellement content de se faire dragouiller qu’il finit la soirée avec le premier. Et donc, c’était moi. Le deuxième. Celui qui se ramassait le nymphomane que tout le monde avait rejeté avant lui. J’ai pas de fierté. Un jour, je ne vous raconterai pas la fois où j’ai passé la deuxième partie de la soirée allongé dans l’entrée, derrière un rideau qui n’arrêtait pas les bruits. Ni la soirée karaoké qui a vraiment, vraiment fait du mal à ma réputation d’ircien intelligent et évolué — entre le maître de maison jaloux du garçon qui était dans mes bras, un invité, que j’avais amené, qui ne m’a plus adressé la parole pendant des mois parce qu’il était jaloux de moi, et tout le reste de l’assistance qui a moyennement apprécié les marques publiques d’affection, et encore moins le fait qu’on mette tout le monde en retard le lendemain en passant trois heures à la salle de bains. Bon, j’éclate de rire, là, en y repensant, mais j’ai honte, aussi. Non, n’insistez pas, j’ai dit que je ne vous raconterais pas. Ou alors, seulement dans mes mémoires, pour lesquels je serai payé une fortune, donc ce n’est pas pour tout de suite.

Bref. 31 décembre. Réveillon. Urgent. Avec des gens que je connais. En vrai. Parce que je suis timide. Ah, et j’oubliais un détail : pas cher. Et pas de foie gras, ni de saumon, ni de champagne, ni de caviar, ni de tous les autres trucs que je n’aime pas. Je ferais mieux d’aller le passer chez Flunch, tiens. Surtout que, si jamais mes lecteurs me font des propositions, je me connais, je vais les rejeter. Parce que je suis un chieur. Vous saviez pas ? Menteurs.

Oh, mais je en vous ai pas dit ? Il y a une semaine, j’ai reçu une lettre d’un fan… pas un fan de mon blog, ça j’en ai déjà des millions, je ne sais plus quoi en faire, je les balance par la fenêtre et ils forment un tapis de chair humaine en bas de mon escalier, pour que je puisse jeter les poubelles depuis chez moi sans que le bruit dérange les voisins. Non, un fan de ghrone. Déjà, ça, c’est plutôt sympathique (un mail qui se termine par Your sincere fan, ça fait toujours plaisir). Mais ce qui est génial, c’est cette phrase : You even got a mention on the “TechTV” show. TechTV, c’est ça. C’est-à-dire, une chaîne de télé. Une vraie. Câblée. Pas de la télé sur le web, non, une vraie télé dans le poste. Qui a parlé de Ghrone. Ca me fait tout bizarre, comme quand j’ai acheté Joystick pour la première fois depuis des années, et que j’ai vu Ghrone dans la liste des freewares distribués sur le CDROM.

Hmm… Désolé pour l’autocongratulation, on va encore me dire que je suis égocentrique (les lecteurs les plus observateurs auront observaté que, si on est en italique, c’est parce que on est en fait il, et si vous ne savez pas de quoi je parle, c’est que vous ne lisez pas ce blog assez attentivement). Mais bon, fallait bien que je le dise à quelqu’un, et vous passiez par là, alors je me suis jeté sur vous pour vous le dire, parce que, ben, c’est à ça que sert ce site.

Et puis je ne suis pas égocentrique. Je suis juste mégalomaniaque. Ca n’a strictement rien à voir. Même si c’est vrai que, chez beaucoup de personnes, les deux sont associés, ce qui explique sans doute qu’on confonde souvent. Mais c’est un tort. Et le tort… euh… non, je ne la ferai pas, je ne pourrais plus me regarder dans la glace pour m’éclater les boutons.

Je parle vraiment trop.

Pour ceux qui ont suivi 24 en entier, et en VO, je vous recommande cette interview de Leslie Hope (Teri Bauer), qui a l’air aussi intéressante en vrai qu’en personnage. Ne vous attendez pas à de grandes révélations : on apprend juste que l’actrice qui joue Kim Bauer a l’air beaucoup plus jeune en vrai qu’en vidéo (ce qui explique que son personnage soit aussi bête, elle est juste plus jeune qu’elle n’en a l’air), et aussi que l’un des producteurs de la série a été amnésique, une journée dans sa vie, de la même façon que Teri. Si, si, ça existe en vrai. Ou alors, il lui a menti pour qu’elle arrête de se sentir conne de jouer l’amnésique en 2002. Ce qui me fait penser que c’est aussi en 2002 qu’est sorti le remake de The Bourne Identity avec Matt Damon. Comme quoi, les ressorts scénaristiques les plus éhontés sont indémodables.

Bon sang, vous avez vu l’heure ? Et je n’ai même pas tellement sommeil…

Et hop. Voilà le minilog, avec les liens qui ne méritent pas tout un article et sur lesquels je n’ai rien à dire, mais qui peut quand même vous intéresser, ou pas, de toute façon il n’y a pas de système de commentaires dessus, donc je ne saurai jamais si les liens vous plaisent ou non, et c’est triste, snif. Bon, alors, vous allez cliquer dessus, oui ?

Ah, oui, où il est ? Il est… ah ben non, c’est à vous de le trouver, c’est pas comme s’il était caché, en même temps.

This or That Tuesday

1. Go out and buy gifts, or shop online/mail order?

Je n’aime pas tellement acheter par Internet… Pas que je sois un parano du numéro de carte de crédit, mais c’est forcément moins intéressant : j’aime parcourir les rayons, faire plusieurs magasins, tomber sur des trucs inattendus… Et il y a forcément toujours plus de choix dans les boutiques que sur Internet — surtout que je n’ai pas les moyens d’offrir des télés grand écran : quand j’offre quelque chose, c’est plutôt un petit gadget, ou quelque chose du genre… un truc symbolique et mignon, un cadeau de pauvre, quoi.


2. Gift cards/certificates or pick out gifts?

Ca dépend… Offrir un chèque-cadeau, c’est terriblement impersonnel, limite glauque, mais il faut être pragmatique : quand on ne sait pas trop quoi offrir d’intéressant à quelqu’un, autant lui filer directement l’argent, non ? Oui, c’est bien ce que je disais, c’est un peu glauque : si vous recevez un chèque-cadeau, ça veut dire que la personne qui l’offre ne vous connaît pas assez bien pour savoir quoi vous offrir, et/ou n’a pas envie de perdre du temps à chercher ce qui pourrait vous convenir. Ma main dans la gueule, tiens.


3. Pay cash or charge holiday gifts?

Euh… je suppose que charge signifie payer par carte ? Si c’est bien ça, je ne vois pas l’intérêt de la question. Je ne fais pas tellement de différence entre payer en liquide ou par carte. Je ne sens pas l’argent moins réel quand il s’agit d’un débit sur une carte en plastique, parce que, de toute façon, qu’est-ce qui est plus réel dans un ou deux billets représentant des ponts ringards ? L’argent, c’est abstrait par nature, donc je ne vois pas pourquoi le cadeau serait moins réel, moins personnel, moins sacrificiel, quand il est payé par carte.


4. Are most of your gifts mailed or given in person?

Décidément, ces questions sont vagues : on parle des cadeaux donnés ou reçus ? Pratiquement tous les cadeaux que j’ai donnés, c’était par courrier — province oblige, Internet oblige. Pour les cadeaux reçus, c’est plus souvent en personne. Ce qui fait la différence entre les deux, en général, c’est la distance, donc ça n’a pas tellement de signification, si ?


5. Are you an early-bird or last-minute holiday shopper?

Last-minute, ouhlala, comme en tout, quoi, last-minute à fond.


6. If you shop in stores… big chain stores or smaller specialty stores?

Ca doit dépendre de ce que je veux offrir, non ? Comme, jusqu’ici, j’ai plutôt fait dans les cadeaux à quinze euros, il y a généralement plus de choses intéressantes dans les boutiques.


7. Wrap gifts yourself or have them wrapped at the store or mall?

C’est-à-dire que, comme j’ai acheté mes cadeaux au dernier moment, en général le dernier jour où je pouvais les poster à temps, et que donc je suis à chaque fois parti directement de la boutique à la Poste la plus proche, ben… pas trop le choix, si ? Idéalement, bien sûr, c’est mieux d’envelopper les cadeaux soi-même, c’est plus classe, plus personnel, tout ça. Mais bon, avec la vie de folie qu’on mène, de nos jours, vous savez, on fait comme on peut. Ouais. Quand vous serez surbookés comme moi, vous comprendez ce que je veux dire.


8. Shopping on *Black Friday* (day after Thanksgiving)…did you or didn’t you?

Not applicable.


9. Is your holiday gift list large or small?

Small.


10. Is it better to give or to receive?

Hmm… c’est mieux de… donner ? C’est ce qu’on dit, non ? Pas crédible ? Bon, je répondrai à cette question quand j’aurai plus d’expérience dans ce domaine. Honnêtement ? Je crois que j’aime autant les deux. Il y a autant de contentement dans les deux cas, et autant de stress aussi… alors autant faire les deux, non ?

L’hétérocentrisme de Sexualité : si on en parlait devient un peu lourde… bien sûr, ça se voit d’autant plus que la nuit gay tombe le même soir. Mais, quand même, ça leur écorcherait la gueule d’envisager, ne serait-ce que d’une phrase, qu’il y ait d’autres variantes que pénis+vagin ?

Quoi qu’il en soit, il y avait quand même des… enfin, une information intéressante : le concept du préservatif anesthésiant, je suis assez curieux de savoir ce que ça donne. C’est toujours mieux que de prendre du Viagra juste pour le fun.

Et, sinon, moi qui n’ai jamais vu de sexe féminin en vrai, j’ai eu le bonheur de voir des trompes d’Eustache live en endoscopie. Je ne vous dis pas comme je suis, euh, content.

Update : il s’agit des trompes de Fallope, pas d’Eustache. Merci Daria. Je me demande comment j’ai fait l’erreur — j’ai l’impression qu’ils ont dû dire à chaque fois trompes sans préciser.

4 décembre

Pourquoi s’entêter à faire une nuit gay de temps en temps (même pas régulièrement… qu’est-ce que ça fout là, un trois décembre ?) et, surtout, pour qui ? Est-ce qu’il y a une seule personne dans l’équipe de réalisation qui pense aux téléspectateurs en produisant ce truc ? C’est à peu près pareil chaque année, mais tout de même de pire en pire : on sent que l’équipe des programmes courts se sert de l’occasion pour se défouler — d’ailleurs, si c’est pire maintenant, c’est probablement parce que L’oeil du cyclone n’existe plus, et qu’ils n’ont donc vraiment plus que cette soirée spéciale pour s’exprimer. Oui, c’est bien. Mais appelez ça la nuit de l’art moderne multimédia, si vous voulez, faites-le à l’occasion du festival Imagina, et laissez les gays en dehors de ça. Non ? Vraiment, vous ne voulez pas ? Ah, oui, vous ne me lisez pas.

Alors, le contenu… je n’ai jamais supporté les courts-métrages (enfin, les longs encore moins, mais c’est plus rare) d’homos qui racontent leur vie avec force plans sur les fesses, donc on va passer là-dessus. On va aussi passer sur la dizaine de courts totalement réalisés avec des bouts de ficelle et totalement sans intérêt. Ne pas parler des anime gay qu’ils ont trouvé le moyen de flouter, plutôt que de les diffuser une heure plus tard. Ne pas parler du montage de quinze minutes d’extraits de pornos tous plus insipides, minables et ridicules les uns que les autres — pour le coup, je ne vois absolument pas qui ça pouvait intéresser, ce truc : ni les homos, ni les hétéros.

Il reste quoi ? La réponse officielle et définitive à la question que je me pose depuis longtemps, Kinu Sekigushi (w) est-il français ou pas ? (La réponse étant oui.) Et le début du court Paradisco (c’est un court-métrage, et ils trouvent le moyen de ne pas le passer en entier, qu’est-ce que c’est classe), seule bonne surprise du lot — très bien réalisé, qui trouve le moyen d’être émouvant. Je me demande juste quel intérêt de faire tourner des gens que je connais en vrai, si c’est pour les rendre aussi méconnaissable : il a fallu que j’aille sur le site du film pour découvrir des noms que je connaissais. Et non, je ne vous dirai pas de qui je parle, vous ne saurez pas qui je connais, na, de toute façon, je n’ai couché avec aucun, snif, d’ailleurs. Bon, excusez-moi cinq minutes, je repasse la cassette maintenant que j’ai vu qui est qui sur les photos du site.

Bien, après avoir repassé trois fois la bande, je confirme que c’est la seule chose qui sauve cette nuit : d’abord parce que je retrouve des têtes connues sous les perruques et les moustaches, et ensuite parce que je suis vraiment impressionné par la qualité de la réalisation, de l’écriture, enfin de tout l’ensemble. Quand je pense que j’ai connu (non, pas bibliquement non plus, bon sang, vous ne pensez qu’à ça) quelqu’un qui va devenir un vrai réalisateur professionnel qui fait des films, et je n’en ai pas profité… je ne sais pas entretenir les relations qui pourraient me servir, c’est terrible. Enfin, c’est peut-être lié au fait que je ne sais entretenir aucune relation ?

Bref, n’empêche… c’est toujours pareil : les nuits gay de Canal, ça me fout le bourdon à chaque fois. Et pas parce que je n’ai pas encore réalisé trois courts-métrages, ni juste parce que je suis un gay célibataire. Mais parce que c’est de la merde, ce programme. Et si, plutôt que de faire ce vague truc de temps en temps histoire de dire qu’on n’a pas oublié le public gay (vous saviez que je me suis abonné à Canal+ la veille de la première nuit gay ? maintenant, vous le savez), on faisait chaque année, à date fixe (genre la Gay Pride, hein, c’est fait pour ça) une journée entière avec une thématique gay ? Une journée sur 365, c’est quand même pas beaucoup demander, si ?

Bon, à part ça, faut que je me lance vraiment dans la réalisation de courts, pour être prêt à leur envoyer mes choses la prochaine fois qu’ils font une nuit gay. Parce que je ne peux pas faire moins bien que la majeure partie de ce qu’ils ont diffusé ce soir. Je sais déjà chez qui squatter pour faire le montage ; pour la DV, il y aura toujours bien moyen ; pour les comédiens, c’est pareil, ça doit se trouver sur dialh. J’ai même le serveur où mettre des DivX pour devenir une star de la vidéo sur le web. Il manque donc juste l’idée. Quelqu’un en a une ?

Je ne sais pas pourquoi je m’attendais à ce point à un navet, mais au final Chocolat est plutôt un bon film. Il faut le temps de s’habituer à ce que Juliette Binoche se double elle-même, donc mal, mais pour le reste c’est plutôt bon : scénario sympathique et pas si niais qu’on croirait (c’est juste à la limite du niais, mais ça ne l’est pas), réalisation propre et assez poétique, casting plutôt bon dans l’ensemble, en particulier Lena Olin et Judi Dench.

Mais, tout de même, ça pouvait vraiment être comme ça, un village provincial de la France des années 50 ? Parce qu’à ce point c’est difficile à croire — si c’est conforme à la réalité, il ne faut plus s’étonner qu’il y ait encore du chemin à faire en direction du monde idéal.

Et, sinon, c’est particulièrement réussi pour donner envie de manger du chocolat. D’ailleurs, j’en profite pour vous signaler que les biscuits After Eight sont très bons. Et ont vraiment le goût d’After Eight, avec le biscuit en plus — parfait.

5 décembre

The X-Files — Jump the Shark (9.15)

Je n’arrive pas à croire qu’ils aient tué les Lone Gunmen. Et de façon aussi… expéditive, dans un épisode pas tellement sérieux, au détour d’un couloir, et en cinq minutes ? Alors que Mulder est mort une soixantaine de fois, que Scully a pleuré trois cents fois parce qu’il était en danger… et là, ils meurent tous les trois, d’un coup, et tout le monde s’en fiche ? C’est seulement parce que je n’ai pas suivi l’épisode assez attentivement, ou c’est vraiment lamentable ?

Et, bien sûr, l’épisode s’appelait Jump the shark… Dommage que, dans le cas des X-Files, cette expression n’ait plus le moindre sens depuis cinq ans.

Mozilla 1.2.1 : je n’ai pas testé, mais vous pouvez commencer

Icônes RAD.E8 : Des icônes 128x128 pixels pour ObjectDock

Ca y est, le mystère des cotisations mystérieuses réclamées par la Maison des Artistes est élucidé. Et, au passage, contrairement à la dernière fois que j’avais appelé et qui m’avait dégoûté à vie, je suis tombé sur quelqu’un de sympathique. Donc, on m’avait menti : il y a bien un plancher, je dois bien payer un minimum annuel, qui correspond aux cotisations calculées sur la base de 900 heures de SMIC (est-ce que je vais être obligé de devenir de droite, et vouloir que le SMIC n’augmente pas ? de toute façon, sur les quatre ans à venir, il n’y a aucun risque, je n’ai pas à me poser la question). Ce qui fait, en gros, 6000 F de cotisations par an — bon, il faut bien avouer que c’est raisonnable, pour avoir droit à la sécu et toutes les choses comme ça (peut-être même la retraite, je ne sais pas, c’est compliqué, j’en sais rien), mais faut quand même le trouver, cet argent, arg, c’est Garoo qu’on assassine.

Enfin, à part le fait que ce n’est pas une erreur et que c’est bien à moi de payer tout cet argent qu’on me réclame, il y a quand même une bonne nouvelle : maintenant que je suis affilié à la Maison des Artistes, je n’ai plus une tonne de paperasserie à faire remplir à mes clients, je peux tout encaisser et payer les charges moi-même ensuite. C’est beaucoup plus simple comme ça, je suis comme une vraie petite entreprise, hihi, moi, une entreprise, de qui se moque-t-on ? Que suis-je allé faire dans cette galère ? Pourquoi la vie est-elle si compliquée ?

