28 fév. 2003

Pourquoi il faut toujours que je renifle et que je me mouche pendant des heures jusqu’au sang avant que mon cerveau ne réalise qu’il y a une boîte de Rhinadvil juste à côté de moi et que ça me ferait du bien ?

 

27 fév.

Mercredix

Il faut croire que c’est la journée questionnaires.


1/ Quelle méthode utilisez-vous pas marquer la page d’un livre ?

Je laisse Mozilla ou Word ouvert, et j’essaie de mémoriser à peu près où est l’ascenseur, au cas où le programme planterait entre-temps. Ben quoi, je vous ai déjà dit que je ne lisais pas de livres.

Mais bon, quand j’en lis, c’est soit un marque-page, soit je le laisse éventré sur une surface plane. C’est marrant, je n’imaginerais pas une seule seconde de corner une page, mais ça ne me gêne pas de tuer la reliure en écartelant le livre. En même temps, le principe de corner une page me paraît un peu mystérieux, parce que ça ne dépasse pas du livre (à moins d’être un as en origami), et ça ne permet donc pas spécialement de retrouver, vite fait, la page où on en était.


2/ Avez-vous déjà été tenté d’exposer un cadre acheté dans le commerce en laissant la photo-type fournie avec ?

Oui. Pour le principe, pour le fun. Mais j’ai été sauvé par le fait que je n’achète un cadre que dans l’idée de mettre une photo précise dedans, donc j’ai mieux à faire que de garder la photo fournie, heureusement.


3/ Existe-t-il chez vous un ensemble de choses que vous adorez classer ?

Euh, que j’adore classer, non. Parce que ça prend du temps, c’est fastidieux, tout ça. Mais, sinon, je range mes fichiers, j’organise mes collections de photos, etc.


4/ On s’apprête à vous présenter à quelqu’un en ayant pris soin de vous dire : "Tu vas l’adorer, il/elle est vraiment comme toi. Même humour, mêmes goûts, tout…". Vous le sentez comment ?

Je crains le pire, et je me prépare à la pire vexation du mois. D’une part parce que la plupart des gens que je fréquente ne me connaissent pas assez bien pour me faire rencontrer quelqu’un qui me ressemble vraiment ; d’autre part parce que quelqu’un qui me ressemblerait à ce point aurait des chances d’être totalement insupportable.


5/ Avez-vous un rituel d’endormissement ?

Non, je me pose sous les couvertures, je ferme les yeux, et zzzzzz.


6/ Pensez-vous que le prix Nobel de la paix doive récompenser l’action d’une personne, ou ce qu’on pense qu’elle est réellement ?

Je pense que le Nobel de la paix, par principe, est une idée bizarre : on n’est plus un bon samaritain si on est récompensé pour ses actions. Tiens, en cherchant sur le web confirmation que le Nobel de la paix était le seul à ne pas être accompagné d’une grosse somme d’argent, voilà la phrase sur laquelle je tombe : Pourquoi le monde s’intéresse-t-il à qui a été choisi par le Comité Nobel norvégien comme ayant fait le plus pour la paix ? On se le demande, en effet.

La confirmation, je ne l’ai pas trouvée : il y a bien un million d’euros à la clé. Du coup, c’est encore plus ridicule que je ne le pensais. Et, du coup, j’ai encore moins envie que Chirac le reçoive. Vous imaginez Chirac, recevant un million d’euros pour son action pour la paix ?! L’Apocalypse est vraiment proche, quelle est la prochaine étape ?


7/ Piscine.

Non, merci. Je suis timide, et il paraît que les surveillants virent les gens qui font des choses.


8/ Aviez-vous une activité proche du poker dans la cour d’école (billes, pogs, etc) ? Si oui, quelle a été votre plus belle prise ?

J’ai joué aux billes à une époque, mais je n’en ai pas de souvenirs, je ne sais pas si je gagnais ou perdais. Au moins, les billes, c’était moins injuste, moins capitaliste que les trading cards à la mode de nos jours : on n’était pas obligés d’en acheter des tonnes pour trouver la bonne bille qui battrait toutes les autres.


9/ Vous êtes seul chez vous, le silence est total. Soudain, pour une raison ou une autre, vous prononcez une phrase. Quel est votre sentiment après cela ?

Je ne suis jamais dans le silence total. Même s’il n’y a pas la télé ou la radio, il y a les bruits des ventilateurs, des bips d’ordinateur, ou ne serait-ce que des cris de l’autre côté de la porte. Bref, ce n’est pas trop le genre de chose qui peut m’arriver.


10/ Dans quelles circonstances êtes-vous obligé de passer par le papier et le crayon, sans même imaginer pouvoir vous servir d’un ordinateur ?

Aucune, je crois. C’est dommage, parce que j’aimais vraiment bien écrire, le contact du stylo sur le papier, le scritch-scritch et la magie de voir des petits dessins naître de la rencontre d’une feuille de papier et d’une pointe de métal. Mais, maintenant, je fais tout sur ordinateur, et c’est pour moi beaucoup plus naturel que quoi que ce soit d’autre. Alors je crois bien que la seule circonstance dans laquelle je n’envisagerais pas une seconde d’utiliser un ordinateur serait quand je prends des notes pour mon blog dans le métro. Là, c’est vrai, même si j’avais un Palm ou autre, je… euh… non, ce n’est pas si vrai après tout. Si c’était quelque chose de discret, comme le hiptop Danger, je le ferais peut-être.

 

7 instants

1. Si on tournait le film de votre vie, quel acteur devrait interpréter votre rôle ?

Il faudrait un acteur très doué, le genre capable de transformer la merde en or. Non, parce que, sinon, le public s’ennuierait ferme, et je serais vexé. Ou alors, il faudrait qu’il soit très beau, et à poil pendant tout le film. Mais ça ne serait plus le film de ma vie. (Parce que je ne suis pas naturiste, bien sûr.) Au moins, ça serait intéressant, et je pourrais traîner sur le tournage tous les jours, et il voudrait me connaître pour mieux jouer son personnage, et… ça doit être bizarre, de coucher avec quelqu’un qui est censé vous personnifier, non ?

Bon, plus sérieusement, qui ? Je crois que je suis bien le dernier à pouvoir répondre à cette question, non ? Et je ne lance pas un appel aux suggestions, parce que la moitié des réponses me vexeraient sans doute.


2. A quoi sert réellement un présentateur météo ?

A occuper l’espace, je suppose. Sur TF1, on met des gens à l’humour bizarre, et sur Canal+ on met des filles à seins, chacun son public. Mais dans les deux cas, ça ne sert à rien de précis. De toute façon, je ne regarde strictement jamais la météo. Et Thal(l?)ia a une voix absolument insupportable.

Mmm… mauvais calcul… je ferais mieux d’écrire Thalia (Thallia ?), pour avoir plein plein plein de nouveaux visiteurs depuis Google. Est-ce que Google attribue un poids moindre aux mots qui sont dans la même phrase que Google ? Parce qu’ils devraient.


3. Combien de temps s’écoule-t-il en général entre le moment où vous vous mettez en colère et celui où vous vous rendez compte qu’il s’agissait de futilités ?

Je ne me mets pas en colère pour des futilités. Ta gueule. Tu me cherches ? C’est à moi que tu parles ? C’est à moi que tu parles ? Même par écrit, je ne sais pas comment jouer la colère. Je ne me mets jamais en colère. Au pire, je fais la gueule. Mais la question est à propos des colères, donc ça ne s’applique pas.


4. En cherchant dans votre entourage, pouvez-vous donner un exemple de l’indécence ?

Il n’y a personne dans mon entourage qui ne lise pas mon blog, alors je vais passer mon tour pour cette question, merci.


5. A quels jeux d’argent jouez-vous, ou pourriez-vous jouer ?

Un jeu d’argent, c’est un jeu où on peut gagner de l’argent, ou un jeu où on peut en perdre ? Dans le premier cas, j’essaie de jouer à Bananalotto aussi souvent que je peux ; dans le deuxième, à part un Loto de temps en temps (mais alors, vraiment très rarement), je ne joue pas, et je ne parie pas. Je déteste l’idée de perdre de l’argent bêtement.


6. Quel aspect de votre vie ne dévoilerez-vous jamais dans votre blog ?

Heh. Plein, plein de choses. Mais, pour résumer, ben, tout ce que je trouve peu reluisant, et que je ne vais donc pas détailler ici, pour ne pas vous donner des pistes. Et pourtant, il y aurait de quoi faire…


7. Si un virus détruisait toutes les données de votre disque dur, quel fichier regretteriez-vous le plus ?

Je regretterais tout : mes mails, mes logs IRC, mes photos, mes sources Photoshop, et j’en oublie. Je garde tout, et l’idée de tout perdre m’effraie. Enfin, je sais bien que je m’en remettrais, tout de même, mais je le vivrais très mal. Il n’y a pas de hiérarchie, tout est important, parce que tous ces fichiers sont l’ensemble de ma vie sur une demi-douzaine d’années. Ew, je ne peux pas avoir écrit ça. Je vais mettre la tête dans le four, et je ne reviens pas.

