Bienvenue ! Vous vous rappelez les blogs ? A une époque, ce site en était un. Maintenant, c’est surtout une archive de mes multiples comptes Twitter.

1 janvier 2003

Huh ? Ah, oui, c’est vrai. Bon, ben, ok : Bonne année, bonne santé, meilleurs voeux, bon surf et à l’année prochaine. Et arrêtez de m’envoyer des mails pleins d’images. Sérieusement, combien de kilo-octets il faut pour souhaiter une bonne année ? Même en comptant les headers des mails, je ne suis pas sûr qu’on soit obligé d’atteindre le kilo. Alors soyez légers, par pitié. (Je crois que je dis ça pile quelques heures trop tard, mais tant pis, on fera avec…)

2 janvier

Buffy moins deux jours…

Wow, une inbox vide, j’ai réussi à faire le ménage, à tout ranger et répondre aux messages en attente… ça fait une impression bizarre, de calme et de sérénité, cet Eudora désert. Ce qui est dommage, c’est que le désert, ça n’a jamais tellement été mon truc. Mais, bon, je prévois de recevoir dans les jours qui viennent des réponses aux divers mails que j’ai envoyés dans la semaine, donc j’aurai à nouveau des messages à stocker indéfiniment dans ma boîte de réception. C’est important. De faire poireauter les gens. C’est ce qui me fait exister.

C’est là qu’on voit que le HTML est vraiment mal foutu. Pourquoi il n’y a pas de tag <ironie> ou <sarcasme> ? C’est pas sémantique, ça, peut-être ? Là, en lisant le paragraphe précédent, tout le monde va croire que je suis un sale narcissique (oui, ça, c’est déjà fait, ils le croient déjà, parce que ça les rassure) qui aime se faire désirer. Alors que, non, je suis un narcissique qui se fait désirer, mais je ne suis jamais manipulateur pour deux sous. Et ne pas répondre exprès pour se faire désirer, ça serait de la manipulation. Je vous ai déjà dit à quel point je haïssais la manipulation ? Je hais la manipulation. Et les manipulateurs. Et les gens. Et le monde entier. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me vient comme ça, là, à cinq heures du matin, alors que je regarde avec envie et crainte mon sac de couchage (parce que je dors dans un sac de couchage, c’est… plus simple), avec la peur de faire des cauchemars, quand je finirai par aller me coucher, à cause de choses que j’ai lues et vues dans la journée. Sachant que, dans ces cas-là, c’est généralement la nuit suivante (la nuit en deux, quoi) que je les fais, justement parce que je n’y pense alors plus consciemment. Mais bon, là, j’ai bien sommeil, quand même. J’ai répondu à mes mails, j’ai fini par poster un article (alors que je pensais que ça resterait calme, ici, pour la nuit) et je n’ai rien, mais alors strictement rien à faire, là, avant d’aller me coucher : je suis trop fatigué des neurones pour aller lire des blogs ou quoi que ce soit d’autre. Alors, zou. Garoo out.

Ack, on est déjà jeudi. Je me souviens encore quand on n’était que lundi. Même qu’à l’époque ce n’était même pas la même année que maintenant. On est le deux janvier, et qu’est-ce que j’ai fait du premier ? Rien. Je crois que ce n’est pas forcément une bonne idée, Rainlendar. Ca me stresse, de voir les jours, les mois, les années passer en permanence sur mon bureau. Avec la pression que ça me fiche, de voir le petit rond rouge avancer de jour en jour, je vais devenir spicotique avant la fin de la ligne, c’est-à-dire le prochain dimanche.

3 janvier

Buffy moins un jour…

Loi de Murphy oblige, c’est quand je passe la nuit dehors que le serveur plante alors que j’aurais pu faire quelque chose pour le réparer. Il est gonflant, le gars Murphy. Heureusement que j’ai toujours clamé ne pas vouloir être administrateur système…

Pour une fois, le Friday Five est intéressant, parce qu’il me permet de rajouter à mon picturelog quelque chose que j’aurais dû prendre en photo depuis longtemps.


1. Do you wear any jewelry? What kind?

Une bague Zero, à voir en photo ici et . Tant pis pour ceux qui ne savent pas qui est Zero, ça manque vraiment à leur culture.


2. How often do you wear it?

Quand je sors, c’est-à-dire pas souvent (parce que ça n’inclut pas les sorties au Monoprix, ça ne vaut pas tellement le coup de se mettre sur son 31).


3. Do you have any piercings? If so, where?

Non. Je n’exclus pas totalement l’idée : si je trouvais quelque chose de simple, petit, et qui pourrait m’aller, pourquoi pas. J’aimerais bien un piercing sur l’aile d’une narine (paraît que ça fait particulièrement mal), mais ça ne m’irait pas du tout. Globalement, la plupart des piercings ne m’iraient pas tellement, faut croire que je n’ai pas une tête à piercings. Alors il restera le nombril, quand je serai allé au bout du bout d’un régime.


4. Do you have any tattoos? If so, where?

Non et, ça, c’est exclu. Je n’aime pas ce qui est définitif.


5. What are your plans for the weekend?

Ca sent le manque d’inspiration pour finir le questionnaire, ça. Déjà que le questionnaire lui-même est rarement inspiré depuis quelques mois, ça fait un peu pitié. Euh, mes plans pour le week-end, c’est de ressortir, et aussi de voir le début de la saison 6 de Buffy, samedi soir. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy.

Je vous recommande les nocturnes de la Samaritaine. Pas que je vous conseille d’y acheter quoi que ce soit — je n’ai pas fait de comparaisons de prix, mais c’est forcément plus cher que Lidl — mais j’aime bien l’ambiance. Il y a un côté ville fantôme, tout est sombre, les vendeurs sont éteints dans leur coin, les quelques rares clients sont zen et peu envahissants, on n’est pas loin de participer à L’ultime razzia, avec Bruno Solo en moins, ce qui n’est pas forcément un manque.

Par contre (ou peut-être que ça ajoute justement à l’effet fantômatique) je trouve toujours la Samaritaine bizarre, comme si le magasin n’était pas fini. Alors que les autres grands magasins de Paris font tous attention à l’aménagement, la moitié des rayons sont disposés comme dans un hypermarché. Et l’autre moitié est plus classe, mais inachevée. C’est le bordel, l’ensemble manque singulièrement de classe, et c’est quand même un peu le comble pour un magasin situé rue de Rivoli.

Bon, à part ça, c’était drôle, bien que bizarre et out of character, de me balader dans les rues de Paris à huit heures du matin, entre les odeurs de ville endormie et de boulangère affairée (oui, on passe directement des nocturnes de la Samaritaine au pain du matin, vous savez bien que je ne vous raconterai pas mes nuits). Sensations agréables, conditionnées au fait d’être dehors à une heure pareille sans avoir sommeil, ce qui ne m’arrivera pas souvent. Dommage que par la suite j’aie eu plus de mal à tenir : comment rester éveillé quand on traverse tout Paris en métro, sans correspondance ? C’est atrocement terne, répétitif, chiant et prévisible, ces choses-là. Au moins, dans le RER, on voit du pays, les trajets sont longs, chaque gare est d’une couleur différente, et puis, euh, voilà, c’est plus moderne et plus riche. C’est exotique.

Tout ce qui manque, dans le RER, ce sont les 4 par 3 Matrix Reloaded, publicités pour le film qui sort… en mai. Forcément, avec les succès des suites de Harry Potter et de Lord of the Rings, les producteurs de Matrix ont un peu intérêt à nous rappeler qu’ils existent, depuis le temps. Mais, moi, je ne suis pas dupe : ces affiches, je n’y crois pas. Ce n’est pas pour rien qu’il n’y a pas les têtes des acteurs, ce sont des fakes pour occuper le terrain et relancer les ventes des manteaux en cuir (avouez que c’est plus facile à porter que la toge blanche avec barbe assortie, ou les pieds de gnome en latex, ou le balai-brosse entre les jambes). Non mais, sérieusement : quand on a annoncé (il y a douze ans déjà) que Lambert Wilson jouerait dans la suite, c’était quand même évident que c’était un hoax, et que la trilogie n’existerait en fait jamais !

Je ne sais pas si je dois dire ouf ou au secours, mais je penche plutôt pour la deuxième possibilité : ce n’est pas mon disque dur qui fait du bruit quand on s’en sert, ce sont les enceintes. Qui font du bruit quand on se sert du disque dur. Comme ça, du jour au lendemain, ça leur a pris, je ne sais pas pourquoi. Mais, au moins, ça veut dire que mes trente gigas ne sont probablement pas en train de rendre l’âme. Enfin… peut-être pas. Ou alors, il agonise et passe par la carte son pour hurler sa douleur. Ou mon ordinateur veut juste m’emmerder, parce qu’il trouve que je me sers trop de lui, que je suis un profiteur, que je ne lui rends jamais service, que je m’occupe mal de sa petite santé et de ses petites affaires, et que je ne suis de toute façon qu’une saloperie d’humain. Et là, forcément, je ne peux pas le contredire. (J’ai dû dire forcément vingt fois dans la soirée d’hier, il faut que je me surveille.)

P.S. Ah, oui. Forcément. A force de me baisser le volume sur Winamp (enfin, xmms, c’est pareil) et de le monter sur l’ampli, ben, voilà, c’est magique, ça a amplifié les parasites. C’est bête, l’électronique. Enfin, c’est surtout bête, un système d’ampli avec réglage digital du volume (vous remarquerez que digital est un anglicisme, devrait être remplacé par numérique, mais que la phrase, celle qui n’est pas finie, là, ne serait plus compréhensible, la vie est ainsi faite) sans affichage du niveau. Parce que, du coup, forcément, ben, on ne sait plus où on en est, hein.

Au final, c’était donc bien un gros ouf. Tout est rentré dans l’ordre, plus d’interférences, plus de screeecreee quand je charge des pages sous Mozilla. J’me sens mieux. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas graver les huit gigas de données que j’ai rangés dans un répertoire intitulé, avec l’à-propos qui me caractérise, AGRAVER.

4 janvier

Comme je suis quelqu’un de très créatif et original, et qu’il a neigé, voilà, je poste une photo de neige !

Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy.

J’ai trois ou quatre choses en stock à écrire ici, mais vu le programme chargé de la soirée, je crois que je ne vais pas avoir le temps, à moins que Smallville soit très mauvais. (Enfin, il y en a qui disent que c’est comme Roswell sans le comique involontaire, donc ce n’est pas impossible.) Sinon, ça sera pour demain.

Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy. Buffy.

On aurait pu croire qu’ayant eu l’originalité incroyable de mettre en ligne une photo de neige ce soir, ça m’aurait permis d’évacuer le sujet. Mais non, ça serait quand même dommage de perdre un sujet de post.

La neige, donc. La neige, pour ceux qui ne le sauraient pas, est un truc blanc, plus ou moins poudreux, qu’on ne se met pas dans le nez et qui tombe du ciel gratuitement. Mais, comme tout ce qui est gratuit, c’est rare. Ce matin, je me suis (en l’occurrence, on m’a) réveillé juste à temps pour voir une vraie tempête de neige tomber sur Paris : je crois bien que c’est la première fois depuis des décennies que je vois autant de neige dans le ciel. C’est beau, c’est blanc, c’est lumineux et, surtout, c’est propre, ça vous ferait prendre Paris pour une petite ville de montagne sans pollution ni embouteillages. Marcher dans la neige qui fait crish-crish bien qu’elle soit déjà à moitié fondue et gelée, voir les flocons tomber des arbres au moindre coup de vent, je n’ai pas pu retenir un grand sourire en marchant tout seul dans la rue — et on sait quel crime c’est, pour un parisien, d’oser une chose pareille. J’ai de la chance que la chute de neige de l’année soit arrivée un jour où je n’avais pas dormi chez moi ; sinon, j’aurais bien été capable de ne pas en profiter du tout.

Dommage, cependant, que l’appareil photo n’ait toujours pas de batterie. Je serais bien allé profiter de ma fin d’après-midi pour prendre des photos un peu partout dans Paris. Ce sera pour une autre fois, je suppose. Une autre année, si la neige existe encore d’ici-là. Au lieu de photos, je suis allé faire du shopping dans les magasins parisiens, pour ne pas acheter de jeans parce que je n’ai pas envie de mettre de l’argent là-dedans, ne pas acheter de rasoir électrique parce que la raison pour laquelle les rasoirs Philips sont aussi peu efficaces est qu’ils sont trois fois moins chers que les Braun, et ne pas trouver le sac à dos / bandoulière que je voulais, et qui va sûrement coûter la peau des fesses à un oisif comme moi si je le trouve un jour.

Smallville (1.01—1.02)

Pourquoi M6 s’obstine à diffuser, en prime time, des séries ineptes, écrites par et pour des enfants en bas-âge qui rêvent de quand ils seront adolescents ? Ah, oui : c’est leur boulot, c’est leur cible, c’est leur programmation. Pourquoi M6 diffuse Buffy, alors ? Bah, parce que, à la première ou la deuxième saison, c’était impossible de savoir que la série serait aussi bien écrite sur la longueur, et qu’elle racolait large pour se tourner ensuite vers un public plus adulte.

Toujours est-il que Smallville, donc, est la digne remplaçante de Roswell dans cette case horaire. En moins drôle. Et puis, si tous les aliens doivent avoir les mêmes yeux clairs et la même mâchoire bien triangulaire, Max était quand même plus réussi, malgré ses vingt ans de plus. Mais non, ce n’est pas du plagiat… c’est juste que l’extra-terrestre parfait ressemble nécessairement au mannequin américain parfait, c’est évident, enfin, il faut bien être européen pour trouver ça bizarre.

Tout ce que je veux, c’est finir le lycée sans passer pour un nul. Genre. Avec la tête qu’il a. Bien sûr.

Il y a quand même des trouvailles formidables, dans cette série, au niveau scénario. Offrir en pendentif à Lana un morceau de la météorite qui a tué ses parents, c’est carrément autre chose que le collier World Trade Center offert par John Cage à Ally. Je suppose qu’il y a un petit concours entre les scénaristes de séries ? Oh, je suis sûr qu’on pourra encore trouver mieux… Je dirais bien un foetus, par exemple, mais ce genre de chose a déjà été fait dans South Park.

5 janvier

Buffy (6.01—6.02)

Ah. Donc. Bon. Alors, euh, le prégénérique était excellent. Un très bon retour, bien réalisé et bien écrit — je suis fan de la Willow version public broadcasting system. Voilà. Ca, c’était vraiment bien.

Ensuite, il y a eu 90 minutes de, ben… autre chose. Une histoire de Hell’s Angels version démons. Un truc digne d’une mauvaise série des années 80. D’ailleurs, la dernière fois que j’ai vu une horde de bikers saccager une ville, c’était dans un des deux épisodes de K 2000 que j’ai vus en décembre. Et là, en voilà dans Buffy. Pas dans un mauvais épisode, non, dans deux épisodes. Surtout, deux épisodes capitaux pour l’histoire de la série. La résurrection de Buffy, bon sang, ça mérite autre chose que ce plan de série B !

On peut tout faire, même avec le postulat de départ le plus ridicule possible. On peut faire un bon épisode avec des bikers qui ravagent Sunnydale, j’en suis sûr. Mais là, ce n’était pas qu’une idée idiote : c’est aussi mal écrit, et les dialogues étaient ridicules. Pour que je sois plus déçu que je ne le suis par ce début de saison, il aurait fallu, au minimum, que le Buffybot prenne vraiment la relève de Buffy — au passage, j’aurais bien aimé avoir un dixième de seconde de doute à ce sujet, plutôt que de savoir la réponse depuis longtemps, mais bon…

En tout cas, Sarah Michelle Gellar reste excellente ; heureusement, il y a bien besoin de ça. Michelle Trachtenberg n’est pas en reste. Je suis assez épaté qu’ils aient osé montrer le cadavre décomposé de Buffy, de façon impressionnante. Et puis, bon, la cinquième saison avait aussi commencé de façon ridicule, alors, euh, bah, faut pas désespérer. Même si je suis à vingt épisodes de décréter que la série s’est arrêtée là où elle aurait pu, et peut-être dû, à l’épisode 5.22. C’était une fin, ça, au moins. Bref.

Je ne vais pas m’attarder sur tout ce qui n’allait pas dans le scénario, mais je me demande juste une chose. Je veux bien croire qu’ils aient décidé de faire croire à tout le monde que Buffy était vivante, bien que le Buffybot soit particulièrement mauvais pour sauvegarder les apparences. Je veux bien croire que le scooby gang, sachant qu’ils allaient essayer de ressusciter Buffy, aient réussi à convaincre Giles que c’était une bonne idée de faire tourner le robot à plein temps. Après tout, il était certainement trop déstabilisé pour résister. Non, j’ai une simple question d’ordre purement pratique. S’il était capital de cacher la mort de Buffy, pourquoi lui avoir érigé une tombe et, surtout, où est-ce qu’ils l’ont enterrée ?! Il n’y a jamais de promeneurs dans ces bois ?

Finalement, si je ne m’endors pas avant, et si la programmation du magnétoscope a bien fonctionné (rapport à ce que j’étais en train de faire du non-shopping à Paris cet après-midi), je vais regarder Angel ce soir, ça ne peut pas être plus décevant.

C’est curieux, ces démons qui sont arrivés pile au moment où il fallait pas. Oui, Tara, tu l’as dit.

Dans mes vieilles notes de posts à écrire, il y avait le sentiment que m’avait inspiré la vue d’un couple, dans le métro, le garçon assis sur un strapontin, et la fille sur ses genoux. Je me disais que je n’étais pas près de voir ça avec deux garçons dans les rôles principaux. Parce qu’on ne se fait peut-être plus jeter des pierres, en tout cas pas partout, mais on n’en est pas encore à pouvoir se permettre ça sans se faire jeter de la rame. Bien sûr, on a le droit d’être optimiste, de penser que la société va évoluer de plus en plus vite (oui, enfin, y’a qu’à voir la couleur de l’Assemblée nationale ces temps-ci) et que, si ce n’est pas encore possible, ça le sera bientôt. Mais je préfère être réaliste. Enfin, ce n’est pas un choix, c’est ma nature, on m’a dessiné comme ça. Alors il restait l’option du métro de San Francisco, qui n’existe probablement pas (le métro) (vu qu’il y a un tram) (et que, pour accéder au métro dans certaines parties de la ville, il faudrait des escaliers dix fois plus longs que ceux d’Abbesses) (référence à un vieux post pour ceux qui suivent vraiment attentivement) (sinon, vous tapez Abbesses dans la boîte de recherche, et ça doit marcher tout seul). Et encore, à San Francisco aussi, il y a des homophobes.

Et puis, depuis, j’ai pris le métro. Plusieurs fois, dont hier. Tard le soir, alors que j’étais en retard comme ça m’arrive parfois quand j’ai du mal à être lucide sur le temps qu’un trajet va prendre, parce que je bloque à l’idée que je vais passer une heure et demie dans les transports. C’est long, quand même. Et donc, dans ce métro (ligne 4, direction Porte d’Orléans, au cas où vous voudriez vérifier par vous-mêmes en le prenant tous les soirs, au risque de me croiser sans le savoir, ou en le sachant), je vois deux hommes de 35-40 ans monter. Dingue. Je ne sais pas raconter les histoires. C’est le comble. Bref, la rame est loin d’être bondée, mais pas du tout vide, et au bout d’un moment je m’aperçois qu’ils ont chacun la main sur la cuisse de l’autre. De façon tout à fait naturelle, l’un est perdu dans ses pensées, l’autre lit un livre, et ils se tiennent par la cuisse comme le ferait n’importe quel couple (bon, c’est plus fréquent chez les couples de petits jeunes mignons que chez les retraités, mais vous voyez l’idée). Et ça m’épate. Et c’est triste, que ça m’épate, mais c’est la réalité du monde. C’est une soirée calme, sur une ligne calme, il n’y a pas de casquettes à l’envers ou de joggings à la jambe relevée, mais, tout de même, quoi. Ils ne se posent même pas la question de qui monte dans la rame à chaque station, et s’ils feraient mieux de se lâcher par prudence. Il faut croire qu’ils ne vivent pas dans le même monde que moi. Ils ont de la chance, je suppose.

Je vous ai déjà dit que les choses bien n’arrivent que quand je ne les attends pas, et n’arrivent jamais quand je les attends ? Ben voilà. C’est ma faute, le retour raté de Buffy. Forcément. Maintenant que j’ai été déçu, c’est bon, il est possible que la qualité d’écriture revienne par la suite. Si je ne l’espère pas trop.

En lisant le recap du premier épisode de Buffy diffusé hier, je tombe sur un morceau de dialogue que je n’avais pas du tout compris, bien qu’à la réflexion il me semble qu’il ait été traduit mot à mot, donc théoriquement compréhensible. Est-ce que je n’étais pas bien réveillé, est-ce que la traduction n’était pas claire, ou est-ce que les comédiens, au doublage, n’ont pas compris la réplique ?


Willow I got [Buffybot] off those knock-knock jokes.
BuffyBot Oh! Who’s there?
Xander You know, if we want her to be exactly—
Spike She’ll never be exactly.
Xander I know.
Tara The only really real Buffy is really Buffy.
Giles And she’s gone.
BuffyBot (as if it’s still a knock-knock joke) If we want her to be exactly she’ll never be exactly I know the only really real Buffy is really Buffy and she’s gone who?

Je crois bien que le problème vient de la voix française de Buffy, mais comme je n’ai pas enregistré, parce que la cassette vidéo était squattée par l’épisode du jour d’Angel, je ne peux pas vérifier. En tout cas, je vais m’imprimer ce bout de dialogue sur un poster à mettre au plafond, parce que ça me fait exploser de rire à chaque fois que je le relis.