On en apprend tous les jours, et même dans les commentaires des blogs : paraît que les banques américaines attendraient de pied ferme l’expiration du brevet sur la carte à puce, pour pouvoir s’en servir sans payer des royalties à, euh, Jesaisplussonnom. Bon, c’est pas comme s’il avait besoin d’eux pour survivre, mais, sans blague, comment peut-on être aussi radin ? Ah ben non, hein, on va pas payer pour un brevet déposé par une saleté d’européen qui de toute façon a pas pu inventer ça tout seul, genre, c’est pas possible, mais comment ils savent ce que c’est qu’une puce, ces primates ? Pff, ça fait pitié, quand même, non ?

Est-ce que quelqu’un qui utilise AOL en illimité (ou non) pourrait me confirmer des difficultés à envoyer des fichiers ? Parce que, de mon côté, ça se confirme : je mets des heures pour uploader des images sur mon site, même les fichiers HTML ne passent pas toujours du premier coup, et c’est visiblement aussi pour cette raison que depuis un moment je ne peux plus envoyer de fichiers attachés par mail, que ce soit par mon serveur mail perso (auquel cas le mail se volatilise, poof, plus de nouvelles) ou par le serveur de laposte.fr (qui me vire systématiquement en cours de route). Par contre, au niveau download, je n’ai pas le moindre problème, je tourne toujours à 4 ou 5 Ko/sec. Est-ce que j’ai raison d’accuser AOL de vouloir limiter tout ce qui n’est pas consommation passive du web, ou ça peut venir de modem, ou de ma ligne ? En attendant, je souffre, moi…

Update : il est possible (ne vendons pas la charrue…) que le problème ait été réglé en réinstallant AOL. Le cas échéant et si ça se confirme, un grand remerciement à qui de droit, et que je ne sais pas comment appeler entre ses quinze pseudos.

6 décembre

Thursday Thumb-Twiddler

1. Would you like to know the precise date of your death?

Bof… Enfin, ça dépend : si ma mort doit intervenir dans les mois, voire dans les quelques années qui viennent, oui, j’aimerais autant le savoir. Parce qu’en l’état actuel des choses je suis très loin d’être capable de vivre chaque jour comme si ce devait être le dernier — faut croire que c’est tout le contraire de ma nature — alors savoir que je vais mourir l’année prochaine me décoincerait sûrement.

Des fois, je me demande ce qu’il vaudrait mieux… Vivre encore cinquante ans de cette façon, ou deux ans intensément en sachant que je vais mourir au bout ? Je n’ai pas la réponse, mais il faut croire que mon mode de vie répond pour moi. Enfin, c’est pas que j’aie l’assurance de vivre encore cinquante ans de cette façon, mais il faut bien avouer qu’avec un rythme pareil, et aussi peu de stress, on peut vivre longtemps. Qu’est-ce que je dors bien… C’est quand je suis éveillé que ça craint.


2. Do you have a favorite sexual fantasy? Would you like to have it fulfilled? (Details are not necessary in your answer.)

A vue de nez, non, pas tellement… Je ne suis pas tellement original, dans ce domaine, je me contente de la position du missionnaire et ça me suffit. (Avant de crier que je suis un mauvais coup, je me permets de vous faire remarquer que, techniquement, dans mon cas, la position du missionnaire est absolument inapplicable, donc, ben, faut croire que c’était de l’humour. Pff, faut tout leur dire.) J’ai de vagues fantasmes comme tout le monde, parce qu’il faut bien en avoir pour faire comme ls autres, sinon on se fait foutre de sa gueule au vestiaire parce qu’on en a une toute petite et… euh… non, attendez, je suis en train de faire un flashback d’une enfance qui n’est pas la mienne. Non, moi, je passais le plus de temps possible penché en avant pour entrevoir sous les serviettes des autres — en y repensant, avec le recul, ça devait forcément se voir. Donc, oui, vagues fantasmes pas très originaux, dont la réalisation n’est pas très importante (et pas si difficile non plus), mais qui me suffisent. Je suis un romantique : ce qui m’intéresse, c’est ce qu’on partage quand on fait l’amour. Ou même quand on baise. Même avec un inconnu. Je suis romantique même quand je me tape quelqu’un dans une backroom.

On pourrait croire que je mythonne, mais non, pas tant que vous croyez.


3. If you had to be trapped in a TV show for a month, which show would you choose?

Erf. Je ne me suis pas présenté au casting de Loft Story parce que je ne supporterais pas plus de deux jours la cohabitation avec une douzaine de dégénérés. Ni à celui de Star Academy parce que je supporterais encore moins d’y ajouter une demi-douzaine de profs caractériels et despotiques (sauf Armande, bien sûr). Ni à Popstars parce que, euh, là, de toute façon, je n’aurais pas le niveau, et puis, même, j’aurais eu bien trop peur de ce que je risquais de gagner. Reste quoi ? Une semaine au Bigdil ? En y réfléchissant, je m’aperçois qu’il n’y a aucune émission que je suive régulièrement, en ce moment. Bon, disons que je supporterais d’être enfermé dans En aparté ou Ombre et lumière, c’est la Mireille Dumas en moi qui s’exprime, je pourrais m’y faire.

7 décembre

Là, normalement, je devrais vous raconter plein de choses, toute ma sortie de ce soir. Mais j’ai pas envie. Du tout. Je ne sais pas pourquoi. Mais pas envie. Alors un autre jour. Sans doute. Probablement. Ou pas. Mais sûrement que si. Quand même. Ne serait-ce que parce que j’ai des notes dans mon calepin et que ce serait dommage de ne pas les convertir en article. Enfin, en même temps, c’est pas comme s’il m’était arrivé quelque chose de passionnant. Oui, non, bon, je sais, de toute façon, si j’attendais que ce soit passionnant, je n’écrirais jamais rien. Oh, et puis je vous emmerde, d’abord, hein.

8 décembre

Note : l’âge du capitaine, la taille de mon sexe et la réponse à la grande énigme de l’univers sont disséminés dans ce texte. Je dis ça parce que, à votre place, je ne le lirais pas, tellement il est long. D’ailleurs, moi-même, je ne l’ai pas relu, c’est dire.

Il y a des soirées qui se passent bien mais vous laissent déprimé. Et, le lendemain, il y a des soirées qui se passent bien mais vous remontent le moral. J’ai beau m’être laissé le temps de chercher comment l’écrire, je n’arrive toujours pas à mettre les choses en ordre. Alors je vais séparer en plusieurs thèmes et faire un post multipost (à l’origine, je pensais séparer en plusieurs posts, mais ça serait encore pire, au niveau de la chronologie, on ne s’y retrouverait plus).

Les faits, d’abord. Hier soir, je suis donc allé au Festival des films gays et lesbiens de Paris, invité par XIII, pour voir la projection de courts-métrages (à thématique… gay et lesbienne, vous avez deviné, ou sinon faudrait penser à suivre un minimum quand vous lisez). Moi, dans un festival ? Pour voir des courts, en plus ? Non, je vous rassure, j’avais une motivation précise : voir Paradisco, que la Nuit gay de Canal+ avait lamentablement mutilé. Parce que je connais vaguement le réalisateur, parce que je connais vaguement plusieurs des chanteurs, mais aussi, surtout, avant tout et en fait uniquement, parce que l’extrait montré sur Canal était excellent.

Au final, pas de déception : c’est simple, il n’y a aucun défaut. Les acteurs, les chanteurs, la musique, la photographie, l’humour, absolument tout est parfait. A tel point que ça m’énerve. Ok, lui, il a fait des études de cinéma, alors c’est normal qu’il fasse quelque chose de bien, mais, quand même, pourquoi est-ce qu’il a fait ce film à son âge et moi rien à mon âge (qui doit être sensiblement identique au sien) ? Hein ? C’est pas juste. Ou peut-être qu’au contraire c’est juste, mais ça craint quand même, de mon point de vue à moi personnel.

Tout ça pour dire que je vais même aller jusqu’à vous conseiller d’acheter le DVD, quand il sortira (enfin, sauf s’ils le vendent 50 €, parce que le court lui-même ne dure que 17 minutes, quand même). Voire à me l’offrir. Ceci dit, vu que je leur fais de la pub, ils pourraient même me l’offrir eux-mêmes, non ? Enfin, c’est pour dire que je ne suis pas rancunier : je vous incite à acheter le DVD d’un réalisateur qui, il y a deux ans, quand il a utilisé mes photos pour illustrer une interview, m’a crédité en tant que Garou. Moi. Alors qu’il me connaissait. Les stars, tous les mêmes, ils ne respectent personne. (Non, très sérieusement, je trouve ça sacrément irrespectueux de citer quelqu’un en orthographiant mal son pseudo, et de refuser de corriger, sous prétexte que c’est compliqué de modifier un article après sa publication. Euh… Hello, on est sur le web, c’est un fichier à changer !)

Pour le reste du programme, il y avait du bon et du mauvais… C’est simple, les deux meilleurs, Paradisco, donc, et Boychick, passent sur Canal+ ce mois-ci, preuve qu’ils sont capables de faire de bons choix, quand il ne s’agit pas de la réalisation d’une nuit gay. Sinon, un film pas mal fichu et assez émouvant sur un pédé séropositif de campagne, dont les parents réalisent qu’ils sont au courant ; un… euh, clip de danse moderne qui était, euh, moderne ; et du porno à base de lait concentré sucré, mais je ne peux pas vous raconter, j’ai préféré regarder mes mains plutôt que vomir. Le mélange du sexe et de la nourriture, je peux pas, j’ai jamais pu, je pourrai jamais. Là, en plus, il y avait la symbolique à tendance bukkake, merci bien, eurg, rien que d’y repenser, beuark.

Et sinon, dans tout ça, plein de nouveaux acteurs mignons à surveiller.

Bon programme, donc. Je pensais m’ennuyer fortement, et finalement j’ai plutôt apprécié. Côté salle, c’était bien aussi. Même si je n’ai pas dévisagé toute la salle, parce que, euh, je suis timide, voilà, on va dire, enfin c’est vrai en fait, bref, même si ça, j’ai quand même croisé trois garçons que je connaissais du Mag, et qui… m’ont reconnu. Non, sans blague, je suis un peu bête (vos gueules, j’ai dit), mais ça m’étonne toujours. Le Mag, c’était il y a cinq ans. J’y suis allé pendant une huitaine de mois, et depuis je n’ai revu pratiquement personne. Et là, cinq ans plus tard, on se souvient de moi. Et ça m’étonne. C’est pathétique — que ça m’étonne.

Je pourrais vous sortir une excuse bidon (enfin, elle n’est pas totalement bidon, mais disons que c’est 10% de la cause de mon sentiment) : moi, sur ces cinq années, j’en ai passé trois à ne rien faire et ne rencontrer personne (et, bizarrement, à chaque fois que je pense cette phrase, j’ai envie de me tirer une balle dans la tête ou, au moins, me planter un couteau dans la main pour me punir). Je me dis donc que c’est normal que je me souvienne d’eux, mais qu’entre-temps eux ont eu à mémoriser beaucoup de nouveaux visages, et qu’ils auraient pu m’oublier pour faire de la place. Parce que je ne sais pas comment ça fonctionne, le cerveau de quelqu’un qui a une vie sociale active, je ne peux qu’imaginer.

Mais la principale raison, ce n’est pas ça. C’est que je me suis toujours senti invisible. Quand on me voit, et encore plus quand on se souvient m’avoir vu, je n’en reviens pas, à chaque fois. Alors quoi, à l’époque où j’allais au Mag, je n’étais pas transparent ? Les gens qui me parlaient ne le faisaient pas par pure politesse, ils s’intéressaient suffisamment à moi pour s’en souvenir cinq ans plus tard ? C’est possible ? (Je vous avais prévenu, je suis très con, des fois. Pourquoi vous croyez que j’écris ce blog ? Aimez-moiiiiii ! Ahem. Passons.)

En écrivant ça, je crois que je commence à comprendre pourquoi, au lieu de me filer la pêche, cette soirée m’a foutu le bourdon. Je n’aime pas qu’on me rappelle mes occasions ratées. (Et oui, je sais, avec le temps qui passe, on va en avoir de plus en plus à me rappeler.) En 1997, si j’avais eu confiance en moi, si j’avais utilisé du Biactol, et si j’avais acheté deux ou trois vêtements mettables à C&A, j’aurais pu briller en société, avoir plein d’amis, faire plein de rencontres intéressantes, et me marier quinze fois sur la période 1997-2002. Au lieu de ça, rien. Je n’ai rien accompli, et j’atteins dans deux mois un âge auquel il va falloir que je mente pour qu’on m’adresse la parole sur Internet. D’ailleurs, ce qui m’a déprimé, ce n’est peut-être pas tant les occasions perdues dans le passé, mais celles que je rate chaque jour, aujourd’hui, hier, demain et la semaine prochaine.

Je n’ai pas vraiment peur de vieillir. Mais qu’est-ce que j’aimerais que le temps passe moins vite.

Passons à aujourd’hui. Invité cette fois par Antoine (je ne sais pas trop quel lien mettre, alors on va mettre celui de ses commentaires) à prendre un verre et dîner. A ses frais, donc je ne pouvais pas refuser. Non, c’est faux, je refuse toujours, je crois que j’ai refusé deux invitations à dîner dans la semaine. Mais c’est comme ça, la vie est injuste, et puis faut pas vous plaindre, je ne suis pas un cadeau. Et là, la révélation : je serais drôlement beau dans une robe en lamé rouge. Mmmh… non, je dois confondre, je ne suis pas en train d’écrire le blog de Barbie, là. (Paraît que Barbie a un blog officiel, écrit par un blogueur professionnel, mais je n’ai pas noté l’adresse, désolé.) La révélation : qu’est-ce que c’est bien, de passer une soirée entre copains. Entre copains intelligents et intéressants, de préférence (et avec même un gens connu, enfin, un gens que vous connaissez pas son nom mais que si je vous disais qui c’était vous diriez woah non vraiment ?). Et le corollaire : ce n’est clairement pas sur les chats gays que je vais trouver un mari. Et là, j’ai la pêche. Parce que j’avais vraiment oublié comment c’était, de passer la soirée en groupe, discuter autour d’un verre, sans minauderies ni putasseries (ni même dragueries). Et j’avais oublié à quel point c’était moi. Même si je ne parle pas beaucoup, surtout quand je ne connais pas bien tout le monde, ça reste la définition d’une bonne soirée. Oui, j’avais oublié, c’est ridicule, et alors ? Je suis un autiste, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Bon, alors… les sorties en groupe d’IRC, c’est mort. Les soirées entre collègues, euh, dans une autre vie où j’aurai des collègues. Il reste quoi ? Chez qui je vais squatter tous les soirs pour avoir l’impression de vivre ?

C’est n’importe quoi… J’ai une écorchure sur mon pinky — mon petit doigt, si vous préférez — juste à cause du froid. Et une autre sur mon poignet, à cause du fermoir de ma montre. Qui est en métal, arrondi, sans angles. Et trouve le moyen de m’arracher la peau quand même. Je suis en train de devenir un zombie. Next thing you know, mes membres vont tomber un par un. (Quand j’ai écrit ce texte sur mon blog portable, j’avais conclu par Ah non, pas mon membre ! mais ça ferait deux posts à la suite faisant référence à mon sexe, ça pourrait donner une mauvaise image de moi, alors que je suis pur, chaste et innocent. Des fois.) Pour rattraper le coup, il va falloir que j’aille sucer le sang de jeunes vierges sacrificiels. (Et voilà, on y revient. Mais pour qui je vais passer, moi ?)

Théoriquement, si je fais des UV, ça doit endurcir ma peau, non ? En fait, j’hésite un peu, parce que je n’ai pas vu le soleil depuis tellement longtemps que j’ai peur de ressortir brûlé au troisième degré. Ce qui, pour le coup, serait un poil plus inconfortable que la gangrène.

9 décembre

Pourquoi est-ce qu’il faut qu’il me retombe dessus précisément aujourd’hui ? Alors que j’avais la pêche ? Alors que j’envisageais de passer à autre chose ? Est-ce que c’est un test, précisément, pour savoir si je suis prêt à tourner la page ? Si c’est le cas, je viens de le foirer, le test. Et merde…

— Il y a pire qu’être amoureux de quelqu’un qui ne vous aime pas, c’est d’être aimé de quelqu’un que vous n’aimez pas.

— Oui, je connais. Et c’est des conneries. J’ai été des deux côtés de la barrière, et je préférais de loin la deuxième proposition. Mais alors, de très loin. Même si c’est vrai que c’est gênant, et tout, mais c’est quand même celui qui est amoureux qui y pense 24h/24, hein. Et qui prend des kilos en bouffant du chocolat.

C’est marrant que ce soit ce soir, juste maintenant, que je tombe par hasard sur un film qui dit dans cette famille, rater notre vie, c’est ce qu’on fait le mieux. Variations sur le thème du manque de communication. Au passage, le film s’appelle Que faisaient les femmes pendant que l’homme marchait sur la Lune ? et vaut bien mieux que son titre.

Je vous préviens un peu tard, mais je suis prévenu un peu tard, et puis si vous êtes intéressé, c’est que vous êtes un noctambule. Du dimanche soir. Un glandeur sans existence réelle comme moi, quoi. Bref, semblerait que les cinq épisodes de South Park qui vont être diffusés en VO dans une heure (soit à 03:10 pour être précis) soient des inédits. Oui, Canal+ diffuse des inédits de South Park à trois heures du matin, dans la nuit du dimanche au lundi. C’est sympathique, non ? Remarquez, loin de moi l’idée de me plaindre, c’est tout à fait ce que j’ai envie de voir ce soir. Mais je pense une petite seconde à ceux qui bossent. Ouhla. Voilà, c’est fait, une seconde trois dixièmes, et ça m’a épuisé.

Questionnaire du jour : 7 instants

1.Avez vous déjà imaginé n’exister que dans le rêve d’une autre forme d’intelligence ?