 

Instants en retard

1. Pouvez-vous décliner toutes les utilisations que vous faites du papier essuie-tout ?

Euh… principalement une utilisation précise, pour laquelle il est très pratique.


2. Que faites vous de vos chaussures immédiatement après les avoir ôtées ?

Bah, je les pose par terre. Et puis voilà.


3. Si vous deviez en trois lignes expliquer ce qu’est la liberté à un enfant, comment vous y prendriez-vous ?

La liberté, ça n’existe pas. Mais si on te demande, c’est quand on fait ce qu’on a envie de faire, et qu’on ne fait pas ce qu’on n’a pas envie de faire. Et ça n’existe pas dans la vraie vie, alors ne te fais pas trop d’illusions.


4. Pourriez-vous citer spontanément le nom de deux femmes qui ont pesé sur l’histoire du monde ?

Spontanément, non. En cherchant, je dois pouvoir. Mais, si ça peut vous rassurer, en remplaçant femmes par hommes dans la phrase j’ai toujours autant de mal à y répondre. C’est que je suis très bon, en histoire. En fait, même en y réfléchissant, je ne sais pas quoi répondre.


5. Un de vos amis vous a rendu un fier service dans le passé. Aujourd’hui, il demande votre appui inconditionnel pour le soutenir dans une démarche vis-à-vis de laquelle vous ne voulez pas vous investir. Comment lui répondez-vous sans pour autant paraître ingrat ?

Je ne fais pas un blog pour parler de politique étrangère ! Enfin, surtout quand ça me conduirait à soutenir Chirac. J’ai déjà appelé à voter pour lui une fois, je ne vais pas me mettre à encenser sa politique étrangère, faut pas pousser.

Sinon, dans la vraie vie, euh… je mens, je suppose, j’invente une excuse.


6. Pourriez-vous payer pour continuer à lire un blog que vous aimez ? Pourquoi ?

Heh. Tiens, je ne suis pas allé voir les réponses des autres à cette question (j’évite de trop lire les réponses à un questionnaire auquel je n’ai pas encore répondu, pour ne pas me laisser influencer). Mais vu le succès du garoothon, j’espère bien qu’il n’y a pas trop d’hypocrites qui ont répondu oui.

Sur le principe, je pourrais, oui. Je ne sais pas pour quel(s) blog(s) je le ferais, mais je pourrais.


7. Quel est votre degré d’intérêt pour les évenements qui touchent la blogsphère (par exemple, le rachat de Blogger par Google) ?

Ben, cet événement-là, il concerne plus la bloggersphère que la blogosphère. Mais, sinon, ben, je m’y intéresse, et j’en parle dans mon blog.

 

Instants en retard

1. Si des archéologues démontaient votre clavier, que pourraient-ils savoir de vous ?

Que je n’ai pas fait la poussière dans ma chambre depuis, euh… depuis jamais. Et aussi que je mange trop de féculents qui font des miettes, mais j’évite de trop en envoyer dans le clavier, parce qu’il est joli, qu’il fonctionne bien, et que j’ai mis beaucoup de temps à trouver un clavier qui me convienne parfaitement. En plus, il est en métal, la classe, non ?


2. Lorsque vous saissisez votre téléphone, savez-vous toujours qui vous allez appeler, ou parcourez-vous parfois le répertoire en quête d’inspiration ?

J’ai l’impression d’avoir déjà répondu à cette question. Ah, oui, c’est normal, j’avais déjà répondu au questionnaire un soir, mais j’avais finalement décidé d’aller me coucher sans le poster. Alors je vais voir dans mes notes ce que j’évais écrit, et je reviens avec.

Je ne saisis jamais mon téléphone. En tout cas, rarement de mon plein gré. Ceci dit, il m’arrive, de temps en temps, quand je suis sur Paris, seul et sans rien à faire, de prendre mon GSM et de parcourir le répertoire à la recherche d’un nom que je pourrais appeler. Ce qui m’amène généralement à la conclusion qu’il n’y a personne que j’aie envie de voir, et je prends alors tranquillement mon RER pour rentrer.

Je n’aime pas le téléphone. Est-ce que j’ai déjà dit que je n’aimais pas le téléphone ? Je n’aime pas le téléphone.


3. Quelle est la dernière chose qui vous ait vraiment vexé(e) ?

Si j’y repense, ça va me revexer, alors autant éviter. Ca devait être quelqu’un qui m’a snobé sur Internet, sans doute…


4. Quel était l’objet du dernier courrier papier que vous avez posté, et pourquoi ne l’avez-vous pas envoyé par mail ?

Deux questions de suite qui font appel aux souvenirs, c’est deux questions de trop. Est-ce que ça compte, quand j’envoie des chèques à la Poste pour les encaisser ? Sinon, ça devait être un dossier à envoyer à la Maison des Artistes, qui n’est pas près d’être accessible par Internet, vu comment ils sont à la pointe du progrès.


5. Chez vous, les portes sont-elles plus souvent ouvertes ou fermées ?

Forcément, vivant chez mes parents, je ferme systématiquement ma porte à double tour. Ce qui est une façon de parler, parce qu’il n’y a pas de verrou, mais comme j’ai enlevé la poignée extérieure on ne peut pas venir me déranger pendant que je… euh, mange, ou, euh, surfe, ou, euh, écris mon blog. Donc, porte fermée. Mais, si je vivais seul dans un grand appartement (j’utilise le conditionnel au lieu du futur, c’est dire à quel point je suis optimiste), je pense que les portes seraient plus souvent fermées qu’ouvertes. Histoire que les monstres et les rôdeurs (mais surtout les monstres) ne puissent pas s’introduire dans la pièce sans que je m’en aperçoive. Ben ouais, c’est important.


6. De quoi votre frigidaire ne manquera-t-il jamais ?

Euh… Je ne sais pas, il peut bien toujours manquer de quelque chose. Enfin, tout peut manquer un jour ou l’autre. Voilà, quoi, je ne sais pas, moi. Rien.


7. Accordez-vous de l’importance au respect des biens publics, et votre attitude a-t-elle évolué avec le temps ?

Je ne mets pas les pieds sur les banquettes du métro, je jette mes détritus dans les poubelles, je ne tagge pas, je ne défonce pas les abris de bus à la batte de base ball… oui, je respecte les biens publics. Et, non, mon attitude n’a pas spécialement évolué, puisque j’ai toujours été un garçon timide et craintif qui n’aurait jamais fait quoi que ce soit risquant de le faire remarquer.

 

Il y a définitivement quelque chose de hostile dans l’atmosphère du matin. Ca ne doit pas être la température, puisque ça me fait le même effet en été qu’en hiver. Ma réaction à cette ambiance a changé avec le temps, d’ailleurs : quand j’étais petit, j’aimais beaucoup les fois où on se levait très tôt, avant que le soleil se lève, parce que j’avais l’impression de visiter une contrée inconnue, de braver les dangers d’un univers inhospitalier, de partir en exploration. Sentiments qui m’ont passé quand c’est devenu plus routinier, et que ce n’était plus motivé par un départ en vacances mais par des cours trop tôt, trop loin de chez moi.

Je me demande si cette atmosphère indéfinissable tient à la lumière particulière, ou si c’est seulement psychologique. Après tout, ce serait bien possible, que ce soit la lumière, une longueur d’ondes différente qui aurait un impact sur le cerveau. Et ce serait bien possible aussi, que ça vienne juste de moi.

 

Cheese-eating surrender monkeys, eh? : Refreshingly intelligent analysis by an American writer (via poxx.net)

 

Living with Michael Jackson

Je suppose qu’il serait intéressant de parler de ce documentaire, puisqu’il vient d’être diffusé. Mais je ne sais pas trop quoi dire d’intéressant. Alors je vais commencer par citer un article de fr.rec.tv.programmes :

Ce "journaliste" n’est qu’un fouille merde qui a voulu faire du sensationnel sur des ragots colportés depuis des années alors que la simple interview de mickael chez lui, avec ces fans, avec ses gosses, c’était déjà un scoop.

De plus, le journaliste anglais a surement mangé la feuille de ses confrères qui carressaient l’espoir de faire une vraie interview de Jackson. Bref, pour ma part, c’est un connard.