P.S. On me signale dans l’oreillette que la traduction a remplacé les knock-knock jokes par les poil au… Merci Mona. Pour le coup d’oreillette. Un remplacement qui, bien que d’un goût douteux, n’est pas trop mal trouvé, sauf que c’est tout de même beaucoup moins drôle. Il me semble pourtant que le toc-toc — qui est là ? est traduisible tel quel, non ? Ca a déjà été utilisé dans suffisamment de séries ou de films pour qu’on puisse se permettre de le laisser, plutôt que de chercher un vague truc qui pourrait être moyennement drôle. Bon, ok, j’avoue que j’avais trouvé ça assez drôle en voyant la VF. Mais pas autant qu’en version originale. Enfin, je ne vais pas me remettre à critiquer toutes les spécificités de la version française, ça surchargerait inutilement.

Angel — Forgiving (3.17)

Dire que je suis censé être bilingue, et que c’est par un épisode d’Angel que je dois apprendre que Forgiving se traduit par Impardonnable. Faut que je retourne à mes cours, ou que j’arrête de lire des sites web en anglais, ça me fait tout tromper. D’autre part, tant qu’on est dans la traduction, je suis surpris qu’ils n’aient, exceptionnellement, pas traduit in English (quand l’équipe détaille les livres et dossiers disponibles pour chercher des informations) par en français comme on fait habituellement. On change des choses qui sont très bien comme elles sont, et on en laisse d’autres qui gagneraient à être transformées. Pourquoi je m’étonne ? C’est le quotidien du métier de traducteur.

Je devrais être très déçu. On parle pendant tout l’épisode d’aller récupérer Connor, ce qui implique qu’il n’est pas aussi mort que je croyais, et on récupère Wesley in extremis — heureusement, comme je l’espérais, il est muet dans cet épisode et probablement le prochain — alors qu’il a saigné toute la nuit comme un goret dans le parc. Un samedi de déceptions.

A un petit détail près : cet épisode n’était pas mal écrit, lui. Il y a des petits détails qui gênent (genre je ne veux surtout pas gâcher les vacances de Cordélia, même si elle pourrait sauver mon fils, m’en fiche, qu’elle bronze tranquille — je ne sais pas quelle raison ils avaient de l’écarter aussi longtemps, mais ça devient vraiment ridicule) mais l’ensemble est sombre comme on aime, l’histoire est intéressante, les dialogues ne sont pas débiles. Je ne demande rien de plus que de voir une petite fille dire à Angel de tuer Lilah, et Angel s’exécuter (enfin, l’exécuter) sans sourciller. C’est tout l’intérêt des séries de Whedon, cette ambiguïté morale. Même si on sait bien qu’Angel va finir par retrouver ses esprits et ne pas tuer Wesley (zut !), c’est toujours intéressant de voir comment la suite va se dérouler.


<SPOILERS 24 heures chrono SAISON 1>
En parlant de product placement (non, je n’ai pas supprimé un paragraphe, c’est juste que je ne trouve pas de façon de faire la transition, et comme il va falloir que je commence à me préparer à sortir dans pas longtemps bientôt, j’ai la flemme de chercher mieux), je trouve ça drôle que, dans 24, les spectateurs américains aient pu savoir dès le début l’identité du traître parce qu’elle utilisait un PC contrairement aux gentils de la série alors qu’aujourd’hui Lilah faisait admirer le bel écran LCD Apple sur son bureau. Je ne sais pas si elle va trahir W&H un jour (rien n’est impossible, même si ce serait une redite de Lindsay), mais on peut difficilement dire que ce soit une gentille.
</SPOILERS>

6 janvier

Oh putain !

Voilà le bruit qu’a fait le sommet de mon crâne, hier soir, quand il a rencontré le sol glacé à une vitesse un peu trop vélociteuse pour être honnête. Pas de Schplof ! ni de Crouic !, juste Oh putain ! et, bien que ce soit moins spectaculaire, je crois que je ne devrais pas m’en plaindre. Moins spectaculaire, c’est aussi moins dangereux, en général.

La neige, quand ça fond puis qu’il refait froid, vous saviez que ça devient de la glace ? Vous saviez que ça rendait glissants les endroits où on n’a pas évacué la neige accumulée ? Vous saviez qu’on risquait de tomber, s’ouvrir le crâne, basculer dans le coma et voir Dieu ? Ah ouais, vous le saviez ? Ben moi non, je vis à Paris, et on n’a pas ces choses-là, d’habitude. Surtout dans ma chambre, dont je suis peu sorti ces dernières années. Pas de neige, pas de glace, juste des vieux bouts de pain moisis qui sont sur le point de devenir conscients de leur propre existence et d’écrire des traités philosophiques, mais je m’égare. Alors, voilà, scouic-boum, j’ai glissé, cul par terre, épaule par terre, crâne par terre, dans cet ordre, je n’ai quand même pas fait un salto arrière, je n’ai pas assez d’entraînement.

A défaut de coma et de near-death experience, c’est quand même la première fois que je me cogne la tête de cette façon, et de tout mon poids. Enfin, presque tout mon poids : vu comment ma main gauche est détruite, j’ai dû avoir le temps d’amortir un peu ma chute. Un peu, juste assez pour ne pas me tuer (est-ce qu’on peut se tuer en tombant comme ça ?). Heureusement, ma main n’est pas abîmée au point de ne plus pouvoir taper, qu’est-ce que je deviendrais, moi ?! N’empêche, ça sonne, et ça fait bizarre. Tomber en arrière, se cogner la tête, c’est un truc qui envoie normalement dans Urgences, avec Abby qui vous désinfecte le cuir chevelu après avoir compté les reflets des lampes dans vos pupilles tout en discutant de ses amours avec le blanc-bec de l’année (tiens, en parlant de ça, j’ai raté la rediffusion du pilote d’Urgences cet après-midi, j’avais oublié, zut, mais je ne serais quand même pas rentré plus tôt pour ça). Je ne voudrais pas dramatiser, là, mais… si, d’ailleurs, je ne vais pas me gêner, pour une fois qu’il m’arrive quelque chose : vous vous rendez compte que, pendant une fraction de seconde, au moment où j’ai senti mon crâne toucher terre, je me suis demandé si j’allais perdre connaissance et mourir, là, connement, sur le goudron gelé, avant de savoir si j’aurais été un bon Président de la République ? Vous réalisez ?

Ben je n’ai même pas vu ma vie défiler devant mes yeux.

Sûrement parce que ça aurait été trop chiant. Comme disait Spike samedi : cuppa tea, cuppea tea, almost got shagged, cuppa tea. Bon, vu que je ne suis pas Giles et que je ne bois pas de thé, il faut remplacer le thé par du Pepsi, mais sinon le concept fonctionne quand même.

Enfin, voilà, pour la première fois de ma vie je me suis blessé à la tête, j’ai même perdu au moins trois millilitres de sang et il a fallu que je me fasse désinfecter, mais pas par Abby. Quoique, je n’ai pas perdu au change, mon étudiant en médecine a les cheveux moins longs, mais lui est un mâle et il est dans la vraie vie (contrairement aux hommes d’Urgences qui, non contents de ne pas me plaire outre mesure, ne sauraient sûrement même pas se servir de Derma-spray dans la vie réelle). Alors, ben, ça va. Et puis tout va bien maintenant. Alors, hop, circulez.

The big poor guy’s shopping spree

En général, quand j’ai l’occasion d’aller faire un tour vers Haussman, ça me met toujours en mode nostalgie, dans lequel j’aime assez me complaire. J’en ai parlé il n’y a pas longtemps, d’ailleurs, puisque j’y avais vu les vitrines de Noël.

Quand j’étais lycéen, je passais mes pauses déjeuner au Printemps (oui, j’étais déjà un garçon très social), alors je me tape un petit coup de madeleine à chaque fois que j’y retourne. Même si le magasin change plus qu’une recette de madeleines (d’ailleurs, aujourd’hui, j’ai trouvé que l’aménagement faisait un peu vide, trop d’espace, pas assez de produits, ça doit être la mode dans les grands magasins), la structure reste la même, je connais personnellement les escalators (même la couleur vert-bizarre des mains courantes — il me semble que ça s’appelle comme ça, mais je ne sais pas où aller vérifier — n’a pas changé depuis dix ans), les objets dans les rayons sont toujours chics et jolis, bref, c’est agréable d’aller y faire du shopping. Enfin, du lèche-vitrines, parce que, bon, budget, quoi.

En général, donc, je disais, mode nostalgie. C’est-à-dire, agréable. Pourtant, au final, la séance de shopping d’aujourd’hui aura plutôt été déprimante. Passons sur le fait que je n’ai toujours pas trouvé le sac que je cherche depuis une semaine (existe-t-il vraiment ? ce n’est pas si important, ça m’occupe, et puis je sais bien que, si je le trouve, il sera trop cher, fatalement, c’est inévitable). Ce qui pose problème, c’est la suite.

D’abord, le fait que je n’ai maintenant plus aucun neuro dans mon porte-monnaie (et que mon chèque de Noël, de son côté et où qu’il soit, n’a toujours pas été crédité sur mon compte). Soixante-quinze neuros envolés, et je n’ai qu’un seul jeans neuf (l’urgence, c’était les jeans, je n’en ai que deux de mettables, ils sont trop serrés, l’un est élimé aux poches, l’autre est déchiré à l’entrejambe et recousu à la superglu, c’est, euh, un peu limite, quoi). Non, je n’ai pas dépensé cinq cents francs pour un jeans, je ne suis pas fou, je suis pauvre : j’ai acheté plein de trucs imprévus, comme on fait toujours. Collier pacher, bague pacher, porte-clés pacher, j’avais pas besoin de tout ça, mais c’était mignon et le prix en neuros était petit. Cinq euros, ça fait beaucoup moins que trente francs, à l’oeil. Mais ça s’additionne. Et une montre à dix euros — mais ce n’était pas imprévu, il m’en fallait une pour remplacer le monstre importable que j’ai acheté trop cher il y a quelques années (même si, à dix euros la montre, je ne me fais pas d’illusions sur sa durée de vie). Dilapider l’argent, ça, au moins, c’est cool. Save Karyn ! Euh, non, rien.

Mais il y a plus grave que l’argent, car l’argent ne fait pas le bonheur, bien sûr. Erf. Enfin. Il y a que j’ai été insulté, bafoué, traîné dans la boue marécageuse et puante d’une station d’épuration. C’est une image. Insulté par un magasin. Pire, insulté par une chaîne entière de magasins. Idiot que je suis, j’ai voulu essayer les jeans chez H&M, parce qu’ils sont pas chers et jolis. Oh, l’erreur. Funeste et tout et tout. Note pour plus tard : H&M ne fabrique et vend des fringues que pour les anorexiques. Je vous jure. Quand j’ai fini par trouver un pantalon qui puisse fermer à la taille (et je vous promets que je suis loin d’être obèse, non, vraiment), il faisait deux mètres de long (et pourtant, je suis grand). Alors quoi, on veut me faire croire que j’ai le tour de taille de Michael Jordan ? Je le sens, que je suis en train de me faire une réputation d’obèse, là, je ne devrais même pas poster cet article. Enfin, je m’en fous parce que je ne suis pas célibataire (ta-da !), mais je ne m’en fous pas parce que je suis mégalo histrio narcisso paranoïaque. Et je n’ai que quatre ou cinq kilos en trop. Simplement, je ne me shoote pas à la coke, je ne me fais pas vomir après avoir mangé mes brocolis, je suis carrément trop musclé des cuisses pour entrer dans un pantalon à ma hauteur (oui, je suis musclé des cuisses et je vous emmerde, je ne suis pas là pour vous le prouver, et je ne suis pas là pour mentir non plus, ce serait quoi l’intérêt ?). Bref, je ne suis pas digne de porter du H&M. Je comprends mieux pourquoi les vêtements sont jolis et pas chers : en ne fabriquant les fringues qu’aux dimensions des crevettes branchées, on se fait automatiquement de la pub dans les bars et les boîtes, à moindre coût. Beau business plan, mais ça m’arrange moyen, moi. Les jeans C&A, ça le fait tout de suite moins. En plus, celui que j’ai fini par y acheter est un peu plus… court que je n’aurais voulu. C’est vrai que multiplier les combinaisons de largeur et de hauteur, ça pose un problème de stocks, donc de choix pour le client. Mais voilà, je voulais absolument un pantalon neuf, là, aujourd’hui, tout de suite, alors je l’ai acheté. Si ça se trouve, à l’usage, il va être moche et fragile et tout pourri — le contraire serait étonnant, non ?

Quoi, des titres ?

Oui, il y a des titres sur les articles d’aujourd’hui (enfin, les deux déjà postés, je ne m’engage pas sur ceux à venir). Et même pas des titres à concept, parce que ce n’est pas mon truc. Simplement, je m’aperçois que les posts que j’écris à partir de notes prises la journée sont très différents de ceux que je tape au fur et à mesure. Que, pour qu’ils soient lisibles, je suis obligé de les travailler beaucoup plus. Qu’ils sont donc plus écrits. Qu’ils sont donc tout à fait en droit d’espérer avoir un titre. Alors, voilà, un titre ils ont. Enfin, des titres ils ont, parce que ce serait bizarre que tous les posts partagent le même titre. Ah ça, au moins, ça serait concept. Un titre commun à tous les posts du même jour. Ca n’aurait aucun intérêt, mais ce serait concept. C’est le concept même du fait d’être concept, d’ailleurs. Et je profite de ce que j’ai la parole pour rappeler à l’auditoire lecteur que je suis l’inventeur du concept d’être concept, que je l’ai déclaré à l’OMPI, à la BNF, à la SACEM et à l’ORTF, alors venez pas m’embêter sur mes plates-bandes avant de les avoir tuées.

7 janvier

7 instants

1. “Selon que vous soyez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”. Pensez vous que cet adage soit encore d’actualité ?

Euh. Bah. Oui, sans aucun doute ? Ce qu’il y a de bien, avec des proverbes séculaires comme celui-là, c’est que ça évite de dire que c’est mieux ou pire maintenant qu’avant. C’est juste pareil.

Par contre, blanc ou noir, ça a un peu mal vieilli, faudrait reformuler l’adage.


2. Comment expliquez-vous que certains laissent trainer une pellicule dans l’appareil photo pendant trois mois pour ensuite choisir l’option du développement en une heure ?

Je ne l’explique pas, je ne laisse jamais une pellicule traîner dans l’appareil photo. A la gay pride 2002, je me suis tapé les Champs-Elysées, un dimanche d’été, pour avoir mes photos en une heure le lendemain même de la marche. C’est dire.

Bon, et puis, les gens sont cons.™


3. Léchez-vous la languette quand vous ouvrez un pot de yaourt ?

Beurk. Je ne mange pas de yaourt. Jamais. Je n’aime pas le yaourt. Beurk. Yark. Mais, non, je ne lèche pas la languette des Danette. Parce que c’est fait pour se manger dans le pot, pas sur une feuille aluminisée. Alors avant de détacher complètement la languette, je récupère à la cuillère le gros de ce qui attache au couvercle, et voilà. Pourquoi ils ne font pas des languettes au téflon qui n’attacheraient pas ?


4. Lorsqu’une personne vous passe devant dans une file d’attente et qu’elle ne l’a vraisemblablement pas remarqué, comment réagissez-vous ?

Je regarde à droite, à gauche, pour voir si quelqu’un a remarqué. Si personne n’a vu, je fais comme si j’avais regardé ailleurs depuis dix minutes, et pas vu que j’avais perdu une place dans la ligne. Si quelqu’un a vu, je deviens tout rouge et je m’enfonce sous terre en me recouvrant de mes propres excréments pour camoufler ma présence (désolé, je viens de regarder Human Nature).

En bref, je ne fais rien.

On n’est pas là pour se battre, non plus. Et je suis une tapette.


5. Contrôlez-vous le ticket de caisse après avoir réglé vos achats ?

Pratiquement jamais. Ni le ticket, ni la monnaie, sauf quand il s’agit d’une grosse somme. Enfin, le ticket, vraiment jamais. Bah. Faut faire confiance à l’honnêteté des gens. Non ? Non, c’est vrai, faut pas. Mais je fais confiance à mon destin. Non plus ? Bah alors, je n’ai confiance en rien ni personne, mais je ne suis pas près de mes sous. Comme je disais, je vérifie quand il s’agit d’une grosse somme, et la définition d’une grosse somme dépend bien évidemment de mes revenus. Quand je serai riche à en crever lors d’une grève de l’esclave payer pour déféquer à ma place (deux fois en deux questions, saleté de film, désolé), je ne vérifierai même pas la monnaie sur mes bons au porteurs en milliers d’euros.

Je ne me laisse contrôler par personne, c’est pas pour me laisser mener par mon porte-monnaie.


6. Quelle est la personne qui ne doit absolument pas connaître l’adresse de votre blog ?

Ben, c’est trop tard, ma mère est déjà passée. Soit elle n’est pas revenue, soit elle a fait semblant de ne pas voir le wish-list pour que je ne sache pas qu’elle est repassée.

Sinon, ça serait dans l’ordre d’importance d’abord la famille, puis tous les gens avec qui j’ai couché ou suis susceptible de le faire, et enfin tous les gens qui savent qui je suis.

Mais, pour tout ça, c’est trop tard. Et puis, non, ce n’est pas vraiment mon style, de raconter des choses vraiment intimes. Ce n’était pas l’objet de ce blog à l’origine, ce n’est pas l’objet du blog maintenant. Il y a juste eu un passage où j’ai eu besoin d’exprimer des choses, mais c’était une erreur, j’aurais dû les écrire ailleurs.


7. Pourquoi répondez-vous aux questionnaires comme celui-ci ?

Par habitude. Parce que, des fois, je n’ai rien à dire, alors c’est bien de trouver un questionnaire auquel répondre et que, par la suite, on prend l’habitude d’en mettre régulièrement sur le blog. Et, surtout, parce que ça permet d’écrire des choses, d’aborder des sujets, dont on n’aurait pas l’occasion de parler autrement. Je raconte mes journées et ce que je vois à la télé ici : de moi-même, je ne me mettrais pas à philosopher sur les languettes de Danette, alors que c’est intéressant. Enfin, que c’est… euh, ben, ça fait partie d’un blog, quoi, ces aspects-là. C’est important. Pour un blog.

Bon, et puis, aussi, parce que tu me ferais la gueule si je ne répondais pas à celui-là, non ? Mais c’est la dernière raison, hein. La raison subsidiaire. Je suis comme tout le monde ici, je l’aime bien ce questionnaire.

Followup-to: poster

Dimanche, je parlais de ma surprise en voyant un couple homo se tenir par la cuisse dans le métro. Visiblement, ce post déchaîne les passions. Enfin, ce post entraîne des réactions, en tout cas. Deux, au moins.

Sof : peut-être […] qu’ils pensent comme moi, que ce n’est pas en continuant de se cacher que les choses vont s’arranger.
Et Daria : Si les deux que tu as vus ne vivent pas dans le même monde que toi, je me demande dans quel monde tu vis toi ?

Je ne suis pas spécialement un fan du vivons heureux, vivons caché. Sinon, je ne posterais pas des photos de la gay pride ici et sur gayattitude, et je n’y aurais pas participé plusieurs fois (quand j’étais jeune et que j’avais des gens avec qui y aller — je ne vais pas me faire tout beau pour défiler tout seul comme un con, c’est contraire à ma nature). Je trouve ça génial, un couple qui se tient la main dans le métro, je les admire… euh, bon, le mot est un peu fort, mais je les estime. Ce qu’ils font est très bien. Super. Mais.

Mais le problème, c’est justement le monde dans lequel je vis, moi. Un monde où, il y a quatre ou cinq ans, jeune, pur, naïf et innocent, j’ai tenté l’expérience de traverser la moitié de Paris main dans la main avec mon copain. Un monde où j’ai passé une heure où deux à croiser les regards désapprobateurs d’une bonne partie des passants qu’on croisait. Un monde qui m’a poussé à me promettre à moi-même de ne plus jamais utiliser mon couple à des fins militantes, parce que ce n’est pas fait pour ça. C’est justement pour ça que j’apprécie pleinement le courage qu’il faut, au fond de soi, pour s’afficher dans le métro, sans y penser, de façon aussi naturelle. Car c’est bien ça qui m’avait le plus frappé : ce n’étaient pas deux militants au crâne rasé avec un t-shirt Act-Up, mais un couple de quarantenaires totalement anodin, à part le fait qu’il s’agissait de deux hommes.

Je ne crois pas que ce soit une coïncidence, si ces deux commentaires viennent de femmes hétérosexuelles. Parce que la plupart des hommes hétéros sont plus gênés par le sujet que les femmes, à cause de tout ce à quoi ça les renvoie. Et parce que les lecteurs homos comprennent vraisemblablement de quoi je veux parler (ou alors, ils sont partis se moquer de moi dans leur coin et ne reviendront plus jamais — en tout cas, je n’ai rien entendu de leur part, y compris de ceux avec qui je parle sur ICQ quotidiennement (euh, même si je n’ai pas beaucoup parlé avec eux ces derniers temps, trop de choses à faire ailleurs que chez moi)). Et je ne crois pas que la situation ait pu changer à ce point en seulement quelques années. J’ai déjà eu cette discussion par mail avec Daria : c’est difficile de se rendre compte de ce que vivent les minorités, quand on n’est pas confronté à ce qu’ils doivent affronter au quotidien.

Tiens, faudra que je me souvienne de ça la prochaine fois que j’aurai une opinion sur l’évolution du racisme et autres joyeusetés dans la société.

Bien sûr, pour dix euros, la montre est livrée sans manuel. Et livrée avec l’alarme règlée sur deux heures du matin. C’est tout à fait logique, et je suis sûr que c’est pour rendre service aux clients. Parce que, comme ça, ils ne risquent pas d’oublier qu’ils doivent s’occuper de la supprimer, l’alarme. Moi, ça va, je ne dormais pas. Quoique je commence à avoir pas mal sommeil.

Et merci d’avoir joué !