Hmm, oui, vaguement. De toute façon, dès qu’on croit en une divinité quelconque, on en arrive un peu à ça, non ? Que ce soit à proprement parler un rêve ou une création, ça revient un peu au même. Bon, et puis, depuis Matrix, c’est tellement plus à la mode que quand mon prof de philo essayait de nous faire passer ce concept…

D’ailleurs, en écrivant (un peu de) ma vie dans un blog, est-ce que je ne me mets pas à n’exister plus que dans l’imagination des lecteurs ? Oh le beau débat philosophique pas du tout bateau, du genre qui m’emmerde profondément parce que, j’ai beau aimer psychoter à fond, il y a quand même des limites d’abstraction auxquelles je veux bien réfléchir.


2.Vous arrive-t-il parfois de chercher à déplacer des objets par la pensée ?

Euh… Pas récemment, mais ça m’est déjà arrivé, oui. Je me disais qu’après tout, si on imaginait dans les histoires que ça pouvait se faire, pourquoi ça ne serait pas réel ? (There is no spoon, en plus.) Bon, je n’y suis jamais arrivé. Pas de télékinésie, pas de pouvoirs de voyance, rien. Tant pis, il faudra me contenter de mes pauvres pouvoirs de mortel glandeur. Ca craint, non ?


3.Vous êtes vous déjà demandé si vous n’avez pas été échangé à la naissance ?

Oui.

Mais je ressemble trop à mon père pour que ce soit le cas.

Non seulement je ne peux pas douter de ma famille, mais je ne peux même pas douter de mon père. C’est pas fun, tout ça.


4.Quel sentiment vous inspirent vos années collège dans la cour de récréation ?

J’ai beau avoir facilement tendance à verser dans la nostalgie, je n’en ai plus tellement pour le primaire et le collège. Parce que, fondamentalement, je n’ai pas été heureux. Ni malheureux, non plus. J’étais encore moins vivant que dans les trois années qui viennent de s’écouler. C’est dire. Comme quoi, ça remonte à loin, tout ça. Il serait juste temps que je m’y mette. Enfin, bref, ce n’était pas le sujet. La réponse est donc : Bah, pas grand chose, sinon la honte du dork que j’étais. (J’ai déjà tendance à vandammiser, alors après avoir regardé deux heures de South Park en VO, c’est pas la peine d’essayer de me retenir…)


5.Avez-vous déjà pleuré en imaginant la mort d’une personne n’ayant pas de raison de trépasser rapidement ?

Euh, ouais. C’est normal, quelque part. Enfin, j’ai beau me dire que c’est normal, ça ne m’empêche pas de me penser, tout de suite après, à comment je me sentirais coupable si la mort arrivait effectivement dans les heures qui suivent.

Tiens, dans la série non, je ne suis définitivement pas voyant, je me souviens aussi de la fois où j’ai eu un très mauvais pressentiment sur quelqu’un dont je n’avais pas de nouvelles — mais un vrai pressentiment, pas juste de l’inquiétude — alors qu’en fait il allait très bien. Je ne suis donc définitivement pas Buffy. Merde.


6.Comment expliquez-vous que certaines personnes soient plus intelligentes que d’autres ?

Life sucks (enfin, pour les autres, pas pour moi, bien sûr). Pendant un moment, ça a été la mode de dire que ça n’existe pas, l’intelligence, que ça ne peut pas être objectif, qu’il ne peut pas y avoir de différences aussi flagrantes et injustes. En même temps, il y a des gens qui sont objectivement plus grands que d’autres. Et, même si les critères de beauté fluctuent avec les époques, il y a des gens objectivement plus laids que d’autres. Alors, faut pas rêver, il n’y a pas de raison que, pour l’intelligence, ce soit différent.

Je vous dirais bien que l’intelligence, ce n’est pas le QI, que ça n’a rien à voir, et tout et tout, mais… un peu quand même, aussi. Ok, on peut avoir un QI de surhomme et être complètement con, mais le contraire est plus rare. Paraît que les informaticiens accomplis (donc, en particulier, les gens qui passent du temps sur leur ordinateur pour le plaisir, et sont susceptibles de lire un blog — coucou, oui, je parle de vous, là, je vous flatte sous le menton pour que vous reveniez demain) ont statistiquement un QI supérieur à la moyenne. Et pourtant, qu’est-ce qu’il y a comme cons sur Internet !

(Est-ce que j’ai bien réussi à noyer le poisson, sur la fin, pour ne pas passer pour un élitiste dans ce post ?)


7.Vous arrive-t-il à certains moments, vouloir être regardé et donner l’impression que vous ne savez pas être observé ?

Euh, je ne sais pas ? A chaque fois que je suis dans le Marais ? Non ? Connaissant l’auteur de la question, il doit y avoir une autre réponse, mais là je ne trouve rien d’autre.

C’est pas juste. La semaine précédente s’était très bien terminée, et voilà que celle-ci s’annonce comme une grande semaine de merde. Est-ce que je pourrais avoir un échange standard, sur une semaine presque neuve, peu servi, à part mal dormi cette nuit et réveillé à midi par un cauchemar sentimental ?

10 décembre

Et puis ça pas est dégueulasse, ça tu trouves dégueulasse :)

Vous voyez pourquoi je n’ai pas posté grand chose aujourd’hui ? Je vous épargne. Avec un taux indexé sur le SMIC. Tout ça pour dire que les Pim’s au chocolat, c’est bon. A condition de se partager le paquet à quinze. Ou de se faire vomir après. Ou de ne plus rien manger pendant les quinze jours suivants. Tiens, ça doit être dans bientôt ou y’a pas longtemps, le Ramadan, non ?

Change-moi ma vie : le film est raté et glauque (c’est bête, l’idée de départ aurait pu donner quelque chose de, euh… romantique, même lyrique), mais qu’est-ce que Fanny Ardant est bien, belle, formidable, géniale, grande et tout ce qu’elle sait être.

C’est une honte, il y a un film starring Fanny Ardant ce mois-ci sur Canal+, et on ne m’avait pas prévenu, pas de bande annonce, rien. Enfin, bien sûr, c’est surtout une honte de foirer un film avec une Fanny Ardant magistrale dans le rôle principal.

11 décembre

C’est beaucoup moins surprenant que Que faisaient les femmes pendant que l’homme marchait sur la Lune ? soit un bon film, quand on apprend qu’il est écrit par le réalisateur de Ma vie en rose. (Je dis ça parce qu’il est repassé ce soir, alors si vous ne l’avez pas vu, tant pis pour vous, hein.)

Ca m’énerve que Trillian(w) ne me permette pas de réorganiser les gens dans ma contact-list sans dé-cacher la centaine de contacts qui sont offline. Ca m’énerve que la nouvelle version d’AOL ait mis le bouton Quitter à la place du bouton Déconnexion. Ca m’énerve que Mozilla 1.2.1(w) ne soit toujours pas capable d’ouvrir une popup de commentaires tant qu’on n’a pas laissé la page se charger entièrement. Ca m’énerve aussi de devoir retaper tous mes mots de passe et toute ma config parce que j’ai changé de version de Mozilla. Ca m’énerve qu’ObjectDock(w) soit programmé par l’auteur d’ObjectBar, qui s’ingénie systématiquement à gâcher une technique excellente par une interface inutilisable et incohérente. Ca m’énerve que chaque logiciel Stardock soit l’oeuvre d’un seul programmeur et qu’il n’y ait personne dans l’équipe pour gérer, harmoniser et améliorer les interfaces des programmes. Ca m’énerve qu’Eudora(w) ou XNews(w) fassent clignoter tout l’écran quand ils sont occupés parce que la partie interface graphique est programmée avec les pieds. Ca m’énerve qu’il y ait autant de logiciels mal conçus. Ca m’énerve de ne pas pouvoir me passer de ces logiciels mal conçus, parce que je ne peux pas me passer de mon ordinateur ni d’Internet. Ca m’énerve de ne pas recevoir de réponse à ce putain de mail.


P.S. : Non, moi non plus, je ne sais pas pourquoi j’ai une centaine de contacts dans Trillian alors que je ne parle à personne. Ca doit être mon côté collectionneur.

12 décembre

Et j’ai trouvé le moyen de rater le seul épisode intéressant de la dernière saison de X-Files… Ouin !

C’est exactement ce qu’il me fallait : comment configurer Mozilla pour pouvoir faire des recherches sur n’importe quel moteur, directement depuis la barre d’adresse. C’est-à-dire pouvoir taper imdb fanny ardant pour faire une recherche sur l’IMDb, tvtome x-files pour tvtome ou lyrics annie cordy pour chercher dans ma base de données perso de paroles de chansons.

Bref, c’était ce que je cherchais à faire depuis longtemps, sauf que je ne savais pas que c’était possible.

Etant donné que je n’ai pas de glace, est-ce que je vais me rabattre sur le chat ? Euh, je veux dire, pour lui faire un calin. Au chat, pas à la glace. J’hésite, parce que j’ai un peu peur d’ouvrir la boîte de Pandore. Elle (oui, le chat est une fille, j’ai déjà dû le dire, vous êtes lourds à pas être attentifs, merde) a déjà passé la moitié de la journée à miauler devant ma porte, et je sais que si je me mets à la caresser cinq minutes pour me débarrasser de mon stress, ça va la relancer pour une heure. D’un autre côté, je me dis que, quoi que je fasse, du moment que je sors de ma chambre, ça la met en route. Bah, j’improviserai. Et je ne pense pas vous tenir au courant, vu que, dans le fond, tout le monde s’en tape, mais je me suis juste dit que ça manquait un peu de n’imp, ce blog, ces temps-ci. Maintenant que je n’ai plus de raison de m’angoisser à cause d’un mail sans réponse (le mail est toujours sans réponse, mais il y a eu signe de vie par ailleurs), on va bientôt pouvoir revenir au rythme normal du garooblog. Tiens, le chat m’appelle, je vais aller en profiter. Garoo out.

Biblical Curse : (via /usr/bin/girl)

Dusty Info : (via /usr/bin/girl)

Gecko Rulez : (vu sur StandBlog)

13 décembre

Erf… mais qu’est-ce qui m’a pris ? Hier soir, je m’ennuyais, j’avais froid, j’étais fatigué, j’avais mal à la tête, et je me suis couché à deux heures du matin. Résultat : réveillé avant dix heures aujourd’hui. C’est malin, je fais quoi, moi, maintenant ? Il n’y a rien à la télé (enfin, il y a pire que rien, une rediffusion de la Nuit gay), il n’y a personne sur Internet, les blogs français ne sont pas encore réveillés et les américains sont à peine couchés… Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais si ça se trouve, pour meubler la journée, je vais être obligé de faire des choses ! Et je ne dis pas ça comme un euphémisme pour le sexe, mais dans le sens de réaliser quelque chose, être productif, bref… bosser. Eek.

Ca alors, c’est gentil ! Bananalotto(w) me rembourse mon Super Loto perdant : Bravo ! Vous avez gagné 10 Euros ! Je me charge personnellement de vous envoyer votre chèque. Bon, ça ne vaut pas une super cagnotte de quinze miyons nouveaux, mais c’est toujours mieux que ça. Vivent les vendredi 13 où je gagne sept euros ! A ce rythme, je suis riche dans… euh, mille ans ?

14 décembre

Voilà, j’ai passé une bonne partie de la journée sur Photoshop, à retoucher, redimensionner, couper, watermarker des images… Et je ne peux pas vous dire pourquoi j’ai fait tout ça, parce que je n’ai pas encore eu le temps de finir. Enfin, il faut que j’essaie de me retenir de faire monter la pression, parce que ce que je vais mettre en ligne demain, ou dimanche, ou un autre jour, n’intéressera sûrement pas grand monde. Mais, au moins, je ne pourrai plus dire que je n’ai pas essayé. L’étape suivante, ça sera de faire une boutique en ligne… sur cafepress, donc avec des t-shirts à 40€, tout va bien, je vais faire fortune. Il reste quoi d’autre ? Bosser ? Les deux clients que j’ai, ou que j’avais, pour la fin d’année, n’ont pas donné de nouvelles depuis deux ans. Pourtant, j’ai été tout gentil tout poli, parce que j’ai besoin d’argent et que je suis prêt à tout, même à travailler, un peu, des fois, pas longtemps, et je nierai avoir dit ça, et je ferais mieux d’aller me coucher plutôt que d’écrire des conneries, surtout que demain tout le monde va me le ressortir comme que si vous y auriez cru que je le pensais vraiment, mouarf. Sauf que, si je me couche trop tôt, je vais encore me réveillé à des heures surnaturelles.

L’avantage de la période des chaleurs, comme je disais, c’est que quand j’ai envie de chaleur humaine, je n’en ai pas à disposition, mais je peux quand même aller gratouiller la tête du chat dans le couloir pendant un moment. Mais il y a l’inconvénient inévitable et indissociable, qui est que je meurs d’envie de jouer à Shoot dans le bébé ! quand cette sale bête passe dix minutes à miauler derrière la porte. Pour l’instant, je me retiens, parce que ça serait mal. Mais, si on met en balance le positif et le négatif, et compte tenu du fait que la chaleur humaine d’un chat est beaucoup moins satisfaisante que la chaleur humaine humaine, j’ai peur que les savates se mettent à voler une nuit où je serai particulièrement de mauvaise humeur. Voilà comment va le monde, quelqu’un quelque part ne répond pas à un mail, et quelqu’un d’autre quelque part d’autre envoie son chat valdinguer par la fenêtre. C’est l’effet papillon, qu’ils appellent ça, les frères Bogdanov. Mais un chat, ça vole moins bien qu’un papillon.

Est-ce que vous n’êtes pas, vous aussi, infiniment soulagés d’apprendre que la présentatrice de la Séance au choix, sur Canal +, est une comédienne ? Ce qui est dommage, c’est qu’après avoir fait ça, elle n’aura plus jamais l’occasion d’avoir un rôle autre que celui de la folle de service… raison de plus pour lui vouer un culte de son vivant, enfin, je veux dire, tant qu’elle passe à la télé. Allez, qui se dévoue pour lui faire un site ?

Je ne sais pas pourquoi ce post est parti sur une direction cynique alors qu’à l’origine je voulais dire qu’en vrai elle a l’air cool, intelligente et sympa. Je me mets à poster le contraire de ce que je pense pour remplir, vous vous rendez compte de ce que vous me faites faire ?

Je n’ai pas d’idée, cette année. Il est bien possible que je fiche la paix à tous les correspondants de mon carnet d’adresses, au lieu de leur envoyer comme les années précédentes des montages photo se faisant passer pour des cartes de voeux pour les fêtes.

Il faut dire que, la première année, les montages étaient réussis (ils sont devenus des fonds d’écran, téléchargeables dans le portfolio, bien qu’ils ne méritent pas un tel honneur, quand même) mais, l’année dernière, c’était une catastrophe. Alors je me dis que, si je suis une évolution logique, d’éventuelles cartes 2002 me feraient honte à vie. (Déjà qu’on me critique quand je mets des flocons sur le bandeau du site…)

Et puis, surtout, je ne suis pas inspiré. Faire des montages avec des photos libres de droit, ok, c’est bien, mais il y a un moment où on en fait le tour, quand même… Et je ne vais pas recycler un n-ième portrait de mon chat, ça n’aurait pas beaucoup de rapport. A moins que. Mais où est-ce que je vais trouver un bonnet de Père Noël à sa taille ?

Angel — Couplet (3.14)

C’est bizarre, de retrouver Angel maintenant, après plusieurs mois d’absence pour cause de Star Academy (et ce, bien que Star Academy ne soit pas encore terminé, allez comprendre la logique des programmateurs de TF1).

Du coup, de revoir ces images sombres, ces têtes connues, j’étais tout content. Hélas… hélas, hélas (trois fois hélas, donc)… c’est dommage que je n’aie pas de souvenirs précis des épisodes précédents, parce que ça m’empêche de dire que celui-ci était le plus mal écrit de toutes la saison. La moitié des dialogues reposaient sur des quiproquos abrutis, l’autre moitié sur le fait que Cordelia demande à Angel de l’aider dans sa quête du sexe… On se croirait dans les deux dernières saisons de Spin City. C’est à se demander si ce ne serait pas un genre qui revient à la mode aux Etats-Unis — après tout, Bush au pouvoir, c’est bien la preuve d’un retour des neuneus au premier rang du public, non ?

Bien sûr, comme d’habitude, les seules choses intéressantes se passent dans les trente dernières secondes de l’épisode. C’est à se demander si ce n’est pas la seule chose que Whedon fournisse à l’équipe en charge d’Angel : les derniers plans de chaque épisode, charge aux scénaristes de remplir les cinquante autres minutes. Ben, je veux bien, mais à condition de virer ceux qui n’ont pas le niveau.

Et donc, cette semaine, c’était la traduction de la dernière prophétie en date : The father will kill the son. Je sais qu’il est trop tôt pour se réjouir, que Wesley a pu encore une fois se tromper, que ça peut parler de quelqu’un d’autre, qu’il reste une dizaine d’épisodes avant la fin de la saison. Mais j’ai quand même envie de le dire : ouf, une bonne nouvelle.

Aaaaaaaaargh ! Ca y est, j’ai lu le recap de l’épisode de cette semaine de X-Files. Je suis dégoûté. A mort. De l’avoir raté. Je me suis tapé toute cette saison sans broncher, j’ai même regardé d’un oeil la mort des Lone Gunmen, et je rate ça ? Connaissant Carter, la fin finale de la saison va être minable, et cet épisode-là était le seul des deux dernières années qu’il ne fallait manquer sous aucun prétexte. Ouin ouin ouin ouinnnnnnnnnnn !

Combien d’années avant que cette saison sorte en DVD ?

Allons bon, Michel Field a beaucoup d’estime pour Sarkozy. Tout fout l’camp, ma bonne dame, tout fout l’camp.

15 décembre

Est-ce que c’est une constante universelle, de tomber amoureux de gens qui ne le méritent pas, ou c’est juste moi ? Il y a la vitesse de la lumière, la loi de Murphy et ce… Ah, ben non. C’est une des applications de la loi de Murphy, justement, mais je n’y avais pas encore bien réfléchi sous cet angle. Zut.