Voilà. Ca résume très bien ce que j’ai pensé pendant tout le reportage. Oui, Michael Jackson est un psychopathe (au sens propre : il vit dans une réalité qui n’est pas la nôtre) ; oui, il est totalement irresponsable, et ses enfants vont avoir besoin d’une sacrée thérapie pour s’en remettre ; oui, c’est impressionnant et douloureux de voir ce visage bouger, parler, de constater qu’il y a bien un être vivant, et même humain, derrière cette chose qu’on n’avait vue qu’en photo depuis quelques années, et qu’on ne pouvait pas imaginer en mouvement, en usage dans la vie de tous les jours. Mais ce n’était quand même pas si terrible. Il n’est pas si terrible. L’inquiétude de Martin Bashir quant aux enfants de Jackson est exagérée, et celle relative à ses petits copains adolescents était parfaitement ridicule. Comment Michael pourrait-il être pédophile, alors qu’il est convaincu d’être un enfant ? Ce n’est pas comme ça que ça marche…

J’ai été content de voir que, lors de la dernière interview, Jackson était enfin sur la défensive — je ne sais pas si sa naïveté avait fini par s’évanouir d’elle-même, ou si c’est son entourage qui lui avait dit de se méfier, mais c’était rassurant de voir qu’il arrêtait de faire confiance au fouille-merde de service. Mauvaise idée, en revanche, de contre-attaquer publiquement, aux tribunaux et par documentaire interposé : c’était faire à cette interview une publicité qu’elle ne méritait pas. Il n’y avait pas tant que ça matière à scandale là-dedans, après tout.

Je n’ai pas pu m’empêcher de penser, pendant l’émission, à l’un de mes ex, fan de Michael Jackson… je ne sais pas s’il l’est encore, mais ça doit être tout de même bien difficile, de nos jours, de l’être. Même si le documentaire a bien montré qu’il en existait encore.

Eh oui, c’est un sale temps pour les ingénus…

 

Est-ce qu’ils vont vraiment oser commercialiser ce téléphone ? J’ai du mal à l’imaginer… mais en même temps, je trouve que ce serait le top du cool. Pas le genre de cool branché du Marais, mais le côté fun, jouet pour nerd à plusieurs centaines d’euros, pour les adolescents attardés qui ont besoin d’un quatrième téléphone portable. Un gros gadget façon Transformers dans ma poche, me faire remarquer comme si je débarquais d’une autre planète à chaque fois que je le sors… j’en veux un !

via boingboing.net

 

25 fév.

Une bonne idée, qui a l’avantage d’être plus propre, plus discrète, plus HTMLesque que les bidouilles diverses et autres images à placer sur son blog pour dire où on habite : GeoURL. Apparemment, ce n’est pas le seul, et il semblerait que GeoTags soit plus utilisé, puisque le premier se donne la peine d’être compatible avec le second ; il y a peut-être d’autres sites qui utilisent le même format (ou un autre), et qui sont mieux fichus que ces deux-là, ça reste à trouver (voire à faire, si je n’étais pas en période de non-motivation aiguë…). Bref, c’est tout simple, il suffit de mettre vos longitude et latitude dans un tag META sur votre page, et c’est fait, vous êtes un point sur la carte (dont il est déjà établi qu’elle est mal foutue, mais bon…).

Si vous voulez savoir quels blogs ou sites sont situés dans les 50 miles autour de chez moi (ce qui à vue de nez doit donner toute la région parisienne), il suffit de le demander à GeoURL pour obtenir une liste complète. Et si vous voulez plus d’informations sur comment vous inscrire dans cet annuaire, la marche à suivre est détaillée sur poxx.

via poxx.net

 

Ca y est, j’ai enfin trouvé ma vocation d’alcoolique. Youpi ! Ca faisait des années que je la cherchais ! Tout ce qu’il fallait, c’était aller aux Piétons (bar du Marais, sympa et pas stéréotypé, pour ceux qui ne connaissent pas) et tester la liqueur de melon. La prochaine fois que je sors, je saurai enfin à quoi me saouler !

Il faut que je me mette à regarder la météo quotidienne, ou à bookmarker la page de Météo France pour aller dessus à chaque fois que je me prépare à sortir. Ce n’est pas humain de crever de chaud en février (photos disponibles bientôt) (photos de Paris, pas photos de moi en train de crever de chaud). Surtout maintenant que je me suis trouvé un sac à dos qui me convienne, et que je n’ai donc plus besoin de trimbaler systématiquement mon blouson où que j’aille. Mais ce n’est pas si simple : l’un des petits inconvénients de ne pas être sorti de chez moi pendant deux ans, c’est que j’ai totalement oublié comment on met en rapport les prévisions de la présentatrice à seins et les vêtements qu’on doit se mettre sur le dos (contrairement à elle) pour ne pas avoir trop froid ni trop chaud, et ne pas attraper une angine, et ne pas mourir d’une pneumonie dans une chambe d’hôpital impersonnelle et puant le vomi des autres clients.

Bon, et il faut aussi que je me mette à trouver (encore) quoi faire de ma vie, vu que l’option que j’avais envisagé de réaliser à la fin de cette semaine semble bien être en fait totalement inaccessible. Back to square one : écrire un roman. Des idées ?

 

23 fév.

Voilà. Puisque le sexe se refuse à être satisfaisant, que mon fond de Nutella est tout sec et que j’ai préféré ne pas réalimenter le congélateur en glace Ben & Jerry’s, je me suis rempli la panse de la seule chose qu’il me restait en stock : cinq cents grammes de riz à l’indienne Monoprix. C’est bien, ça fait tout chaud à l’intérieur, mais au niveau psychologique, sentimental et tout ça, c’est quand même moyen. Mais au moins je suis peut-être débarrassé de l’envie de manger pour la journée.

 

Buffy (6.15—6.16)

Je n’ai jamais vu une série tomber aussi vite et d’aussi haut. En un été, hop, fini, plus de Buffy, remplacée par Melrose Place Minus Sunbathing. Bleh.

 

22 fév.

J’ai écrit le post précédent cinq jours après le lancement d’une offre illimitée sans engagement par Cario, c’est un signe, non ? Je n’aime pas m’inscrire chez des providers inconnus, mais il doit quand même être peu probable que le Crédit Agricole disparaisse dans l’année. Est-ce qu’il se pourrait que j’aie bientôt un provider fonctionnant sous Linux, proposant un serveur SMTP, n’imposant pas une interface propriétaire et ne me déconnectant pas trois fois par soirée ?

 

Jeune homme, bien sous tous rapports (enfin, euh…), recherche témoignages sur la fiabilité des forfaits illimités Tiscali, puisque finalement l’offre est devenue permanente.

 

Your passport looks funky : Airport security at its, uh, best (via boingboing.net)

 

Ca y est : Lecteur DVD et abonnement vidéoclub, me voilà !

 

21 fév.

Typiquement, les hackers ciblent les commerciaux de pays étrangers tels que l’Inde ou le Mexique, qui sont, selon eux, beaucoup moins bien formés, que les employés américains.

L’article est effarant. Forcément, c’est l’inconvénient d’une base mondiale d’utilisateurs : le service technique d’AOL Inde est capable de refiler à quelqu’un le mot de passe d’un compte système AOL. (Enfin, il y a aussi une très mauvaise conception de base de données, dans l’histoire.) Comme quoi, j’aurais peut-être dû passer à l’offre illimitée de Tiscali.

 

Ou peut-être que c’est juste à cause de mon taux de testostérone, et que mon blog reviendra à la normale en même temps que mes constantes.

 

20 fév.

Bah non, pas envie d’écrire. Je ne sais pas si ça vient du blog bilingue, du temps qu’il fait, d’un manque d’inspiration passager, ou si j’ai fait le tour de ce que j’avais à écrire sur un blog, mais en tout cas je ne suis pas mort. Pas envie d’écrire, alors je n’écris pas.

 

Oh my gosh, des hommes qui s’embrassent : Qui me disait que l’homophobie était une légende urbaine ?

 

18 fév.

Je veux un Ethan Hawke à moi.

 

8 femmes

C’était censé être bien ? Le scénario est sans intérêt, et la réalisation tire vers le bas autant qu’elle peut, avec acharnement — une chance encore que Fanny Ardant soit parmi les rares participantes à être avantagées par les coiffeurs et habilleurs du plateau.

Cerise sur le gâteau, ou épine sur la couronne de, euh, d’épines, Ozon a casé parmi les chansons Pour ne pas vivre seul, de Dalida. Pour ne pas vivre seul, des filles aiment des filles, et l’on voit des garçons épouser des garçons. Je suis le seul à avoir toujours trouvé ce passage insultant ? D’accord, la chanson a plusieurs dizaines d’années, mais le film date de 2002, le choix n’est donc pas excusable. Il n’y a de toute façon pas grand chose que j’excuserais dans l’oeuvre de François Ozon.

 

I know how I’ll die : (via boingboing.net)

 

I bought Nero his very first fiddle

Super idée ce soir : aller faire des photos de nuit dans Paris. Passe encore que la moitié soient floues, ce n’est pas grave, c’est tout l’intérêt d’avoir un numérique et de tout shooter en triple. Ce qui est plus gênant, c’est que je suis passé à ça de l’amputation des deux pouces. Pas pratique, par la suite, pour être photographe (ni pour beaucoup d’autres choses, c’est important, les pouces, pour appuyer sur Espace). Croyez-vous que quelqu’un m’aurait prévenu que ça gelait — littéralement — ce soir ?

