1 mars 2003

C’est marrant, le web. Les gens existent-ils ou non, sont-ils réels, sont-ils inventés par les Renseignements Généraux ou par la CIA pour nous faire parler ? Quoi qu’il en soit, merci aux bougres pour leur carte postale de Biarritz, et il n’y a pas de mal pour l’utilisation du whois, il est là pour ça (enfin, non, mais tant qu’à être obligé de publier mon adresse autant que ça serve à quelque chose — à défaut d’être inondé de cadeaux, je veux bien recevoir des cartes postales).

Ils ont poussé le vice jusqu’à utiliser deux écritures différentes pour faire croire qu’ils sont vraiment deux, c’est que c’est une entreprise de désinformation sérieuse, tout de même…

Make-a-Flake : (via zerotom.net)

Je suis persuadé que mon radiateur électrique a décidé de me tuer, et qu’il s’amuse à empoisonner l’air pour que je meure d’une pneumonie. C’est la deuxième fois en quinze jours que j’ai la crève, ça devient vraiment lassant.

Pourquoi les bandes annonce de Six Feet Under sur Canal+ parlent-elles toutes de voiture de deuil au lieu de dire corbillard ? C’est une idée locale bizarre, ou c’est le vocable imposé par le syndicat national des gens qui placent les ex-vivants en-dessous du niveau de la mer pour dédramatiser et désolennaliser les enterrements cérémonies d’à-bientôt ?

2 mars

Buffy — Normal Again (6.17)

Whee, un bon épisode de Buffy ! Ce qui porte le total pour la saison à… deux, je crois, non ? Enfin, et encore : il n’était pas parfait, ou plutôt, pas totalement abouti. Quitte à être réminiscent de Twelve Monkeys (ça vaut toujours mieux que de plagier Beverly Hills), ils auraient pu y aller à fond. Reste que les scènes dans l’hôpital psychiatrique étaient très, très bien écrites, intégrant tous les rebondissements de l’intrigue sur six ans pour donner un résultat absolument crédible. Le père et la mère de Buffy réunis, la mention de contradictions dans le développement de l’univers, tous les détails, toutes les références — un excellent clin d’oeil aux fans dans un épisode qui, en prime, fonctionne parfaitement, raconte une vraie histoire tout aussi valable que les autres épisodes (enfin, en l’occurrence, infiniment plus valable que le reste de la saison).

C’est curieux : d’habitude, je déteste l’idée qu’à la fin d’une histoire le personnage se réveille et réalise que tout n’était qu’un rêve, mais dans le cas de Buffy j’ai passé une bonne partie de l’épisode à souhaiter que Whedon ait posé ce jalon en prévoyant l’ultime épisode de tout le Buffyverse, où Buffy se réveillerait enfin définitivement. Souvenez-vous de Dawn : par deux fois dans la saison précédente il avait introduit l’idée de l’altération de l’univers par un sort, nous préparant à l’arrivée de la petite soeur. Je ne sais pas s’il oserait conclure la série de cette façon — parce qu’il ne pourrait plus jamais faire de séries ni de films dans cet univers, et/ou parce que tous les fans le haïraient à un point difficile à imaginer. Et je pense que j’aime cette hypothèse uniquement parce que je la pense peu probable (et parce que cette saison me fatigue, aussi), et que je détesterais de tout mon coeur que ça arrive effectivement un jour. Mais je vais tout de même m’accrocher à cette idée, et supposer que Whedon a posé ça comme une piste, qu’il a envisagé cette possibilité de fin, tout en pensant dès le départ qu’il ne l’utiliserait certainement jamais. Je trouve que ce serait bien son style. Après tout, c’est rare que les hallucinations que vous n’avez pas continuent toutes seules dans leur coin après que vous soyez guéri.

I’m afraid we’ve lost her.

Voilà, on a eu la clé de la série, tout l’univers n’existe que dans l’imagination d’une adolescente dérangée dont il ne sera plus jamais fait mention (au passage, les auteurs auraient dû en profiter pour que les vrais/faux parents de Buffy l’appellent autrement, tant qu’ils y étaient) même à la fin des séries. En plus, ça justifie même les mauvais épisodes, c’est vraiment parfait (ça doit être quand ils injectent à Buffy des calmants importés en douce du Mexique pour faire des économies).

Buffy — Entropy (6.18)

J’ai espéré une bonne demi-heure que toute cette histoire de voeux et de retour d’Anyanka était un habile rebondissement qui aboutirait à ce que Spike souhaite ne pas voir l’implant dans sa tête, et aie l’occasion de prouver qu’il avait vraiment changé, et tout et tout, enfin, des choses intéressantes, quoi. Mais non. C’était juste pour que Spike et Anya(nka) couchent ensemble (après tout, pourquoi pas, c’est envisageable) et… que Buffy et Xander les voient. Pff.

Accessoirement, ça fait trois fois en deux épisodes que le cameraman perd la mise au point dans un travelling, ça commence à faire un peu amateur, là. Ca aussi, c’est dû à l’absence de Whedon ?

It’s a long and important process and can we just skip it? Can you just be kissing me now? No, Joss, we can’t. You so have to prove yourself worthy again.

(Oui, je sais que ce n’est pas Whedon lui-même qui a écrit cette réplique. Je n’en suis que trop conscient, et je me permets une licence poétique en lui répondant à lui quand même. Je fais ce que je veux avec mes posts.)