Maintenant que je sais de façon sûre que ce n’est pas moi qui ai tout gâché en allant trop vite et en disant trop de choses dans mon blog, mais que ça vient vraiment de lui, j’hésite à dé-supprimer les archives qui ont été prises dans la grande rafle de, euh, je ne sais plus quand, je n’arrive pas à retrouver l’article correspondant. D’un côté, c’est mal de réécrire l’histoire, de l’autre, ça ne regarde et n’intéresse personne et, d’un troisième, ça n’a pas vraiment d’importance, en fait, deux mois plus tard, parce qu’au final je pense qu’assez peu de lecteurs remontent aussi loin dans les archives.

A part ça, pour tous les petits chieurs égocentriques et émotionnellement immatures du web, il y a une place à prendre dans mon coeur, si ça vous intéresse. En même temps, ça ne rapporte rien, mais bon, ça peut être juste pour le plaisir de torturer un blogueur, si ça vous amuse. Merci d’envoyer les candidatures à garoo@example.com.

J’crois qu’c’est clair : vous pouvez officiellement m’appeler Ally. (En même temps, je sais bien que je suis loin d’être le seul au monde dans ce cas, mais il se trouve que je suis le seul à écrire sur ce site.)

C’est une chance que je ne croie pas au karma. Je devrais me sentir coupable, en plus de déprimer.

Il y a quelques années, la pub Audi Il a la voiture, il aura la femme, qui était du second degré évident, a été retirée à cause des plaines d’associations. Depuis plusieurs semaines, la pub pour les téléphones LG Elle veut tout, il a tout n’émeut personne. Est-ce que c’est juste parce cette pub-là est moche, glauque et mal réalisée, qu’elle passe inaperçue ?

16 décembre

Bon… alors, logiquement, South Park ne peut pas tomber plus bas que ça, si ? C’est quand même bête : les cinq épisodes de la semaine dernière étaient excellents, et ceux de cette semaine doivent être les cinq pires depuis le début de la série. Est-ce que les auteurs ont du mal à se remettre du traumatisme du 11 septembre (sachant que l’épisode sur Ben Laden est la pire chose que j’aie vu à la télé de l’année, il doit y avoir un peu de ça), ou est-ce que la série a violemment sauté le requin du jour au lendemain ?

Sinon, pour parler de choses plus positives, je voulais dire que, ce soir, je suis bien content d’avoir un blog. Ca vous tombe dessus sans prévenir, un lecteur gentil qui vous remonte le moral après un weekend de merde. Et hop, voilà, pour un peu j’aurais presque la pêche. Alors, merci lecteur ! (Et je sais qu’il me lit, puisque c’est un lecteur, duh.) (Bon, c’est pitoyable, de poster ce genre de message sur son blog. Promis, je le referai plus.) (Enfin, je ne promets rien, bien que je vienne de le faire, mais disons que je le retire, parce que, euh, je ne me souviens déjà pas de ce que j’ai posté il y a une semaine, alors vous pensez bien que tout engagement auquel je pourrais souscrire ici serait nul et non avenu, sachant que, justement, moi et les engagements, enfin, bref, voilà, il est cinq heures du matin, j’ai subi cinq mauvais épisodes de South Park, alors j’ai mal au crâne, faut que je dorme.)

Bon, c’est juste dommage qu’il ne soit pas venu me parler avant que je fasse une commande Telemarket pleine de biscuits au chocolat et autres trucs diététiques. Oh, ce n’est pas une semaine de plus à manger n’importe quoi qui va me tuer. Si ?

7 instants

1. Est-ce que vous pourriez programmer votre reveil-matin en selectionnant des minutes qui ne soient pas multiples de 5 ?

Non et, d’ailleurs, je me demande pourquoi les constructeurs de réveils n’en tiennent pas compte. Je suis sûr d’avoir déjà refait un tour complet de cadran parce que j’avais dépassé l’heure pile d’une minute ou deux. Et je pense l’avoir fait en étant conscient de l’absurdité de la chose, comme quoi on n’échappe pas toujours à ses incohérences.

C’est une façon de bien commencer, proprement, la journée, je suppose. Et puis, bon, c’est un rendez-vous qu’on se donne, et on donne rarement rendez-vous à des 15:08.


2. Prendre sa douche, se lever, écouter les informations, déjeuner, s’habiller, se brosser les dents. Classez chronologiquement ces activités selon votre propre organisation quotidienne. Des activités manquent ou sont en trop ?

Manque le pipi du matin, forcément. Et le Danao du matin, quand il y en a. Quant au classement, ça dépend des jours : la plupart du temps, c’est allumer la télé, puis Danao, puis pipi, puis assis devant l’ordinateur. Eventuellement, je peux vérifier mes mails avant tout le reste, si je suis dans une période où j’attends des messages.


3. Pourriez-vous être bénévole aux Restos du Coeur pour distribuer des repas aux démunis ? Si oui, quel sens donneriez-vous à cette démarche ?

Ce qui nous amène à la question : Puisque vous pourriez, pourquoi ne le faites-vous pas ?

Je suppose que je pourrais, oui. Théoriquement. Si ça ne supposait pas de sortir de chez soi, rencontrer des gens, et tout ça. En fait, je ne comprends pas le sens profond de la question, alors il faut que j’essaie d’interpréter… Est-ce que je pourrais tenir, nerveusement, affronter la misère au quotidien ? Je pense que oui. Quel sens ça aurait ? Ben, faire ce qu’on peut à son échelle pour améliorer le monde, tiens. Pourquoi je ne le fais pas ? Parce qu’il y a deux types de personnes qui font du volontariat : ceux qui sont bien dans leur vie et qui veulent en profiter pour aider les autres, et ceux qui sont mal dans leur vie et veulent aider les autres pour compenser. Je ne suis pas dans la deuxième catégorie, mais il est tout à fait possible que je sois dans la première quand, ben, quand j’y serai. Je ne sais pas si c’est clair, mais dans la tête ça l’est.


4. Vous brossez-vous les dents au moins deux fois par jour ? Si ce n’était pas le cas, le diriez-vous ?

J’ai déjà publié une photo d’un de mes plombages dans le picturelog, alors je crois que, oui, je vais le dire, que je ne me brosse pas les dents deux fois par jour. Je n’en dirai pas plus, j’en ai déjà trop dit.


5. Vous arrive-t-il de griffoner quelque chose lorsque vous êtes au téléphone ? Si oui, de quoi s’agit-il la plupart du temps (dessin, signature, …) ?

Oui, presque systématiquement. Parfois, ce sont de grands dessins (qui ne représentent jamais rien), avec des coups de crayon dans tous les sens. Mais le plus souvent c’est du remplissage : je noircis méthodiquement un coin de page, avec des motifs élaborés… J’ai un calepin, là, justement, que je pourrais montrer dans le photolog. Excusez-moi une minute, je fais l’image et je vous mets un lien dessus. Là. Voilà. C’est ici.

Et, donc, pour répondre à la question, ça ne représente presque jamais rien. Parce que je ne fais pas ça pour m’occuper le cerveau, mais pour m’occuper la main. C’est ça ou je me… euh, non, rien.


6. Est-ce que vous avez encore peur aujourd’hui de ce qui vous effrayait, enfant ?

Mais je n’avais peur de rien, quand j’étais enfant… Ou le contraire. Non, je ne me souviens pas… Bon, j’avais peur de me servir d’un briquet, et c’est passé. Par contre… Oui, je ne peux pas dormir sans être couvert, au minimum, par un drap. Quand j’étais petit, je me cachais autant que possible sous la couverture, pour que les monstres ne me voient pas, et il m’en est resté ça. Et, de même, je déteste qu’une partie de mon corps dépasse du lit. Parce que ça donnait une prise aux monstres qui étaient sous le lit.

Mais tout ça, ce sont des anciennes peurs qui sont devenues des tics. Par contre, j’ai encore deux vraies peurs : la nuit, et les miroirs. Et les deux ensemble. J’en ai déjà vaguement parlé, mais pas en détail. Dehors, je n’ai pas peur (j’ai déjà traversé le bois de Vincennes en pleine nuit noire, et ça allait) mais je ne peux pas traverser l’appartement dans le noir sans avoir peur que quelque chose me saute dessus par derrière. (Et pas de façon sexuelle.) Et je ne peux pas me trouver seul devant un miroir, en particulier quand il fait nuit, sans avoir peur de croiser le regard de Freddy (ou un de ses cousins) en train de s’approcher dans mon dos.

Ca se manifeste dans la salle de bains, où j’ouvre systématiquement le rideau de la douche, parce qu’il est en face de l’armoire à pharmacie, et que quelque chose pourrait se cacher derrière. Et ça se manifeste surtout quand je reviens des toilettes la nuit, vu qu’il y a un miroir d’1m80, au mur, juste à côté de la porte de ma chambre. Vu qu’en plus, depuis un mois ou deux, la lumière du couloir ne marche plus… Heureusement qu’il y a le chat : si je le vois dans le coin, ça veut dire qu’il n’y a pas de monstre, parce que, forcément, un chat, ça détecte mieux les monstres qu’un humain, non ? Des fois, je me dis que ça sera problématique, le jour où je vivrai seul.

Pfff… je ne devrais pas répondre aux questionnaires à cinq heures du matin. Vous noterez, en conclusion, que ma principale peur n’est pas de me faire attaquer par un monstre : c’est de le voir avant que ça arrive. Après, me faire éviscérer, je m’en fiche.


7. Quelle est la dernière chose qui vous a scandalisé ?

Euh, là, je ne sais pas, je reviendrai demain.

Voilà, là, on est demain (magie de la technologie du bloc-notes…), et je ne suis toujours pas plus inspiré. Alors, je crois que ça va être quelque chose de personnel, le fait d’avoir envoyé un mail de deux pages à quelqu’un, et reçu une réponse d’une ligne. Mais bon, ce n’est pas très important, et je ne suis pas sûr que le mot scandalisé soit vraiment juste.

Pour un peu, je serais presque productif, en ce moment. Le redesign de gayattitude(w) avance doucement, seulement ralenti par le fait que, depuis le passage au nouveau serveur, je ne peux plus accéder à la base de données distante depuis mon propre ordinateur, ce qui m’empêche de tester la plupart des scripts en local. C’est énervant, mais je n’ai pas le courage de chercher comment changer la configuration de MySQL.

Maintenant, pour changer, je vais me remettre à la section payante de garoo.net, tiens. Quoi, une section payante ? Oui, une section payante. Vu que mes clients se sont volatilisés, il va bien falloir que vous fassiez chauffer les cartes bleues pour me payer mes cotisations à la Maison des Artistes, hein…

17 décembre

Je ne devrais jamais aller sur IMDb avant la fin de ce que je regarde. Le téléfilm de M6, Apparitions (Living with the Dead), un I see dead people en version bien écrite, est tiré de l’autobiographie d’un médium américain. Et, forcément, ça change le regard qu’on peut porter dessus : il ne s’agit plus juste d’une histoire de voyance et de meurtres, c’est aussi de la propagande. Ca change la perspective, quand on apprend ça en cours de route — un peu comme si on découvrait que La Haine est produit par Sarkozy. (Bon, et, accessoirement, ça empêche de soupçonner le médium au moment où on est censé se poser la question, dans l’histoire.)

Du coup, je ne sais pas quoi en dire. Que c’était très bien joué, de Ted Danson et Mary Steenburgen (je me demande pourquoi elle m’est si familière, c’est peut-être à cause de Powder — tiens, faudrait que je me repasse la cassette un de ces jours) aux petits adolescents fantômes, tout le monde était impeccable. Que c’était bien écrit, à part les longueurs. Que la réalisation était lourde, très lourde, mais que ça ne collait finalement pas mal avec les longueurs déjà citées, et avec le climat général qui s’imposait. Que l’histoire est intéressante. Que l’histoire est censée être… euh, vraie. Arf.

Vous vous doutez peut-être déjà, ou pas si vous ne savez pas lire entre les lignes, que je ne demande pas mieux que de croire à la voyance et à tout ce qui va avec. Mais l’histoire de ce téléfilm pose justement un problème : si les médiums existaient, pourquoi est-ce qu’il y aurait autant de disparitions et de crimes qui n’ont jamais été élucidés ? Comment la société pourrait être un tel bordel si la voyance fonctionnait ? Est-ce qu’il n’y a qu’un médium par continent, ou est-ce que la plupart sont bien contents de gagner des petites sommes au Loto et ne rien faire de plus constructif ? Est-ce qu’on peut être en connexion avec l’au-delà et ne pas avoir envie d’en faire profiter le monde entier ?

18 décembre

Je pensais avoir fini par trouver le son idéal pour Trillian (comprendre ICQ, si vous préférez). Enfin, pas le son idéal, mais un son supportable, qui ne me hérisse pas le poil à chaque fois que je l’entends, au bout d’une semaine. Parce que le son de Trillian est le seul qui ne répond pas à une action utilisateur, il surprend toujours. J’ai une montée d’adrénaline à chaque fois que j’entends le son critical stop (et ce, quel que soit le son que je mets, je m’adapte toujours en quelques jours) mais ça arrive, dans la plupart des cas, juste après avoir cliqué quelque part, ou fait un raccourci clavier qui ne plaît pas à l’ordinateur. Bref, quand j’ai fait quelque chose pour mériter ce moment de stress. Alors que Trillian, non, c’est tout le temps et n’importe quand, ça ne prévient pas, ça vous agresse pendant que vous tapez un article de blog, ou pendant que vous rêvassez, ou pendant que vous vous… euh, voilà, enfin pendant tout, quoi (heureusement, je n’ai pas encore d’ordinateur aux toilettes). Et, donc, je pensais avoir trouvé le son idéal. Un double bip, assez neutre, une gentille note pas méchante. Mais non, je viens de découvrir son défaut, il en fallait bien : il vibre. Si, si, je vous assure : quand j’ai la main qui repose nonchalamment et lascivement sur le trackball, ça fait tout plein de vibrations désagréables dans la paume à chaque fois qu’on me parle. Arrêtez de me parler, bon sang. Ou alors, je change de son. Ou je mets un tapis souris sous mon trackball. Sauf que je viens de m’apercevoir que la vibration se transmet aussi par les coudes, pendant que je tape. Ah, oui, j’ai un peu sommeil, alors j’oubliais le paragraphe où j’expliquais que les enceintes sont sur mon bureau, que les vibrations se transmettent, que ce son-là en particulier doit être plein d’harmoniques et de trucs comme ça qui font qu’il y a des vibrations partout, et que donc bzzzz ça se bzzzz propage bzzzz jusqu’à mes poignets. Mais vous aviez compris de vous-mêmes. Tout ça, c’était pour lancer un grand sondage : vous utilisez quoi, comme son, dans votre Trillian / ICQ / autre chose ?

Ouais, c’est pas digeste. Mais croyez-vous que l’auteur rajouterait des retours chariot pour vous faciliter la vie ? Des clous, oui. Et puis on ne revient pas à la ligne juste pour aérer, on le fait quand il y a lieu et, là, faut croire qu’il n’y avait pas lieu. Voilà.

19 décembre

C’est que Doggett aurait été presque émouvant, ce soir. Par contre, dans Oz, on sait faire une fin de saison à la hauteur de la série (et sachant que les fins de saison représentent un quart de la série…).

Voilà.

Qu’on ne vienne plus me dire que je ne poste pas assez, ou vous en aurez encore d’autres comme celui-ci.

Quelqu’un s’est enfin collé à la tâche de faire fonctionner la roulette de la souris sous Mozilla. Vous savez, ou vous ne savez peut-être pas, que si vous appuyez sur la roulette, et bougez la souris, vous vous déplacez dans le document (ça marche dans Internet Explorer, et dans beaucoup d’autres logiciels). Ce qui est pratique pour un déplacement horizontal, ou quand on veut descendre tellement loin dans un document que ce serait trop fastidieux de le faire en tournant la roulette. Bon, c’est vrai que, depuis plusieurs mois que j’utilise Mozilla, j’avais très bien réussi à oublier cette habitude ; mais là, de pouvoir m’en servir à nouveau, je m’aperçois d’un coup à quel point ça m’avait manqué. Donc, ce que je voulais dire, c’est que ça s’appelle Autoscroll et que… c’est buggé. C’est-à-dire que je m’aperçois, là, que je ne peux plus cliquer dans le formulaire du journal, ça ne marche plus, ça a tout cassé. Donc, ne l’installez pas tout de suite. Mais ça a quand même le mérite d’exister. En fait, cet article a beaucoup moins de sens maintenant que je me suis aperçu que ça cassait la gestion de la souris. Mais on ne peut qu’espérer une version corrigée bientôt. Ou alors, je vais être bon pour réinstaller Mozilla. Encore une fois. Arg. Mais ca sera bien, quand même. Quand ça marchera.

plans pour le wtc : Certains architectes sont doués comme des enfants de cinq ans.

Quand on disait qu’il ne pouvait pas y avoir de virus dans les images ou les fichiers son, c’était compter sans les programmeurs de Microsoft (sous XP, du code peut se retrouver exécuté quand on passe le curseur sur un fichier MP3) et Nullsoft (quelle que soit votre version de Winamp, il faut mettre à jour). Et, comme la RIAA (les majors américaines, quoi) est capable de sauter sur l’occasion pour casser la gueule virtuelle aux méchants pirates, je crois qu’il ne faudrait pas trop laisser traîner ces failles sur votre ordinateur. Moi, je dis ça, je dis rien.

20 décembre

Sonnez les sonnettes, trompettez les trompettes, tambourez les tambours : ça y est, j’ai fini le redesign que j’avais commencé il y a très exactement, pile, jour pour jour, deux mois. Sachant que j’ai surtout bossé deux jours il y a deux mois, et trois jours cette semaine, c’est comme ça que je fonctionne. (C’était au cas où certains se demanderaient encore pourquoi je ne travaille pas. Bref.)