Les photos ne sont pas prêtes à être publiées, il faut que je les retravaille d’abord. Je ne sais pas si je vais réussir à en faire grand chose, d’ailleurs : les bancs d’essais prévenaient que le mode 400 ISO du G3 était difficilement utilisable à cause du bruit, et je dois dire que maintenant je comprends mieux pourquoi, en mode automatique, il se refusait à passer en 400, quitte à ce qu’il y ait des flous de bougé. Enfin, bref, pas envie de passer du temps sous Photoshop ce soir. Je crois que j’ai plutôt envie de m’occuper de ma libido en ce moment. Et puis je dois d’abord faire de la place sur mon disque. C’est la première fois que j’utilise mon graveur depuis un an ; que je grave en 6x (vitesse maximale du graveur, que je n’ai jamais pu atteindre sans erreur sur l’ancien ordinateur) ; que j’ai 600 Mo de libres sur mon disque depuis plusieurs mois. J’ai encore très exactement dix CDROM à graver. En double, parce que je suis parfaitement paranoïaque quand il s’agit de mes données. Je déteste passer des heures à regarder la barre d’état de Nero avancer…

 

17 fév.

16 fév.

Buffy (6.13—6.14)

Je hais Joss Whedon. Vous voyez, on a une relation d’amour-haine, tous les deux, et cette semaine on est plutôt dans une période haine. Enfin, surtout moi. Parce que lui, il s’en fout, il continue à être très occupé à se disperser et gâcher son talent. Imbécile. Je t’avais pourtant dit que même toi tu n’étais pas capable de faire quatre séries en même temps.

Vous le saviez, que la saison 6 de Buffy était la saison moralisatrice sur les vraies choses de la vraie vie qu’elles sont mal et qu’il faut pas le faire ? Oui, vous le saviez, il y a déjà eu la drogue et le sexe pour le sexe. Ben il manquait le viol. Manquait. Le quart d’heure sur le viol collectif dans Buffy, il ne fallait pas oser, ils ont osé. Je n’ai qu’une chose à dire, et c’est putain de merde. Mais si j’en avais une deuxième, ce serait que le principe en soi de faire une parabole sur le viol exclut que la victime elle-même s’écrie Mais c’est comme un viol ! Parce que, forcément, côté subtilité, c’est… euh, subtiquoi ? Non, c’est ma faute, là, je parle de subtilité dans un post sur la saison 6 de Buffy, c’est une erreur.

Et s’il n’y avait que ça, ce serait supportable. Il faut aussi bâcler tous les dialogues, ceux qui ont été si intelligents et bien écrits pendant cinq ans. Et puis on va rajouter un plagiat de Men In Black, pour le fun, parce que c’est fun, de plagier, parce que quand on bosse sur une série aussi connue et populaire que Buffy on peut dire que c’est un hommage et ne pas avoir de remords. Et puis on va aussi faire une référence à Once More With Feeling, puisque c’était le seul bon épisode de la saison, alors on va faire une soirée années 30 (ou 50, je sais pas, venez pas m’embêter) au Bronze, pour rappeler l’épisode musical, sans se soucier que ce soit complètement inapproprié par rapport à l’identité du lieu. Et j’oubliais : on va prendre un personnage qui a connu toutes les souffrances possibles l’année précédente, qui a finalement vu sa soeur se tuer pour lui sauver la vie, et on va en faire une adolescente complètement conne comme sont forcément toutes les adolescentes (c’est ce qu’ils disent, dans le manuel du parfait scénariste en dix leçons, alors ça doit être vrai) pour remplir l’espace quand les paraboles subtiles ne donnent pas assez de matière.

Quelqu’un peut m’expliquer pourquoi Spike a passé la saison 5 à dire qu’il ne pouvait pas faire quoi que ce soit qui fasse souffrir Buffy, et maintenant il passe son temps à la torturer ? C’est parce que Marti Noxon a pris les commandes qu’on est passés en mode les hommes sont des porcs, ou c’est juste pour équilibrer, parce que les féministes avaient détesté le personnage de Glory ?

Et, tant qu’on y est, est-ce qu’on pourrait aussi me dire comment ils ont pu oser finir un épisode sur Alors quoi, je me sers de lui ? C’est monstrueux, je suis monstrueuse ! et, dans le suivant, faire comme si tout était naturel, comme si elle était la parfaite petite amie amoureuse et épanouie ?

Je devrais toujours garder un pot de Ben & Jerry’s au congélateur pour les cas d’urgence de mauvais épisodes de Buffy. Regardez-moi ce travail, j’en suis réduit à me jeter sur une vieille boîte de litchees au sirop pour me consoler de deux épisodes minables. Si ça continue, je boycotte et je n’en parle plus sur mon site.

 

15 fév.

Angel — Tomorrow (3.22)

Que Groo disparaisse sur la pointe des pieds, c’est très bien, même s’il devenait attachant dans le rôle de l’amoureux éconduit ; que Lorne parte, c’est n’importe quoi, même s’il était assez mal utilisé ; mais Cordelia ?! Et puis quoi encore ? Les Puissances ont passé trois ans à se servir d’Angel Investigations comme d’un bureau de recrutement pour un nouvel ange ? Je n’aime pas cette fin de saison. Bien sûr, le plan de Connor pour se venger d’Angel est bien vu, mais je ne le trouve pas très original, je n’aime pas tellement le fait que tout ça repose sur le mensonge de Holtz et le fait que Connor le croie sans chercher la moindre preuve, et surtout ce n’est pas comme si on pouvait craindre qu’Angel reste trois siècles sous l’océan. Et cette fin en queue de poisson, sans même qu’on sache ce que Cordelia devient vraiment… Soit elle est devenue ange juste au moment où Angel avait besoin d’elle, et c’est vache, soit elle va profiter de ses pouvoirs pour le sauver dès l’épisode 4.01, auquel cas le cliffhanger repose sur un malentendu, ce qui est très malpoli.

Et une mention spéciale, bien sûr, à TF1, qui est pour le coup absolument inégalable. Une chance que la saison vienne de sortir en DVD, parce que voilà ce que je trouve sur tvtome :

(after sex)
Lilah: Don’t think about me when I’m gone.
Wesley: I wasn’t thinking about you when you were here.
[…]
(after having sex with Wesley)
Lilah: Your former boss has a soul and you’re losing yours. Why, you’re just new all over, aren’t you?

Oui, dans la version originale, Lilah et Wesley sont censés coucher ensemble. Je suppose que c’était trop sexuel pour TF1 ? A moins qu’ils aient juste coupé pour faire rentrer l’épisode dans leur case horaire. Oh, ce n’est pas comme si c’était important, deux ennemis qui couchent ensemble…

 

Misanthropy rulez

En posant le pied sur le trottoir de la rue de Rivoli, je savais que j’allais regretter de m’être pressé, un samedi après-midi, d’aller acheter une housse pour mon appareil. Je hais l’humanité — enfin, je hais les individus humains, mais de façon globale. Ceux qui prennent tout leur temps, ceux qui changent de voie sur le trottoir, ceux qui doublent tout le monde parce qu’ils croient être pressés, mais sont au final moins rapides que ceux qui le sont vraiment (et je le suis toujours), ceux qui gueulent au téléphone dans le RER, ceux qui se ruent sur une caisse qui vient d’ouvrir, ceux qui, ceux qui, ceux qui. Tous ceux-là, et les autres aussi, je les hais. Et puis je n’ai pas trouvé d’encens à la vanille dans la boutique où j’en avais acheté il y a un an ou deux. Et la housse est énorme, ridicule et trop voyante, mais a l’avantage d’être matelassée de partout. Et surtout, elle existe, elle est là, elle est à moi, et mon appareil est dedans. Si on ajoute le fait que, d’après un participant de fr.rec.photo.numerique le bruit sinistre que fait le G3 est tout à fait normal, ça veut dire que ça y est, je vais pouvoir m’y mettre sérieusement, une bonne fois. Demain, je mitraille (enfin, peut-être, si je trouve un modèle, parce que le dimanche n’est pas idéal pour aller faire des photos de paysage dans Paris).

 

Be my anti-valentine : Cards for that notsospecial someone (via bitful.com)

 

Why does nothing ever turn out like it should?

Normalement, ça devrait être le plus beau jour de ma vie. Enfin, ex-aequo avec le jour où j’ai découvert le Nutella, bien sûr. Voilà. Ca y est. J’ai un Powershot G3. Une machine à faire des photos numériques, haute résolution avec tout plein de réglages complexes, un truc qui va me permettre de remplir mon picturelog (qui n’est plus), et qui est à l’origine du ravalement du portfolio.

Sauf qu’il y a un bug. Un machin à l’intérieur qui claque salement à chaque fois qu’on passe de l’enregistrement à la lecture, ou que l’appareil se prépare à faire une photo. Un miroir, un filtre, un truc quelconque qui, visiblement, se met en place. Comme le bruit du miroir d’un reflex, sauf que ce n’est pas un reflex et qu’il n’y a probablement pas de miroir là-dedans. Je suis persuadé d’avoir déjà lu un message qui parlait de ça, sur un forum qui parlait du G3, mais je n’arrive pas à retrouver. Ou alors, c’était à propos du G2, ce qui expliquerait que je n’arrive pas à trouver en cherchant à G3.