Ils ont trouvé plus stressant que le A bientôt ! que Madame AOL me lance sans prévenir quand je suis déconnecté : ils en ont mis un deuxième. Un premier quand je suis déconnecté, et un deuxième… au moment où je me reconnecte. Après la numérotation, au moment où l’interface logicielle me dit que la connexion est établie et que je vais être en ligne dans trois secondes, hop, Madame me redit A bientôt !

Ce qui est tout à fait logique, ça va sans dire.

Et pas du tout stressant.

Je hais ce son. Mais si je le remplace par un autre, je le haïrai de la même façon au bout d’une semaine.

Et une montre à dix euros, ça n’a pas non plus de manuel. Elle bippe toutes les heures. Une petite inscription chime sur le cadran tendrait à indiquer que c’est une option désactivable dont on veut me prévenir qu’elle est activée. Sauf que la petite inscription alm (pour alarm, ou alors j’y comprends vraiment plus rien) est elle aussi allumée, bien que le réveil qui va normalement au-dessus soit éteint. Je n’ai pas envie de devoir retourner devant les Galeries Lafayette pour demander à une vendeuse de stand extérieur, à la goutte qui pend du nez (c’est très chic, ça doit fait partie de la panoplie locale ?) (oui, je sais, il fait froid, c’est un métier difficile et tout et tout, et puis c’est un métier, et ça donne un salaire, et fermez vos gueules d’abord), comment on coupe le bip horaire. J’ai bien envie d’ouvrir la montre pour arracher ce qui pourrait ressembler à un truc qui fait du bruit, mais j’ai un peu peur que ça marche moins bien après…

Tout réécrire ?

Il y a quelques jours, j’ai repensé au fait que la recherche par Google ne fonctionne pas sur mon site, et que j’ai dû coder la recherche moi-même à cause de ça. Et j’ai réalisé pourquoi Google me hait. Parce qu’ils sont jaloux. Que je sois un programmeur génial. Que je ne bosse pas pour eux malgré mon talent. Que mon site soit si bien. Qu’il soit en PHP.

Les adresses des pages de mon site sont toutes de la forme index.php?page=xxx&etc. Ce qui est mal pour plein de raisons, mais je viens tout juste d’en découvrir une nouvelle : Google (et probablement d’autres moteurs de recherche aussi) voit tout mes liens qui commencent par index.php, et décide qu’ils pointent tous vers la même page.

Les webmaster guidelines précisent : Si vous décidez d’utiliser des pages dynamiques (c’est-à-dire que l’URL contient un ’?’), soyez conscient que tous les robots de moteurs de recherche ne parcourent pas aussi bien les pages dynamiques que les statiques. Il vaut mieux que les paramètres restent courts, et que leur nombre soit réduit. Et c’est vrai que ma biographie, par exemple, bien qu’étant à l’adresse index.php?page=ego, a l’air d’être sur Google. Mais les archives du blog, non, parce que les paramètres sont plus loin, ou qu’ils sont plus gros, ou qu’ils ne s’appellent pas page. Je ne sais pas exactement, mais toujours est-il que, du blog, il ne reste que la page d’accueil dans les moteurs de recherche. Avec ça, comment espérer qu’on me trouve, par hasard, en cherchant du sexe sur le web ?

Au passage, ce problème ne concerne pas que moi. Il concerne aussi dendromatt, ce qui n’est pas étonnant vu que les scripts du site sont de la même famille que les miens. Mais, surtout, il y a des chances qu’il concerne également les utilisateurs de B2. Ceux de MovableType, GreyMatter, Pivot ou WhatHaveYou n’ont rien à craindre, mais B2 utilise le même style d’URL que mon site, donc il faut se méfier.

Si j’étais maître du serveur web qui héberge garoo.net, je pourrais utiliser le mod rewrite d’Apache pour transformer les URL en choses plus human-readable (comme a visiblement fait le créateur de B2). Mais ce n’est pas le cas ; je pourrais déménager le site sur le serveur dédié qu’on a qu’il est à nous, mais je n’aime pas l’idée de mettre tous ses oeufs dans le même panier. Enfin, ses oeufs, je ne sais pas, mais les miens à moi, j’y tiens. Alors, je vais être obligé de tout réorganiser, de changer toute la structure du site, de tout bouger partout, de créer un fichier PHP par post, de faire tout un bordel en arborescence sur le site, de transformer toute l’interface d’administration du blog et de génération des posts et des archives.

Ou alors, je peux décider de faire une croix sur Google. C’est bien aussi. C’est moins compliqué, surtout. Combien de lecteurs je gagnerais si j’étais correctement référencé ? Un demi ?

Quentin Tarantino n’est pas mort, et il a décidé de faire un Tigre et dragons, parce que c’est un peu la mode en ce moment. Vu que je n’aime aucun des deux ingrédients (ni tigre ni dragon) (euh, non) (ni Tarantino, ni les ninjas volants), ça promet.

Dracula 2001

Avec un titre pareil, on se méfie. Enfin, on ne se méfie pas, on s’enfuit tout de suite. Déjà, en VO, ça donne Dracula 2000 (la faute au délai avant la sortie en France, on suppose), ce qui est un poil moins pire, mais toujours pas tellement engageant.

Et pourtant, le scénario est d’une intelligence rare pour un film de vampires. Non, vraiment. Les trouvailles pour amener Dracula, Van Helsing et l’ensemble de l’histoire à la fin du vingtième siècle sont excellentes, de bout en bout. Et, en sous-entendant que Bram Stoker s’était inspiré de la réalité pour écrire son livre, on peut se permettre d’inventer à Dracula une origine beaucoup plus forte, spectaculaire — plus digne de sa puissance, donc. Je suis sûr que ce n’est pas la première fois qu’on propose cette naissance, mais c’est tout de même bien amené, bien utilisé.

C’est dommage que le film ne soit pourtant pas un chef d’oeuvre. Les longueurs ne sont pas insurmontables, l’image est jolie, mais il manque quelque chose. Une réalisation inspirée ? Ou peut-être des acteurs charismatiques ? Oui, c’est sûrement ça. Dracula et Van Helsing ne sont pas vraiment mauvais, mais tout de même pas à la hauteur des personnages — il faut dire que ce n’est pas évident, d’avoir suffisamment de présence pour incarner la créature la plus maléfique de la planète et son… sa… euh, son arch-nemesis (désolé, nemesis n’est pas dans mon dictionnaire anglais-français, et je ne trouve pas d’équivalent). C’est dommage, parce que le film est bien tourné, les décors sont bien utilisés, les effets spéciaux sont, dans l’ensemble, plus qu’honorables (à part la fumée, qui sort trop visiblement de pompes réparties des deux côtés de la caméra, au lieu d’être l’entité consciente qu’on veut supposer ; et les yeux injectés de sang des vampires, idée ridicule) et, surtout, comme je le disais, l’histoire regorge de détails très, très bien pensés.

J’ai juste une réserve.

Zappez la suite si vous ne voulez pas que je vous grille la fin. Enfin, l’élément le plus prévisible de la fin.

J’ai juste une réserve, disais-je. Souvent, quand des réalisateurs décident d’adapter les grands mythes à l’époque actuelle (Dracula, momies, …) ils se sentent obligé de les (re-)tuer à la fin du film. J’ai déjà fait la même remarque à propos de Buffy : c’est un peu égoïste, je trouve, de se donner autant de mal pour ressusciter des monstres, et ne pas les laisser en vie pour simplifier le travail des autres. C’est un peu comme le bizutage, en fait : Ah ben moi je me suis tapé toute une théorie pour faire revenir Dracula en 2000 alors, vous, vous vous débrouillez si vous voulez le ramener aussi. Eh bien, c’est pas gentil, pour les autres. Là.

Au fait, j’espère que Virgin a payé cher, pour être dans la moitié des scènes. Pff, le cinéma est devenu une grande vitrine. La rue aussi est une grande vitrine, sauf qu’il y a toujours une diversité des enseignes.

8 janvier

Macworld

Ca y est, Apple lance son browser fait maison. Il était temps, ça ne fait jamais que trente ans que tous les systèmes d’exploitation sont livrés avec un navigateur. Celui-là s’appelle Safari et, déjà, je trouve que ça démarre mal. Je ne comprends pas le concept qui se cache derrière ce nom, mais je le trouve quoi qu’il en soit ridicule.

Ensuite, les développeurs persistent dans la tendance 2002, utilisant le look acier brossé n’importe où n’importe comment et sans la moindre raison. A une époque pas si lointaine, les guidelines officielles spécifiaient que ce look était réservé à un certain type d’applications bien précis — si je me souviens bien, ceux qui émulaient vaguement le comportement d’un objet réel. Genre, un lecteur CD. On n’est que deux ans plus tard, et Apple nous en met partout, sans la moindre raison. Ca m’énerve, alors que je n’ai même pas de Mac, c’est dire. Et puis, en plus, les boutons de navigation sont super moches. Regardez un peu les screenshots Chimera (le browser Mac basé sur Mozilla) : c’est joli, c’est léger, et au moins ça s’intègre de façon légitime dans l’interface Aqua.

Mais le plus surprenant (pour ne pas dire décevant parce que je ne veux pas trop m’avancer), dans l’histoire, c’est que Safari n’est pas basé sur le moteur de rendu Gecko (c’est-à-dire Mozilla), mais sur celui de Konqueror, le browser de KDE. Je vais m’abstenir de critiquer, vu que je n’ai pas encore testé la dernière version de Konqueror. Mais je me méfie quand même. Enfin je m’inquiète. J’ai peur. Tant que Konqueror était limité à KDE, ça voulait dire qu’à peu près personne ne l’utilisait ; maintenant qu’un de ses cousins va être livré avec OS X (enfin, je suppose que c’est l’idée), ça va faire une nouvelle vague d’utilisateurs rencontrant des incompatibilités avec les sites que je développe. Youpi. Ca manquait. Opera 7 n’est même pas encore sorti qu’on nous en amène encore un autre. Je vais me mettre à la sculpture, moi, il y a moins de problèmes.

Heureusement, tant que Safari n’implémente pas les tabs, il y a une possibilité que Chimera lui vole la vedette.

Sinon, dans la section rêve, Apple présentait aussi un PowerBook 17”, qui a l’air assez sympathique. J’en veux bien un, si vous insistez vraiment beaucoup. Et je sais que vous n’insistez pas.

Un capteur règle automatiquement la luminosité du clavier [rétro-éclairé] et de l’écran en fonction de la lumière environnante. Ca, c’est la classe. C’est important, la lumière sous les touches, qui s’adapte toute seule comme la télé 16/9 du salon. C’est juste dommage que le clavier ne profite pas des dix-sept pouces pour être plus grand — c’est probablement pour privilégier l’épaisseur de l’ensemble, mais je trouve que c’est un choix plus que discutable. Quand on se trimbale un notebook deux fois plus large que tous les autres, je ne vois pas bien pourquoi c’est important qu’il soit moins épais. Mais ça vient peut-être de moi — après tout, je ne suis pas tellement la cible de ce genre de produits. Enfin, c’est surtout mon porte-monnaie qui n’est pas dans la cible. Il est loin à côté. En-dessous. Par terre. Caché sous une latte du plancher. En train de mourir d’inanition dans les pires souffrances. Sans un bruit. C’est pour ça que j’en parle. Il faut bien quelqu’un pour honorer sa mémoire. Le pauvre.

Project: Shutterbug : (via Chrisonomicon)

Si le cannabis était l’un des principaux ingrédients de l’ancienne huile sainte… et que l’onction de cette huile est ce qui faisait de Jésus-Christ et ses disciples des chrétiens, alors la répression de l’usage du cannabis pourrait être considérée comme une persécution anti-chrétienne.

J’en connais qui vont avoir des raisons de retourner à l’église.

Safari Redux

J’avais raison de me méfier de Safari : voilà ce que ça donne, sur garoo.net. Une règle CSS mal interprétée, et voilà qu’il colle des grosses bordures sur toutes mes images. Oh, et ce n’est pas la peine de venir me dire qu’il ne faut plus utiliser la méthode des gif transparents pour faire sa mise en page : j’utilise ce que je veux pour ce que je veux, c’est du HTML à l’ancienne et ça n’excuse pas les bugs des moteurs de rendu. Et puis, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas aussi des bugs dans l’interprétation du CSS. Pour ceux que ça intéresse, Mark Pilgrim dédie une section aux bugs de Safari sur son site.

Mais ce screenshot est quand même frustrant : moi aussi, je veux un Mac pour avoir les textes anti-aliasés ! (Oui, c’est pas français, mais bon…) J’avais oublié que ClearType était une des raisons pour lesquelles une partie de moi avait envie de passer à XP. Mais le mieux, ce serait quand même de me payer un PowerBook : ça fait quelques mois que je me dis qu’un portable serait bien pratique, alors quelle meilleure occasion pour passer au Mac ?

Regardez-moi ça, vous trouvez, franchement, que ça ressemble à un browser ? Ben moi, non. J’aimerais pas naviguer avec ça. Chimera rules. Enfin, si j’avais un Mac.

Merci à A. L. pour le screenshot.

P.S. : Si vous testez Safari maintenant, le bug n’apparaîtra plus, et garoo.net s’affichera à peu près normalement. Avant même de poster cet article, j’avais trouvé la ligne de mes CSS qui causait le bug et, comme elle ne servait à rien, je l’ai virée. Mais n’empêche que le bug existe et que c’est un bug, hein.

9 janvier

’Tis the season to burn some plastic

Il n’y a que moi pour aller faire des courses la veille du premier jour des soldes. Enfin, il n’y a pas que moi, puisque je n’étais pas seul dans les magasins, mais je n’ai pas prétendu être le seul dork de Paris. Alors, comment rattraper les choses ? Eh bien, en refaisant des courses aujourd’hui, bien sûr !

En sortant hier, j’avais désespérément envie de changer de style. Marre de la veste en cuir (déchirée au niveau de la poche, parce que je déchire toujours mes blousons à ce niveau-là) et, surtout, marre des pantalons serrés. J’ai toujours préféré les pantalons larges, et jamais osé en mettre. Non, vraiment. Pour une raison qui m’échappe. Il y a quinze ans, j’avais un jeans large, mais je ne le mettais jamais, parce que, ben, je sais pas, voilà, quoi, et puis, non. Et, aujourd’hui, j’ai réalisé que c’était les soldes. C’est magique, les soldes : je peux m’acheter des pantalons baggy et un blouson qui va avec, tout changer dans la même journée, sans finir ruiné. En tout cas, pas complètement. Après, je n’aurai plus qu’à me payer des chaussures de skater, une décoloration des pointes et un piercing sur l’arcade, et je serai tout prêt.

Aussitôt dit, aussitôt fait, donc. Pour les vêtements, s’entend, parce que pour le piercing, le tatouage et la scarification il faudra attendre un petit peu. Et hop, direction Rosny 2, puisque c’est sur le chemin, pour y passer l’après-midi. Euh… tout le monde prend une journée de congés, pour les soldes ? Moi qui pensais profiter tranquillement de mon emploi du temps de branleur, c’est raté : les magasins étaient bondés, comme il se doit. Oui, excusez-moi, je découvre, c’est la première fois de ma vie que je fais les soldes.

Un nouveau blouson, qui devrait aller avec à peu près tout, même si je l’espérais gris et qu’il est vert, enfin, légèrement teinté mais sobrement mais ça va : 35 €, ka-ching ! Et j’aurais dû acheter de nouveaux gants pour aller avec, parce que le gris-violet avec le gris-vert, ça n’a pas l’air d’être idéal. Deux pantalons larges, un en jean, un en toile avec plein de poches partout qui servent jamais à rien parce que c’est pas pratique pour deux sous et que j’ai pas envie qu’on me vole en me pelotant dans le métro : 35 €, ka-ching ! Deux boxers, parce que j’aime bien les boxers et que j’ai une carrière de mannequin en sous-vêtements qui m’attend pour dans deux-trois ans quand j’aurai fait de la muscu : 15 €, ka-ching ! Et, dans tout ça, je n’ai toujours pas trouvé de sac qui me plaise — mais là, c’est moins grave, vu le nombre de poches qu’il y a sur le blouson. Je trouverai toujours un endroit où caser l’appareil photo numérique (quand il aura une batterie et un MemoryStick).

Bilan de la journée : je suis pauvre, mais j’ai l’air moins démodé et ringard qu’avant. Enfin, je ne sais pas, personne ne m’a encore vu en vrai (ni en pas-vrai) avec ces vêtements, donc je m’avance peut-être un peu. Un peu beaucoup. Et puis je crois que j’ai pris un blouson trop grand. Et puis fait froid. Et puis j’ai envie d’avoir de l’argent sur mon compte. Et puis, euh, ben, on verra.

Bon, et pourquoi j’ai répondu non, quand le vendeur m’a demandé si je voulais garder le cintre de mon blouson ? On est en pleine pénurie de cintres, ici !

10 janvier

Quand on apprend que David Hyatt (un des principaux responsables de Chimera et Phoenix — et peut-être aussi de Mozilla, je ne sais plus) participe à l’élaboration de Safari, ça change un peu la vision qu’on peut en avoir. Je continue à penser du mal de l’interface, et je ne suis pas le seul), mais, finalement, le moteur de rendu ne devrait pas être mauvais. C’est le principal. Vu que je ne suis pas sur Mac, l’interface, ça ne me concerne pas, après tout. Tiens, en parlant d’interface, puisque je m’ennuie, je devrais profiter de ce qu’on m’a envoyer un screenshot Chimera pour faire une skin Mozilla façon OS X… Ca fait longtemps que j’y pense, mais c’est tellement compliqué, cette usine à gaz, que ça me décourage avant même que je m’y mette.

Where’s my brain again?

Depuis plusieurs jours, parce que j’avais fait des modifications pour améliorer la sécurité de gayattitude, on recevait des mails réguliers de la part d’inscrits qui n’arrivaient plus à se connecter.

Pas moyen de trouver le bug, pas moyen de le reproduire chez nous, ni sur Mozilla ni sur Explorer. La plupart de ceux qui avaient ce problème se connectaient par l’interface d’AOL et je n’avais pas tellement perdu de temps pour me dire que, bah, tant pis, c’est de la merde, AOL, alors si ça ne marche pas dessus ça veut dire que mon site est tellement bien que leur navigateur en perd ses boulons, ce qui est à la limite d’être un compliment. Je vois des compliments où je veux, moi, d’abord.

Et puis, aujourd’hui, j’ai eu une révélation. Je suis connecté sur AOL. J’ai l’interface d’AOL qui tourne en permanence, c’est la première icône en partant de la gauche de mon dock. Il est là, ce browser idiot. Je peux tester, reproduire le bug et voir d’où il vient.

Une heure plus tard, ça y est, le bug est corrigé. (Et le site est désormais interdit à ceux qui désactivent les cookies, ce que je trouve dommage, mais il faut croire que c’est à peu près inévitable.) Je ne sais pas si c’est très mal ou très bien, mais mes modifications de sécurité testaient l’adresse IP du visiteur pour vérifier que c’était bien lui qui avait entré son mot de passe. Je suis peut-être un peu niais, mais je trouve ça logique, moi, de vérifier l’IP pour dire si c’est bien la même personne au bout du fil. Bah non, faut pas, ça ne marche pas. Parce que, quand on passe par le navigateur inclus dans AOL (ce qui est une drôle d’idée, considérant à quel point l’interface est mal foutue, mais bon…), on passe par un proxy. Enfin, ça, ce n’est pas très original. Ce qui l’est plus, c’est qu’à chaque page vue on passe par un proxy différent, ce qui veut dire qu’à chaque fois l’adresse IP vue par le serveur est différente.

Magique.

Il me semble que tous les scripts de stats considèrent qu’une adresse IP équivaut à un visiteur unique, alors méfiez-vous : si vous avez beaucoup d’AOLiens parmi vos lecteurs, il se peut que vos stats soient démultipliées par leur système bâtard et mal élevé. Saleté d’AOL. Enfin, ça, ce n’est pas franchement une nouveauté.

Thursday Thumb-Twiddler

1. Someone you deeply love is horribly murdered. The person you know did it gets off. Do you take justice/revenge into your own hands?

Oui. Enfin, en tout cas, c’est tout à fait envisageable. Ca dépend de qui et combien ils sont, ça dépend s’ils sont faciles à trouver et à tuer, ça dépend si j’ai des couilles.

Mais, sur le principe, oui.


2. If you learned you were going to die in two days, would you have any regrets? If you suddenly got a five year respite, could you avoid those same regrets?

Bien sûr que j’aurais des regrets. Et je suppose que, oui, avec un délai, je pourrais les combler. Mais ça, c’est la théorie parce que, en disant ça, je devrais aussi partiri du principe que la vie est courte et qu’il faut que j’en profite maintenant que je l’ai, sans attendre qu’on m’annonce ma mort prochaine.

Enfin, c’est pas comme si j’étais le seul à ne pas le faire.


3. What’s the greatest fashion faux pas – wearing clothes too big, clothes too small, clothes ten years out of date, or clothes for someone ten years older than you?

Bah. M’en fiche. Enfin, à choisir et vu les vêtements que j’ai achetés hier, je suppose que je devrais dire que le pire est de porter des vêtements trop petits. Sauf quand on est une fille avec un corps de rêve, ce que je n’ai pas prévu d’être dans un futur proche, lointain ou même imaginable. Trop de contraintes, c’est encore plus difficile d’avoir un corps de rêve pour une fille que pour un mec, parce qu’il ne suffit pas de faire des tonnes de sport.

Mercredix — le retour

1/ Vous rappelez-vous le buffet-bar de vos parents ? Quelles images son évocation fait-elle naître ?

C’est l’avantage (je suppose) d’avoir déménagé tous les un ou deux ans sur les dix premières années de ma vie : comme on n’a pas traîné de mobilier de ce genre avec nous (en tout cas, pas que je me souvienne), je n’ai pas de souvenir aussi marquant.