Oyez donc, braves gens et moins braves : la nouvelle version (j’ai perdu le compte, mais à vue de nez ça doit faire dans les 4.0) de gayattitude.com est en ligne. Et… j’en suis assez content, ce qui est une chance, quelque part, mais n’est pas si évident que ça en a l’air. C’est joli, y’a des images partout, c’est tout gris comme j’aime. Allez-y, inscrivez-vous (enfin, ceux que ça concerne), ça va changer votre vie. Ou la mienne. Ou aucune, mais ça fera quand même du chiffre, ça fait toujours plaisir.

Note : ceux qui voudraient critiquer le design ont intérêt à être extrêmement diplomates, sans quoi ça risque de saigner.

Une idée excellente, pour un jeu pas facile : Invisibles. Des movie stills éditées (de main de maître) pour effacer les acteurs et vous devez, évidemment, retrouver les films correspondants. Bon courage !

Le plus incroyable, c’est qu’il y en ait à chaque fois qui trouvent les huit réponses…

(Attention : spoilers sur le film L’emploi du temps(w), qui n’est pas un film à suspense, mais bon, au cas où, je préviens.)

C’est marrant, comme on perd le réflexe du blogueur, des fois. L’autre jour, je regardais L’emploi du temps, puis le petit reportage Minutes en + qui suivait, l’espèce de mini making-of qui sert de debriefing au film sur Canal+. Là, le réalisateur revenait sur la scène finale du film, où le héros subit un entretien d’embauche pour un poste de cadre probablement bien payé, et j’entends le réalisateur dire la scène finale, c’est une scène de suicide. Sur le coup, je suis surpris, je me dis que je devais vraiment ne pas être attentif, puis, en écoutant la suite, je réalise que ce réalisateur (et co-scénariste du film) est un homme qui saurait me comprendre, s’il lisait ce blog, et me donnerait de l’argent pour que je vive tranquillement, et m’offrirait des colliers en diamant : eh oui, après plusieurs mois de liberté, plusieurs mois à fuir le monde du travail et ses relations humaines viciées, accepter un job, c’est bien un suicide. C’est comme ça que je l’ai toujours ressenti, et je profite donc de l’occasion pour vous recommander ce film : écrit par quelqu’un qui a la même vision du travail que moi, pas mal réalisé et bien joué (et puis, y’a Karin Viard), c’est forcément à voir.

Et dire qu’il y en a encore pour me dire que je devrais me trouver un boulot. (Et je ne parle pas de ma mère qui, forcément, est motivée par le fait de devoir m’entretenir en attendant.) Mais voilà, faut que je sois réalisateur, et scénariste, et acteur, et peintre, tiens, tant qu’on y est. Je ne sais pas par où commencer…

Ce qui me fait penser que le dernier post de kobal2 me parle… Bah de toute façon maintenant c’est trop tard pour…

21 décembre

Il n’y a pas longtemps, un certain quelqu’un m’avait dit que, pour la fin de l’année, ça se passerait super bien, côté boulot. Eh bien, ça se vérifie : j’avais deux clients potentiels presque sûr pour ainsi dire signés pour décembre, et… maintenant, plus aucun. L’un a disparu et ne répond pas aux mails, l’autre m’a envoye un message que je résumerais par : Mon neveu me propose de me faire le site et son suivi à vie pour zéro euro, est-ce que tu peux t’aligner ? (vous imaginez ma réponse… enfin, vous imaginez mal, j’ai été poli, je lui ai même laissé une chance de s’excuser et de réaliser que son site gratuit népoteux allait être une daube monumentale — peine perdue).

Alors, d’un côté, je trouve que, oui, c’est une année qui se termine bien, côté boulot. De l’autre, ça ne va pas ramener beaucoup d’argent, et j’ai emprunté la semaine dernière à ma mère 350 zeuros en lui garantissant, sur ma vie, que j’allais avoir le premier paiement de mon client à neveux avant même qu’elle ait vu l’argent débité de son compte. Certes, ce n’est pas dramatique, parce qu’elle ne va pas m’envoyer les huissiers (alors que l’URSSAF l’aurait fait sans hésitation, ces ingrats, avec tout ce que je leur… euh, non, mais bon, voilà, et puis zut, d’abord) et parce que, de toute façon, pour Noël et les étrennes, c’est la somme que j’aurais eue dans une enveloppe. J’ai eu mon cadeau quinze jours à l’avance, c’est le rêve, non ? Non. Mais, bon, c’est mieux que les huissiers. Et je peux, au moins, me prévaloir de ma bonne foi : je croyais vraiment (con et naïf que je suis) que j’allais avoir les mille premiers zeuros tout de suite là il y a quelques jours. Je me voyais déjà dépenser des dizaines d’euros dans des choses aussi futiles que des jeans non déchirés à l’entrejambe ou une cartouche d’encre Epson (un jour, je vous ferai un texte sur mon père qui s’obstine à me refiler des imprimantes Epson alors qu’elles ne survivent pas deux mois dans ma chambre). Donc, je disais, j’étais de bonne foi, c’est le principal. Pour moi. Et, surtout, ma mère me fait moins peur que la Maison des Artistes.

Je voulais dire autre chose… Ah, oui. Donc, certes, c’est moins stressant tout ça tout ça, finalement je ne vais pas bosser de l’année tout ça tout ça (enfin, sur ma lancée, j’ai quand même fini le redesign de gayattitude, qui rapporte en ce moment moins que jamais, et j’ai presque fini le garoothon, qui devrait ouvrir demain, si tout va bien, poil aux couilles, non, cherchez pas à comprendre). Donc, pas bosser. Vous avez remarqué que je n’arrive pas à venir à bout de mon idée ? Vous avez vu que je traîne, je délaie, je dédalise, je diverse et j’ai perdu le mot que je cherchais et qui remplaçait tous les précédents ? Vous savez ce que ça veut dire ? I’m baaaaaaaack ! Ouais, enfin, crions pas victoire trop tôt, si ça se trouve, ça va repartir comme c’est revenu. Ou pas. Enfin, ce que je voulais dire, c’est que c’est pas pour ce Noël que je vais avoir un appareil photo numérique, vu comme c’est barré. Donc c’est pas l’année prochaine que je vais remplir mon book et devenir photographe de mode (ou même de cul, ça paye aussi, et quelque part on doit même être plus tranquille dans son boulot) super bien payé avec un appart et un studio et un labradror. Noir, le labrador, c’est plus chic. C’est plus salissant que le marron, surtout quand on refait les plâtres dans l’escalier de l’immeuble, mais c’est toujours moins con qu’une poule. Ce qui n’est pas difficile, je vous l’accorde. C’est pour ça que je vais avoir grandement besoin de vous. Quand le garoothon sera lancé. Bientôt. Peut-être demain, ou aujourd’hui, ou en janvier 2005, la date n’est pas encore fixée très précisément. Mais il sera lancé, ça, c’est un fait, tôt ou tard, ça viendra. Maintenant que l’opération savekaryn.com(w) est terminée, qu’il est établi que le Net est plein de gros couillons prêts à filer du fric à n’importe qui avec un site moche et vert, ou vert et moche, je ne vais pas me gêner. Il faut que je repeigne mon site en vert. Et que je supprime les deux dernières phrases que j’ai tapées. Je n’ai pas encore touché un centime que je vous insulte déjà. C’est tout moi. Et on se demande pourquoi je n’ai pas de boulot ?

Tiens, je crois que j’ai trouvé un nouveau concept : mettre pour chaque post, soit en titre, soit en conclusion, la phrase Et on semande pourquoi je n’ai pas de boulot. Ca, au moins, c’est un concept qui me correspondrait.

Ah, au fait, dans les précisions que j’ai oubliées de caser quelque part là-dedans, il y avait le fait que c’est sur la fin de l’année chinoise que ma place dans le Grand Tout Capitaliste doit m’être subitement révélée. Ce qui me laisse encore un ou deux mois. Je sais pas vous, mais, moi, j’espère moyen à tendance pas du tout. Enfin, si, j’espère à fond (tiens, je voulais taper à donf mais c’est sorti proprement, alors je n’insiste pas), mais je n’y crois pas. Oui, oui, je sais, c’est là justement tout mon problème. J’ai des aspirations bien au-dessus de ce que je crois pouvoir réaliser. Et on se demande pourquoi je n’ai pas de boulot ?

Est-ce que je wannabeon camstory ? Je ne suis pas sûr… En plus, Astro affirme clairement que son but est de recruter des filles (mais qu’est-ce qu’ils ont tous, les hétéros, à ne penser qu’à ça ? est-ce que, moi, je ne parle que de mecs ? hein ? vos gueules, c’est moi qui parle ici ?). Et, aux dernières nouvelles, je ne suis pas une fille, même si je pourrais faire l’effort, aller m’acheter une perruque et un soutien-gorge, mais il faudrait que je me rase tous les jours et ma peau n’y survivrait pas. Mais ce que j’aime bien, c’est le côté démocratique : il suffit de s’inscrire, et l’hétérocentrisme n’influe pas sur l’affichage des cams sur cette page, contrairement au site principal. Qui n’a pas voulu de moi. Ch’uis rancunier. Ou pas.

Bon… L’update ne fonctionne pas avec les hebergements Online. C’est vrai, je pourrais mettre mon camshot sur OVH, mais je vais plutôt interpréter ça comme un signe du destin tendant à me faire abandonner l’idée sans trop y réfléchir. Ca tombe bien, parce que je me serais sûrement répondu, finalement, que je n’avais pas envie d’avoir une webcam. D’abord l’abonnement au Gymnase Club, ensuite la webcam. D’abord l’appareil photo numérique, ensuite le Gymnase Club. D’abord gagner au Loto.

Pour tous ceux dont les blogs parlent de gens : vous devriez faire un Index of Characters. Bon, ça ralentit un tout petit peu à chaque fois qu’on poste un article (l’idée, c’est qu’à chaque fois qu’on parle d’un personnage on fait un lien sur sa fiche), mais au moins ça permet au public de suivre. (Si vous voulez voir un exemple en fonctionnement, le blog auquel correspond cet index est .)

Je crois qu’on devrait tous faire ça, en fait. Dans nos vies. Pour s’y retrouver. Hmm… Il faut que j’y réfléchisse. Ca fait un moment que j’ai envie de faire une base de données des gens que je connais, quelque chose qui servirait à la fois de carnet d’adresses et d’aide-mémoire, où je noterais mes impressions et les coups bas qu’on m’a faits…

Ca paraît faisable. Après, si je pouvais coupler ça automatiquement à une base de données sur mon site, qui à chaque mise à jour convertirait les noms en pseudos et supprimerait les informations trop personnelles… Ca fait rêver. En même temps, je parle tellement rarement des gens dans ma vie (peut-être parce que je n’en ai pas beaucoup, de gens ? non, c’est surtout que j’ai peur qu’ils lisent) que je ne sais pas si ça servirait beaucoup.

Bon, je note l’idée, j’y reviendrai.

Oh. Je voulais vous parler de… Et puis je me suis aperçu qu’elle m’avait linké… Ce qui suppose qu’elle doit me lire, de temps en temps au moins… Et, du coup, je ne sais pas comment parler d’un blog qui me linke déjà, et qui en plus n’est pas tellement nouveau…

N’empêche, je voulais quand même signaler, même si je suis sûrement le dernier à le savoir, que le blog de Lucie le chien n’a pas été assassiné, comme je le pensais, par le passage au payant des iTools, mais a seulement déménagé. (Soit papa Dale n’a pas fait d’annonce parce qu’il n’aime pas sa fille, soit je l’ai ratée. L’annonce. Eventuelle.) Et, tant qu’on y est, sa maman (à Lucie) a son propre blog (dont le style ressemble un peu, comme quoi les chats ne font pas des chiens, hihi, si, justement, c’est tordant, puisque Lucie le chien est un chien — oh, ça va, hein, il est cinq heures du matin, et j’en suis à ma quatrième tartine de texte de la soirée, alors ne vous plaignez pas, sinon je recommence à ne rien avoir à dire et vous n’aurez rien gagné et j’ai sommeil), que je ne m’explique pas ne pas avoir mis dans mes bookmarks plus tôt. Pff, pourquoi elle est allée s’installer au Québec au lieu de venir adopter des animaux avec moi ? Ah, oui, parce que je suis pédé. Et parce que je n’ai pas le physique de Dale (tant qu’on y est, autant faire des liens à toute la famille) (au fait, sérieusement, indépendamment du physique, j’adorerais avoir un mari qui s’appelle Dale… avant de connaître son site, je ne savais pas que ce prénom existait et, je ne sais pas pourquoi, j’imagine appeler quelqu’un Dale ! et je trouve ça génial).

Et dire que je n’ai même pas fait de liens vers mes différents nenfants-blogs, quand ils sont nés. Et là, tout ce monde d’un coup, qui n’a rien fait pour ça. C’est la vie, et la vie c’est pas juste. Tout ça, c’était surtout pour vous parler du blog canin, à l’origine. Pour dire que j’étais fan, quoi. Et que ça serait mieux si la colonne de texte n’était pas plus large que mon écran.

Angel — Loyalty (3.15)

Excusez-moi, j’ai un peu perdu le fil au moment du hamburger géant, j’étais trop occupé à me rouler par terre de rire. Ok, la scène aurait pu être intégralement pompée dans un des Ghostbusters, mais le résultat est quand même excellent — félicitations aux graphistes qui ont pondu Loa le hamburger, c’est un chef d’oeuvre. Ils devraient vendre des figurines animées, tiens.

A part ça, on s’ennuie un peu… Faut dire, un épisode centré sur les conflits moraux de Wesley, ça ne peut qu’être soporifique. Quant à Holtz, il a profité de la coupure de deux mois pour regarder Star Academy et s’intégrer à fond dans le 21ème siècle, ou quoi ?

How dare you call on the Loa!

Bon, il faut que je retravaille quelques trucs, que je bouge des machins, que je fasse des bandeaux et que le machin soit plus attractif.

Mais l’événement important, c’est que le garoothon est lancé (désolé pour l’URL bizarre, mais j’allais quand même pas acheter un nom de domaine…).

Le principe est simple : vous me donnez de l’argent. Moi je dis, plus simple, y’a pas, et plus sympa, c’est difficile aussi. Comme, décidément, Paypal, je ne le sens pas (c’est comme donner une clé d’accès illimité à mon compte en banque, et j’y tiens, à mon compte en banque, il est fragile), le fonctionnement est à base d’Allopass, qui a l’avantage d’être simple d’installation pour moi, et simple d’emploi pour les gentils visiteurs payeurs.

Donc, c’est simple : si vous aimez ce blog, et que vous voulez que je passe un bon Noël, et que je ne devienne pas SDF en 2003, et que l’abonnement AOL ne me mette pas en faillite, vous pouvez aller sur ce formulaire et composer le numéro de téléphone à dix francs qui est caché derrière le drapeau de votre pays, et ensuite vous entrez dans le formulaire le code que la gentille dame vous a donné, pour que l’argent que vous avez dépensé soit versé sur mon compte à moi que j’ai. (Je dis ça pour que vous ne composiez pas le numéro pour vous enfuir sans entrer le code, ça serait dommage de gaspiller.)

Bien sûr, ça ne serait pas très très bien d’appeler sur le téléphone de votre patron. Et puis, ça ne serait pas très très légal de vous recommander de le faire. Alors, voilà, les enfants, je vous demande de ne pas composer le numéro sans l’autorisation de vos parents, et de ne pas le faire sur une ligne professionnelle. Sauf que, bon, je dis ça, mais je ne suis pas là pour vérifier, hein, si jamais vous n’obéissez pas, je ne le saurai jamais, alors bon, voilà, quoi, hein. (Vous voyez jusqu’où je suis prêt à descendre pour cinq francs ? Moi qui dis toujours que je suis honnête, regardez où je suis tombé…)

Maintenant, je n’ai plus qu’à me remettre au sport pour le volet 2 du garoothon, qui incluera des photos compromettantes de moi. Mais là, ça sera beaucoup plus cher et, surtout, c’est pas pour tout de suite. Alors, en attendant, vous pouvez retrouver en ligne les fameuses photos de mon chat, des versions remasterisées de mes anciens fonds d’écran, et d’autres choses. Et puis, bon, ça ne vous coûte pas cher et, si on multiplie par les millions de lecteurs à moi que j’ai, ça fait de moi quelqu’un de riche. Dans dix ans. Mais il faut bien commencer quelque part, non ?

Je suis sûr que j’ai été victime d’une manipulation mentale, ce soir. ’Voyez, après avoir déterminé que tous les acteurs étaient atroces dans Le Fléau, je me suis dit que ce serait une bonne idée d’aller voir Star Academy une dernière fois, puisque c’était, justement, la dernière.

Et là, je vous le dis, on nous ment, on nous trompe : ils nous font croire qu’ils ont convoqué tous les candidats (ou presque) des deux promotions, mais je vois bien que c’est faux, il y en a qui ne sont pas des anciens élèves, des chanteurs qu’ils ont engagé pour faire de la figuration. Et ils ont poussé le vice jusqu’à rajouter ces faux anciens élèves sur le site officiel ! Une Stéphanie ? Une Florence ? Elles ont chanté, vraiment ?

Sans blague, c’est quoi ces têtes que je n’ai jamais vues ? Ok, je n’ai pas été 100% attentif, cette année encore moins que la précédente, mais il y en a vraiment dont je n’ai pas le moindre souvenir. C’est qui, cette fille qui chantait très bien, en duo avec Grégory ? Elle m’a fait peur, j’ai cru un instant que c’était Eva qui avait pris des cours de chant et avait révélé sa voix (heureusement, un plan de coupe m’a prouvé le contraire juste après). Et cette fille, là, qui ressemblait à Amandine mais chantait comme une patate ? Non, non, ils nous les ont remplacé(e)s, c’est la seule explication. Et, moi, je dis c’est pas bien de jouer avec ma mémoire pour me faire croire que je suis devenu fou.