Bref, je vais devoir me taper le service après-vente. Ce n’est jamais agréable, mais ça l’est encore moins quand il s’agit d’un cadeau d’anniversaire. Ca devrait être interdit, les défauts sur les cadeaux. Au moins, quand on offrait des jouets en bois, on pouvait les tester auparavant. Pourquoi on n’offre plus de jouets en bois ? Hein ? J’aurais bien voulu un simple jouet en bois, plutôt qu’un appareil photo numérique à plein de neuros que j’ai réclamé pendant deux ans.

Bon, en attendant, il marche quand même, et il devrait faire de jolies photos. Demain, j’achète un sac pour le mettre dedans (cette bête est beaucoup plus encombrante que je ne croyais, je ne risque pas de pouvoir le mettre dans la poche de mon blouson) et c’est parti pour le remplissage intensif du portfolio.

Si tout va bien.

 

14 fév.

Ca m’énerve, quand même. C’est typiquement le genre d’idée que je devrais avoir eue. J’ai déjà un script de cartes virtuelles en stock (celui de gayattitude (w)), et ça fait un moment que je pense à l’adapter à garoo.net pour utiliser mes photos. Ca fait aussi un moment que je pense à créer une boutique de t-shirts humoristiques sur cafepress ou ailleurs. Mais combiner les deux, et réfléchir à des cartes alternatives pour les fêtes, non, je n’y ai pas pensé. Je me dirais bien que je dois note-to-selfer d’en faire pour les prochaines fêtes, mais je sais déjà que je n’y penserai pas. En plus, on peut faire des choses intéressantes autour de Noël ou de la Saint-Valentin, mais pas tellement sur Pâques ou je ne sais quoi…

 

Un procureur demanda que mon avocat ne puisse pas passer en revue avec moi les preuves électroniques sur un ordinateur portable, parce que je pourrais m’introduire dans les ordinateurs du Bureau of Prisons et me faire libérer, ou écrire un virus qui pourrait sortir de l’ordinateur et dévaster le monde libre. Je fus stupéfié de voir le juge adhérer à ces scénarios, alors que mon avocat faisait remarquer que l’ordinateur n’avait pas de modem ou de connexion réseau.

Il y a ne serait-ce que quelques dizaines d’années, les juges pouvaient comprendre tout seuls les enjeux de la plupart des affaires. Maintenant, on est dans une période de transition, où la plupart des juges actuellement en place ont grandi dans un monde sans électronique, et n’ont pas d’autre choix que d’écouter l’expert (ou le non-expert) qui a l’air le plus convaincant. On vit dans une époque formidable. En tout cas, ce n’est vraiment pas le moment de faire quoi que ce soit d’un tant soit peu illégal sur un ordinateur.

Et moi, j’ai un blog. Un espace de publication dont je suis seul responsable, sur lequel je poste des textes que je prends à peine le temps de relire. Il faut que je sois fou. Ca tombe bien, je suis fou.

 

Angström Leap

Alors, c’est tout ? L’interface révolutionnaire de Jef Raskin, c’est un éditeur de texte qui affiche des caractères spéciaux pour les espaces et les tabs quand le curseur passe dessus, et permet de faire une recherche dans le texte façon vi, façon Mozilla, bref, façon Unix ? Wow. Ca, c’est révolutionnaire. Vous savez, quand on dit que toute l’interface du Mac a été pompée sur les recherches du PARC Xerox, ça me fait penser qu’il serait peut-être temps de trouver quelqu’un d’autre à qui piquer des idées. Parce que, là, c’est mal barré. C’est sûrement pas plus mal, que Raskin ne bosse plus pour Apple…

via mpt.phrasewise.com

 

13 fév.

Les développeurs japonais de freeware ont souvent des idées de programmes originaux — le genre de gadgets dont on ne peut plus se passer une fois qu’on les a essayés — et on perd beaucoup à ce que la plupart ne soient jamais traduits en anglais.

Aujourd’hui, deux petits freewares excellents, téléchargeables sur la page de system13 : un remplacement tout simple pour Alt-Tab qui gère les flèches haut et bas ainsi que la mollette de la souris, et un, euh, machin, qui permet d’accéder aux icônes du bureau en déplaçant les fenêtres de façon… difficile à décrire, mais incroyablement intuitive. C’est juste un peu dommage que ça ne fonctionne pas très bien avec les ombres de WindowFX, mais ça vaut quand même le coup d’essayer.

via virtualplastic.org

 

Trillian 0.74 Patch D : Reportedly fixes ICQ2Go incompatibility

 

L’écriture m’a manqué. Pendant les deux jours que j’ai passés à reprogrammer mon portfolio, je ne m’en suis pas aperçu : ça ne me manquait pas, je m’occupais de mon truc et j’étais bien content. Mais là, tout de suite, après avoir écrit deux posts, je vois que ça m’a manqué. J’aime écrire. Peut-être que c’est ce que je suis vraiment, un écrire. Euh, un écrireur. Un… quelqu’un qui écrire. Vous voyez ? Il est tard, et je me suis reconnecté pour taper ça, alors que j’étais sur le point de me glisser sous les couvertures. C’est grave. Ou c’est bon signe.

Qu’est-ce que je me sens mieux, maintenant que j’ai rempli mon quota journalier de mots. C’est donc vrai, je suis accro. Help !

 

Si vous avez la flemme de réaliser une idée, quelqu’un d’autre finira bien par avoir la même et la réaliser de son côté : visiblement ça ne s’applique pas qu’aux sites web, mais aussi aux lavabos bouchés. Il faut croire qu’il en a eu marre d’être bouché et de voir qu’on n’allait pas s’occuper de lui, il a décidé de régler le problème lui-même. Si seulement ça pouvait marcher de la même façon pour tout…

 

Waiting to exhale

C’est un débat récurrent ; la dernière instance dont je me souvienne a eu lieu lors de la diffusion d’un épisode de Stargate SG1 il y a plusieurs mois. Alors, est-ce qu’il serait possible de survivre à une décompression brutale ?

J’ai toujours pensé que le corps humain devait être assez résistant, assez adaptatif, pour pouvoir endurer ça. Eh bien, il se trouve que, non seulement la question a été amplement documentée, mais en plus il semblerait que ça soit arrivé in real life, ce qui permet donc d’être assez sûr de ce qu’on affirme :

En 1966, un technicien de la NASA à Houston a subi une décompression dans le vide par accident lors d’un test de combinaison spatiale. Il a perdu conaissance en 12 à 15 secondes. Quand la pression a été rétablie après environ 30 secondes d’exposition, il a repris conscience, et n’a apparemment subi aucun dommage.

Ca règle un peu la question : on double de volume pendant quelques minutes (non, ce n’est pas dans ce passage que c’est expliqué), mais après tout va bien (bon, il y a des risques de cécité temporaires et autres choses du même style, mais globalement on a des chances de s’en sortir parfaitement indemne). Le corps humain est une machine extraordinaire, non ?

Et un petit détail au passage, pour prévenir ceux qui auraient envie de renouveler l’expérience chez eux :

Remarquez que cette discussion couvre seulement les effets de l’exposition au vide. La décompression elle-même peut avoir des effets désastreux si la personne qui l’endure commet l’erreur d’essayer de retenir sa respiration. Cela résultera en la déchirure des poumons, avec une issue fatale presque certaine.

Comme quoi, la version de Stargate, où Carter recommandait à O’Neil et Teal’C d’expirer d’un coup au moment de la décompression, se tient. Sauf que, pendant le temps où ils étaient dans le vide, ils auraient dû doubler de volume, mais, bon, ça n’aurait pas été très télégénique.

Tant qu’on y est, le même post sur memepool nous donne aussi l’occasion de voir un remake live-action de la fameuse scène gore d’Alien 4, avec un crabe dans le rôle de l’alien. Et là, un seul mot s’impose : Eww. J’espère que cette pauvre bête est au paradis des crabes aujourd’hui.

 

12 fév.

Cute : (via stormwerks.com/linked)

 

Across the ocean : If that’s the kind of material Americans are drowned with everyday, it’s no wonder they can’t hear European protests… (via boingboing.net)

 

Un été pour tout vivre / New Year’s Day

C’est toujours difficile de trouver quelque chose d’intéressant à dire sur un film, quand il n’y a rien à critiquer. Ah, si, il y a une chose à critiquer : j’aurais dû l’enregistrer. Et une deuxième : je ne sais pas si je confonds avec un autre film, ou si je suis tellement en manque de romantisme que j’en vois partout, mais j’ai passé tout le film à attendre que les deux personnages principaux se roulent une pelle. Alors que, ben, non, et rien ne va dans ce sens. Je ne sais pas où je trouve mes idées bizarres. Peut-être dans le fait qu’ils étaient tous les deux mignons, en plus d’être excellents acteurs et d’avoir des rôles bien écrits.