2/ Après les théories “stégosaure mutant croisé avec un lion” et “comte dégénéré maquillé en maori”, vérité doit être faite : quelle est votre théorie sur la bête du Gévaudan ?

Euh, je n’ai pas franchement de théorie sur la Bête. Un loup enragé, un loup-garou, un 4x4 avec des pare-buffles peints en forme de dents, je ne sais pas et je m’en fiche un peu.


3/ Avez-vous un goût particulier pour une ou plusieurs sous-marques alimentaires ? Exemple : préférer le Leader Quick au Nesquik.

Berk. Non. Jamais de la vie. Quelle horreur.

Enfin, avec du Leader Price, ça me paraît impossible. Mais avec les marques d’hypermarché, c’est toujours possible de tomber sur quelque chose de bon, oui. C’est quand même moins cheap.


4/ Eprouveriez-vous une forme de plaisir à faire partie de ce qui, de l’avis général, est une élite ?

Ca dépend de l’élite et, surtout, de sa mentalité. Je suis tout prêt à faire partie d’une élite avec grand plaisir (on est mégalo ou on ne l’est pas) à condition qu’il ne s’agisse pas de vieux cons prétentieux bien contents de se sentir au-dessus du commun des mortels.

Oui, je suis plus intelligent, plus beau, plus doué et plus intéressant que 99,9 % de l’espèce humaine, mais je veux pouvoir faire semblant de ne pas le savoir !


5/ Prendre un café ou autre chose au distributeur nécessite d’introduire une pièce : le paiement est donc apparent. Pourtant, prendre un bain ou boire un verre d’eau au robinet implique aussi une dépense précise (différée, certes, mais inéluctable).

Pas pour moi, je vis chez mes parents. Et pas pour mes parents non plus, vu qu’on est dans un logement de fonction. On va continuer en prenant le téléphone comme exemple, plutôt.


… Eprouveriez-vous un malaise si le montant de votre dépense s’affichait en temps réel [sur votre téléphone] ? Et échangeriez-vous le principe des factures contre un paiement par pièces “en direct” ?

Evidemment qu’on dépenserait moins si on voyait l’argent s’écouler sous nos yeux, et bien sûr que toutes les boîtes qui en veulent à notre argent en sont conscientes. C’est tout le principe de la carte bleue, non ?

Enfin, indépendamment du malaise de voir l’argent filer, il faut dire que c’est quand même bien pratique, les abonnements. Quand on sait être capable de garder les pieds sur terre, c’est très bien. Et ça va, je suis à peu près raisonnable, quand je veux.


6/ Quel est l’objet que vous possédez depuis le plus longtemps ? Pourquoi l’avoir conservé ?

Ca va être difficile, vu que je ne jette jamais rien. Je stocke. Tout. Les programmes télé. Même les prospectus. Les emballages de machins vaguement électroniques. Mes vieilles disquettes 3.5 ” avec des tonnes de choses qui ne serviront jamais à rien. Mes vieux vêtements de quand je mesurais un mètre douze. Alors, mon plus vieil objet ? J’ai forcément des jouets dans les cartons au placard. Si le placard ne compte pas et qu’il faut voir dans la vie courante, mmh… oh, non, vraiment, je ne sais pas, il y a trop de choses.


7/ Quand vous croisez un policier, éprouvez-vous un sentiment de culpabilité fulgurant ? Et si ce n’est pas le cas, qu’éprouvez-vous tout court ?

De culpabilité, non. De peur, de parano, oui. Comme tout le monde, c’est la nature. Et puis, en ce moment, ils sont aux ordres de Sarkozy, alors ce n’est même pas à tort.


8/ Pensez-vous qu’une société ou personne ne croirait pas en un ou plusieurs dieux aurait une chance de tenir, voire, serait préférable aux nôtres ?

Ca dépend : une société dans l’absolu, ou une société humaine ? Parce qu’une société humaine, je ne suis pas persuadé, non. Il fait trop froid pour réfléchir, normalement je devrais me lancer dans tout un pavé philosophique, là, mais je ne le sens pas. Et puis, dans la mesure où on ne peut pas connaître le sens de la vie, ce qu’il y a avant et après, c’est impossible de ne pas inventer la religion, non ?


9/ Au départ, m’a appris Antanagor, Fantasia de Disney devait sortir régulièrement, agrémenté de nouvelles séquences (les plus anciennes disparaissant au fur et à mesure). Quelle séquence sortie de votre esprit dément auriez-vous voulu voir ?

Je n’ai jamais vu Fantasia. Alors, euh, bah, je m’en fiche un peu, de ce qu’il y a, n’y a pas, n’y aurait pu tavoir, dedans.


10/ Avez-vous déjà vécu la fin d’une peur comme une vraie et triste déception ? (ex : “Tiens ? Un loup, c’est juste un chien en plus joli, pas un truc de cinq mètres de long avec cent-trois dents ?”)

Pas que je me souvienne, non.

Tout le talent, que le talent

C’est marrant, mais rien qu’en entendant les extraits de la chanson Tous les hommes (dont le refrain fait Tous les hommes, tous les hommes, nous ne sommes que des hommes) j’avais le vague pressentiment que ça devait être la nouvelle comédie musicale de Presgurvic. Bingo !

Oh, bien sûr, on pourrait reprocher la même chose à d’autres paroliers. C’est une bonne façon de faire retenir le titre d’une chanson, c’est important pour que le matraquage en radio débouche sur des ventes de singles. C’est du branding, tout simplement. Mais, là, c’est d’autant plus facile de le reprocher à Presgurvic que le reste des paroles est toujours tellement bête et ne rattrape rien.

Vivre, c’est dur de vivre…

11 janvier

home.garoo.net — version 18.0

Pas de posts hier nuit, alors que j’étais chez moi, parce que j’étais occupé : j’avais envie de faire un nouveau redesign de ma chambre. C’est de saison, et puis, ben, j’étais d’humeur, alors autant ne pas laisser passer l’occasion quand elle se présente, ce serait dommage.

Je sais qu’un redesign est réussi quand j’ai l’impression que ma chambre est plus grande après qu’avant. Là, c’est vraiment le cas : la pièce a triplé de volume, les murs et les plafonds sont dégagés, il y a de la lumière partout, les vieux cartons sont virés, la télé est pile dans l’axe du moniteur… C’est parfait, j’ai l’impression d’avoir déménagé. Ca tombe bien, c’est l’impression que j’ai le plus envie d’avoir.

Angel — Double Or Nothing (3.18)

Je n’ai pas envie de voir une histoire autour de Gunn, je veux voir Wesley se faire torturer par Angel utilisant des méthodes encore jamais vues à la télévision. A défaut, je veux bien voir Groo tomber la tête la première dans une flaque d’eau et se noyer (idiot comme est le personnage, j’espère qu’il ne va pas rester longtemps). Mais en aucun cas je n’ai envie de voir Gunn vendre son âme pour un pick-up et ne pas honorer sa dette. Surtout avec une scène de quitte ou double aux cartes. Surtout si ça implique qu’on tue le démon, qu’il ne meure pas, et que tout le monde rentre gentiment chez soi sans se soucier que la dette de Gunn ne soit pas effacée.

Parler de Gunn, je veux bien ; profiter de ce qu’on approche de la fin de saison pour faire croire que le personnage peut disparaître, ok. Mais il faudrait, au moins, que ce soit bien écrit.

Pavlov’s Hollywood Screen Kiss

Je m’aperçois qu’en relisant mon propre blog je saute instinctivement les passages signalés par des balises <SPOILERS>. Mais qui est allé poster des spoilers sur mon site ?

Smallville (1.03—1.04)

Pff, que cette série est niaise. Je n’avais pas l’intention d’en parler, mais je voulais juste dire que, maintenant que je sais qu’ils ont engagé Mark Snow pour la musique, je ne peux pas m’empêcher de la remarquer — encore plus qu’avant, je veux dire. Je me demande ce qui a bien pu leur passer par la tête. Ils se sont dit que, de toute façon, on allait leur reprocher le côté freak of the week et la ressemblance avec X-Files, alors autant y aller à fond et prendre la même musique ? C’est réussi, mais il manque juste la même chose qu’aux dernières saisons des aventures de Romulder et Sculliet : l’intelligence des dialogues. Parce qu’un scénario idiot peut être supportable, mais à condition que les dialogues ne soient pas si niais.

Et ce ne sont pas quelques références aux comics et autres geek-cultures qui vont sauver tout ça. Tu es dominé par tes émotions. Ah ben oui, hein, forcément. Si Lex Luthor est le fils de Yoda, il ne faut pas s’étonner qu’il devienne tout névrosé psychopathe dangereux par la suite. Moi aussi, j’aurais du mal à assumer que mon père soit un gnome verdâtre caché dans un corps d’industriel barbu.

C’était tout de même une bonne idée, de scanner un cimetière aux rayons X. Dommage que ça n’ait pas été exploité à fond, parce que ça aurait été trop glauque. Pour le public visé, bien sûr.

12 janvier

Buffy (6.03—6.04)

Les samedis sont mal faits. Que Smallville soit immédiatement suivi de Buffy, ce n’est pas bien grave (si ce n’est que ça m’incite à suivre les aventures de Superman jeune, ce dont je me passerais bien, surtout si c’est pour me faire ensuite engueuler par Matt, parce que je critique). Ce qui est dommage, c’est que Buffy soit suivi de Sex & the City, au lieu de nous laisser le temps de savourer les deux épisodes qu’on a vus.

En l’occurrence, là, ça tombe bien, Carrie Bradshaw est en vacances cette semaine (j’ai comme l’impression que ce sont des vacances qui vont durer une année et, ça, ça me fait moins plaisir). Mais ma remarque reste valide : la série est écrite pour être vue épisode par épisode, et pour qu’on passe donc une semaine à méditer le I think I was in heaven de Buffy. On devrait en faire des cauchemars la nuit, se réveiller en pleurs au milieu de la nuit, manquant d’air comme elle, et poussant des cris à faire défoncer la porte d’entrée par la police et les pompiers réunis. Au lieu de ça, c’est tout de suite suivi d’un épisode plus léger, presque aussi léger que les aventures de Carrie, qu’on ne peut quand même pas s’empêcher de suivre, mais qui gâche toute la construction dramatique de la série. Pff. Saleté de M6, et de télévision française en général (est-ce M6 qui a lancé la mode, ou France 2 avec Urgences ? je n’en suis même pas sûr). Enfin, passons.

Je viens seulement de comprendre ce que Whedon avait en tête quand il a décidé de tuer et ressusciter Buffy. Et pourtant, c’était évident. Ce n’est pas seulement qu’il avait envie de la tuer, et qu’il était obligé de trouver un moyen de la faire revenir après. C’était plus réfléchi, plus volontaire que ça. Think Alien 4. J’aurais vraiment dû m’en apercevoir tout de suite. L’héroïne qui meurt, puis qui revient à la vie, transformée. Evidemment que Whedon trouvait que ce serait une bonne idée, de refaire ce coup-là. Et peut-être qu’il n’avait pas tort (même si ça a déjà été fait plus ou moins avec Angel, il n’avait pas exploité tous les aspects possibles de la situation). Je maintiens juste qu’il aurait dû, au minimum, écrire les épisodes 6.01–6.02.

Partant de là, ça éclaire toute cette histoire d’un jour nouveau. J’en suis même à me demander si toute l’idée de Spike tombant amoureux de Buffy en saison 5 n’était pas juste en préparation, pour qu’elle ne se retrouve pas toute seule à son retour. Quoi qu’il en soit, le plus beau (si l’on peut dire), c’est l’idée que Buffy ait été arrachée au Paradis. Celle-là, il n’avait pas pu la faire dans Alien, et c’est une belle surprise. Enfin, une surprise ? C’est la Tueuse, quand même, elle a sauvé des milliers de vies, elle est morte en sauvant le monde et toutes les dimensions parallèles… et absolument personne n’a envisagé qu’elle puisse être ailleurs qu’aux Enfers ? Euh, les gars, je sais que vous êtes tous égoïstes et tout, mais, quand même, un peu de jugeotte ?! A chaque fois que les personnages en parlaient, avant que Buffy fasse la révélation à Spike, je me demandais ce qu’ils avaient à vouloir absolument qu’elle ait passé six mois en enfer. Bien sûr, ça les arrangeait, parce que ça justifiait le désir de la voir revenir, mais c’est quand même très, très idiot de leur part.

Visiblement, le thème de cette saison sera, justement, l’égoïsme. Je n’aime pas ce que Willow est devenue pendant les six mois où Buffy était morte : c’était mon personnage préféré, et voilà qu’elle devient une psychopathe égocentrique, qui se met à menacer Giles de représailles s’il ose la contredire. Willow, la toute douce, toute gentille, qui devient méchante et dangereuse ? Je n’aime pas ça, je ne vois pas comment je pourrais aimer ça, et je suppose que c’est fait pour, de toute façon, donc ça ne sert à rien de se plaindre. Je voudrais pouvoir dire que c’est incohérent avec la définition du personnage mais, quand on y pense, ça ne l’est pas tant que ça : la fille effacée, qui s’est toujours sentie plus ou moins mise à l’écart jusqu’à ce qu’elle se découvre des pouvoirs… ce n’est pas totalement inimaginable, qu’elle pète les plombs. Hélas. La belle Willow, la plus gentille du groupe, la voilà qui se prend la grosse tête. Zut. Ca va être quoi, la suite, Xander, à peine marié, va se mettre à battre Anya ?

Et il reste quoi, de cette soirée ? Le principal : les acteurs. Je commence à comprendre pourquoi cette saison faisait se rouler par terre les fans de Marsters — et ça ne fait que commencer. Mais il y a aussi tout le reste du casting et, surtout, surtout, Sarah Michelle Gellar. J’ai déjà dit qu’elle est une actrice incroyable (surtout par rapport à la norme des séries télé). J’ai déjà dit aussi que je n’étais pas spécialement fan d’elle au point de vue personnel, humain, que je ne rêve pas de la rencontrer, mais que je suis bien obligé de reconnaître ses talents parce qu’ils sont réels. J’ai déjà dit tout ça, mais je vais quand même le redire, parce qu’elle le mérite bien : elle est exceptionnelle. Et je dis ça alors que je n’ai même pas la VO. La scène où elle remercie le gang sans en penser un mot, puis celle où elle explique la vérité à Spike… je n’ai pas de mot plus approprié que wow. Ah, si, j’ai aussi snif, qui colle bien aussi.

J’aurais tellement préféré en rester à cet instant, éteindre la télé et aller me coucher, plutôt que de me taper, après la coupure pub, l’introduction du triumvirat de nerds qui va, on le devine, être récurrent dans cette saison (et qui n’est que moyennement crédible — en particulier Jonathan, après ce qu’il a traversé et ce qu’il doit à Buffy — mais n’est pas là pour l’être, de toute façon). J’aurais voulu encore un peu de angst-ridden Buffy. Et un peu plus aussi de Spike triste et compréhensif, tant qu’on y était. Du sérieux, quoi.

Mais quelle série, quand même. Ca n’excuse pas le fiasco des deux premiers épisodes de la saison (au contraire, en fait, ça ne fait que souligner à quel point c’était minable, bâclé, raté, honteux) mais, vraiment, quelle série.

I was happy. Wherever I was, I was happy. At peace. I knew that everyone I cared about was alright. I knew it. Time didn’t mean anything. Nothing had form, but I was still me, you know? And I was warm, and I was loved. And I was finished. Complete. I don’t understand theology and dimensions… or any of it, really. But I think I was in heaven. And now I’m not. I was torn out of there, pulled out by my friends. Everything here is hard, and bright, and violent. Everything I feel, everything I touch… This is hell. Just getting through the next moment and the one after that. Knowing what I’ve lost…

Unbreakable / Incassable

Je sais quel est le grand talent de Shyamalan : c’est d’écrire les synopsis. Il devrait s’arrêter là. Au moment de développer, ça se complique : les dialogues ne sont pas bêtes (avec des répliques comme They say this one has a surprise ending) mais ils sont rares. Autour, il y a un tout petit peu d’action (mais alors, vraiment, le strict minimum pour faire avancer le script) et beaucoup, beaucoup, énormément de vide. Et, pour ce qui est de la réalisation, elle est très jolie mais un peu trop figée, essayant d’imposer une ambiance qui ne colle pas tant que ça à l’histoire.

Ici, l’idée est excellente : un homme sort indemne et seul survivant d’une catastrophe monumentale ; est-il, ou non, un super-héros ? Les comics seraient-ils en fait inspirés, à la façon de la Bible, par des personnages réels passés au prisme de la licence artistique ? Tout ça est très bien trouvé et peut donner lieu à des développements intéressants ; quant à la révélation finale, bien qu’après coup elle paraisse évidente de la même façon que celle de Sixième sens (voire encore plus), elle est excellente (et pourtant tellement logique).

Le problème, c’est qu’on se perd en route. Comme écrirait un critique de cinéma qui aime employer des expressions imagées pour rompre la routine de son métier et avoir l’impression de faire de l’art, Shyamalan aime les chemins de traverse. Il y a des fois où c’est une qualité, quand on a le talent qu’il faut pour observer les temps morts de l’histoire. Et ce n’est pas son cas.

Je m’ennuie, je veux qu’on avance, je ne comprends pas ce qu’on fait arrêtés là à attendre. Franchement, si vous en étiez à vous demander si vous ne seriez pas par hasard un super-héros invincible, est-ce que vous ne commenceriez pas tout simplement par essayer de vous planter un couteau dans le bras ? Enfin, je ne sais pas, je commencerais par un doigt, puis le bras, puis un grand coup de hachoir dans le ventre. Ca me paraît logique. Plus logique que de lever 160 kg à bout de bras. Bien sûr, ça ruinerait le suspense d’avoir la réponse si vite, mais le fait d’ignorer complètement cette possibilité rend le film bancal. Oui, j’aime qu’il y ait un semblant de crédibilité — de cohérence, plutôt — dans les films de super-héros. So sue me. Au moins, dans un épisode de X-Files, on aurait (avait ? l’intrigue me rappelle furieusement un épisode existant de la série) eu la réponse en quarante-cinq minutes, pas deux heures. Le réalisateur n’aurait pas eu le loisir d’installer toute la tension comme Shyamalan aime le faire, mais ça aurait justement sauvé le film, parce que j’ai le net sentiment que ce n’est pas ce pour quoi il est le plus doué.

Il y a le choix des acteurs, aussi. Côté questionnement intérieur, Bruce Willis est, euh… enfin… limite, quoi. Plutôt en-dessous de la limite. Enfin, il ne joue pas spécialement faux non plus (vu qu’il joue peu, ce serait le comble), mais on ne peut qu’essayer d’imaginer ce que ça aurait donné avec quelqu’un d’un poil plus expressif. Robin Wright Penn est très bien, le gamin est excellent (bon, Shyamalan est doué pour deux choses : les synopsis et le casting d’enfants), mais je trouve que l’homme de verre d’Amélie Poulain avait mille fois plus de charisme que celui-ci. Il faut dire que je n’ai jamais aimé Samuel L. Jackson, ça n’aide pas. Mais, objectivement, je le trouve… disons, assez peu aimable. Alors que je ne suis pas sûr que ce soit le but recherché.

C’est drôle qu’Unbreakable soit diffusé le même mois que le début de Smallville. Ils ne sont pas mieux l’un que l’autre, mais pour des raisons différentes. Souvent, quand je vois des histoires que j’estime mal exploitées, j’aime envisager l’idée de réécrire le scénario pour en faire quelque chose de mieux et devenir riche et célèbre. Là, c’est un peu compliqué, je pense : l’histoire est un peu trop originale, je ne pourrais pas en sortir une autre version sans que le plagiat se voie. C’est dommage, pour mon tout premier roman, j’aurais bien aimé raconter la jeunesse d’un X-Men. Non, pas juste pour le plaisir de chercher un acteur capable de représenter l’adolescence de James Marsden, au moment de faire une adaptation pour le cinéma. Ben ouais, parce que mon premier roman sera adapté au cinéma. Ca me paraît évident. Pas à vous ?

Rain Man. Only, with snow. And ice. But no rain, really.

J’ai passé trois étés entiers, et les printemps et les automnes qui allaient avec, à vivre en reclus. Certaines années, je ne mettais même pas le nez dehors pour aller au Monoprix, grâce à (à cause de) Telemarket. Et là, pour fêter la nouvelle année, je sors un jour sur deux minimum, au moment où il fait moins cinq. Faut pas s’étonner que j’aie mal à la gorge, maintenant.

C’est désagréable, le mal de gorge, vous savez. Comment ça, vous saviez ? Ben ouais. Il ne peut pas m’arriver que des choses qui ne vous arrivent jamais, non plus. Je ne peux pas parler que des redesigns de mon site et des soldes de janvier. Des fois, je suis un homme comme les autres et je prends froid. J’ai même pire, comme révélations. Vous savez, quand je parle toujours de bouffe ? Ben, après l’avoir mangée, la nourriture, je la… digère. Comme vous. Je ne suis pas qu’une icône virtuelle, j’ai aussi un coeur.

If you prick us, do we not bleed?

www.garoo.net — version 1856.0

L’avantage d’avoir supprimé les commentaires, c’est que je ne suis pas obligé d’écrire un post sur le redesign pour que vos commentaires aillent au bon endroit. Bon, là, ça s’annule un peu, vu que je fais quand même un post sur le redesign, juste pour dire que c’est bien que je ne m’y sente pas obligé. Alors j’en profite pour vous dire de ne pas oublier de recharger la feuille de styles (w) si vous trouvez que le layout a l’air cassé, et aussi pour dire que le bandeau en haut de page est temporaire, j’aurai une meilleure idée ultérieurement.

13 janvier

7 instants

1. Lors d’un moment de blues, à quoi pensez-vous pour que ça passe ?

Pour quoi faire ? J’aime bien les moments de blues. Ils sont essentiels, ça fait partie de la vie, il ne faut pas chercher à les évacuer de façon si volontariste.