Evidemment, en me relisant, et en retournant me documenter sur le site officiel, je réalise qu’il y a comme qui dirait une tendance qui émerge : je n’ai oublié que des filles. Peut-être que ce n’est pas si mystérieux que ça, finalement…

22 décembre

C’est bête, hein, c’est idiot, mais je n’avais pas réalisé que le marathon 24 heures chrono serait en VF. Là, pour le coup, c’est pas pour moi. Zut, moi qui croyais que j’allais pouvoir meubler deux fois huit heures de ma vie sans avoir besoin de réfléchir, c’est raté. Et je voulais aussi vérifier certains éléments de l’histoire, ce qui est exclu également. La voix française de Sutherland a l’air minable, il est hors de question que je m’inflige ça, je ne veux pas salir mes souvenirs.

Plus je vieillis, moins je supporte les gens qui ne disent pas ce qu’ils pensent et ne pensent pas ce qu’ils disent. C’est terrible, et très con à la fois. Garoo découvre l’hypocrisie — ou plutôt, la redécouvre. Je suppose que c’est l’inconvénient d’avoir été un ermite pendant trois ans : au moment où on essaie d’en sortir, on se retrouve confronté à certains aspects de la réalité qu’on avait pu oublier. Résultat, on dirait bien que je vais à nouveau faire du vide autour de moi, pour changer. Je suis vraiment fait pour être un solitaire, moi, ce n’était pas un accident de parcours…

Oh boy. Je n’aurais pas dû faire du rangement, ça me décourage plutôt qu’autre chose. Alors, voilà, j’ai classé tous les fichiers que je dois ranger (sources Photoshop, sauvegardes de sites, photos, photos, photos) et j’en ai pour sept gigas. Je n’ai même pas assez de CD vierges pour tout copier (surtout que, pour ce genre de fichiers, je les grave toujours en double). Et tout ça alors que je n’ai pas d’appareil photo numérique… finalement, mon disque dur doit être bien heureux que je n’en aie pas encore un pour cette fin d’année.

Bon, il va être temps de donner un peu de mon argent chèrement gagné à la SACEM, pour pouvoir mettre mes données en lieu sûr. (Oh, non, il ne faut pas que je commence à aborder le sujet de cette extorsion de fonds, ça va m’énerver.) Enfin, quand j’en aurai gagné, de l’argent, parce qu’avec tous mes clients qui se volatilisent… Qui a sacrifié un hamster albinos pour me jeter le mauvais oeil ? Allez-y, dénoncez-vous, c’est pas fun de lancer une malédiction sur quelqu’un sans qu’il le sache. Ah, on me dit que si, justement, c’est tout l’intérêt du truc. Zut, alors. Bon, on va faire autrement, il n’y a rien de tel que les menaces : si vous ne levez pas le mauvais sort, j’arrête de bloguer, et vous ne pourrez plus suivre l’évolution au jour le jour. Alors, qui c’est qu’est baisé, là, hein ? (Pas moi, malheureusement. Mais on s’éloigne du sujet…)

23 décembre

Si je comprends bien ce que je lis, Star Academy n’a engrangé en trois mois d’appels téléphoniques que 140% des promesses de don accumulées par le Téléthon en une journée et demie ? Et après, il y en a qui critiquent et font semblant d’être désespérés de l’espèce humaine…

(C’est bizarre comme tous les posts que j’ai écrits ces dernières vingt-quatre heures ont l’air de vouloir me ramener au même sujet.)

Attention : spoilers sur les épisodes de South Park qui viennent d’être diffusés en VO et en pleine nuit (quoique plus tôt que les semaines précédentes). Je précise, parce qu’il y a un vrai spoiler. Même s’il n’est pas très important.

D’accord. Cette fois, c’est donc sûr, South Park est terminé, n’existe plus, n’a plus lieu d’être. Je ne sais pas si les auteurs ont fait une dépression nerveuse suite à l’échec de That’s My Bush, ou si leur dealer était dans les tours jumelles, mais le fait est qu’on est orphelins d’une des meilleurs séries de la décennie passée. Il faut croire qu’ils n’étaient pas Y2K-compliant. This can’t be happening. This is a bad dream. Visiblement, ils ont même définitivement tué Kenny, tellement ils en avaient marre. Quand on voit comment ça a réussi à Chris Carter, de continuer une série parce que tous ses autres projets se plantaient, ça fait peur pour la suite…

7 instants

1. Faut-il interdire le porno à la télé ?

J’ai déjà abordé le sujet, ici et/ou dans les commentaires d’un autre blog, je ne sais plus. Mon opinion profonde, c’est qu’un gosse qui peut se retrouver devant Canal+ à deux heures du matin aura des problèmes bien plus graves, dans sa vie, que le fait d’avoir vu un porno trop jeune.

Et puis, comme le disent beaucoup des participants à ce débat, le porno de C+ n’est plus tellement, de nos jours, la façon la plus facile pour des enfants de tomber sur du porno.

Ceci dit, il y a aussi des arguments valides de l’autre côté, comme le fait que XXL soit vendu uniquement en pack avec d’autres chaînes, imposant aux 0,001% d’abonnés qui ne s’intéressent qu’aux autres chaînes en question, d’avoir du porno disponible sur leur bouquet satellite. Ou le fait que les pornos ont tendance à être vaguement machistes. Mais ils ne sont pas là pour éduquer les enfants, ce sont les parents et l’école qui sont là pour ça. Alors, à quand une éducation sexuelle et sentimentale efficace, à l’âge auquel elle serait nécessaire ? Oui, c’est impossible, les parents n’accepteraient pas. La censure, c’est plus simple.


2. Qu’est-ce que mentir pour la bonne cause ?

Il y a des tas de bonnes raisons de mentir. Comme dire Mais non, tu ne vas pas mourir ! ou Tu es magnifique, cette robe ne te grossit pas du tout, tu as même l’air moins grosse que tu ne l’es vraiment ! Des choses comme ça, quoi. Enfin, je ne sais pas, je n’arrive pas à trouver ce qui pourrait vraiment cadrer avec l’expression pour la bonne cause, que je trouve un peu forte.


3. Qui sont les plus en phase avec la réalité : les philosophes, les journalistes, les politiques, les scientifiques, les artistes ? Pourquoi ?

C’est très philosophique, cette semaine. Je pourrais dire les artistes, histoire de prêcher pour ma paroisse, mais je ne pense pas que ce soit le cas. Enfin… en définitive, dans chacune de ces catégories les individus sont parfaitement capables de couper les ponts avec la réalité, et de ne voir le monde que par le prisme qui leur plaît. Je ne suis pas en train de dire que tout est tellement relatif qu’il n’y a plus de réalité, parce que c’est une grosse exagération : même le Bien et le Mal, ce n’est pas totalement subjectif, il ne faut pas exagérer. Non, le fond de ma pensée, c’est que les êtres humains sont très doués pour tordre leur perception du monde à leur guise, c’est peut-être même leur principale caractéristique.

Du coup, finalement, ce sont peut-être bien les artistes, oui, qui sont le plus en phase avec la réalité. Peut-être parce que ce sont ceux qui ont le moins d’ambitions de la transformer. Ou de la transcrire. Ou de la définir. Ou de lui faire quoi que ce soit, à cette pauvre réalité qui n’a pas besoin de ça.

En bref, les artistes sont les plus honnêtes précisément parce qu’ils revendiquent que le prisme avec lequel ils voient l’univers est le fondement de leur identité.


4. Quelle est votre définition du mot “ami” ?

Je ne sais pas quoi répondre de moins bateau que quelqu’un qui sur qui on peut compter. C’est ça, la différence entre un ami et un copain, non ? Le fait que le premier soit là, ou pas loin, même quand on a des problèmes, quand on déprime et qu’on n’est pas drôle. Et qu’il n’y a plus grand monde.

Pour autant, je n’ai jamais pensé que l’amitié était irrévocable — et, mon caractère étant ce qu’il est, la mienne l’est moins que toute autre. Je suis intransigeant, je devrais peut-être même ça comme principal trait de caractère quand j’essaie de me définir. Et puis, les gens changent, comme dans Cravate club.


5. Quelle différence faites-vous entre solidarité et charité ?

Tu l’as fait exprès, de poser cette question-là ce weekend, hein ? Enfin… je dirais que la différence est qu’on est solidaire avec quelqu’un de son espèce, et charitable envers quelqu’un qu’on considère inférieur. On est solidaires avec les victimes des inondations, parce que ce sont des gens bien qui n’ont pas mérité ça, mais charitable envers les SDF, qui ne sont pas de notre caste. Les gens sont formidables.

Si on y réfléchit, la solidarité, c’est de l’égoïsme. (Pause Google.) Si nous pensons à vous c’est en fait égoïste : nos noms demain peut-être grossiront-ils la liste. (C’est plus classe dit par la voix de Montand.) Alors que la charité, c’est condescendant mais, au moins, un peu désintéressé.


6. Si vous deviez avoir un [autre] enfant, comment l’appeleriez vous ? Pourquoi ?

Je ne crois pas m’être jamais posé sérieusement la question. Vu que je n’ai jamais envisagé sérieusement d’en avoir. Des questions. Euh, non, des enfants. Je prendrais un prénom vaguement à la mode, mais pas trop commun ni trop ridicule. Je sais ce que c’est que d’avoir un prénom impossible à porter, et je rétablirais bien la peine de mort pour les ploucs qui osent appeler leur fille Mégane Renault. Je ne sais pas, un prénom simple, classique. En fait, je ne peux pas répondre à la question, parce que ce sont les prénoms que j’utilise pour mes nombreuses fausses identités sur le web, et que je garde en réserve pour les nombreux noms d’artistes dont j’aurai besoin ultérieurement. Vu que je ne pourrai pas garder Garoo.


7. Vaut-il mieux tout savoir quitte à ne plus croire en rien, ou bien en savoir moins pour en croire plus ?

Qu’est-ce que j’aimerais croire en Dieu… Mon rêve, être convaincu qu’il y a une vie après la mort, que les bonnes actions sont récompensées, que tout arrive pour une raison. Euh, je ne sais pas si je réponds bien à la question, là, parce que ce n’est pas spécialement à cause d’un savoir que je n’ai pas de religion. Mais j’imagine que c’est tout de même une réponse valide à l’esprit de la question, non ? Qu’est-ce que je pourrais croire, et ne peux pas à cause de mes connaissances ? Que la Terre est plate, que le tonnerre est envoyé par Zeus ? Je vais donc garder ma réponse : oh oui, j’adorerais croire en Dieu. C’est vrai, les croyants passent leur temps à être manipulés. Mais ils ont la vie tellement plus facile. Avoir des convictions, quel pied…

La Maison des Artistes aiment jouer avec mes nerfs. Cinq enveloppes le même jour, pas moins, pour m’envoyer… autant de reçus pour les cotisations que j’ai payées. Au passage, sur ces quatre reçus (un par trimestre 2002, c’est logique et ça pourrait vouloir dire qu’ils ne me redemanderont pas d’argent avant la fin 2003 — oh mais il ne faut pas vendre la peau des boeufs avant la charrue) il y en a deux qui correspondent à des versements que je ne me souviens pas avoir faits. Bon sang, l’administration, je n’y comprendrai jamais rien, ils viennent vraiment d’une autre planète, tous autant qu’ils sont…

Je ne sais pas. J’espère bien qu’il ne faut pas considérer ça comme un sondage représentatif, mais il semblerait qu’il y ait, de toute évidence, un nombre non négligeable de blaireaux parmi mes lecteurs. Alors, déjà, je comprends d’un seul coup très bien pourquoi le post de Géradon, annonçant la mise sous Allopass d’une de ses nouvelles, a disparu en moins de vingt-quatre heures — surtout quand on voit qu’au quotidien ses commentateurs ont déjà la dent beaucoup plus dure que les miens.

Ensuite, je m’interroge : quel est l’intérêt de lire un blog, si on n’en comprend pas l’auteur ? Comment un lecteur un tant soit peu régulier de mon blog peut conclure son commentaire par Garoo, va bosser ? Je sais bien que, dans la vie, les gens passent leur temps à éviter à tout prix de comprendre les autres, leurs motivations, leur fonctionnement. Ca serait épuisant, vous pensez bien. Mais… c’est un blog, ici. Ma vie, mon oeuvre, mon propre Bas les masques, quotidien et permanent. Alors à quoi ça sert, de le lire, quand on n’a pas l’intention de faire l’effort de comprendre la psychologie élémentaire de quelqu’un qui n’est pas soi ?

Paradoxicalement, ça m’a fait du bien de prendre cette baffe collective. Mes textes de ces dernières 48 heures sont bien meilleurs que tous ceux des deux derniers mois. Parce que je n’écris plus pour mes lecteurs, j’écris pour moi et mon public, une entité collective et immatérielle qui peut ou non exister, comme Dieu et Santa, ce n’est pas important. Que Dieu existe ou non, on lui envoie nos prières ; que le public existe ou non, les blogueurs lui envoient leurs textes. C’est comme ça que ça fonctionne, il s’agit avant tout de se parler à soi-même. Après tout, qui peut mieux m’entendre et me comprendre que moi ?

Ces derniers temps, j’avais laissé mon journal devenir une conversation. En fait, ça a été un peu le cas dès le début de mon passage au blog, mais c’est allé en s’aggravant au fur et à mesure. Je ne m’en suis pas aperçu sur le moment, mais ce site s’est doucement transformé en log IRC, au détriment de mon écriture. A l’origine, je n’ai pas créé ce journal pour discuter, mais pour moi, pour voir si j’étais capable de le tenir sur le long terme, pour voir comment je savais écrire, si j’étais productif, et si ce que je pondais pouvait être intéressant et bien écrit. Du coup, je n’ai pas encore décidé si je vais supprimer les commentaires ou simplement les ignorer mentalement, mais une chose est sûre : dans les jours qui viennent, le style de ce blog va être beaucoup plus comme ce week-end, et beaucoup moins comme cet automne.

J’ai toujours dit qu’il ne fallait pas écrire en pensant à ses lecteurs. J’ai cru un moment que ça pouvait être différent pour un blog, mais c’était n’importe quoi.

Finalement, avoir été fan de K 2000 quand j’étais plus jeune (ça ne s’écrivait pas encore djeune à l’époque, c’est dire si ça remonte loin, tout de même), avoir rêvé d’une Firebird noire (de préférence sans le machin clignotant à l’avant, faut pas exagérer non plus, j’avais mauvais goût, mais pas à ce point), ce n’est peut-être pas tant que ça un motif dehonte… Bien sûr, on est loin du chef d’oeuvre, mais ça a beaucoup moins mal vieilli que je ne craignais — pour l’époque (qui nous a donné certaines des pires séries jamais crées), c’était plutôt honorable.

Mauvaise idée, forcément mauvaise idée, de commencer la réfection de mon intranet à 19 heures. Maintenant, la moitié de mes scripts ne marchent plus, mais je n’ai pas envie de passer toute ma soirée à les passer en revue et remplacer les anciens appels de fonctions par les nouveaux. Encore heureux qu’il n’y ait rien à la télé.

Tout ça pour mettre des nuages sur le fond de toutes les pages. Moi et mes Grands Travaux… Je suis en train de refaire les pages d’administration de tous mes sites pour utiliser une structure commune, tout en réalisant bien que, dans deux mois, je referai tout d’une façon différente qui nécessitera encore de tout reprogrammer.

Il y a des jours, j’ai l’impression d’être un collectionneur de timbres. Et je hais le concept des collectionneurs de timbres.

24 décembre

Seul au monde / Cast Away

On le sait, le concept du film, c’est que Tom Hanks passe plus d’une heure sur une île déserte. Mais ça pose un problème bien spécifique : où est-ce qu’on va caser le placement de produits ? Ok, mentionner Snickers au détour d’un briefing, c’est bien gentil ; appeler Wilson un ballon de marque Wilson pendant une demi-heure, c’est pas mal non plus. Mais ça ne suffit pas à boucler le budget, ça, quand on veut hélitreuiller des grues sur une île en plein océan. Alors, voyons… et si on disait que le héros est un cadre FedEx ?

Des avions FedEx… Des paquets FedEx partout… Un employé FedEx qui, échoué sur une île, continue à trier machinalement les paquets, tellement les employés FedEx ont à coeur leur boulot… Ca suffit pas ? Tiens, on n’a qu’à faire une grande pub FedEx de dix minutes sur la Place Rouge ! Ca, c’est pittoresque, c’est classe, on va faire virevolter les caméras sur fond de logos FedEx, ça va être beau.

Oui, c’est beau. Mais j’ai envie de vomir, et c’est pas à cause des mouvements de caméra.

Bon, il n’y a pas que FedEx dans la vie, alors voyons un peu le reste du film. Tom Hanks est bien, mais ça ne parle pas beaucoup. Certaines scènes sont réussies, comme l’amerissage, moitié catastrophe aérienne assez sobre, moitié naufrage du Titanic. D’autres manquent de subtilité, en particulier les introductions successives de tous les objets qui serviront par la suite à Tom (euh, je ne sais plus si le personnage avait un nom, faut dire qu’il n’a pas été énormément utilisé), façon jeu d’aventure des années 80 — Vous trouvez un coupe-ongles atomique, voulez-vous l’ajouter à votre inventaire ? Ou la scène du buffet au retour du héros, à base de sushis et de fruits de mer. A Memphis, c’est inévitable, le poisson, ou c’est qu’ils sont sadiques chez FedEx ?

Quant au coeur du film, bah… je ne sais pas si c’est censé passionner certains, mais ça marche moyennement sur moi. Ca me donne un peu envie de vacances au bord de l’océan, tout ce bleu, ce vert et le bruit du ressac, mais je suis vaguement découragé de prendre l’avion. Restera toujours le TGV pour un weekend en Vendée, c’est moins risqué.

Au moins, pendant ces deux heures (où je n’ai pas poussé le vice jusqu’à regarder attentivement le film sans rien faire en même temps), j’aurai appris les différents usages possibles du patin à glace. Ca peut toujours servir, à ma prochaine rage de dents. Enfin, sauf que je n’en ai pas, de patins à glace. Ca marche aussi avec les rollers ?