Deux adolescents qui se retrouvent seuls survivants de leur classe de neige, et se donnent un an pile pour accomplir douze tâches puis se suicider : c’est un postulat de départ original et prometteur, mais qui peut aussi être gâché d’un milliard de façons différentes, et le fait qu’il ne le soit pas est un miracle. La meilleure idée du film, c’est de commencer léger : malgré le côté tragique du pacte de suicide, qui est loin d’être fait à la légère justement, la première demi-heure du film s’intéresse plus au côté comique des premières tâches, les plus faciles ou les plus saugrenues. Ce n’est qu’après que ça se gâte, et le départ en douceur permet à la suite de devenir émouvante sans sombrer dans le pathos trop facile. Les parties drôles le sont beaucoup, les parties émouvantes le sont tout autant, les acteurs sont parfaits et la réalisation est bien à la hauteur.

C’est marrant comme les critiques sur IMDb sont contrastées au sujet de ce film — love it or hate it, on dirait. Il doit falloir être atteint du syndrôme de Peter Pan pour l’aimer. Et, si vous ne l’étiez pas, vous ne seriez sûrement pas en train de lire ce blog.

Euh, au fait… qui est le couillon qui a décidé que le titre français devrait être Un été pour tout vivre alors que toute l’action se déroule entre deux jours de l’an ?

Zut… Si j’avais su, j’aurais regardé Band of Brothers.

 

11 fév.

Exhibit G

Phew. Ca m’a pris trois jours, mais ça y est, la nouvelle version du portfolio est en ligne. Là, vous vous dites que ce n’est pas spectaculaire, et que ça ne valait pas la peine de passer deux jours sans poster, mais vous avez tort. Je le sais, parce que je lis dans vos pensées (ou parce que vous êtes prévisibles, au choix), et parce que je suis tellement plus intelligent que vous que j’ai forcément raison.

J’ai passé une journée et demie à refaire du tri dans mes photos, à refaire les vignettes (parce que 50 pixels, c’était un poil petit, quand même), à rajouter quelques images, et à réorganiser l’ensemble. Mais, surtout, j’ai travaillé une journée sur le code : le but, à la base, était que le portfolio soit plus facile à mettre à jour, que je puisse rajouter des photos en quelques minutes, sans devoir naviguer un peu partout pour modifier les fichiers, et sans lancer une compilation générale du portfolio qui ne passait qu’une fois sur trois. La version précédente était un peu bancale à ces deux niveaux, et du coup j’avais la flemme de rajouter des images au fur et à mesure. Et je me suis dit que c’était dommage, que je fasse des photos sans les mettre dans le portfolio. Et que ça allait être encore plus dommage à l’avenir. Dans les semaines qui viennent. Dans la semaine en cours, même, si tout va super bien. Parce qu’il se pourrait que je fasse beaucoup plus de photos, bientôt. Parce que. C’est fort possible, quoi. Si tout se passe comme prévu, si le ciel ne me tombe pas sur la tête et si je ne me casse pas un oeil d’ici là. Photos photos photos. Partout partout partout. Bientôt bientôt bientôt. Garoo photographe. Enfin. Avec un book, donc. Mis à jour souvent.

Au passage et en conséquence, j’en ai profité pour supprimer le picturelog : avoir d’un côté le photolog mis à jour régulièrement, de l’autre la galerie mise à jour aussi régulièrement, ça ne fonctionnait plus tellement. Les photos passées ont été intégrées au blog, et à l’avenir j’aurai le choix entre poster les images ici, ou mettre seulement des vignettes avec un lien vers le portfolio. Cette séparation entre textes et images n’avait pas tant de sens, après tout.

Photos. Bientôt. Garoo. Partout. Vivement.

 

9 fév.

Whistle while you work—so hard, all day

On en apprend tous les jours : dans l’édition racoleuse trimestrielle de Capital, j’ai découvert que les escort-boys sur le web (enfin, l’émission parlait bien entendu, hétérocentrisme oblige, d’escort-girls) étaient parfaitement légaux — de la bouche même d’un commissaire de la brigade de répression du proxénétisme (ça en fait, des de dans une phrase). Bien sûr, ça ne reste vrai que jusqu’à ce que Sarkozy leur tombe dessus, mais je suis quand même surpris. Et, surtout, je suis surpris d’être surpris : pourquoi est-ce que j’étais persuadé que c’était illégal ?

Je n’ai plus qu’à me mettre sérieusement à la muscu, moi, pour pouvoir lancer ma reconversion. (Oui, Mère, je plaisante.) (Non, je ne l’appelle pas Mère, dans la vraie vie.)

 

Maintenant qu’il y a des centaines de blogueurs qui wannabe sur camstory, est-ce que ça ne serait pas le moment d’exploiter le nom du concept du nom, et de mettre en place des votes pour choisir quelles cams doivent retourner en division 2 ?

(Note to self : Quand j’ai de la fièvre, je me mets à faire des comparaisons footballistiques. Me suicider.)

 

Look! It spins and spins and spins all around!

Pas beaucoup écrit ces derniers jours. C’est parce que mes volets sont cassés. Du coup, il fait froid la nuit, j’ai mal à la gorge, et je suis maintenant à peu près sûr que ce n’est pas à cause de la bande originale de Buffy. Et j’ai mal à la tête aussi. Et j’ai envie de manger en permanence, mais il n’y a pas assez de place dans mon estomac. (Mais ça, on peut difficilement dire que ce soit nouveau.) Et ma couverture ne me tient pas assez chaud — et non, une couverture humaine est la dernière chose dont j’aie besoin, parce que dans un couple c’est toujours moi qui me retrouve à chauffer le lit (et je ne dis pas ça avec un double-sens sexuel, quoiqu’en y réfléchissant bien je devrais peut-être). Et, euh, donc, voilà, comme je disais, il fait froid la nuit parce que c’est mon anniversaire, euh, enfin, parce qu’on est en février, donc je, euh, est-ce que j’ai dit que j’étais malade ? Parce que c’était un peu le but de ce post, à l’origine. Alors, si je ne l’ai pas dit, c’est le moment de le faire. Ou peut-être d’aller me coucher. Mais si je ne le fais pas, c’est surtout parce que j’ai peur que ce soit encore pire demain. Et le lendemain, et ainsi de suite jusqu’à ce que je meure de pneumonie devant mon moniteur. (Parce qu’il est évident que les dernières forces que je pourrais rassembler me serviraient à rapatrier le clavier et l’écran sur mon lit ; qu’est-ce que vous croyez qu’un blogueur ferait de ses dernières heures ?)

 

Il faut que je copie ce post dans un coin, pour me souvenir, quand l’idée me reprendra, pourquoi je dois garder Canal+ et ne pas prendre une carte UGC. Je suis déjà bien assez misanthrope comme ça, et surtout j’aime voir et entendre mes films.

 

Buffy (6.11—6.12)

Quelle saison. De merde. Comme si le parallèle entre la magie et la drogue n’était pas assez lourdaud, il a fallu qu’ils en rajoutent un avec le sexe. J’aurais préféré que Willow devienne franchement méchante, qu’elle menace de détruire la Terre entière d’ici la fin de la saison, comme c’était vaguement suggéré dans la confrontation entre elle et Giles, au tout début. Mais non, ce serait trop simple, et pas assez… nul.

 

8 fév.

Dans la série des personnalités découvertes dans En aparté, voilà Kristin Scott Thomas. Très intelligente, pleine d’humour, j’aime beaucoup sa façon de parler. A cent lieues de ce que j’imaginais.

Tant qu’on y est, je trouve la nouvelle pub SFR très mignonne — et pourtant, je supporte en général assez mal de voir des gens se rouler des pelles plein cadre, donc il faut vraiment que cette pub soit bien faite. Bien sûr, il n’y a pas que la pub, qui soit mignonne, et ça ne gâte rien. Mais où est-ce que je l’ai déjà vu ?

 

Zut, je ne peux plus écouter le CD de Once More With Feeling en boucle : j’ai pris froid, j’ai mal à la gorge. Et encore, j’espère que c’est bien à cause du froid que j’ai mal à la gorge, et pas à cause de OMWF.

 

Angel — Benediction (3.21)

Ca fait plaisir de voir que les bons auteurs se sont réservés pour soigner la fin de la saison. Enfin, ce n’est pas qu’ils se soient réservés, qui fait plaisir, mais qu’ils soient revenus pour écrire la fin.

Ca faisait très longtemps (enfin, en temps français, parce qu’avec la pause Star Academy c’est en fait un peu difficile de reprendre le fil de la saison — Darla a dû mourir il n’y a pas si longtemps, en fait) que la série n’avait pas réussi à être émouvante. Ici, on a une belle scène de combat/jeu entre Angel et son fils, les pouvoirs impressionnants ou mignons de Cordelia (mais comment réussiront-ils à justifier qu’il y ait encore des combats dans les épisodes suivants, si elle fait le désarmement et les soins médicaux et psychiatriques tout à la fois ?), et le soixante-quinzième suicide d’un personnage secondaire dans le Buffyverse (et la tendance devient un poil inquiétante). Même Groo serait presque attendrissant, réalisant avec ses yeux de cocker triste que Cordelia a oublié jusqu’à son existence.