Dans un moment de blues, je pense à ce qui me fait blueser. J’y réfléchis. Je fouille. Ensuite, soit je vais mieux, soit je ne vais pas mieux. Et, dans le deuxième cas, ben, j’attends que ça aille mieux. Parce que ça finit toujours par aller mieux, quelques décennies plus tard.

Vous allez me dire que je ne suis pas à montrer en exemple, parce que c’est avec des principes comme ça que j’ai passé trois ans en reclus. Mais ça se discute : je n’ai pas d’ulcère, je ne fais pas de tension, je dors très bien la nuit. Je n’échangerais pas ma place avec ceux qui choisissent de mettre leurs angoisses de côté et de continuer la fuite en avant jusqu’au plantage.


2. Quelle personne célèbre souhaiteriez vous voir tenir un blog ?

Zazie. Sans hésitation, Zazie.

Tiens, elle a un nouveau site. Qui, comme l’ancien, est en cours de reconstruction. Ca fait quoi, deux ans ? Je n’ai jamais vu son site autrement qu’en cours de reconstruction. Je m’en vais aller lui faire découvrir l’importance d’Internet, moi…


3. De quel dessin animé auriez-vous voulu être le héros / l’héroïne ?

Jeanne et Serge, coup de foudre au match de volleyba-all.

’Nuff said.

Je crois que je voulais être Jeanne.

’Nuff said.

Non mais, quelque part, c’est logique.

Oh et puis merde, hein.

Ah, et j’ai aussi dû rêver d’être celui des Cités d’or qui avait le condor. Il me semble me souvenir qu’il était d’une certaine façon l’Elu, le seul qui avait le droit au condor et pour qui le condor était fait. Et, forcément, le concept d’être l’Elu, j’ai l’impression que ça me plaît. Je suis plus narcissique et élitiste que je n’en ai l’air. Ou alors, j’en ai complètement l’air, et je le suis donc juste autant qu’on pourrait le croire. (Et le premier qui ramène mon admiration de la série Buffy à ça, je le casse en deux. Comme ça, tout net, d’un coup de souris à talons.)

Je me demande si je n’ai pas mal compris la question. Elle est au passé ou au présent ? Parce que, si elle est au présent, la réponse est plus facile : Lain. Je ne voudrais pas être Lain, je suis Lain. Oh, je suis loin d’être le seul, on l’est tous un peu, nous les hommes, euh, je veux dire, nous les blogueurs. Mais, voilà, quoi. Lain. C’est normal, ça a été écrit pour nous.


4. La critique (littéraire, cinématographique, …) est-elle utile ?

Oui.

J’ai déjà eu ce débat, sur différents forums. Je défends la critique, pour une raison simple : la plupart des gens ont autre chose à faire que de lire tous les livres, ou de voir tous les films, qui sortent dans l’année.

Bien sûr, choisir les films qu’on va voir en fonction des critiques, c’est biaisé. Mais ça reste le moins pire : ça vaut mieux que d’aller voir un film au hasard (enfin, abonnement illimité mis à part) ou en fonction des têtes d’affiche. Ou du titre, ou de la couleur des affiches, ou du nombre d’explosions dans la bande annonce.

Ce qui est important, c’est que la critique soit aussi objective et, surtout, relative, que possible. Une bonne critique de cinéma (je parle de ciné parce que, euh, je ne lis pas de livres, alors je ne vois pas l’intérêt de lire des critiques littéraires) ne dit pas qu’un film est bon ou mauvais, mais explique tous les défauts et les qualités que le critique lui a trouvés. La différence ? C’est que j’ai déjà lu des critiques de films dans Télérama en me disant que les défauts qu’ils trouvaient à un film seraient plutôt des qualités à mes yeux, et du coup des articles négatifs m’ont déjà donné envie de voir des films. Le tout, c’est de savoir écrire une critique, c’est de savoir lire une critique, c’est de savoir relativiser.

Donc, oui, les critiques de Télérama sont utiles. Et tant pis pour les frustrés qui sont aigris d’en avoir des mauvaises, de critiques. Deal with it.


5. Quel est le dernier achat dont vous auriez largement pu vous passer ?

Erf. Comme si j’avais les moyens de faire des achats dont je pourrais me passer. Enfin, il y aurait la bague. Ou le collier. Ou la montre. J’ai déjà parlé de tout ça, et ça ne fait pas une somme conséquente. Il y a aussi le blouson et les jeans et le gilet, j’aurais bien pu m’en passer aussi. Mais ce n’est pas du vrai superflu, quand même, d’acheter des fringues une fois tous les deux ans.

Alors, un vrai achat inutile ? Non, vraiment, je… ah, si, voilà, je sais. Ca date de l’automne 2001. C’est un truc électrique. Avec des, euh… avec des potentiomètres. Et puis, euh… un adaptateur secteur. Et… voilà. En fait, j’en écris suffisamment pour me souvenir de quoi je parle, lors d’une éventuelle relecture, mais il est hors de question que je vous dise de quoi il s’agit.


6. Y a-t-il des collections que vous trouvez absurdes ?

Je trouve toutes les collections absurdes. Enfin, les gens collectionnent ce qu’ils veulent tant que ça ne me concerne pas, je n’y vois pas d’objection, chacun s’occupe comme il peut. Mais, par principe, je trouve le fait de collectionner absurde, oui, c’est le mot.


Quel est votre degré de tolérance vis à vis d’un fumeur qui enfreint l’interdiction dans un lieu public ?

Est-ce que ça va être une habitude, de poser chaque semaine une question dont la réponse logique sera je ne fais rien parce que je suis une mauviette ? Il ne faut pas jouer avec l’ego des blogueurs…

En l’occurrence, bon, la plupart du temps, ça ne me dérange pas trop. Sauf quand il s’agit de cigarettes qui ont une odeur vraiment forte (ça inclut certaines vraies cigarettes). Auquel cas je fais comme tout le monde, je fais semblant de ne pas avoir remarqué. Et, si possible, je m’éloigne.

Give me a silicon I.V. Silicon, I said, not silicone.

Que la demi-douzaine de personnes qui sont dans mon inbox (comment vous arrivez à tenir là-dedans ? c’est tout petit, ça ne doit pas être confortable) se rassurent, ou au moins ne s’inquiètent pas, voire continuent à s’en foutre, le cas échéant : il se trouve juste que j’ai la crève, le nez tout rouge et les yeux qui pleurent sans raison parce que je suis pas triste mais j’ai les yeux fragiles, de vraies tapettes, et donc mon cerveau n’est pas disponible pour répondre à des mails.

Ben ouais, on a beaucoup moins besoin de son cerveau pour écrire un blog qu’un courrier. Enfin, il me semble. En ce qui me concerne, en tout cas. Je n’aime pas quand les gens avec qui je discute planent à dix mètres au-dessus du sol, ça file le torticolis et c’est pas poli d’une façon plus générale, alors je ne vais pas imposer ça à mes correspondants. Tandis qu’à mes lecteurs, si. Parce que. Et encore.

Ah, et je n’aime décidément pas le bandeau en haut de page. Je ne sais pas qui m’a fait ça, mais ça ne correspond vraiment pas du tout à mon site. Quoi, c’est moi qui l’aurais fait ? Non, ça doit être un gremlin, moi je ne fais que ce qui est bien. C’est l’avantage de partager son ordinateur avec des créatures imaginaires from outer space : je peux faire croire que ce n’est pas moi qui suis responsable de mes échecs, les gens n’y voient que du feu.

So close

Elle me donnerait presque envie d’avoir des souris, ou des rats. Ca doit être parce que je suis affaibli par la maladie. Ou parce que je viens de ranger ma chambre, et que tout cet espace vide m’angoisse. Ou que je rêve de mettre mon chat en cage pour l’avoir toujours sous les yeux comme une peluche qui bougerait mais ne salirait pas toute la pièce et ne mordrait pas dans les fils. Heureusement, un terrarium et tout ce qui va avec, ça coûte trop cher pour que je m’y mette, là, comme ça, sur un coup de tête. Il sera temps d’y repenser quand j’aurai un chez-moi et de l’argent.

Just use me!

Je sais que Unbreakable est un mauvais film, je l’ai dit moi-même. Mais, tout de même, de là à traduire Mister Glass par Le bonhomme qui casse ou villain par scélérat, c’est du sabotage inadmissible. Je me demande vraiment où ils vont les chercher, les traducteurs. Je me demande vraiment pourquoi je ne fais pas ça, comme boulot. Ah, si, parce que j’ai essayé et qu’ils ne veulent pas de moi. Bon, je n’ai que légèrement essayé, chez deux ou trois éditeurs de livres informatiques. Mais je ne me vois pas envoyer ma candidature à des maisons d’édition traditionnelles (et encore moins aux adaptateurs cinéma, parce que c’est tout un métier qui s’apprend, à cause des côtés techniques auxquels je trouve qu’on accorde bien trop d’importance pour justifier les erreurs de traduction) alors que tout ce que j’ai, sur mon CV, est un diplôme d’ingénieur et une expérience d’internaute. Ca fait léger. Et je n’aime pas qu’on me rie à la gueule.

14 janvier

Ambition gets the better of me—then only the worse is left

J’ai passé la nuit dernière et une partie d’aujourd’hui à traduire des articles du blog en anglais. J’ai eu l’idée bizarre de rendre garoo.net bilingue. A nouveau. J’ai réalisé que, puisque je travaillais plus mon écriture ces temps-ci, je pouvais probablement en profiter, tant que j’y étais, pour tout traduire. Et, au final, poster deux fois plus de texte.

Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise idée.

J’ai peur d’y perdre mon âme. En essayant d’écrire à la fois en français et en anglais, j’ai peur de perdre mon style en français et de devenir inintéressant, et peur d’écrire un mauvais anglais trop visiblement traduit du français. Peur que le résultat soit mauvais sur tous les plans.

Ce ne serait pas bien grave que la version anglaise soit trop mal écrite pour que qui que ce soit la lise — un peu de temps perdu, je ne suis pas à ça près. Mais ce serait dommage que la version française perde le peu d’intérêt qu’elle a.

C’est pour ça que la version anglaise n’est pas encore online (enfin, pour ça et parce qu’il va falloir que je modifie tous les scripts, et que je traduise tous les textes statiques). Pour l’instant, on n’en est qu’à l’étape expérimentale : je vais essayer de tout écrire en double, à partir de maintenant, et voir ce que ça donne. Est-ce que je peux tenir le rythme ? Est-ce que je peux rester motivé ? Est-ce que je peux écrire un français correct et un anglais correct en même temps ? Est-ce que ça a le moindre intérêt ?

Office space

Il y a une amélioration vraiment conséquente, dans le nouvel aménagement de ma chambre. Ce n’est pas prémédité, mais il y a maintenant presque un semblant de séparation entre la partie bureau et la partie lit.

Là, dit comme ça, ça n’a l’air de rien, mais psychologiquement c’est vraiment important. Ou pas, mais je crois. Enfin, ça ne va pas changer ma vie, mais il y a maintenant un itinéraire (d’au moins deux mètres) entre mon lit et mon siège. Alors qu’auparavant je pouvais lever mes fesses de ma chaise pour aller sur mon lit sans faire un seul pas. Et ça change tout : là, quand je suis dans mon lit, je suis vraiment en mode repos. Ce n’est pas comme si je pouvais me redresser d’un coup et vérifier ce qu’il y a à l’écran, ou ramper jusqu’au clavier.

J’ai l’air de me faire tout un cinéma, là, mais c’est vrai : en séparant la pièce en deux zones, tout en ayant un espace commun assez vaste (ma chambre est grande, merci les logements de fonction), j’ai l’impression de vivre dans un loft. Enfin, dans un grand studio, au moins. Bref, c’est pour ça que j’ai l’impression que ma chambre est plus grande qu’avant. Alors, si vous voulez réorganiser la pièce où vous vivez, tenez-en compte : ce n’est pas une bonne idée, de positionner le bureau de façon à ce qu’il donne directement sur votre lit.

Est-ce que j’ai écrit ça juste pour tester la traduction simultanée, ou est-ce que je l’aurais posté de toute façon ? On ne saura jamais…

Fighter. I’m a fighter

Je déteste ça, avoir l’impression qu’il est plus tard qu’il n’est vraiment. Je me suis réveillé à onze heures du matin, il n’est même pas encore minuit et je tombe déjà de sommeil. C’est pas humain, d’avoir la crève. Ca fait faire des choses contre nature. Je ne peux pas aller me coucher à une heure pareille, moi, j’ai une tournée des blogs à faire, c’est vital, je ne l’ai déjà pas faite depuis deux jours, ça ne peut pas durer ! Mon lit m’appelle, il connaît mon petit surnom, et il sait comment m’attirer à lui…

15 janvier

Shy

Je me rends compte que j’ai de plus en plus de scrupules à parler des mêmes sujets dont tous les blogs parlent, à linker les mêmes sites, à donner mon avis (qui ne peut pas être unique) sur les mêmes sujets.

Et ce, alors que je suis sur le point d’ouvrir mon capital. Euh, non, d’ouvrir la version anglaise de mon blog. Déjà que ça me bloque que quelques autres blogs francophones risquent de parler de la même chose que moi, c’est encore plus difficile d’entrer dans un monde peuplé de blogs qui parlent tous de la même chose.

Je poste de moins en moins d’articles (le nombre reste tout de même conséquent, il est juste en baisse), mais les textes sont de plus en plus travaillés. Ca, c’est une bonne chose. Mais il y a de plus en plus d’idées de posts, de vagues notes, qui restent sur le carreau. Et je ne sais pas si c’est positif ou négatif.

D’ailleurs, en y repensant, c’est un retour aux origines de ce journal, où je prenais des notes sur la semaine et, à l’écriture, taillais dans le gras de ce qui ne méritait pas de passer à la postérité. En moins extrême, puisque je poste encore quotidiennement — j’espère bien que ça restera le cas. Peut-être que c’est vraiment dans l’ordre des choses. Dans mon ordre des choses.

Quand j’ai lancé ce blog, je n’ai jamais eu l’intention de proposer une fenêtre grand ouverte (je n’en jurerais pas, mais il me semble bien que là où vous voyez une faute il n’y en a pas) sur mon âme, mon esprit, le vide sidéral qui réside entre mes deux oreilles et exerce une pression négative insoutenable sur les parois de mon crâne. J’avais juste dans l’idée d’écrire. En filtrant. En filtrant beaucoup. Parce que c’est ce que je fais toujours. Il n’y a strictement personne qui sache tout de moi ; ce serait quand même le comble que les lecteurs de mon blog finissent par en savoir plus que ceux que mes amis.

C’est marrant, ce n’était pas de ça que je voulais parler, à l’origine. Les posts sans grand intérêt, ma participation aux modes planétaires, donc. Non, je crois que les petits liens sur lesquels je n’ai rien à dire devraient plutôt rester dans le minilog. Peut-être que je devrais modifier le minilog pour pouvoir mettre des articles d’une ligne ou deux. Ou est-ce que je risque de m’y perdre ?

En tout cas, voilà ma résolution pour le blog : plus d’écriture personnelle, moins de liens et citations peu inspirés. Et je m’y tiendrai. Au moins jusqu’à demain.

Ce post est décousu. Il est quatre heures du matin, et j’avais déjà sommeil à minuit. Pourquoi je ne suis pas couché ?

Ah, au fait, pendant que j’y pense et avant que je pique définitivement du nez. Non, ce n’est pas un bug de mes nouveaux scripts bilingues, c’est normal que la plupart des titres de posts français soient en anglais. Je ne sais pas exactement pourquoi. En fait, ça a commencé avant, parce que pour une raison qui m’échappe et après laquelle je ne cours pas spécialement, les titres me viennent plus naturellement en anglais qu’en français. Alors, pourquoi m’embêter à chercher une traduction ? Ca marche très bien comme ça.

Et puis, ce ne sont que des titres.

deep-fried pikachu : (via boingboing.net)

Non seulement je me réveille à midi pile au lieu de traîner toute l’après-midi dans mon lit, mais en plus j’ai L’amour n’a pas de loi, des WhatFor, dans la tête. Ca fait mal. Me voilà puni pour être allé lire Actustar hier. Il y a des punitions d’une cruauté…

Comme je n’ai toujours pas vu un seul épisode entier de la redif d’Urgences en quotidienne sur France 2, je n’ai toujours pas écrit de post sur ce que ça m’inspirait. Et, comme, sur Internet, si vous ne faites pas ce à quoi vous pensez, quelqu’un le fera à votre place, c’est déjà fait : vous pouvez retrouver ce que je pense de cette rediffusion ici. En voyant un morceau d’épisode, le premier mardi ou mercredi de la rediffusion, je n’ai vraiment pu penser qu’à une seule chose : Derrick. A fond. Enfin, à pas-fond, précisément.

Je sais que la principale évolution, outre le rythme de réalisation qui a suivi les modes (qui s’est MTVisé, comme diraient certains), est qu’ils ont maintenant un budget suffisant pour se payer des hordes de figurants. Mais, dès le départ, la série était annoncée, et reconnue, comme hyper-réaliste. Alors, la réalistité des hôpitaux, c’est la version de l’époque avec les couloirs déserts, ou la version actuelle où on a le temps de mourir de vieillesse dans la salle d’attente bondée ?

Break, broke, broken

J’aurai été non-célibataire juste assez longtemps pour que la rupture soit une vraie rupture, qu’il ne suffise pas d’arrêter de répondre au téléphone. Heureusement, ça s’est bien passé quand même.

Je ne vais pas rentrer dans les détails parce que, si je suis réticent à parler de ma vie privée, j’ai encore moins envie de raconter celle des autres. Mais j’ai juste un doute, et j’aimerais avoir votre avis. Quand quelqu’un qui se fait larguer dit Tu aurais pu me le dire par téléphone, on est bien d’accord que c’est totalement virtuel, et qu’il aurait dit le contraire (mais avec beaucoup plus d’indignation dans la voix) le cas échéant, non ? Hein ? C’est bon, on est d’accord. Ok, ça me rassure.

Hier, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander, quand quelqu’un me parlait morpions sur ICQ, si c’était un présage. Annonciateur de quoi, je ne sais pas — en général, on ne le comprend qu’après coup. Annonciateur d’un retour à une vie de débauche ? Mais je n’ai même pas les moyens d’être un débauché, il faut sortir en boîte, en sauna, en backrooms, tout ça coûte beaucoup trop d’argent et j’ai tout dépensé en vêtements pour séduire. Annonciateur de morpions et rien d’autre ? Bah, pourquoi pas, c’est pas la mort, ça fait de la compagnie. Oh, ça va, le choeur de pucelles dans le fond, arrêtez de faire beurk, c’est la nature, tout va bien.

16 janvier

J’ai tout oublié

Je réalise… que je commence beaucoup, beaucoup trop de phrases par je réalise. Ca ne fait pas propre, et surtout je me demande ce que ça signifie. Que je suis un gros blaireau qui découvre la vie ? Nahhh… ça ne peut pas être ça. On va dire que c’est plutôt représentatif de ma mémoire, de mon amnésie permanente, de ma capacité à redécouvrir mille fois la même chose. Ce qui est amusant, parfois, mais stressant aussi, d’autres fois. Enfin, bref.

Je réalise… que j’avais complètement oublié ce que ça voulait dire, d’être célibataire. En quinze jours. Je ne perds pas de temps. C’est raccord avec le paragraphe d’avant, en l’occurrence. Je me souvenais bien qu’il y avait cette vague chose qui s’appelle le chat, mais je me rappelais principalement le côté positif de la chose : que ça m’occupait toutes mes soirées, et que mes seize heures (enfin, treize à seize heures) d’éveil étaient moins difficiles à meubler quand j’y allais.

Mais j’avais totalement occulté le côté déprimant de cette activité. C’est comme de faire du shopping quand on est pauvre, mais en pire. Parce que, quand on est dans les magasins, les produits dont vous rêvez ne vous jettent pas des pas mon style à la gueule. Ils sont plus polis. Et les articles qui ne vous plaisent pas ne se jettent pas non plus sur vous en criant tu me plais ! tu me plais ! (Oups, je viens d’avoir une vision de Furby, là, au secours !) Enfin, aux dernières nouvelles. Vous n’allez peut-être pas faire votre shopping dans les mêmes magasins que moi, vous. Il faut dire que j’évite les petites boutiques où des vendeurs sont susceptibles de me sauter à la gorge — mais est-ce que ça existe encore, au fait, en cette ère de grandes surfaces ? Mais ce n’était pas le sujet.

Déprimant, donc. Et ce n’est que la première soirée. Mais, vraiment, ça m’épate de voir à quel point je redécouvre ça, là, d’un coup, sans y avoir pensé un seul instant pendant les quinze jours précédents. C’était tellement simple. Ok, je n’étais pas amoureux, je ne vivais pas le bonheur parfait, mais c’était quand même pas mal. Et dire qu’il y a des gens — plein de gens — qui savent se contenter de ça. Sérieusement, ils ne savent pas la chance qu’ils ont. Moi, je ne peux pas. J’ai besoin de jouer à Ally. Encore et toujours. Quand les scénaristes ont décidé de donner un mari à Ally, ils ont dû annuler parce qu’il se retrouvait en désintox. Ou en prison, je ne sais plus. Est-ce que, moi aussi, quand je trouverai l’amour, je le perdrai pour cause de consommation excessive de drogues ? C’est bien mon genre, tiens, avec ma manie d’être attiré par les garçons torturés, compliqués et mal dans leur peau.

Et merde. C’est reparti pour un tour de manège.

Et je n’ai pas le droit de me plaindre, c’est moi qui ai choisi de repartir.

Non mais, franchement, vous croyez vraiment que je ne vais pas me plaindre ? Vous rêvez, ou quoi ? Alors, réveillez-vous, parce qu’on ne peut pas dire que je prenne mon pied, moi, dans votre rêve.