Winamp 3 est très joli (enfin, certains thèmes, parce qu’il y a aussi pas mal de mochetés inutilisables), le crossfade est incontournable, mais je ne peux pas supporter de devoir attendre une minute à chaque fois que je double-clique sur un fichier mp3. Dommage : Winamp 3 ne plante plus, mais est toujours inutilisable. Je suis sûr qu’il y a bien moyen de créer un logiciel skinnable sans faire une usine à gaz inutilisable, pourtant.

Quand je lis les conneries que le président de Stardock écrit, je culpabilise un peu de leur donner de l’argent, et de leur faire de la pub à l’occasion.

Heureusement, je réalise ensuite que les présidents de PepsiCo, MacDonald’s, Danone ou Canal+ ne sont certainement pas plus à gauche. C’est juste qu’ils n’ont pas de blogs.

La vie est terriblement injuste : on reproche aux gens les défauts qu’on leur connaît, mais on oublie toujours de relativiser par rapport au reste du monde, qu’on devine bien pire, mais dont on n’a pas encore eu à se plaindre personnellement.

Family Man

On a finalement échappé au navet que je craignais. Bon, il faut supporter pendant deux heures (et elles sont longues, quand même, il y a de l’abus) l’idée que Téa Leoni soit l’âme soeur de Nicolas Cage plutôt que la mienne (quoique, ça devrait plutôt être encourageant pour moi, quand on y pense) ou, au moins, celle de Mulder. Il faut aussi, et surtout, endurer le manque de subtilité du scénario ou, plus précisément, des dialogues. Mais la partie romantique fonctionne tout de même (grâce à Téa Leoni, forcément — je suis sûr qu’on pourrait faire pleurer sur une romance entre elle et une crotte de nez) et, par miracle, le happy end évite vaguement de conclure sur Oh, l’argent, c’est nul, on est beaucoup plus heureux paumé dans une banlieue résidentielle. Vaguement. Disons qu’on peut choisir de ne pas comprendre la fin de cette façon, ce qui est déjà mieux que rien. Quelque chose dans l’histoire me donne l’impression que le scénario d’origine devait être beaucoup plus light côté démagogie, et que quelqu’un sur la chaîne de production s’est senti obligé d’en rajouter. Forcément, il y a plus de spectateurs qui vivent dans une maison de banlieue que dans Manhattan.

Au moins, le miracle de Noël de Family Man, aujourd’hui, compense Seul au monde, hier, ou Tom Hanks disparaissait dans le Triangle des Bermudes juste après (ou avant, je ne sais plus) le réveillon.

7. Vaut-il mieux tout savoir quitte à ne plus croire en rien, ou bien en savoir moins pour en croire plus ?

Je dois rajouter un morceau de réponse : terrible est le jour où l’on devient suffisamment bilingue pour réaliser que Vaporub n’est pas un jeu de mots sur la prononciation malade du mot rhume, mais simplement le nom anglais du produit. Le monde est tellement plus beau quand on croit que les marketeurs français ont de l’humour, que le lapin de Pâques pond des oeufs à la liqueur, ou qu’il y a de l’humanité ancrée profondément dans le coeur de chaque être humain.

Je soupçonne de plus en plus fortement mon anti-popups de tout casser dans mon ordinateur. Globalement, tout marche de façon assez stable — Windows 2000, ça reste du Windows, mais en presque fiable. Mais, dès que je me mets à utiliser Internet Explorer, ça se gâte. Au bout d’un moment, les fenêtres se mettent à clignoter, et hier soir j’ai dû achever explorer.exe (le bureau Windows), qui s’amusait à prendre 75% du temps processeur. Après un usage prolongé d’Internet Explorer, donc. Je me suis longtemps demandé comment IE pouvait être à ce point buggé et ne pas avoir été corrigé depuis le temps, mais je crois qu’il faut finalement regarder plutôt du côté de Pop-Down et de sa méthode qui ferme les pop-ups avant qu’elles ne s’ouvrent. Laissant probablement Internet Explorer déstabilisé d’avoir cru ouvrir une fenêtre, et explorer.exe perturbé — parce que, pour une raison qui m’échappe, c’est explorer.exe qui gère, d’une façon ou d’une autre, les fenêtres IE.

Ah, il y a maintenant une version 2.0. Je vais lui laisser une chance avant de passer à un autre système. Pop-Down est bien plus pratique que les autres anti-popups, je n’ai pas envie de changer.

La vie que je m’imagine est tellement plus satisfaisante.

25 décembre

C’est le moment pour un miracle de Noël, il faudrait que je trouve l’énergie d’aller sur DialH. (Il faudrait aussi que j’arrête de leur faire de la pub.) Mais je crois qu’on n’est pas censés aller le chercher, le miracle de Noël, il doit tomber à l’improviste, pas quand on le réclame. Merde, c’est pas encore pour cette année, alors.

Steevy doit être fan de Spike (celui de Buffy, pas le blogueur, ni le chasseur de primes, ni un des multiples autres qui doivent exister) pour se laisser pousser les pommettes comme ça. Cheekbones that could cut glass, qu’on dit. Je voudrais bien le même, euh, régime, mais j’ai peur de ne pas pouvoir me l’offrir.

Dinotopia

C’était censé être bien, c’était un événement téléfilmique de fin d’année ? Oui, bien sûr, il y a le budget… mais les effets spéciaux n’ont rien d’exceptionnel. L’intégration des dinosaures est loin d’être parfaite, et les gros plans encore moins. Les décors sont assez jolis, mais il manque quelque chose, peut-être à cause de la bande sonore trop easy listening, ou simplement du manque d’envergure du scénario.

Parce que, franchement… Il n’y a aucun personnage vraiment sympathique (un frère fayot de service qui a l’air d’être en train de se faire embrigader par une secte, l’autre tête brûlée raciste qui deviendra gentil à la fin, et la miss tensions sexuelles qui n’a aucune présence et ne sait pas ce qu’est une… tension sexuelle, justement) et le scénario est très, très faible…

Il y aurait moyen de faire quelque chose de spectaculaire, avec deux terriens qui découvrent la terre des dinosaures. Il suffit de voir le lyrisme des premières scènes de dinos dans Jurassic Park — forcément, c’était Spielberg, qui est capable de mettre du lyrisme dans l’annuaire. Là, l’intrigue tourne autour d’une histoire absurde de pierres magiques qui s’éteignent. Les deux personnages principaux ont mis dix secondes à se faire à l’idée d’avoir perdu leur père, et cinq secondes de plus à celle de discuter avec des dinosaures, ce qui est formidable, parce que ça nous laisse quatre heures pour cette histoire absurde et inintéressante de confrontation entre les dinosaures sauvages et les civilisés. Youpi. Enfin, sans oublier les allégories sur le racisme, c’est important, ça manquait, on aurait risqué de regarder les dinosaures tranquilles.

Bref, c’est mal écrit. Comme souvent quand il y a un budget supérieur à la moyenne, tout le monde s’est brainstormé pour apporter son petit quelque chose au script, et le résulat est mauvais. Normal, quoi.

Enfin, ce qui est sûr, c’est que si mon avion doit finir dans l’océan (puisque c’est la thématique de la semaine, je ne suis pas prêt de rentrer dans un aéroport, avec ça) je préfère me retrouver sur Dinotopia plutôt que dans les non-chaussures de Tom Hanks. En plus, moi, je n’ai pas trente kilos à perdre, seulement quatre ou cinq, alors ça ne vaut pas le coup d’être bloqué sur une île déserte.

C’est vrai, quoi, c’est le rêve de tout le monde, de se retrouver face à des dinosaures parlants. Mais ça aurait été trop simple de l’exploiter dans le téléfilm…

(N’empêche, c’est triste que moins de dix ans après Jurassic Park on puisse être à ce point blasé de voir des dinosaures sur l’écran… Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir trouver pour épater les générations futures ?)

26 décembre

Les critiques de Télérama ont laissé leur sens critique au vestiaire ? Un T pour Dinotopia, un autre pour Piégé, mauvais film d’action de mauvaise série B… Continuez comme ça, les gars, et je vais économiser le prix de l’abonnement. Oui, enfin, ce n’est pas moi qui le paye, donc finalement ça ne va pas changer grand chose à mon budget. Zut, je viens de passer à côté d’une économie non substantielle.

Pas de répit pour les pigeons : le 26 décembre, le télémarketing marche à plein. Mais pourquoi vous n’avez pas souscrit à l’offre ADSL d’AOL ? (Oui, forcément, ça serait plus économique pour eux que mon forfait illimité dont je me sers à plein temps.) J’ai oublié de répondre que, le jour où je prendrai l’ADSL, ça ne sera certainement pas chez AOL…

Je ne sais pas si la publicité est mensongère, mais elle fonctionne : j’ai bien envie d’avoir des yeux bleus Acuvue, pour changer. Dans la pub et sur les photos, ça a l’air tellement plus réussi que les lentilles de Steevy (encore lui ? squatteur…), j’ai envie de changer de tête. Une perruque, des lentilles et une liposuccion, et tout sera parfait.

Ca va être le bordel, quand la Terre sera peuplée de clones aux empreintes digitales et génétiques identiques. En fait, si les gouvernements occidentaux s’opposent au clonage humain, c’est juste pour ça, non ?

Etre né début février, ça veut dire condenser en à peine plus d’un mois Noël, le Nouvel an et l’anniversaire ; c’est-à-dire, les périodes de l’année où on déprime le plus. D’un côté, c’est pratique, parce que ça me laisse le champ plus libre, pendant les neuf autres mois, pour mener une existence morne et plate, plutôt qu’angoissée. De l’autre côté, ça augmente la difficulté de traverser cette période-là.


Vivement mars. Normalement, je devrais atteindre mars, cette année encore.


Je crois que je mourrai un six janvier.

27 décembre

Virtual Pet Rock : (via dive into mark)

La real-TV de Canal+, façon Cours Florent en pire, commence donc le 4 janvier. La promotion est lancée, les bandes annonces de 60 jours et 60 nuits présentent… Francis Lalanne et Joey Starr. Si le programme doit montrer deux réalités simultanément, c’est une bonne idée. Mais la gâcher en choisissant, pour le démarrage, ces deux artistes-là, c’est un peu dommage. Ce n’est pas pour voir Lalanne que je vais supporter Joey, moi. Ni inversement. Bien sûr, je me doute que les producteurs ne les ont pas à proprement parler choisis, mais qu’ils ont pris les deux seuls qui acceptaient le concept. Mais le résultat est quand même que ça ne sera pas tellement plus regardable que Maurad.

Rha, ça m’énerve vraiment, que le marathon 24 soit en VF. Frustration d’autant plus grosse qu’il n’y a rien d’autre à la télé…

Ca fait deux ans que BananaLotto existe, ça fait deux ans que je valide mes grilles à huit ou neuf heures du soir, ça fait deux ans que la page d’accueil m’accueille avec un Vite, votre grille de jeu doit arriver avant 18h30 ! Ca devient lourd, là. Heureusement que je gagne dix zeuros par an, ça me donne une raison de pardonner ce manque de perfectionnisme. Tiens, je ne serais pas si difficile à satisfaire, finalement ?

28 décembre

I am a geek. I was picked on all through school, picked last for every horrible P.E. game, etc, etc, but when I see these guys on their Segways, I want to push them off and steal their lunch money.

Pourquoi les pistaches sont-elles si souvent mauvaises ? Dans les paquets des marques classiques de graines apéritif, on se retrouve facilement avec 80% de pistaches trop cuites et / ou malades. Alors que, dans les sachets d’amandes tout est bon, et dans ceux de noisettes, il n’y a que 20% de mauvaises graines. Est-ce que la cuisson des pistaches est tellement plus compliquée ? Ou leur culture coûte tellement plus cher ? C’est pas juste, c’est ce que je préfère, les pistaches…

Oh, magique ! C’est le compagnon idéal de Ghrone : un petit calendrier qui s’affiche, en transparence, par-dessus le bureau.

Il y a même des options que j’avais prévues pour Ghrone mais eu la flemme de coder (Hide on mouse over) ou auxquelles j’avais même eu la flemme de penser (Snap to screen edges).

C’est joli, efficace, les options sont cohérentes et l’ensemble est bien conçu — ça aurait pu être codé par moi ! Ca s’appelle Rainlendar et, si son existence ne datait pas de 2000, je croirais vraiment que c’est inspiré par Ghrone.

Tiens, je découvre seulement aujourd’hui, en cherchant (en vain) à faire une capture d’écran qui représente correctement Rainlendar, que les images du répertoire My Pictures sont automatiquement proposées dans la liste de fonds d’écran de Windows. Faut dire, je ne m’en sers jamais.

Quel sadique a inventé les rêves ? Je hais les rêves. Je ne veux pas rêver, encore moins me souvenir de mes rêves, surtout quand ils sont mauvais. Aujourd’hui, c’était un épisode de X-Files avec un chat fantôme (je suppose que le chat a dû miauler à ma porte dans la nuit, enfin, dans la matinée) ; avant-hier, une course-poursuite en car (rien de tragique, pourtant). Pff, c’est épuisant.

Angel — Sleep Tight (3.16)

Euh. Ch’comprends pas tout. Bon, bien sûr, chuis content. Connor est parti, probablement pour de bon — puisque Holtz a pris le soin de répéter trois fois à Connor qu’il était son nouveau père, permettant d’accomplir la prophétie The father will kill the son d’une façon inattendue. (Inattendue, sauf après avoir vu l’épisode de X-Files à base d’adoption d’enfant prodige. Il s’est passé quoi, aux Etats-Unis, en 2000 et 2001, pour que tous les scénaristes aient les mêmes idées ? A moins qu’il y ait eu une promo sur les bébés acteurs, peut-être.) D’ailleurs, tout le monde a l’air bien content que Connor ne fasse plus partie du casting : il n’y a qu’à voir les scènes qui suivent sa disparition pour voir que le scénariste est bien conscient qu’il nous débarrasse d’un gêneur. Des répliques ironiques, peu d’Angel, presque pas de pathos. M’enfin, tout de même, ça n’a aucun sens : pourquoi Holtz était-il prêt à adopter William Connor ? Pourquoi a-t-il finalement décidé de se sacrifier ? Dans un cas, ça résolvait les problèmes d’Angel, ce qui n’a pas de sens. Dans l’autre, c’est sûr qu’Angel va souffrir comme jamais, mais Holtz ne sera pas là pour le voir. Mouais. Je suppose que c’est cohérent, finalement, c’est la vengeance ultime, pour quelqu’un d’aussi illuminé que Holtz. Mais c’est quand même assez peu satisfaisant pour les spectateurs, je trouve.

Ce qui l’est plus, c’est Wesley. Couic. Non, sérieusement, comment est-ce qu’il pourrait survivre à ça ? Il a déjà frôlé la mort en se faisant tirer dessus, ils ne peuvent quand même pas encore le sauver, si ? La gorge tranchée, c’est plein d’artères, et… Zut. Ouin. Je viens de réaliser que, juste avant qu’il enlève Connor, le scénario lui a fait préciser qu’il y avait un excellent service des urgences à deux minutes de chez lui. Ca veut dire que Fred et Gunn vont le sauver. Bouh. Avec un peu de chance, il sera muet pour la fin de la saison, au moins.

C’est malin, maintenant que j’ai compris ça, je suis déçu par l’épisode. Reste Lilah en très grande forme, au niveau des dialogues comme des plans machiavéliques bien glauques. De jolis effets spéciaux dans le prégénérique, que j’ai à moitié ratés parce que j’étais en train d’ouvrir un paquet de biscuits apéritifs. Lorne qui s’est souvenu que ses pouvoirs étaient susceptibles de servir dans un scénario. Et Cordy et Groo qui sont en voyage depuis deux épisodes, certainement pour nous préparer à une deuxième fin de saison dans une dimension alternative.

P.S. Le mot que je cherchais, pour décrire la façon dont ils ont tourné la mort de Connor, c’est anti-climactic. Faut dire que ce n’est pas facile de tuer un bébé de façon propre pour ne pas trop choquer les spectateurs (même si les fidèles ne demandent pas mieux que de le voir mourir, il y aura toujours une mère de famille pour hurler qu’on ait assassiné un beau bébé tout con).

P.S. Elles sont joueuses, les prophéties, quand même, pour oser parler de Holtz en tant que père de Connor. Comme quoi, Wesley s’est encore comporté comme le benêt qu’il est, à interpréter ça à la lettre, bien que les traductions aient toujours été trompeuses dans les épisodes précédents.

P.S. En fait, on devrait toujours utiliser P.S. plutôt qu’Update pour signaler un ajout à un post existant : après tout, post scriptum, ça veut exactement dire ça.

D’ailleurs, à l’ère numérique, le blog est le seul endroit où ça ait encore un sens. Quand on pense à quelque chose après avoir rédigé une lettre, il suffit de remonter dans le texte et d’ajouter autant de paragraphes qu’on veut, plutôt que de rajouter un P.S. à la fin. Alors que, dans un blog, il y a un vrai intérêt à préciser que quelque chose a été rajouté après l’écriture, et donc la publication, d’un texte.

C’est tout de même effrayant qu’après des années sans avoir joué je me souvienne encore de klapaucius. Ah, les choses que la mémoire est capable de stocker sans que ça serve jamais. Tiens, en juin dernier, j’en m’en souvenais déjà encore, ou encore déjà, enfin, j’y pensais encore. Alors que les cheat codes ont changé dans les nouvelles versions, donc ça ne me servira sûrement plus jamais. D’autant qu’il n’y aura probablement pas de codes magiques dans The Sims Online, malheureusement.

Peut-être qu’à défaut de Lego je devrais utiliser The Sims pour faire une bande dessinée virtuelle ? Non, j’ai déjà vu des choses sur le web qui allaient dans ce sens, et c’était très moche… Mais ce n’est pas sans bosser que je vais pouvoir me payer un stock de Lego — même si je sais, depuis un Capital récent, qu’il y a une marche canadienne qui commercialise des briques compatibles Lego deux fois moins cher, ça reste encore trop pour ma petite, euh, bourse. Apprendre à dessiner ? Nahhhhh.