Que du bon, donc, même si j’ai un doute sur la fin : soit tout est manigancé par Holtz et je me demande bien pourquoi il a écrit une lettre d’adieux, soit la fin de saison va vraiment reposer sur un quiproquo involontaire autour des causes de sa mort, et c’est un peu cheap. Mais on peut bien accepter le cheap quand c’est bien écrit, surtout après avoir subi les milieux de saisons d’Angel et de Buffy.

C’est tout de même marrant (enfin, le mot juste est plutôt passable) que les deux séries de Whedon trouvent leur second souffle dans l’apparition spontanée d’un adolescent tout cuit. Heureusement que Connor / Steven semble plus réussi que Dawn…

 

Bush promotes hydrogen fuel cells : to emphasize that he’s not going after Iraq for oil, I suppose

 

7 fév.

You know that feeling : You gotta hate that

 

Levitated : Lots of open source Flash goodness (via boingboing.net)

 

www.garoo.net — version 1857.0

Pas mon genre, de changer de layout comme de chemise, oh, non, je suis très stable dans ce domaine, comme dans tous les domaines d’ailleurs, je suis un garçon stable, sage et responsable, sur qui on peut compter, et… euh… bref.

Vu qu’en ce moment je suis à la recherche d’un contrat… enfin, vu que je suis vaguement à la recherche d’un machin dans le genre de trucs qui font gagner un peu d’argent, et… enfin, disons que je suis dans l’attente que quelqu’un me tombe dessus et me propose un site à faire, et que ce quelqu’un soit riche, généreux et sympathique, et pas chiant, et que la proposition de site soit intéressante, et que ça tombe à un moment où j’ai envie, et… euh… bref.

Comme j’ai besoin d’argent en ce moment, j’avais besoin d’une page d’accueil qui fasse un peu plus graphiste. Le bandeau horizontal, c’était sobre, et je pouvais tout à fait assumer le fait que ça n’affiche pas spécialement mon (gigantesque) talent sur le blog, mais ça ne donnait pas plus que ça l’impression que je sais utiliser Photoshop. D’où un nouveau layout, avec non seulement du Photoshop mais aussi de la 3D. C’est joli, non ? Non ? Je trouve ça joli. Pas particulièrement plus joli que la version précédente ; pas moins non plus ; juste plus graphique. Ca tombe bien, c’était le but.

J’en ai profité pour descendre la pub garoothon, qui prenait de la place en haut pour rien vu que personne ne cliquait dessus, mais je ne le mentionne pas, parce que je ne suis pas du genre à reconnaître mes erreurs. D’ailleurs, ce n’est pas une erreur. Enfin, ce n’est pas de mon côté qu’elle est, l’erreur. Mais on a déjà discuté de ça, il me semble, et ce serait dommage de gâcher l’inauguration du nouveau design par une dispute.

Voilà, je peux donc me remettre à ne pas bosser et ne pas chercher de boulot, mais en ayant, au moins, le sentiment apaisant que le client de mes rêves va me tomber dessus tout cuit. Parce que le client de mes rêves est comme le mec de mes rêves : il peut, et il va, me trouver. C’est même à ça qu’on le reconnaît.

P.S. La façon dont le G est déformé par la perspective m’énerve déjà, moins d’une heure après la mise en ligne… Il n’est donc pas impossible que l’image soit légèrement modifiée un de ces jours. Mais, bon, d’abord, dormir.

 

6 fév.

Monsieur Monoprix du Perreux, si vous lisez mon blog, je voudrais bien que vous réintégriez à l’inventaire les sachets de blé Ebly au curry prêt en deux minutes au micro-ondes. Ca serait bien gentil. Merci d’avance. Allez, on se dépêche, j’ai pas que ça à faire. Parce que le riz à la sauce tomate qui marche au micro-ondes aussi, c’est pas mauvais, mais ça empeste pendant les deux jours qui suivent…

 

A bad case of I wanna be him

All Songs: Music & Lyrics by Joss Whedon

Vous n’avez pas idée à quel point je hais cet homme. Vous ne pouvez pas imaginer. Impossible, ne cherchez pas, je vous assure. Et pensez-vous qu’au moins il aurait la décence de chanter mal ? Bon, on ne l’entend que sur quelques notes, puisque la démo incluse dans l’album est celle de Something To Sing About, mais je trouve sa façon de chanter plus agréable, plus dans le ton, que celle de Marsters. J’aimerais assez entendre sa version de Rest In Peace, tiens, pour voir comment c’était censé sonner.

(Merci à Matt pour le CD, que je me passe en boucle depuis ce matin.)

 

Opera 7.01 : Security update

 

Les nouveaux trains de banlieue de la Gare Saint-Lazare sentent bon le car neuf, comme au Mondial de l’Automobile. Mmm.

 

Bien sûr. Forcément. Comme de par hasard. L’avant-veille de mon 27ème anniversaire (c’est-à-dire hier), qu’est-ce que je vois dans le miroir ? Oui, moi, mais quoi d’autre ? Un cheveu blanc, qui brille joyeusement pour me narguer.

Bon, j’ai déjà dit que je ne faisais pas tout un plat de mon âge et, en soi, ça ne me traumatise pas (et puis, c’est toujours mieux que de les perdre). Mais, quand même. Deux jours avant mon anniversaire, ce n’est pas le moment idéal. La vie est une salope qui aime se foutre de ma gueule, je vous le dis…

(Si on ajoute à ça que, le même jour, mon petit frère a eu un ordinateur portable pour son anniversaire… je ne vous dis pas comme j’étais de bonne humeur en sortant rejoindre mon rendez-vous du soir espoir.)

 

Fleurs

Voilà ce qui arrive quand on m’offre des fleurs. C’est malin !

 

 

 

5 fév.

4 fév.

7 instants

1. Quels humoristes vous amusent ou non ? Pourquoi ?

A une époque, j’étais fan de Muriel Robin, mais ça a un peu vieilli — ou moi, peut-être. Maintenant, ce serait plutôt… euh, je ne sais pas… En ce moment, je ne vois pas : les comiques de la saison sur Canal+ arrivent juste à m’arracher un sourire de temps en temps, mais rien de transcendant. Ce qui me rappelle que je suis un fan inconditionnel des Robins des Bois (enfin, presque inconditionnel : je ne supporte pas qu’on joue avec la nourriture, donc j’ai du mal à regarder certains des sketches). Pourquoi ? Euh, parce que ?


2. Qu’est-ce qui pourrait vous décider à aller voir un film qui ne vous tente pas a priori ?

Qu’on m’invite. Ou que j’aie une carte UGC illimité et rien d’autre à faire. Ou qu’absolument tout le monde autour de moi en dise du bien. Enfin, dans tous les cas, il faut qu’on m’invite, vu l’état de mes finances.


3. Quel regard portez-vous sur les productions comme Star Academy ou Popstars ?

En même temps, c’est pas comme si je n’en avais jamais parlé sur ce blog. Pour ce qui est de Popstars, le programme est regardable et le produit fini n’est pas plus mauvais qu’un autre (enfin, c’est un peu moins vrai au sujet de Popstars 2 : c’est bien beau d’affirmer à tout bout de champ qu’ils n’ont pas choisi les chanteurs pour leurs voix, mais ce n’est quand même pas très sérieux, et le résultat en souffre un peu). Pour Star Academy, vu que je regardais déjà Loft Story, pourquoi pas ? Et il y a eu des vrais chanteurs dans le lot. J’ai hâte d’entendre l’album de Nolwenn…


4. Si vous aviez la faculté d’effacer un événement ou une période de votre vie, comment l’utiliseriez-vous ?

Une période ? On peut dire de 0 à 27 ans ? Bon, disons qu’on s’arrête à 26, parce que c’est l’année où j’ai créé mon blog, et que c’est sacrément constructif, comme opération. (Non, je ne suis pas vraiment ironique et, oui, ce n’en est que bien plus pathétique.)

Ceci dit, j’ai toujours très sincèrement cru au Ce qui ne te tue pas te rend plus fort. Vraiment. Donc je ne voudrais pas sérieusement tout effacer, puisque j’y ai survécu (enfin, que je sache ?) et que ça a contribué à me former, tel que je suis, là. Par contre, si je pouvais effacer toute la suite…


5. Comment réagissez-vous en apprenant qu’une personne qui vous est proche se drogue ?

Euh…

C’est-à-dire que, si on exclut mon meilleur ami qui ne boit pas ne fume pas ne se drogue pas, les deux autres personnes avec qui je parle le plus passent leur temps, au minimum, à se bourrer la gueule.