Opération Conquête du Monde

Non, je ne parle pas de George Bush.

J’ai convaincu (enfin, ça n’a pas été très difficile, parce que ça ne coûte pas grand chose) mennuie de permettre aux visiteurs de changer la façon dont les pages s’affichent.

J’en avais déjà parlé : il suffit de rajouter id=”mennuieblog” (quand on s’appelle mennuie, parce que, si tout le monde utilise le même id, ça ne va plus servir à grand chose) dans les paramètres du tag <body> et, ensuite, n’importe qui peut aller dans la feuille de styles personnalisée de son browser, et imposer des changements.

Idéalement, les navigateurs devraient avoir un mécanisme permettant d’imposer des règles CSS à un site en fonction de son URL, ce qui serait plus simple que de demander à chaque webmasters de l’autoriser. Peut-être que certains browsers le font déjà, je ne sais pas.

Voir la suite pour plus d’explications sur comment utiliser cette fonctionnalité.

[lire la suite]

Don’t give up

Je commence à avoir l’impression que ça ne va pas marcher, cette histoire de blog bilingue. Que le temps que je passe à écrire la version anglaise serait mieux employé à retravailler le français. Que, du coup, j’écris moins bien. Je m’attarde moins sur chaque version et, quand au moment d’enregistrer j’ai envie de faire une modification, je dois trouver le courage de la faire deux fois. C’est lourd, je ne suis pas extrêmement fourni en courage, moi.

Je me laisse un peu de temps pour m’habituer à ce système, on verra bien. Ou peut-être que je vais garder le concept, mais ne traduire qu’une partie de mes posts en anglais. En fonction de l’intérêt du texte, ou… de ma flemme. Mais je n’ai pas envie d’abandonner : j’ai passé une journée à internationaliser les scripts du site, et je n’aime pas mettre à la poubelle ce que j’ai programmé.

En fait, je ne sens pas mon écriture très en forme, depuis quelques jours, et je me demande si ça vient d’un manque d’inspiration général, ou plus spécifiquement de cette nécessité de tout écrire en double. Alors, on verra à l’usage si le blog remonte la pente ou si je dois abandonner l’anglais.

Oh, et puis il y a le fait que j’ai peur que mon anglais soit très mauvais. Enfin, pas très mauvais, faut pas pousser, mais pas suffisamment bon pour des lecteurs dont c’est la langue maternelle. Je ne veux pas avoir l’air d’un lycéen français en train d’écrire une rédaction pour son prof. Je ne veux pas qu’il soit évident que je suis français. Mais peut-être que ça va s’arranger avec le temps : ça faisait un moment que je n’avais pas tellement écrit en anglais, alors il faut que je m’y réhabitue un peu…

17 janvier

It’s a boring day’s night

Il y a un autre sentiment, lié au célibat, que j’avais oublié. C’est un lien plus indirect, mais quand même réel. Ca m’arrive quand j’ai passé toute la journée à discuter sur un chat (et à faire quelque autre chose que la morale réprouve et que, surtout, mes mains se refusent à écrire, mais ce n’est pas comme si je ne les avais pas déjà évoquées). En bref, je n’ai rien foutu de la journée, et je n’ai rien, dans mon emploi du temps, qui me fasse penser que ce sera différent demain. Et je déteste aller me coucher dans ces conditions. Oh, je vais bien finir par tomber dans mon lit, oui. Mais ça fait deux heures que j’ai sommeil, et que je résiste. Oh, que je n’aime pas ça. Oh, que j’avais oublié ça. Au moins, même quand je passais la journée chez moi, je savais que j’allais sortir le lendemain, ou au moins le surlendemain. Là, rien n’est moins sûr. Le coupon orange de ce mois-ci est déjà pour ainsi dire amorti ; est-ce que ça veut dire que je vais zoner dans ma chambre jusqu’à février ou, au contraire, que, libéré de la pression de rentabiliser le coupon, je vais me mettre à sortir tous les jours pour… ben, zoner, mais dehors ?

Il y a déjà une amélioration par rapport aux mois précédents : là, tout de suite, je me sens d’humeur propice à rencontrer des gens, à prendre des verres avec des inconnus, bref, à faire toutes ces choses qu’on fait hors de chez soi [quand on est une tapette célibataire]. Mais de là à savoir combien de temps ça va durer…

Au fait, est-ce que je ne devrais pas arrêter de mettre l’adresse de ce site dans ma carte de visite sur le chat ? J’hésite vraiment. D’un côté, je ne suis pas sûr que ça me montre sous un jour très flatteur. Non, je ne dis pas ça en complexant sur mon blog : c’est juste que la majorité des gens que je croise sur Internet sont plutôt du genre à trouver ça con et ridicule, un blog. Mais, d’un autre côté, ça fait justement un tri à ce niveau-là. Or j’envisage difficilement de me marier avec quelqu’un qui ne comprendrait pas mon blog. (Et ce n’est qu’une des très nombreuses conditions. Vous n’imaginez pas. Non, vraiment, même si vous croyez imaginer, vous n’imaginez pas.)

Sauf qu’il n’y a pas que le mariage dans la vie. Hey, je suis jeune et célibataire, j’ai des choses à faire !

Murphy Max

Note to self : ne pas boire du Pepsi Max quand les toilettes sont bouchées. Ne pas. Jamais.

Cette semaine, je me suis dit que, pour changer de l’ice tea, je pourrais acheter un pack de canettes de Pepsi Max, que ça ne serait pas bien grave d’en boire une par jour, pendant un repas. Effectivement, je n’ai pas l’impression que mes dents soient en train de s’autodétruire. Mais je me demande comment ma vessie a pu supporter sans exploser les trois ou quatres litres que je pouvais descendre en une journée, avant de décider que ça ne valait pas le coup de laisser mes dents se dissoudre dans l’acide.

I’m not an addict, it’s cool, I feel alive.

Oh, j’ai sûrement déjà utilisé cette citation dans un post à propos de bouffe ou boisson. C’est bien mon genre.

Zaziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie.
Zazie ce soir dans C’est leur destin, sur M6. Mais qu’est-ce qu’elle fout là ? Elle a du mal à remplir les salles ?

Keep on trying

Parfait. On en est à deux demi-journées de DialH, et mon compteur de misanthropie (qui n’est pas une courbe sur mon moodlog parce qu’il n’y a plus de moodlog, parce que, c’est comme ça, je sais plus, mais j’avais une bonne raison sans aucun doute) est revenu à 60 % (au moins). Encore deux jours (enfin, là, je suis optimiste) et c’est bon, je n’aurai plus la moindre envie de sortir de chez moi. Youpi. On dirait que je vais me passer de coupon orange en février. Ca tombe bien, je n’aurais pas pu me le payer.

Bien sûr… une usine désaffectée de 1500 m², pensez-vous. En plus, elle est aménagée exactement, mais alors, vraiment pièce par pièce, comme le loft de mes rêves. Conclusion : soit j’épouse Zazie, soit je fais fortune vite, très vite. Et comme, pour la première solution, la place est un peu prise en ce moment, il ne me reste plus qu’à gagner de l’argent. Je vous ai déjà parlé du garoothon ?

De toute façon, la dernière fois qu’en entrant chez quelqu’un je me suis dit que c’était aménagé exactement comme il fallait pour que j’emménage, ça ne m’a pas réussi, alors je crois bien que c’est raté avec Zazie. Les béliers ne m’aiment pas. Snif.

75 %, là, facile. Les 100 %, je les atteins demain, c’est sûr. Qu’on me donne un Kalachnikov, j’ai un peu de nettoyage à faire. Daria ? Tu me donnes un coup de main ?


Il faut que je me déconnecte. Il faut que je sorte dans le monde réel et que je fasse quelque chose, n’importe quoi. Sauf sauter sous le métro, peut-être. Encore que…

18 janvier

Angel — The Price (3.19)

Pff… Y’en a marre des épisodes mal écrits qui ne sont sauvés que par les trente dernières secondes. L’intrigue est stupide — c’est bien le genre de Gunn, de laisser Fred toute seule dans le bureau, à la merci des face-huggers. Les dialogues sont idiots — tuez Groo le décorateur d’intérieur, tuez Groo le pauvre champion qui se sent délaissé, tuez Groo, tuez Groo, tuez Groo (oups, j’ai failli écrire Garoo). Heureusement, on dirait que son idylle avec Cordelia est sur le point de se terminer, donc on devrait en être débarrassés un de ces jours.

Cette semaine, votre épisode d’Angel vous était offert par la lettre T du Dictionnaire de l’Occulte. Ce qui ne serait pas si grave si l’épisode équivalent de Buffy n’était pas passé samedi dernier sur M6, plutôt que sept ou huit mois plus tôt comme aux Etats-Unis. Désolé, mais c’est quand même un poil cheap, de découvrir un nouveau terme technique et de l’utiliser pour remplir deux épisodes de la même saison de Buffy et Angel. Si quelqu’un a envie de se mettre à la thaumogénèse, c’est la saison. Ca doit être un signe. J’me comprends. Mais un signe pour ou contre ? J’me comprends.

Et… Wesley reparle. Zut. Ca devait bien arriver un jour. Et… Cordy s’est transformée, au choix, en bombe à neutrons ou en Phare d’Alexandrie. Je veux bien, mais il va falloir réussir à justifier que ça ne marche pas sur tous les démons, parce que sinon ça sera difficile de continuer la série (ou toute autre série du Buffyverse — les Tueuses, à côté, c’est de la rigolade) (ah, au passage, l’effet était relativement raté… je salue le fait que presque chaque épisode d’Angel, cette saison, comporte des images de synthèse, mais ce n’est pas une raison pour bâcler les trucages vidéo). Et… Connor est de retour. Dammit. Au moins, il est de mauvaise humeur, c’est toujours mieux que des retrouvailles humides. Et on est débarrassés du bébé. Et je ne l’ai pas vu assez longtemps pour voir s’il était mignon, alors je vais vérifier sur IMDb. Ouhla, il est jeune. Ouhla, non, il est pas jeune, c’est moi qui suis vieux. Ouhla, non, quand même, il fait sacrément jeune.

Bon, je réserve mon verdict pour la suite. Mais autant je fais confiance à Whedon pour que, de fin d’épisode en fin d’épisode, l’histoire reste intéressante, autant je crains que les scénaristes d’Angel continuent à nous saloper chaque semaine une bonne partie des 50 minutes restantes. Pff…

They’re all talking about what’s to come, something very dangerous—the destroyer. And then I appear, this little Peter Pan gone bad. And even Amy Acker [qui joue Fred] is like, ’Yeah, I don’t look so thin now, do I?’

J’ai l’impression d’être tombé sur un site pédophile (et je ne veux pas voir les recherches Google qui vont amener sur mon site après avoir écrit ça). Comment est-ce que Angel et Darla auraient pu donner naissance à une crevette pareille ? Je sais qu’entre Angel, Groo, Gunn et même Wesley le directeur de casting devait avoir envie de changer un peu de format, mais il aurait pu rester un poil crédible, quand même, non ?

Smallville (1.05—1.06)

C’est dangereux, d’accepter un rendez-vous d’un garçon qu’on ne connait pas. C’est dangereux, de conduire vite. C’est dangereux, de, euh, je sais pas, oublier les petits vieux au bord des étangs. Oyez, mes enfants, soyez sages et obéissants, ou des méchants mutants kryptonisés vous tomberont dessus.

Bon, ça fait toujours plaisir de revoir Cameron Green, même s’il ferait mieux de se couper les cheveux. Et le coup du couteau qui se brise était excellent — un peu matrixien, mais à bon escient, et vraiment très bien fichu. La vision de l’avenir de Lex était classe et gore comme il fallait, et le fait que le choc tue Cassandra était joli, in a creepy kind of way.

Mais, d’un seul coup, je me demande. Il ne jouerait pas terriblement mal, Clark Kent, en fait ? Ou peut-être qu’il n’est pas bien, ou pas assez dirigé. Mais ça ne manque pas un peu d’expressions expressives, sur son visage plein d’yeux bleus et de dents irrégulières ?

19 janvier

Buffy (6.05—6.06)

On navigue entre le mauvais et l’insupportable, avec quelques petits bouts de passable. Si vous voulez mon avis, et si vous vouliez celui de quelqu’un d’autre il fallait aller ailleurs, Whedon devrait virer quelques-uns de ses scénaristes. Mais, bien sûr, ça serait difficile de mener à bien ses projets de conquête du monde des séries télé, s’il devait faire du tri dans ses équipes.

Deux épisodes médiocres, donc. Deux épisodes qu’on supporterait dans la plupart des autres séries, mais qui sont inacceptables dans Buffy. Eh oui, la vie est injuste pour les créateurs.

Les ennemis récurrents sont censés être charismatiques ; or ce n’est que leur deuxième épisode, et c’est la deuxième fois que je ne demande que l’extermination directe et rapide du trium-dorkat (© Garoo, j’ai même vérifié sur Google, c’est à moi, ça m’appartient). Qu’est-ce que les scénaristes inventifs du Buffyverse nous ont trouvé pour ces deux épisodes ? Une boucle sans fin, procédé usé jusqu’à la corde, qui a miraculeusement réussi à m’extirper un sourire in extremis. Une puce qui fait accélérer ou ralentir le temps — et pourquoi pas des vaisseaux spatiaux, aussi ? Trop de temps passé sur le satané mariage d’Anya et Xander, comme si on en avait quoi que ce soit à fiche. Une idée terriblement moralisatrice que Willow commettrait une espèce de péché en faisant apparaître des décorations dans une maison, parce que, ouhlala, c’est pas bien d’obtenir des choses sans travailler pour les mériter, oh non c’est mal. D’ailleurs, Giles aurait bien laissé Buffy se débrouiller avec ses problèmes d’argent, il ne lui a donné un chèque que parce que vraiment elle était en train de sombrer. Et Dawn qui se comporte comme si elle ne savait pas que les monstres existent, juste parce qu’elle a quinze ans et qu’elle est donc forcément, obligatoirement et pas du tout artificiellement, stupide. C’est comme ça, les adolescents. Euh, les gars, à une époque, c’était votre public !

Bref, je crois que je ne vais pas aimer cette saison. Joss ? Joss ? Allez, Joss, reviens, et je te pardonne tout ! Mais reviens ! Sinon, je brûle des statuettes à ton effigie !

Buffy a été arrachée au Paradis il y a quatre épisodes. Elle ne s’en remet pas un peu vite, peut-être, là ? Il n’y a rien de mieux à faire, avec ce qu’elle [re]vit, que des épisodes pas très sérieux, avec des histoires de lycéens vampires qu’on met dix minutes à exterminer parce qu’on n’a rien d’autre dans le scénario ? On se croirait dans X-Files : Scully revient d’entre les morts extra-terrestres un jour, puis enquête comme si de rien n’était le lendemain ou, au mieux, le surlendemain. Mais on était habitués à mieux, dans Buffy.

Sinon, dans les petits détails de rien que j’aime bien noter au fur et à mesure même si on se demande pourquoi mais si on commence à se poser la question c’est plus la peine d’avoir un blog : je trouve ça dommage qu’à cause du changement de diffuseur la rencontre entre Angel et Buffy se passe hors champ. Ca pourrait être un parti-pris osé et pas bête de la réalisation, ça serait intéressant, une façon de dire que chacun de son côté a passé le cap, si ce n’était pas, tout simplement, la conséquence inévitable d’une guéguerre de décisionnaires. Et puis, quand même, j’aimerais bien savoir ce qu’Angel a pu trouver à dire d’intelligent à son ex-alter-ego qui revenait d’entre les morts. Alors, toi aussi, à ton tour, tu vois comme c’est désagréable ?

20 janvier

7 instants

Qu’est-ce qui, pour vous, représente un réel effort quotidien ?

Me lever ? Me doucher ? Me faire à manger ? Faire la vaisselle ? Aller de ma chambre aux toilettes (and back) une quinzaine de fois ?

Tout, en gros.

Le pire, c’est quand même d’affronter le froid dans la salle de bains, en ce moment.


A quelle fréquence interrogez-vous votre serveur de mail ?

Ca dépend si je suis en train de faire quelque chose ou pas. Quand je m’ennuie, ça peut être toutes les cinq minutes. Euh, je réalise là, tout de suite, que j’ai l’impression d’avoir déjà répondu à cette question dans un autre questionnaire. Mais passons.


Quand vous empruntez les transports en commun et que ceux-ci sont bondés, laissez-vous votre place à la vieille dame qui vient de monter, ou faites-vous comme si vous ne l’aviez pas vue en espérant que quelqu’un se désistera ?

Je regarde ailleurs. Qu’est-ce qu’elle fait là, d’abord, alors que c’est bondé ?


Quelle est la première image qui vous vient à l’esprit quand vous vous imaginez dans 50 ans ?

La tombe de Buffy, à la fin de l’épisode 5.22.

Désolé, mais c’est vraiment la première image qui me vient.

Hé, cinquante ans, quand même.


Considérez-vous vos toilettes comme propres ? Qui se charge de les nettoyer ?

Non. Personne.

Je déteste les toilettes sales. Enfin, pas que les toilettes, mais en particulier. Si je vivais seul, on pourrait manger dans la cuvette des WC. Ce qui est une idée absolument dégoûtante.


Vous avez joué, perdu et obtenu un gage. Sur lequel porterait votre choix : passer l’après-midi dans une maison de retraite à vous occcuper de grabataires, cirer des chaussures pendant trois heures, ou regarder le Bigdil en entier ?

Ben, je ne vois pas de raison d’hésiter. Je passe suffisamment de temps devant ma télé à regarder des conneries, je n’en mourrai pas d’avoir regardé le Bigdil. Je crois. Peut-être qu’un ou deux milliards de neurones mourront. Mais j’ai toujours rêvé d’une lobotomie, je l’ai déjà suffisamment répété.


Que pensez-vous de la théorie selon laquelle certains virus auraient une origine extra-terrestre ?

Euh. Pourquoi, à quoi bon, comment, d’où ça ? C’est à cause de Smallville, hein, c’est ça ?

Je ne sais pas, je ne vois pas pourquoi les virus seraient d’origine extra-terrestre, et pas les hippopotames.

Bon… ça s’est vu, que je n’étais pas du tout inspiré, ce soir ?

Eep. Eep. Eep : (via bougres.com)

Adjusted

Je n’ai jamais pu supporter la frustration. Aucune sorte de frustration. La vie n’est que frustration. Boulot, frustration. Magasins, frustration. DialH, frustration. Lavabo bouché quand je fais ma vaisselle, frustration. J’ai un caractère fait pour être beau, riche et célèbre. Not gonna happen. Des compromis, des compromis, des compromis. Je sais pas faire.

21 janvier

Beat, Beat, Beaten

Réalisme. Capituler. Exigences. Normalité. Accepter. Revenir. Repartir. Apparence. Essence. Temps. Temps. Temps. Perdu. Perdu. Perdu. Ne se. Ne se. Ne se. Rattrape. Plus.

Je suis passé à côté de mon enfance comme de mon adolescence. (Sauf que, moi, je ne suis pas un enfant-star. Je n’ai pas eu les avantages qui vont avec. Je n’ai pas le nez dans la coke non plus, certes, mais si ça doit absolument venir avec la richesse je veux bien m’y mettre.) Prolonger sa crise d’adolescence toute sa vie, pour rattraper le retard, c’est bien quand on peut se le permettre. Mais on ne peut pas.

Oh, et puis, ce n’est pas ma faute, d’abord, ce sont les média et les multinationales qui infantilisent tout le monde. Sur combien de générations ça s’étale, une décadence ? J’avais toujours pensé que ça devait prendre longtemps, des siècles au moins. Mais, à bien y réfléchir, peut-être que ça se passe plutôt en une quarantaine d’années. Fin des années 1960, les occidentaux commencent à découvrir que les loisirs sont plus intéressants que le travail. Fin des années 2000, les occidentaux sont anéantis par la troisième guerre mondiale.

Et je ne vais même pas passer ces dernières années à m’amuser.

(Vous voyez, maintenant, pourquoi je poste peu en ce moment ?)

22 janvier

Roger #1

Un jour, se disait-il pour se consoler, lui aussi serait tellement beau et musclé que personne ne pourrait lui résister. Et, ce jour-là, lui aussi, pour se venger de toutes ces années de rejet, snoberait tous les autres, ceux qui l’avaient méprisé comme ceux qu’il n’avait jamais connus. Cette pensée le rassurait, lui permettait d’exorciser les journées de drague infructueuse. Ils verraient bien, pensait-il en étalant une généreuse couche de Nutella sur ses biscuits de régime.

Mercredix

1/ Avez-vous déjà subi l’horreur d’un désodorisant de voiture accroché au rétroviseur central ? Lequel ? Ca donnait quoi ?

Quand j’avais une voiture, j’avais un arbre à la vanille accroché au rétroviseur. Parce que j’adore la vanille. Je me souviens qu’un mec avec qui je sortais à l’époque ne supportait pas l’odeur, et que j’avais dû le ranger dans la boîte à gants pendant cette période. Mais, sinon, j’aimais vraiment. Bah, pourquoi pas ? Et puis, c’est mignon, un sapin en carton jaune (parce qu’ils sont jaunes, les sapins à la vanille). Si j’avais à nouveau une voiture, j’en rachèterais un immédiatement (sauf si c’est une voiture neuve, parce qu’on n’a jamais eu de voiture neuve dans la famille, alors j’aimerais profiter de l’odeur).


2/ Sans vous montrer trop précis, combien de temps consacrez-vous tous les jours — en moyenne, et dans le cadre de votre propre “routine” — à ce que vous aimez vraiment ? On exclut la phase de sommeil d’emblée.

Si le sommeil est exclu, je dirais… zéro minute. En moyenne. Parce que.


3/ Quel est le nom de ville qui vous donne le moins envie d’y aller ? Il y a une raison consciente ?