29 décembre

Je n’ai plus aucune patience pour les séries qui ne sont pas bien écrites et planifiées. Saleté de Buffy qui m’a tout réveillé mon sens critique. Avant de connaître Buffy, je commençais déjà à en avoir marre des errements de X-Files mais, à l’époque, je n’étais pas sûr que ce soit possible, d’écrire une série de façon sérieuse. Maintenant, je ne vois plus que les défauts de ce qui n’est pas écrit par Whedon. Et il a beau se disperser, il n’y a pas assez de Whedon pour remplir toute la grille, ne serait-ce que d’une seule chaîne.

Je vais vous prescrire un antidépresseur. Ce n’est pas pour vous, c’est pour votre vagin. Et dire que je n’aurai jamais le bonheur d’entendre ça. Mais je n’aurai jamais la chance, non plus, d’avoir autant de classe que Carrie sur un podium, ou dans la rue, ou dans un string, ou n’importe où. Heh, on ne peut pas tout avoir.

Je ne peux plus être spoilé sur IRC, je n’y vais plus. J’évite tout site susceptible de dévoiler ce qui se passe à l’avance dans les séries, pour ne pas prendre de risques. Je survole fr.rec.tv.series.sf pour éviter les spoilers. Bref, je me retiens de lire plein de choses, pour être tranquille et préserver la surprise. Eh bien non, ça ne suffit pas, il se trouve encore des %#!*@! pour venir sur mon site me griller les surprises à venir. Dans une série de Whedon, en plus, pas dans K 2000 ! Bordel de merde de les gens sont idiots et ça me fait chier.

Le pire, c’est que, dans un cas comme ça, avec ma responsabilité d’éditeur et tout et tout, je me retrouve obligé de me spoiler encore plus : pour vérifier si c’est un spoiler ou une blague, me voilà sur tvtome à parcourir les résumés des épisodes à venir en espérant ne lire que la réponse à cette question précise.

Alors, voilà, tout ça, c’était pour signaler que la personne concernée est bannie de ce blog à vie (j’ai la flemme d’implémenter une vraie blacklist, mais ça viendra s’il le faut) ; que celui qui m’avait spoilé les séries 4 et 5 de Buffy se demande encore, deux ans plus tard, pourquoi je ne lui ai plus jamais adressé la parole, donc faudrait pas croire que je plaisante ; et que je vais peut-être arrêter définitivement de parler des séries dans mon blog, puisqu’il se trouvera toujours des lecteurs irrésistiblement poussés à faire leur intéressant.

Chier, merde, chier.


You know you should quit blogging when you insult your damn stupid undeserving readers twice in the same week.

Smoking kills your mama : Mais le ridicule aussi, ça tue

30 décembre

Je viens de voir la chose la plus inimaginable dans un film, même pour un navet. Tout d’abord, je dois préciser que Highlander 4 est pour ainsi dire regardable, en VF : on ne subit pas Christophe Lambert massacrant l’anglais, et on n’est pas déstabilisé par la voix originale bizarre d’Adrian Paul.

Bien sûr, ça reste un navet, mais quand même férocement innovateur. Du jamais vu. Au moment de la scène la plus importante du film (où un personnage meurt, si vous voyez de qui je parle), l’autre se retrouve, face caméra, avec derrière lui un énorme panneau publicitaire… flouté. Pas flou, flouté. Numériquement. A la va-vite. Avec les bras du personnage qui bavent dans le flou du panneau. Panneau qui change de teinte, d’ailleurs, d’un plan à l’autre (des fois il est décoloré, des fois il reste rouge, parce qu’il y a des explosions devant, alors c’était trop compliqué, je suppose, de ne décolorer que le logo). Là, vraiment, du jamais vu, je suis sur le c… enfin, je suis estomaqué.

Sur le moment, je m’interroge : je sais que le CSA a des idées bizarres, mais ils ne pourraient quand même pas imposer à Canal+ de censurer les placements de produits, si ? Mais, en même temps, et bien que ce soit un navet, comment des producteurs pourraient saccager un film de façon aussi grossière ? C’est pourtant pas difficile de remplacer le panneau par autre chose, pas besoin du Flame de Karl Zéro (ça existe encore, ou c’est passé à autre chose de plus évolué, depuis le temps qu’on n’en parle plus ?), je pourrais faire ça en une journée sur mon PC (oui, enfin, si j’avais des logiciels vidéo, de l’espace disque, des cartes de capture, enfin, tout ça, quoi, forcément).

C’est là que Google intervient : je ne suis pas le seul à avoir vu ce panneau flouté (faudrait être aveugle), et ce n’est pas dû à Canal+ (manquerat plus que ça). Apparemment, le logo (un énorme JVC en néon blanc sur rouge) était présent de façon tout à fait visible, et même sautait aux yeux, dans la version ciné. Au point que tout le monde parle de la scène JVC plutôt que de la scène où machin meurt. Et, apparemment donc, ils ont massacré la scène au moment de presser le DVD. C’est-à-dire que ce sabotage magistral n’est pas réservé aux diffusions télé, il semble aussi être gravé sur les DVD (si j’ai bien suivi, la scène originale, intacte, est disponible dans les bonus).

Bien sûr, si on n’a pas vu la scène, c’est difficile de se rendre compte à quel point l’effet est inadmissible, indigne de la série télé la plus fauchée. Mais il n’empêche que je me demande bien ce qui a pu justifier ce massacre. Est-ce que JVC n’a pas payé assez pour mériter d’être aussi placé dans les diffusions télé, ou est-ce que les producteurs ont simplement réagi aux protestations des fans contre l’intrusion de la marque dans une scène importante ?

Bon sang, qu’ils sont cheap. Enfin, ils n’avaient déjà pas de quoi se payer des auteurs, et encore moins des coiffeurs dignes de ce nom. Mais ce n’est pas une raison, n’importe quel stagiaire aurait pu faire plus propre.

En voilà, un post bien long, pour Highlander 4. Des pollueurs. Ils l’ont fait exprès pour qu’on parle de leur film, j’en suis sûr.

Meanwhile…
Les nouveaux pots de Danette sont si lourds qu’on ne peut pas en manger et regarder par la fenêtre en même temps. Les vampires recommandent Solutricine, parce que… les vampires s’y connaissent en maux de gorge ? Les pizzas Buitoni ressuscitent les morts, c’est bon à savoir, ça peut servir, c’est plus simple et moins dangereux que la magie, et ça ne rend pas malade. Et ça, bien sûr, c’est moins choquant qu’une pub qui reproche aux collectivités d’avoir peur des séropositifs. On peut porter atteinte au prestige des pizzas, mais pas de l’Etat.

7 instants

1. Imaginez ce qu’aurait été votre vie sans Internet.

C’est facile. Je serais un nerd. Je veux dire, beaucoup plus nerdeux que je ne suis. Je serais ingénieur en informatique, je serais encore puceau, je serais dépressif, je serais sous-payé dans une boîte de merde avec des collègues cons. En fait, je serais sûrement mort. Non, sérieusement.


2. Pourriez-vous aimer indéfiniment quelqu’un qui ne vous aime pas de la même façon ?

Il y a quelques mois, j’aurais affirmé de toute ma certitude certiteuse que jamais, ô Grand Jamais, euh, je veux dire, au grand jamais, je ne pourrais aimer quelqu’un qui ne m’aime pas. Ce qui s’avère totalement faux. Dans un sens, c’est rassurant, parce que ça aurait été un symptôme éclatant de narcissisme au stade terminal.

Alors, pour répondre à la question, ben, je ne sais pas. Indéfiniment, c’est un peu long. Mais la réponse est bien partie pour être oui quand même…


3. Que s’est-il passé la dernière fois que vous vous êtes senti(e) ridicule ?

Je ne sais pas. C’était sûrement, soit ici, soit dans les commentaires d’un autre blog. Rien de bien intéressant, donc. Je ne vois pas comment je pourrais me sentir ridicule dans la vie, tiens.


4. Pourriez-vous faire votre vie avec quelqu’un qui ne peut pas dormir sans peluche ?

C’est quoi, cette question débile ? Ah, oui, je me souviens, c’est parce qu’elle est de moi, celle-là. La formulation est peut-être un peu excessive, d’ailleurs, mais c’est une question que je me suis posée en zappant sur je ne sais quelle émission à tendances réaliticielles. Le problème de la peluche, ce n’est pas pour des questions pratiques, mais lié à ma susceptibilité : ça m’énerve qu’un garçon qui est avec moi ait besoin de sa peluche / d’alcool / de substances illégales et qui puent, pour se sentir bien. Am I not stuffed man enough for you?


5. Ambassadeur(drice) auprès d’une délégation d’extra-terrestres, vous devez leur expliquer ce qu’est la religion. Comment vous y prenez-vous ? Ne perdez pas de vue votre responsabilité de représentant !

L’opium du peuple, qu’on dit ?

La religion, c’est ce qu’ont inventé les hommes pour se sentir moins seul, moins abandonnés, moins inutiles, pour donner un sens à sa vie. Ca consiste à décider qu’il y a un Etre supérieur qui a créé le monde, repoussant les questions du Quoi, Pourquoi, Comment à une sphère qui est forcément au-delà de notre compréhension, de sorte qu’on abandonne l’idée de chercher les réponses. Et, bien sûr, comme c’est créé par les hommes, c’est parfaitement imparfait, et les religions sont les causes des plus grands massacres de l’Histoire, parce qu’elles ont les mêmes défauts (racisme, intolérance, égocentrisme, …) que leurs créateurs.

Les mêmes défauts que leurs créateurs, c’est bien ce qui prouve qu’un Dieu parfait ne peut pas exister, tiens.


6. Que vous inspirent les crimes passionnels ?

Comme pour la question 2, je crois que ma réponse ne peut plus être la même qu’il y a quelques mois. Je continue à trouver ça illogique, incohérent, idiot, mais vu que depuis un mois ou deux je meurs d’envie de planter une fourchette à rôti dans le coeur d’une certaine personne… Pourquoi une fourchette à rôti ? Parce que c’est large au bout mais fin au milieu, de sorte qu’une fois que la partie fourchette est bien entrée, on peut la faire tourner dans la chair sans être bloqué par les côtes. C’est ça, l’esprit ingénieur : penser à tous les détails.

(Après ça, si il meurt de mort violente, je suis pas dans la merde, moi.)


7. Si vous aviez le pouvoir de ressusciter une seule personne, qui serait-ce ?

Je vais profiter du fait d’avoir un peu traîné pour répondre cette semaine, et piquer la pirouette vue ailleurs : je préfère garder ce pouvoir en stock pour quand j’en aurai vraiment besoin. Parce que, là, dans ma vie personnelle, je n’ai personne à ressusciter, alors ça serait un peu du gâchis de m’en servir pour un vague personnage public qui ne mérite pas mes attentions et me cracherait à la gueule après être revenu à la vie.


P.S. Ah oui, il y a encore mieux, comme réponse à la dernière question : Moi. Mais là, il en faudrait, des super pouvoirs…

31 décembre

Je crains le pire… Plus rien à manger dans mes placards, la prochaine livraison n’aura pas lieu avant jeudi (forcément, mes parents mangent traiteur pendant les fêtes, alors ils n’ont aucune raison de se presser de refaire une commande Telemarket), je vais me retrouver obligé d’aller à Monoprix un 31 décembre. J’ai peur. Des gens. Idiots. Qui peuplent le supermarché le plus cher du coin, le jour du réveillon. Je devrais peut-être aller à Franprix, plutôt, tiens, histoire d’éviter tous les vieux bourges du quartier qui n’auront pas prévu assez de toasts pour écouler tout leur caviar. A moins que les vieux bourges du quartier mangent tous au restaurant ? On verra demain, en tout cas il faut que je me souvienne de la possibilité de me rabattre sur le Franprix. Je peux bien survivre deux jours avec du riz Leader Price.

Et je ne serai pas encore millionnaire cette année. Celle qui s’achève, là. Enfin, la prochaine non plus, mais c’est encore trop tôt pour le dire, alors concentrons-nous sur le présent. J’avais noté avant-hier le numéro de Qui veut gagner des miyons mais pas appelé tout de suite ; aujourd’hui, ils ne donnaient plus le numéro, ce qui veut dire que les inscriptions sont finies pour l’hiver. Pas de miyons pour moi. Pas de ridiculisation devant les caméras de TF1. Pas de devoir prévenir les jokers éventuels qu’ils risquent de recevoir un coup de fil de Foucault, pour ensuite rentrer bredouille parce que je n’aurai même pas passé la question de rapidité. Ouais, finalement, c’est pas plus mal, que j’aie raté l’occasion. En plus, j’aurais perdu aux questions sur Alerte à Malibu.

Et hop, voilà. J’en étais arrivé à une alternative simple : arrêter le blog, ou supprimer les commentaires. Pas d’autre choix, entre les trolls et les cons, c’était trop démoralisant. Un ou deux commentateurs me manqueront, mais ils ont mon adresse e-mail de toute façon ; les autres, tant pis, de toute façon c’est mon blog et c’est mon contenu qui est important. Là, comme ça, je me sens beaucoup plus léger. Je n’aurai plus besoin d’insulter mes lecteurs. Plus besoin d’affronter mon inbox après avoir posté un article polémique, ou un article qui parle d’une série, ou un article qui parle de quoi que ce soit. Post and forget, on en revient à ce que j’avais défini, à l’origine, comme caractéristique essentielle de ce blog. Ne pas réfléchir à ce que j’écris. Ce sera bien mieux comme ça.

Est-ce que c’est l’évolution logique et inévitable du blog, de rajouter un système de commentaires quand on commence à avoir quelques lecteurs, puis de le supprimer quand on en a beaucoup ? C’est tout à fait logique, mais tellement triste.

Ca va me faire bizarre, de retrouver des journées entières sans recevoir de mails. De ne plus voir la petite fenêtre du dossier commentaires s’ouvrir dans Eudora. Mais je tiendrai. J’ai venu, j’ai vu, j’ai vomu, alors il est temps de passer à autre. Genre trouver finalement une idée de roman à écrire. Si je n’étais pas contre le principe des résolutions, ça serait la mienne pour 2003 : écrire un roman. Et tourner un film. Et présenter une émission de télé. Et enregistrer un album. Et gagner les présidentielles anticipées. Et trouver l’amûr.

Voilà, la nouvelle année n’est pas encore arrivée que je suis déjà découragé par mes objectifs inaccessibles. Faut être lucide. Avec le pot qu’il a, Chirac ne va certainement pas mourir en 2003.

Je devrais ajouter une courbe misanthropie au moodlog.

J’aime assez le fait que Jakob Nielsen liste, parmi les Top Ten Webdesign Mistakes of 2002, le fait de mettre des liens mailto: n’importe où sans prévenir. L’ensemble de la liste est plutôt orienté vers les sites commerciaux (ce qui est légitime, après tout, ce sont eux qui payent Nielsen), mais ce problème-là est générique, et se retrouve assez fréquemment sur les blogs. Du coup, je vais vous le traduire, pour information :

Quand vous cliquez sur un lien, à quoi vous attendez-vous ? A arriver sur une nouvelle page, qui contient des informations au sujet du lien sur lequel vous avez cliqué.

A quoi ne vous attendez-vous pas ? A lancer un logiciel e-mail qui exige que vous écriviez des choses plutôt que d’en lire.

Les liens mailto: devraient être associés à des intitulés qui indiquent explicitement qu’il s’agit d’adresses e-mail, que ce soit par le format (donald@duck.com) ou leur formulation (envoyer un mail au service clientèle). Ne placez pas des liens mailto: sur des noms : en cliquant sur les noms de personnes on devrait généralement arriver sur leur biographie.

Si vous êtes concerné, réfléchissez-y. Si votre blog est du genre à afficher tout sur une page, et que vous voulez mettre un lien de contact, formulez-le de façon à ce qu’on s’attende à ce que ce soit un lien mailto:. Mais, surtout, le plus insupportable, c’est d’avoir un menu de navigation où tous les liens ouvrent une nouvelle page, sauf le lien contact qui envoie directement sur le client mail. Quand il y a une série d’objets, tous doivent se comporter de la même façon : quand on fait un menu, tous les éléments doivent avoir le même comportement.

Enfin, ceci dit… n’oubliez pas non plus que, si vous mettez un lien mailto: dans votre code, vous servez votre adresse aux spammers sur un plateau d’argent.

Zut, j’aurais dû penser à acheter du Pepsi Max, pour le réveillon, tout de même. Au moins, ça aurait pétillé, et ça m’aurait permis de digérer le kilo de tortillas que je suis en train de me descendre. Bref, tant pis, c’est un peu tard pour y penser.

Il s’est passé une chose incroyable, aujourd’hui. Ca faisait une bonne semaine que j’avais envie de demander à ma mère de me prêter son appareil photo numérique (qui ne fonctionne que sur secteur parce que la batterie est morte, et dont elle ne s’est pas servie depuis au moins cinq mois), mais je me retenais, parce que je m’attendais à ce qu’elle refuse comme d’habitude, et je savais que ça me mettrait de mauvaise humeur pour un mois. Eh bien, j’avais tort. Ou alors, j’avais raison d’attendre le bon moment. Ou c’est juste arrivé parce que je ne m’y attendais pas (c’est toujours comme ça que ça se passe avec moi). Toujours est-il que le résultat est là : j’ai un appareil photo Sony 3 mégapixels sur mon bureau. Il n’a pas de batterie, le MemoryStick ne fait que 8 Mo (de quoi stocker deux mp3 et demi si c’était un iPod, c’est impressionnant), il n’est pas tout jeune, mais il prend des jolies photos.

Par exemple, vous pouvez aller voir le nours à 4 euros que je me suis offert pour Nowel à Monoprix. J’aime bien m’acheter des petites peluches, de temps en temps. C’est pas cher, c’est mignon et ça fait toujours plaisir. Il est tout mignon, ce p’tit père-là, non ?

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