Donc, euh…

J’aimerais bien sortir une grande tirade façon soap moralisateur, mais… ça colle pas bien.

Je me suis parfois demandé ce que je pourrais dire à un ami qui aurait envie de se suicider (ce qui revient plus ou moins au même). Et j’en suis arrivé à la conclusion que, vue ma situation, vu mon vécu, je n’aurais pas tellement d’arguments à opposer.

Donc, euh…

Est-ce qu’il est trop tard pour sauter la question ?


6. A quand remonte la dernière fois où vous vous êtes senti en insécurité ? Avec du recul, ce sentiment était-il fondé ?

Je ne sais pas, sûrement dans un RER à minuit… Mais je ne suis pas tellement du genre à paniquer. Merci à mon côté fataliste : si je dois me faire égorger, ça arrivera que je panique ou non, alors autant attendre tranquillement en regardant ailleurs pour ne pas attirer le mauvais sort.

Non, sérieusement, je ne plaisante pas, c’est vraiment ce que je fais. (Enfin, non, je ne me comporte pas comme un crétin qui ne s’aperçoit pas des risques, quand même : je suis attentif quand je marche dans une rue déserte, je prévois des mouvements de karaté quand je suis dans un wagon avec des gens suspects, etc.)


7. Avez-vous déjà volé quelque chose ?

Oui et, bien qu’il y ait prescription, je ne tiens pas à rentrer dans les détails. Mais c’était une seule fois, et je l’ai regretté pendant des mois. Bien que je n’aie pas été découvert. Mais je suis comme ça, j’ai des remords quand je fais quelque chose de mal. Oh, oui, je ne vous le fais pas dire, c’est nul, c’est épuisant, et ça empêche de se comporter comme un salaud. La vie est mal faite…

 

3 fév.

Decorating castles in the sky

Je viens de découvrir encore un nouveau catalogue de vente par correspondance de bibelots et gadgets divers, kitsch et démodés à souhait. Même si pratiquement tout ce qui est dedans est mièvre à vomir, je pourrais passer des heures à parcourir ce genre de catalogues, à imaginer des façons d’aménager une pièce, à agencer des meubles et des accessoires dans l’espace de mon cerveau (et vous savez qu’il y en a, de l’espace vide).

Oh, ce n’est même pas une motivation valable pour avoir un salaire et un appartement : j’aime trop changer, je passerais mon temps à acheter, acheter, acheter, et quelque soit mon salaire je finirais vite ruiné. Ruiné par des hippopotames égyptiens. C’est la classe, non ? Non ? Pas grave, je ne vous inviterai pas chez moi. Bien fait. Non mais.

 

2 fév.

Made in the USA (w)

Je savais déjà que les juges texans (c’est un documentaire sur Odell Barnes) étaient élus et que ça influençait, forcément, leurs décisions. Je ne savais pas que c’étaient les juges eux-mêmes qui choisissaient les avocats commis d’office aux prévenus trop pauvres pour s’en payer un. Je n’arrive même pas à concevoir ça, que personne n’ait pensé qu’il faudrait un petit peu d’indépendance quelque part là-dedans.

Fondu enchaîné sur une interview de Bush Jr. qui explique que non, vraiment, jamais aucun innocent n’a été exécuté au Texas, c’est impossible. Bien sûr. J’ai une irrépressible envie de vomir, mais il est tard et il va plutôt falloir que j’aille me coucher. Je ne suis pas sûr que ce film soit la meilleure des choses à regarder avant d’aller au lit…

 

It’s not quite dead yet

Je crois qu’il est peut-être temps que je la fasse, ma critique d’Opera 7. Comme j’ai un grand sens du suspense, je ne vais pas vous dire tout de suite que, bien que cette version représente un immense progrès par rapport aux précédentes, je suis revenu à Mozilla. Non, il faudra que vous lisiez jusqu’au bout pour le savoir.

 

AFFICHER L'ARTICLE

 

Buffy (6.09—6.10)

Eh bien… on commence par le bon, ou le mauvais ?

Allez, on va commencer par le bon : Whoa. Whoa whoa whoa. This is the first episode featuring raunchy sex; all previous sexual encounters [were] depicted as passionate, tender experiences (in tvtome.com). En effet. Et, même s’ils étaient entièrement habillés (en tout cas au moment où ils faisaient l’am… enfin, où ils baisaient) je trouve que c’est aussi la scène de sexe la plus graphique de la série. Whoa. Juste au moment où je me disais que ça devenait lourd, deux fois de suite un épisode qui se terminait par un baiser que Buffy niait dans l’épisode suivant, ils trouvent une nouvelle variante. Whoa. Ca, c’est une scène d’amour. Un immeuble qui s’écroule. Je suis sûr d’avoir déjà vu ça quelque part, mais je crois qu’on peut difficilement faire mieux. (A moins que ce soit juste que j’aurais entendu parler de cette scène ? Non, je crois vraiment avoir déjà vu quelque chose de similaire.)

Pour ce qui est de mettre Marsters à poil pendant tout l’épisode suivant, en revanche, ils auraient peut-être pu éviter. D’abord parce qu’à ce point c’est franchement glauque ; ensuite, parce qu’en multipliant les cadrages et les mouvements élaborés pour éviter de montrer Spike en-dessous de la ceinture, on passe son temps à rappeler aux spectateurs qu’ils sont devant leur télé, ce qui n’est pas poli. Et puis, des hommes nus, j’en vois tous les jours sur mon écran ; je n’ai pas spécialement besoin que Spike fasse partie du lot. C’est glauque. Vraiment. (Et puis il est trop pâle.)

Et maintenant, le négatif. Au début du deuxième épisode, j’étais en train d’écrire dans mes notes que ça pourrait / aurait pu être jouable, une histoire de Willow accro à la magie, si on écrivait ça avec plein de subtilité tout partout ; mais que la subtilité était justement ce qui faisait le plus défaut à cette saison (à part les deux épisodes de la semaine dernière, à forte teneur en Whedon) et que c’était donc loin d’être gagné. Et, juste alors que j’écris ça, entre… un dealer de magie. Subtilité. Un driving under influence. Subtilité. Une crise de manque. Subtilité. Bon sang. Un dealer de magie et des blagues visuelles sur le fait que Marsters soit à poil. C’est pathétique…

J’ai hâte que Whedon arrête toutes ses séries et se lance à plein temps dans le cinéma. Là, au moins, il aura le temps de s’occuper de tout, et de faire quelque chose de parfait de bout en bout. Parce que c’est assez usant de devoir supporter tout le remplissage de ses tâcherons (qui étaient pourtant bien plus inspirés, ces tâcherons, sur les saisons précédentes) pour profiter des quelques perles de Whedon. C’est dur. Pensez à nous, merde. Arrêtez Buffy.

Hi…how have you been?

Rat. You?

Dead.

Oh.

 

1 fév.

Aujourd’hui, on est le 03.02.01 dans la notation logique, rationnelle et geekienne. (Oh, qu’est-ce que je déteste être déjà en 2003.) Est-ce qu’il ne devrait pas y avoir une célébration quelconque ?

 

Selon le Monde, le directeur d’antenne de Canal+, Dominique Farrugia, ancien membre de l’équipe des "Nuls", devrait être remplacé prochainement par Guillaume de Vergès, actuel directeur des programmes de TF1.

Je pense que c’est ma faute. Alors je vous en demande pardon. Il y a une semaine, j’écrivais que je pouvais difficilement me permettre de payer à la fois un abonnement Canal+ et une carte UGC ; sept jours plus tard, la réponse m’est apportée par voie divine avec anges, trompettes et décideurs abrutis.

Si Farrugia saute, on peut s’attendre, entre autres choses, à ce que les diffusions de séries en VO soient en position précaire. Et comme c’est le seul élément qui pouvait me retenir…

 

Oh, il neige à nouveau. Dommage que je n’aie pas de carte orange. Dommage que je n’aie pas d’appareil photo numérique autonome. Dommage que j’aie la flemme. Dommage qu’on vive dans un pays où la neige est tellement exceptionnelle qu’on a le sentiment de rater quelque chose si on n’en profite pas. Oh, mais je suis habitué à ce sentiment de rater quelque chose, ça ne me touche plus. Et puis il y a une grève RATP, en plus…

 

Quicksilver : Finally a cool-looking OS X-like Trillian skin that doesn’t require Trillian Pro.

 

Comment, en 2002, les réseaux de rencontres téléphoniques arrivent-ils encore à trouver des pigeons ? A vivre dans un univers où tout est gratuit (encyclopédies, dialogues, musique, porno…) on en oublierait presque qu’il existe encore tout plein de blaireaux neuneus malheureux qui n’ont pas accès à ces facilités. Fracture numérique indeed. C’est assez incroyable que la gratuité sur le web ait pu subsister si longtemps dans un monde pareil.

Ouais, ok, c’est ni super profond ni super original, mais au moins je poste. Plaignez-vous. Mais dans votre coin, en silence.

 

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