Euh.


4/ Est-ce que la compagnie de gens que vous considérez plus intelligents que vous vous indispose ?

Ca dépend.

Je déteste qu’on me rabaisse. Donc, quelqu’un de plus intelligent et condescendant, oui, ça m’indisposerait. Mais ce ne serait pas quelqu’un que je qualifierais de plus intelligent, du coup, puisque ce serait un gros con.

Donc, des gens vraiment plus intelligents ? Hmm… je ne sais pas, je crois que ça ne m’est jamais arrivé, donc je ne peux pas trop répondre.


5/ L’île de Pâques vous fait-elle peur ?

Pourquoi ? C’est mignon, des lapins géants et des oeufs du même calibre, tout décorés et qui bondissent dans tous les coins (enfin, ce sont les lapins, qui bondissent, parce que les oeufs, euh, splash, quoi).

Ok, j’ai dû me tromper d’île. Non, elle ne me fait pas peur. Je sais que, dans les années 80 ou quelque chose comme ça, c’était un grand classique, de faire des histoires autour de cette île. Mais, pour une raison ou pour une autre, je suis passé au travers.


6/ Quand vous dites du mal de quelqu’un, avez-vous cet instinct paranoïaque qui vous pousse à vérifier si le numéro de téléphone de l’intéressé n’a pas été composé par erreur ?

C’est très rare que je parle mal de quelqu’un. Peut-être parce que la paranoïa est tellement profonde qu’elle m’arrête avant même que je commence. Mais, quand je dis du mal sur ICQ, j’ai toujours peur que Trillian pète un plomb juste à ce moment-là et envoie ce que j’écris à la mauvaise personne. Et, quand c’est par mail, il m’arrive de vérifier deux-trois fois dans mon outbox si le message est bien parti au destinataire voulu.

Mais je ne dis jamais de mal des gens. Non, enfin, sérieusement, j’en dis assez peu. Et jamais méchamment. Enfin, rarement. Sauf sur des gens avec qui je suis en conflit, auquel cas je pourrais leur répéter en face.


7/ Quel pourcentage de votre propre vision de l’existence constitue une extrapolation par rapport à la fiction, et non au réel ? (formulation alambiquée ! Pour donner un exemple, j’ai une certaine idée de la manière dont fonctionne la CIA, mais je suis bien obligé d’admettre qu’elle provient presque uniquement des films).

Je ne sais pas, je dirais 5 ou 10 %.

Enfin, 5 ou 10 % de ma compréhension du monde réel. Parce que je tire de la fiction toute ma conception du mysticisme. Vu que je n’ai pas de tante experte en sorcellerie pour m’enseigner la réalité.


8/ Quelle est votre légende urbaine préférée ?

Euh.


9/ Ecririez-vous différemment (je parle du style, bien sûr) si vous reveniez au stylo, abandonnant le traitement de textes ?

Non, mon style est assez indépendant de la technique. Peut-être que j’écrirais de façon un poil plus concise, parce que je suis arrivé (depuis très longtemps) à un point où l’écriture sur ordinateur est plus rapide, plus facile et moins fatigante — et moins salissante aussi, vu que je suis gaucher.

Je me rappelle qu’en première (donc il y a onze ou douze ans… eek) ma prof de français avait remarqué que j’avais tapé mes notes d’exposé sur ordinateur, et m’avait dit que je devrais peut-être faire de même pour les rédactions, parce qu’elles seraient mieux écrites. Elle avait sûrement raison, mais je n’avais pas voulu le faire, pour ne pas me faire remarquer, pour ne pas frimer en rendant des documents dactylographiés. Je suppose que, de nos jours, ce serait banal, et il y a sûrement pas mal de lycéens qui le font. Mais, à l’époque, j’étais… ben, j’étais un nerd. Forcément.


10/ Vous apprenez que la terre va être détruite par un météore dans 65 ans. Souhaitez-vous secrètement être mort naturellement avant cette catastrophe ?

Je pense que je me suiciderais quelques heures avant l’impact (histoire de me laisser du temps pour me rater et recommencer, et histoire de ne le faire qu’une fois que l’impact est bien confirmé et inévitable, pas comme dans les films où la planète est sauvée à dix minutes près), au cas où ça serait douloureux, l’apocalypse. Je pense que je serais loin d’être le seul.

Ah, non, mieux : comme ce serait dommage de se tuer pendant que Bruce Willis ou équivalent sauverait la Terre in extremis, je pense que je prendrais une dose massive de somnifères, pour être très profondément endormi si quelque chose arrivait. Dans les films, ils ont même des substances qui provoquent presque un coma temporaire. C’est ça qu’il me faudrait. Il n’y a rien de mieux que de partir dans son sommeil. Enfin, si, il y a une chose de mieux : s’endormir en pensant que c’est sa dernière nuit, et se réveiller quand même le lendemain (sauf bien sûr quand on est en train d’agoniser et qu’on avait prévu de se faire euthanasier dans la nuit).

There can be only one—or two or three at most

Je ne sais pas ce que ça va donner à l’usage (je n’ai pas envie de tester une beta — j’ai surtout la flemme de la télécharger) mais, au moins, ils ont réussi à faire quelque chose d’inédit pour Opera 7 : il est joli ! Pour la première fois depuis que ce browser existe, j’ai hâte de l’essayer. Il y a une sidebar (je ne pourrais plus vivre sans), il y a un client mail (intégré directement dans l’interface, ce que je trouve excellent), les boutons sont superbes… il n’y a plus qu’à espérer qu’il ne casse pas trop les sites web.

Entre Opera 7 (s’il confirme l’impression qu’il donne) et Safari, on dirait que Mozilla a vraiment passé ses quinze minutes de gloire. Quel gâchis.

You can’t teach an old dog new tags

J’avais lu un article (je l’avais peut-être linké ici, je ne sais plus, et je ne vais certainement pas aller chercher) où l’auteur expliquait à quel point c’était insupportable qu’à chaque fois qu’il disait qu’il était écrivain, on lui réponde ah mais, justement, j’ai toujours rêvé d’écrire un livre. Comme si écrivain n’était pas un vrai métier, juste un hobby ; comme si ceux qui gagnent leur vie grâce à leur art ne le faisaient pas parce qu’ils avaient du talent, mais parce qu’ils n’étaient pas capables de faire un vrai boulot (ce qui est un peu vrai aussi, mais pas de la façon dont les gens le croient : pas qu’ils ne puissent pas le faire, mais qu’ils ne peuvent pas le supporter).

Ca n’arrive certainement pas qu’aux écrivains ; c’est juste plus courant pour eux que pour un peintre, par exemple, parce que le niveau de technique requis pour faire un beau tableau (je ne parle pas d’art moderne là, c’est un autre débat) est beaucoup plus évident pour les spectateurs.

Eh bien, je viens de m’apercevoir que ça s’appliquait aussi aux webdesigners. Une fois sur deux, quand je dis à quelqu’un ce que je fais, il me répond ah, cool, faudra que tu m’apprennes. Ben voyons… Je suis payé pour faire ça, mon gars (enfin, quand je le fais). Est-ce qu’il ne pourrait pas y avoir une petite raison, pour ça ? Genre, que c’est un boulot, que ça ne s’apprend pas en une semaine de stage intensif avec pauses sur l’oreiller ? Genre, que tout ne s’apprendrait pas et qu’il faudrait — allez, osons le mot, surtout maintenant que vous ne pouvez plus commenter le blog — ne serait-ce qu’une once de talent ? Hein ? Non, ça ne pourrait pas être ça. D’ailleurs, je suis sûr qu’on demande la même chose quand on croise un médecin, un garagiste ou un chercheur en physique nucléaire. C’est juste qu’ils sont plus rares sur DialH.

Oh, j’ai toujours rêvé de fabriquer une bombe à neutrons ! Tu m’apprendras ?

(Merde, je vais me faire remarquer par Echelon, avec ça, moi.)

23 janvier

The X-Files — The Truth (9.19—9.20)

Je m’attendais à pire. C’est plutôt positif, comme critique, pour un X-Files, non ? Bon… ça aurait aussi pu être mieux, si la série s’était terminée il y a cinq ans. Mais, ça, on savait déjà que c’était exclu. Alors, dans le contexte de la lamentable neuvième saison, c’est une fin carrément honorable. Vraiment.

Pour tout dire, je suis un peu impressionné (un peu seulement, parce qu’il y a aussi beaucoup de reproches à faire, évidemment). Chris Carter l’avait annoncé, et il l’a tenu (ce qui est un sacré événement en soi) : il a rassemblé tous les aspects de la mythologie X-Files, il a tout expliqué, et il en a fait un ensemble cohérent. Bien sûr, il ne faut probablement pas aller fouiller dans les détails. Mais, sur neuf ans, on peut capitaliser sur l’oubli des téléspectateurs : je n’ai que faire des incohérences mineures, je suis content — pour tout dire, je suis bluffé — que Carter ait tout repris, de l’huile noire aux super-soldats, et ait réussi à dire que ça formait un grand ensemble cohérent. Tout ce que je voudrais savoir, c’est pourquoi, si Scully savait tout ça, elle ne nous l’a jamais dit. C’est bête, non ? Non, le plus bête, c’est que si Carter avait mis au propre toute cette cohérence quelques années plus tôt, ça nous aurait aidé à ne pas décrocher. Bon, il aurait fallu ça, et que la qualité d’écriture des épisodes indépendants ne pique pas du nez, évidemment. (Ce qui serait autrement plus bête, ce serait que Carter ait effectivement planifié et pensé toute cette histoire depuis le début, et qu’il n’ait juste pas réussi à nous le faire comprendre. Arf. Ca serait dommage.)

Passons aux reproches. On va faire vite, parce que je n’ai pas envie de gâcher le peu de bonne impression qu’il me reste de cet épisode. D’abord, cette histoire de procès, ridicule sur le principe, ridicule par rapport au reste de la série, et ridicule dans le moindre de ses détails : un simple prétexte pour faire revenir les anciens personnages importants, et leur faire raconter la vision de Carter, montage d’extraits à l’appui. Ca fait mal, les montages d’extraits, d’ailleurs. On ne devrait jamais faire durer une série sur neuf ans, rien que pour ne pas devoir confronter les acteurs de 2002 aux scènes qu’ils ont tournées en 1993. Les pauvres.

L’idée que Mulder voie des fantômes, je ne sais pas trop quoi en penser. J’ai envie de dire qu’après tout on est dans X-Files, alors pourquoi pas. J’ai plus de mal avec l’épilogue… Erk… Aucun doute que ça passe beaucoup mieux aux Etats-Unis qu’en France, mais… Erk… Conclusion chrétienne, gros plan sur le pendentif de Scully. Sans blague. Ca ne devrait pas m’étonne de Carter, mais c’est… bon, on a dit qu’on ne s’attarderait pas. Je n’aimais déjà pas les quelques épisodes à tendance chrétienne, alors, ben, faut pas s’étonner que Mulder soit un Elu de Dieu pour sauver la planète des extra-terrestres (parce que c’est à ça qu’on en arrive, du coup). Bon, et puis, ça explique aussi qu’il ait survécu tout ce temps. Et le cigarette-smoking man, il est soutenu par le Diable, on suppose ?

Parce que, comme on pouvait s’y attendre, Spender père est de retour. Ca, je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose. Ca m’inspire la même réflexion : et pourquoi pas, après tout ? Au point où on en est, ce n’est pas une résurrection de plus qui va nous choquer, si ? En revanche, j’apprécie pleinement l’humour de Carter, sur la fin. Je pouvais presque l’entendre, en voix-off, nous crier : Bon, cette fois, il meurt, le vieux. Non, sérieux, il meurt. Regardez ! L’hélico lui tire en pleine face ! Si, si, regardez, le missile va droit vers lui au ralenti ! Non mais je vous jure, il va vraiment mourir, vous voyez comme le feu s’approche de lui ? Bon, vous me croyez pas ? Ok, alors, voilà, je vous mets un gros plan sur les chairs arrachées par le souffle et le squelette dévoré par les flammes ! Vous me croyez, là ? Il est mort ! Il ne pourra jamais revenir !

Sauf dans les visions de Mulder, bien sûr. Use the Force, Mulder…

Dans les petits détails sympathiques, parce qu’il y en avait, malgré le pensum d’une heure de procès qu’on aurait sans doute pu abréger, j’ai aussi noté deux choses : d’abord, Doggett et Reyes semblent vivre ensemble, ça y est, c’est fait, en seulement deux ans, ce qui est un score plutôt honorable (même si on ne peut qu’imaginer combien de temps ça aurait traîné si la série n’avait pas dû s’arrêter). Et, ensuite, l’idée que l’OVNI soit tombé à Roswell précisément à cause de la magnétite est plutôt intéressante : elle justifie joliment le fait que ce matériau anodin ait autant d’importance. Bien sûr, là aussi, il ne faut certainement pas aller rechercher la cohérence des détails avec les saisons passées, mais on a déjà dépassé ce stade, et de loin, non ?

Pour finir, je suis surpris de la date choisie pour l’invasion finale : 22/12/2012, et non quelque chose comme 13/10/2013, rapport à Ten Thirteen Productions et au fait que Carter, à ce qu’il paraît, a toujours aimé les nombres. Je suis moins surpris que l’invasion extra-terrestre soit toujours prévue, et qu’elle se déroule dans dix ans. D’abord parce qu’a priori cet épisode aura été diffusé partout dans le monde d’ici là. Ensuite, et surtout, parce que ça donne à Carter le temps de réaliser deux films (s’il trouve des producteurs — à moins qu’il ait assez d’argent et d’inconscience pour les financer lui-même, ce qui pourrait bien être le cas) pour expliquer comment Mulder et Scully et les autres personnages, vivants et ex-vivants, enrayent cette invasion. Deux films. Certainement pas un. Ce qui veut dire que, si un film X-Files sort dans les années à venir (ce qui est peu probable, ceci dit, parce qu’on devrait déjà parler de sa préparation, depuis le temps, s’il devait exister), ce ne sera pas la peine d’aller le voir, puisqu’il se terminera encore sur un cliffhanger. Chris Carter ne changera jamais…

Kill a mime, start a meme

J’aime bien le nouveau meme (ça se prononce miime et ça n’a rien à voir avec mémé) de Doc Tomorrow : le… tiens, y’a pas de permalinks, chez lui. Le google-wish, donc, sans lien vu que sans permalink. Alors je vais être obligé de résumer (de toute façon, il fallait bien que je résume pour la version anglaise) : c’est simple, ça consiste à prendre régulièrement un referrer google dans ses logs, et à satisfaire la requête originelle du visiteur.

Ca tombe bien, j’ai modifié les scripts d’affichage de mes stats pour qu’ils affichetn de façon plus lisible les referrers de moteurs de recherche. (J’aurais pas dû dire ça, tous les gens dont les blogs ont un lien de parenté avec le mien vont vouloir que je leur mette la même chose.) (Patientez une seconde, je reviens dès que j’aurai réussi à accéder à mon site, saleté d’Internet pas fiable.) Bon. Alors, de quel google-wish je m’occupe, moi, aujourd’hui ? Je n’ai pas préparé, je viens de découvrir le concept, et j’ai sommeil. Je ne trouve rien, là, comme ça, tout de suite. Mince, c’est pas simple, d’être altruiste et d’aider le monde et d’informer les gens qui ne sont pas capables de trouver par eux-mêmes. Alors, ben, en attendant, tant pis pour eux, et on verra quand je serai plus inspiré. Ou peut-être que ce n’est pas mon truc, de toute façon.

Bon, et pourquoi autant de monde arrive chez moi en cherchant bukkake ? Probablement parce que peu de sites français en parlent. Mais ceux-là peuvent toujours s’accrocher pour que j’exauce leur google-wish. Pareil pour ceux qui cherchent photo de cadavre (il y en a régulièrement aussi). Pff. C’est à vous décourager de faire un site web.

24 janvier

Voilà !

Eh non, ce n’était pas qu’un effet d’annonce, une idée qui traînait dans ma tête et que je n’allais jamais réaliser. Ca y est, la version anglaise du site est en ligne, comme semble l’indiquer le gros bouton switch to english en haut de la page. (Je ne sais pas encore s’il deviendra plus discret avec le temps : le concept du blog bilingue, ce n’est pas très répandu, donc le public ne s’attend pas à ce que cette fonction soit disponible. D’ailleurs, je réalise juste maintenant que la moitié des visiteurs risque de s’attendre à ce que le lien amène sur une traduction Google. Zut. Faudra que je réfléchisse à une formulation aussi évidente que possible.)

En discutant avec Xarro, j’ai réussi à formuler la raison précise pour laquelle je voulais lancer une version anglaise du blog. Ce n’est pas simplement de la mégalomanie (même s’il y a forcément un peu de ça aussi, quand même, c’est difficile à nier). C’est surtout une question de communauté, d’appartenance.

Dans le monde des blogs francophones, je suis à la fois acteur et spectateur. J’écris un blog, je lis des blogs, je commente des blogs, je blogue à propos des blogs (occasionnellement). Dans la communauté anglophone, je ne suis qu’un lurker (ça veut dire un voyeur, pour ceux qui ne sont pas habitués au vocabulaire Netmeeting, et ceux qui voudraient le faire croire mais n’y arrivent pas vraiment, parce que je ne suis pas dupe). Je lis plein de blogs, mais je n’ose même pas commenter parce que je ne pourrais pas mettre un lien sur mon propre site en signature. C’est bête, mais ce n’est pas qu’une question de publicité : j’aurais l’impression de poster un commentaire anonyme. Je n’aime pas être anonyme. Je suis Garoo, pas n’importe qui, merde ! Euh… qu’est-ce que j’avais dit, déjà, à propos de la mégalomanie ? Oubliez.

Depuis, euh… plusieurs jours… ah, voilà, depuis dix jours, j’ai tenté l’expérience de poster à la fois en anglais et en français ce que j’écrivais. En cachette, le temps de voir si j’arrivais à m’en sortir — et c’est visiblement le cas — et d’établir quelques règles. Elles sont simples : d’une part, si j’ai la flemme à un moment d’écrire la traduction d’un post, je ne me forcerai pas, ça n’a rien de grave ; d’autre part, les posts sur les séries ne seront pas traduits, compte tenu du retard de diffusion sur les Etats-Unis (sans parler bien sûr que ce que j’écris sur les émissions françaises, qui n’intéressent évidemment que les francophones). Une fois que ces deux bases sont posées, ça semble fonctionner sans problème. Ces derniers jours, j’ai traduit les posts pratiquement sans y penser (ce qui s’exprime par des Oups, je n’ai pas traduit cet article-là, moi, si ? Oups, si !), et ça ne peut qu’être encore plus facile au fur et à mesure que je m’y habitue.

Maintenant, tout ce qu’il me manque, c’est d’avoir quelques lecteurs. Je ne sais pas si je vais oser, là, tout de suite dès maintenant, poster des commentaires sur des blogs anglophones. Je suis timide. J’ai peur du ridicule. Et puis, surtout, ça suppose d’avoir des choses à dire. Mais ça viendra. Et là, ce sera l’occasion, soit de tripler mon lectorat, soit de me casser les dents une bonne fois. Pas grave, ce ne sera pas la première.

The Garoo Effect : (via zerotom.net)

Superiour : Bloggers should not be allowed to look like that (unless I did).

Some DNA with your MP3s? : Apple could make some nice marketing buzz with that. Well, it’s cute enough to buzz without them anyway (via boingboing.net).

Punch-Drunk Love

Bon… c’était quoi, ça ? Ca devrait être drôle ? Si oui, c’est raté. Ca devait être émouvant ? Si oui, c’est encore plus raté. Ca devait être… quelque chose ? Sans doute que oui, mais je n’ai toujours pas trouvé quoi.

Alors, oui, Adam Sandler est excellent. Oui, ça fait bizarre (dans un sens positif) de voir Emily Watson dans le rôle d’une femme tout ce qu’il y a de plus normale (à peu de choses près). Oui, j’ai vaguement ri, quelque chose comme trois ou quatre fois dans le film, et j’ai dû sourire pendant un quart d’heure au total. Et… c’est tout.

Ce qui me rassure un peu, c’est que je ne suis pas le seul. A peu près tout le reste du public a réagi de la même façon que moi (plus exactement, a non-réagi). Peut-être qu’il y avait quelque chose dans l’air. Peut-être qu’on était tous fatigués, vendredi soir oblige (enfin, sauf que, moi, je m’étais levé à deux heures de l’après-midi). Peut-être que l’humour est trop subtil (ben ouais, avec toutes les chutes et les accidents et les boum et les crash en arrière-plan). Peut-être que ce n’est drôle que pour les américains. Peut-être que ce n’est pas drôle.

Passons sur le fait que l’IMDb considère ce film comme un mélange de comédie et de drame, et que je n’ai absolument pas la moindre idée de ce qu’il pourrait y avoir de dramatique là-dedans. A part, évidemment, le fait que j’ai adoré Magnolia et que j’aie du mal à croire que je viens de regarder le dernier film de Paul Thomas Anderson.

Et j’ai dépensé plus de huit euros pour voir ça ?

So many ways to spend one’s money

C’est drôle. Si, si, c’est drôle. Dix minutes avant de voir Punch-Drunk Love, je me demandais si je ne devrais pas envisager de prendre une carte UGC illimité. Parce que, pour 17 € par mois, ça me ferait plein de films en VO, dans un cinéma rarement bondé (celui de Bercy). Parce que, pour 17 € par mois, je pourrais aller chaque après-midi voir un nouveau film, et lancer un vrai sous-blog de critiques ciné. Parce que, pour 17 € par mois, j’aurais du contenu illimité pour le site, plus une motivation quotidienne pour sortir de chez moi. Que du bonheur.

C’est drôle, donc, je disais. Que, juste après avoir pensé ça, j’aie vu un film qui ne m’a pas plu. Ceci dit, je ne sais pas dans quel sens je dois interpréter ce signe : est-ce que ça veut dire que je ne dois pas dépenser d’argent pour le cinéma, ou que je devrais avoir une carte illimitée pour ne jamais regretter d’avoir dépensé 8 € pour regarder ce film. Je ne crois pas aux signes, de toute façon, alors pourquoi je me demande ça ?

Il y a quand même des inconvénients à considérer. Le fait que c’est 17 € par mois, un nouvel abonnement que je serai obligé de payer même si je ne suis pas dans une période faste (et vu comme l’année est partie, je ferais bien d’être prudent). Le fait que cette carte ne sera pas utilisable sans carte orange, et que je me retrouverai donc obligé, contractuellement, d’acheter un coupon mensuel, ce qui porte le total à 77 €. Et le fait que je suis déjà abonné à Canal+, et qu’il soit hors de question que je résilie, même si la programmation est en baisse, parce qu’il y a tout de même des séries et des émissions spéciales à voir — sans oublier les films sortis ces deux dernières années et qui ne sont plus en salles.

Ca ne va pas être évident, comme choix. Je crois que ça va dépendre de ce qui se passe dans les semaines qui viennent, côté anniversaire, et côté travail.

Oh, mais on peut offrir la carte UGC. Il va peut-être falloir que je mette un photomaton en ligne, tiens.

25 janvier

En quoi est-ce que la diffusion télévisée des tirages du Loto (et autre Tac-o-tac TV) ne va pas à l’encontre de la loi sur la publicité clandestine ?

A new dawn

Ca fait deux fois en deux jours que je sors de chez moi (wow ! mais ce n’est pas fini) pour rencontrer quelqu’un (waouh !) que je connais à peine, avec qui j’ai très peu discuté auparavant, et sans que ce soit pour du sexe (ah, zut ! euh, non, je voulais dire wow ! ou un mélange des deux, peut-être ?). Ceux qui ne me connaissent pas auront du mal à réaliser à quel point c’est exceptionnel. D’habitude, il faut des semaines de négociations avant de me sortir de chez moi (pour autre chose que du sexe — et même pour du sexe, d’ailleurs). Là, non. On va au ciné demain ? Pourquoi pas… On prend un verre ? Ok, allons-y. Bien sûr, s’ils n’avaient pas été mignons tous les deux, ils auraient toujours pu aller se faire cuire un oeuf. Mais c’est tout de même un événement. Un changement. Un bouleversement dans ma vie. Je deviens social ! Je vais même pouvoir rajouter le mot-clé sorties sur DialH, si ça continue. Sauf que ça va être compliqué économiquement, de continuer sur cette lancée. Parce qu’il faut une carte orange, et qu’il faut de quoi se payer un jus de fruit dans un bar du Marais. Est-ce qu’il va falloir que je bosse pour rencontrer des gens ? Est-ce que ça va réussir à me motiver ? Sur le trajet, aujourd’hui, je me suis mis à réfléchir à ce que je devrais faire de mon site, à comment je devrais le modifier, le rendre plus spectaculaire, pour rajouter un bouton vos travaux graphiques par Garoo et qu’on me contacte de temps en temps, ne serait-ce qu’une ou deux fois par an. Vais-je aller jusqu’à mettre en pratique cette idée saugrenue ? Rien n’est moins sûr… Mais ça me permettrait, d’une part, de pouvoir offrir un verre à quelqu’un et, d’autre part, d’avoir un appareil photo numérique, donc une raison supplémentaire de rencontrer du monde. Et, accessoirement, une occupation. Et aussi une possibilité éventuellement, virtuelle, possible et éventuelle, de me faire un book de photographe. Bon, comment on fait pour chercher un contrat ? Je ne sais plus faire…

26 janvier

Buffy (6.07—6.08)

Joss Whedon est un dieu. Quand il n’est pas absent, c’est un dieu. Et les directeur de programmes sont des chiens. Non, j’aime bien les chiens. Ce sont des merdes. Au minimum, des sangsues. Il n’y avait pas tellement de suspense : déjà, même sur Série-Club, l’épisode musical était passé en français. Mais on pouvait toujours espérer. Ou pas. Enfin, ne pas être sûrs, en tout cas.

Passons plutôt au fait que Whedon est un dieu, c’est plus joyeux. Ce serait insuffisant pour lui pardonner les errements des épisodes précédents, mais il ne faut pas oublier que je ne suis pas rancunier. Alors je n’ai qu’une chose à dire. Enfin deux. Petitun : Il me faut le CD ! Petideu : Il me faut le DivX ! Petitrwa : Il me faut un correspondant américain qui m’enregistre tous les épisodes de Buffy et me les envoie sur CDROM. Mais, bon, comme ça risque d’être plus compliqué, on va revenir au petitun et au petideu : mon anniversaire tombe le six février, et mes coordonnées sont dans le whois. Ah, et pour le DivX, en version longue (huit minutes de plus, qui n’ont probablement pas été diffusées ce soir, je n’ai pas chronométré — oups, vérification faite sur tvtome, il semble qu’ils aient diffusé la version longue, c’est déjà ça) tant qu’à faire. Quoi, moi, exigeant ?

Voilà. Sinon. Euh. Ben. C’était bien. Vraiment bien. Trop bien. D’la balle. Enfin, génial, quoi. Et le deuxième épisode aussi, d’ailleurs. Voilà. Euh, sinon ? Sinon, faut être vraiment, mais alors vraiment débile pour diffuser l’épisode en VF et mettre dedans une pub pour le CD en VO. Enfin, c’est aussi du bon marketing, puisque je le veux je le veux je le veux, mais c’est quand même dommage de pousser tous les téléspectateurs à crier Bande de cons ! de façon synchronisée. Et puis, pas malin non plus, enfin, pas très propre, de faire une VF en trouvant le moyen de changer certaines voix. Bon. Mais on a dit qu’on parlait du positif. C’est vite vu, ça se résume à : Je veux être Joss Whedon dans une vie future.

A vampire with a soul? My God, how lame is that?

Of size and matters

En photo, on ne se rend pas bien compte. Ca a l’air plus gros. Enfin, non, pas spécialement, c’est juste qu’on ne voit pas la taille, quoi. On est habitué à ce qu’on a, et on se dit que tout le monde doit en avoir un de la même taille. (Je fais dans l’originalité, aujourd’hui. Est-ce que ça ne devrait pas être interdit, de commencer un texte comme si on parlait de sexe por ne révéler qu’à la fin le sujet d’origine, tellement ça a été usé jusqu’à la corde ?) J’ai rencontré deux garçons en deux jours, et ils en avaient tous les deux un tout petit. Absolument ridicule, à côté du mien. (Et je continue sur ma lancée. Bravo.) Sauf que, comme c’est de téléphone portable qu’il s’agit, c’est plutôt moi qui ai l’air ridicule, dans l’histoire. Forcément : la dernière fois que j’ai acheté un téléphone, ça devait être il y a trois ans, et j’en avais pris un tout pas cher. Et voilà que je découvre qu’en trois ans les téléphones tout pas chers ont perdu des kilos. Quand je voyais les nouveautés en photo sur le web, je me disais qu’ils étaient jolis, que les boutons étaient bien dessinés, que la forme était élégante, que c’était mignon la couleur et les images à l’écran, mais je ne pensais pas à la taille. Quand je les voyais en vitrine, au milieu de leurs semblables, tous plus ou moins de la même taille, je ne me rendais pas bien compte non plus. Et pourtant, maintenant, les opérateurs offrent des téléphones minuscules et tout mignons à leurs clients fidèles, pour un euro symbolique (et des points fidélité, puisque ce sont des clients fidèles, et que tout le concept est de les faire rester). Et moi, je me retrouve comme un con avec mon Nokia 6110, qui était très bien à l’époque, mais a quand même pris un sale coup de vieux en… quoi, cinq ans ? Eek. (Je rappelle, pour ceux qui n’auraient pas suivi depuis le début, que j’ai eu un 3210 entre temps, que la batterie est morte à force de le laisser branché en permanence sur secteur parce que je ne sortais jamais, et que je n’ai pas d’argent à mettre dans une batterie, donc j’ai ressorti mon vieux 6110 qui de toute façon n’est pas plus gros et a plus de fonctionnalités.) Moi aussi, je veux un tout petit portable gros comme un briquet. Je veux bien un petit Samsung par exemple, avec son deuxième écran sur le clapet, je trouve ça trop mignon. Moi aussi, je le veux à un euro, offert par mon opérateur. Sauf qu’à moi SFR ne le proposera jamais. Parce qu’ils ne m’aiment pas. Ils me détestent. C’est injuste. Et je n’aime pas qu’on ne m’aime pas. Mais j’ai le forfait heures soir et week-end gratuites, et ils haïssent profondément ceux de mon espèce. Pourtant, depuis deux ou trois ans que je l’ai, je ne m’en suis jamais sérieusement servi, autiste que je suis, parce que je n’aime pas être au téléphone, et que je ne passe pas mes nuits à discuter. Enfin, si, mais par écrit. Je ne garde ce forfait depuis tout ce temps que dans l’éventualité possible qu’un jour j’aie quelqu’un avec qui passer mes nuits au téléphone (sachant qu’avec ma chance, ça sera juste à ce moment-là que SFR décidera de me virer — ou que ma banque les incitera à le faire). Croyez-vous qu’ils seraient reconnaissants de voir que je paye un abonnement plus cher que ce dont j’ai besoin depuis des années ? Croyez-vous ? Nan, ils ne doivent pas avoir cette option dans les cases de leur base de données. Et moi, j’ai toujours mon vieux 6110.

Angel — A New World (3.20)

Ca tombait bien, après avoir passé l’après-midi à écouter en boucle les chansons de Once More With Feeling, je n’étais pas d’humeur à subir encore un mauvais épisode de cette série.

Ce qui tombait bien aussi, c’est qu’Angel avait sacrément besoin d’un personnage intéressant. Je ne sais pas combien de temps ils vont réussir à ne pas le sous-exploiter, mais c’est un bon départ, et l’acteur est plutôt à la hauteur. Finalement, je crois qu’il est temps d’accepter l’idée que Whedon n’ait peut-être pas eu tort de faire toute cette histoire de fils d’Angel. Après tout, ce n’est pas entièrement sa faute si toutes les autres séries ont fait la même chose dans les cinq dernières années.

27 janvier

Pourquoi cette connerie de Trillian a un bouton Maximize là où il devrait y avoir un bouton Minimize ? A qui ça peut bien servir, de mettre sa contact-list en plein écran ?!

7 instants

1. En milieu de journée, comment faites-vous pour savoir si votre haleine est toujours acceptable ?

Comme tout le monde, je me souffle dans la main. Ce qui a peu de chances de donner le moindre résultat, parce que la bouche et le nez communiquent, et qu’on s’habitue donc progressivement. De toute façon, en ce moment, j’ai toujours des Kiss Cool ou des Frisk dans ma poche. Et puis, surtout, je n’ai jamais mauvaise haleine. Mes problèmes de dents sont sous contrôle, je ne crois pas avoir un foie malade, il reste juste ce que je mange, et je ne mangerais pas quelque chose qui pue.


2. Avez-vous déjà été tenté(e) de payer pour une visite d’un site porno ?

J’ai même déjà payé un Allopass, une fois. La plupart des participants au questionnaire vont répondre ou ont répondu qu’il y a Kazaa et que les sites pornos ne servent plus à rien, mais il se trouve que je préfère les photos plutôt que les vidéos (parce qu’avec des photos on peut rester aussi longtemps qu’on veut sur une image pour laisser vagabonder son imagination, plutôt que de devoir suivre le rythme imposé par un réalisateur, qui en a peu — d’imagination, pas de couilles), et que rien n’est plus pratique pour regarder des photos qu’une page web.

Vous allez me dire qu’il reste des sites gratuits avec des photos, et je vous répondrai que c’est pour ça que je n’ai pas un abonnement BadPuppy. Je pense que les sites pornos payants fonctionnent selon le même principe que les éditeurs de logiciels, par rapport au piratage : quand on est adulte, qu’on a des revenus et qu’on peut se le permettre, c’est plus simple, plus rapide et plus efficace de payer un abonnement plutôt que de devoir parcourir tout le web à la recherche de la série inédite gratuite. Donc, quand je serai riche, je paierai sans hésiter.


3. Combien de temps restez-vous sous la douche ?

Entre un quart d’heure, quand je suis assez propre et un peu pressé, et trois quarts d’heure. Bon, quarante-cinq minutes sous la douche, c’est peut-être un peu long, quand même, mais je ne suis pas loin d’en être capable.

Il n’y a rien que j’aime plus que l’eau. Non, pas le sexe, pas le Nutella, pas la scarification : rien. Alors, à défaut de m’asseoir dans le sable face à l’océan, je me contente de profiter de la douche pour méditer avec une chute d’eau en fond sonore.

Enfin, le sexe sous la douche, c’est bien aussi. (Ca fait longtemps que je n’ai pas eu l’occasion, d’ailleurs. Des propositions ?) Et du sexe sous la douche en mangeant du chocolat, ça doit être… euh, dégoûtant. Je n’aime pas mélanger sexe et nourriture, de toute façon. Vu que la bouffe est un substitut pour le sexe, ça n’aurait pas de sens.

(Pour ceux qui n’auraient pas deviné tout seuls, ce qui est compréhensible s’ils ne me connaissent pas bien : je plaisantais, pour la scarification. En fait, si, j’aime ça beaucoup plus que l’eau, évidemment.)

(Pour ceux qui n’auraient pas deviné tout seuls, et là ce n’est plus compréhensible du tout : là aussi, je plaisantais.)


4. Etes-vous irrésistiblement attiré(e) par l’envie de jouer avec la cire chaude d’une bougie qu’on aura allumée ?

Je suis plus attiré par la flamme que par la cire. Ceci dit, à une époque, je piquais la cocotte-minute de ma mère, je la remplissais d’eau et je mettais des bougies, je faisais brûler du papier, et il m’est même arrivé de faire fondre des bougies dans une casserole pour les verser ensuite dans l’eau. Mais je préfère quand même jouer avec la flamme : quand je suis dans un bar, et que je ne joue pas avec ma paille, je suis tout le temps à passer ma main au-dessus de la bougie, me réchauffer les paumes, etc. Et puis, du temps où on avait une maison de campagne (une ferme, pour être précis), je pouvais passer des heures devant la cheminée, à tourner et retourner les bûches, raviver les flammes, faire brûler des brindilles, tout ça. Un vrai petit pyromane, je suis. Mais c’est un peu normal, quelque part, d’être fasciné par le feu, non ? Non ?


5. Quelle est la chanson de votre enfance dont l’air vous revient le plus fréquemment ?

Là, à froid, comme ça, je ne sais pas. Et puis les chansons de mon enfance ne me reviennent pas, elles restent là où elles sont. Les boutons de mon juke-box interne sont pris par des chansons plus récentes, il n’y a pas de place à perdre pour des vieilleries.


6. Etes-vous de ceux qui, bien que ne croyant pas à l’astrologie, ne peuvent s’empecher de lire leur horoscope dans le premier magazine TV sur lequel ils tombent ?

Je ne lis plus mon horoscope dans Télé 7 Jours depuis qu’Elizabeth Teissier m’a dit de jouer au Loto et que je n’ai rien gagné.

En fait, je suis de ceux qui, bien que croyant à l’astrologie, ne lisent pas leur horoscope. C’est trop générique. Je voudrai bien y croire quand on me fera mon horoscope personnalisé — sauf que je n’ai pas envie de me retrouver à croire aux horoscopes, ce serait trop contraignant. Je préfère me contenter de juger les gens à partir de leur signe : ça, au moins, c’est utile.


7. A quelle fréquence consultez-vous les statistiques de votre site ?

En ce moment, toutes les deux heures, parce que je veux voir si la version anglaise prend (et il n’y a pas de raison qu’elle décolle, je n’ai pas encore fait grand chose pour la faire connaître). Mais, en moyenne, c’est plutôt une ou deux fois par mois, pour suivre l’évolution du nombre de lecteurs.

D’ailleurs, depuis quelques jours, il y a une vraie explosion. Je ne sais pas d’où ça vient, mais j’aime autant que ça continue. Alors, n’arrêtez pas !


Note to self : ne pas écrire un post juste après avoir fait du rameur. (Un tout petit peu de rameur, je ne veux pas me vanter.) Il restait si peu de sang dans mon cerveau quand j’ai écrit cet article que j’ai dû corriger un nombre hallucinant de fautes idiotes en me relisant.

28 janvier

I object

Depuis quelques jours, je suis référencé sur un annuaire de sites gays francophones. Je suis même le seul site de la section blogs. C’est sympa (même si je me sens un peu seul, il y a pourtant plein d’autres blogueurs gays ici, alors c’est à vous de vous inscrire) et ça me ramène pas mal de visiteurs chaque jour (enfin, pas des millions, mais une demi-douzaine, ce n’est pas négligeable). Mais je voudrais objecter à une partie de la description de mon site : Son âge l’obsède (27 ans!). (Le point d’exclamation devant exprimer, je suppose, le fait que c’est idiot de penser à mon âge alors que je suis jeune. A moins qu’il exprime le contraire ?) Je m’inscris en faux. J’exige une rectification. Je veux un droit de réponse. Qu’on appelle mon avocat. Ah, non, j’ai un blog, c’est plus simple, je peux écrire une correction ici.

D’abord, je n’ai pas 27 ans. Je les aurai dans une semaine.

Ensuite, mon âge ne m’obsède pas. Avoir 27 ans, en soi, ça ne me gêne pas. Je ne me trouve pas vieux, je ne scrute pas mon image dans le miroir pour déceler l’apparition d’une nouvelle ride, je n’ai pas de problème avec l’âge en soi. Ce qui ne va pas, c’est ce que j’ai fait de ces vingt-sept années. 27. C’est un âge auquel on n’a plus le droit d’être un parasite vivant dans la chambre du fond et pillant le réfrigérateur de ses parents. Un âge où on ne peut pas stagner, là, sans le moindre projet réaliste d’avenir. Où il n’est pas légitime de ne rien faire de constructif pour chercher à changer la situation. Des étudiants attardés de 26 ans, ça existe, oui. De 27, non.

Voilà pourquoi je stresse à l’idée d’avoir un anniversaire bientôt. Vieillir, je veux bien. Mais vieillir ici, comme ça, non. J’ai encore très exactement neuf jours pour trouver des revenus, un appartement, un mari et un chien. Après, il sera trop tard. L’année dernière, j’ai lancé mon blog pour voir si j’étais capable d’écrire, et j’ai perdu quinze kilos pour voir si j’étais capable d’être beau. Cette année, il faut que je passe encore la vitesse supérieure, et je n’ai vraiment aucune idée de ce en quoi ça peut consister. En plus, avec les deux propositions de contrat qu’on m’a faites en décembre et qui sont tombées à l’eau, je ne suis pas enthousiasmé par la façon dont cette année démarre.

J’attends toujours un signe.

(Bon, ok, j’ai quand même passé les deux premières semaines de l’année à ne pas être célibataire. Ce ne sera peut-être pas une si mauvaise année.)

My brand fresh brain bits

J’ai quinze morceaux de textes qui patientent dans mon bloc-notes. C’est bien beau, de noter les idées au fur et à mesure pour les développer plus tard, mais toute la difficulté est de trouver comment les exploiter ensuite, en dehors du contexte originel, pour en faire des textes intéressants.

Heureusement, ça veut aussi dire que les textes seront mieux que s’ils avaient été écrits dans l’instant. Mais, bon, je ne suis pas là pour écrire un livre, moi. Enfin, si, mais pas ici. Pas dans ce formulaire. Pas pour des prunes. C’est bien parce que je n’ai pas encore d’idée de roman en tête, tiens.

Une situation qui pourrait bien durer, ceci dit.

Je suis convaincu que le métier fait pour moi est celui de script doctor. Mais on ne le devient pas comme ça. Il faut apprendre, par exemple. Ou il faut avoir des relations, par exemple. Ou il faut avoir de la chance, par exemple. Ou il faut se bouger le cul, par exemple. Tout plein de parexemples que je ne sais pas faire.

29 janvier

Pointless. Endless. Mindless. Did I mention pointless?

Rien à dire aujourd’hui. Du tout. Je me sens… désabusé. Je pourrais installer Opera 7 et le tester, mais je ne suis pas d’humeur. Je vous laisse l’essayer pour l’instant, et j’écrirai ce que j’en pense demain, si j’en ai envie. Là, maintenant, tout ce dont j’ai envie, c’est de m’enterrer six pieds sous terre pour le reste de ma non-vie.

Erratum

J’ai fait quelque chose de particulièrement con, hier. D’où le post précédent, parce que je déteste faire quelque chose de con. En particulier quand je sais que ça va me revenir en pleine figure au moment où je m’y attends le moins, et où c’est le plus embarrassant. Crap. Je suis trop faible. Je crois bien que je vais recommencer la même chose idiote aujourd’hui, et les jours suivants. Je me connais bien. Même que, si j’avais le choix, je me débrouillerais pour ne plus jamais me retrouver dans la même pièce que moi.

30 janvier

Marketing peace

Dans Télérama de cette semaine : Il se confirme que la fermeté de la résolution des Américains à attaquer l’Irak est fonction du cours du dollar. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : vendez vos dollars ! Oui, je suis bien au courant que, si les spéculateurs avaient une conscience politique, ça se saurait. Mais chacun, à son niveau, peut faire quelque chose : échangez votre billet de dix dollars qui traine dans un vieux classeur !

It’s all about choices

Je ne peux pas tout faire en même temps, moi, je ne suis qu’humain. Arrêter DialH, arrêter le chocolat, arrêter de déprimer… faut choisir, il y a des profondes incompatbilités dans cette liste ! Il va falloir que je fasse un choix, mais quelque choix que je fasse je ne serai pas satisfait.

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