Peut-être qu’en fait je ne devrais pas me plaindre d’avoir la crève, puisque ça me donne une excuse pour m’empiffrer de gaufres au Nutella (gaufres industrielles, hein, n’allez pas croire que je cuisine). Est-ce que je me jette sur mon pot de glace aussi, tant que j’y suis, ou je le garde pour un cas de déprime ?

Word Bursts : Interesting new Daypop toy (via blogroots.com)

20 Questions : (via boingboing.net)

Ma dent ne me fait plus mal, c’est que la fièvre a dû tomber. Mais qu’est-ce que je fais debout à dix heures du matin ?

3 mars

Il me faut une section best of, meilleurs posts ou quelque chose de ce genre, comme sur certains blogs. On devrait tous en avoir une (enfin, sauf ceux qui ne font que de la merde ? ou ceux qui sont toujours géniaux, mais ça c’est techniquement impossible). Je déteste l’idée que quelqu’un qui débarque aujourd’hui sur mon site (et il y a pas mal de monde qui débarque en ce moment, avec le temps que je passe sur les chats) puisse croire que les posts récents, ceux qui sont sur la page d’accueil, sont représentatifs de ce journal. Parce que non, ça a été bien mieux, à une époque. Oui, oui. Du coup, je lance une grande consultation publique : quels sont les dix meilleurs posts de l’histoire de garoo.net, ceux qui méritent d’être dans un bloc reader’s digest sur la colonne de droite ?

Je ne devrais pas écrire ça dans le blog, puisque j’oublie systématiquement tout ce que j’ai écrit à la minute où je le publie. Mais je suppose que, si je reçois effectivement des réponses (et je ne m’attends pas à un déluge) ça me rappellera cette idée.

Le ciel est blanc… Qu’est-ce qu’on peut bien aller photographier quand le ciel est tout blanc et moche ? Je m’ennuie à mort, moi, je veux aller photographier quelque chose. Quelqu’un a un chat photogénique ?

En fait, plutôt qu’un chat-modèle, j’aurais surtout besoin de quelqu’un qui aurait une cave pouvant servir de studio photo. C’est tout ce qui me manque pour me mettre à faire du portrait à tour de bras. Enfin, ça, et le courage (et/ou l’envie) d’aborder sur Internet des mecs qui m’ont déjà jeté quand je les ai approchés à titre plus… personnel. Ca va pas être simple, cette histoire. D’un autre côté, si je ne trouve pas de studio (et je ne m’attends pas à en trouver un), ça me laisse jusqu’à l’été pour trouver la motivation de photographier du monde en extérieur.

Je suis le seul à trouver ce post confus et mal écrit ?

4 mars

Life isn’t bliss, life is just this, it’s dying

Je me demande pourquoi le reportage sur le suicide en prison est passé en troisième position de 90 minutes ce soir : il y a peut-être moins de people que dans celui sur Khalifa, mais c’est un problème qui nous touche d’un peu plus près, non ? Non ? Non, bien sûr, ça ne concerne que les autres, bien sûr.

Que dire… je croyais savoir tout ce qu’il y avait à savoir sur les prisons, j’avais tort : j’ai toujours pensé que la chose la plus difficile pour un prisonnier devait être de se suicider, que les rondes et surveillances l’empêchaient. Non, au contraire : un suicide tous les trois jours, il suffit de se pendre, ce qui semble être bien simple. En prime, si on s’accroche la nuit, personne sur place n’a les clés pour intervenir — on peut donc mourir avec la satisfaction posthume d’avoir interrompu la bonne nuit de sommeil du directeur parce qu’il doit venir ouvrir les portes.

Et c’est ainsi qu’on nous raconte l’histoire d’un jeune de vingt-deux ans qui vole un blouson dans un centre commercial et se suicide en prison bien que le magasin n’ait pas porté plainte, simplement parce qu’il a résisté à l’arrestation. Outrage et rébellion, que ça s’appelle, ce truc qui permet d’envoyer qui on veut en prison. Bien sûr, je ne suis pas trop concerné : je suis bien élevé, je suis aussi blanc qu’on peut l’être, je n’ai pas trop l’air menaçant et, quand je ne suis pas seul, les personnes qui m’accompagnent l’ont encore moins. Mais quand même. Je hais ce monde. Enfin, je pourrais me contenter de le mépriser et l’ignorer, mais le fait de devoir vivre dans un environnement qu’on déteste et de ne pas avoir d’échappatoire (à part, euh, se pendre, mais je réserve ça pour après mon braquage de banque raté) est bien le genre de circonstance qui peut amener à la haine.

7 instants

1. Comment pourriez-vous réagir si on vous apportait la preuve que, sur un point précis, vous vous comportez en violation d’un principe que vous ne cessez de clamer ?

Commence par apporter la preuve, et on en reparlera. Parce que ça ne peut pas m’arriver. Ca ne m’est jamais arrivé. Ca ne m’arrivera jamais. Axiome numéro un, à placarder au-dessus de son lit pour ne pas l’oublier : Garoo a toujours raison. Non, l’axiome numéro deux n’est pas Même quand il a tort il a raison, puisque je vous dis qu’il a toujours raison.

Et donc, il suit et applique toujours ses principes. D’ailleurs, j’en ai peu, de principes. Et mes principes incluent généralement des clauses d’exclusions en prévision des cas où il pourrait y avoir un problème. Par exemple, Ne pas faire du mal à autrui volontairement : ça laisse plein de marge pour faire du mal aux gens. Mais pas volontairement. Et ça, je m’y tiens. Voilà.

Ce n’est pourtant pas difficile, de ne pas se décevoir soi-même : il suffit de ne pas trop s’en demander.


2. Quelle idée vous faites-vous du travail d’un syndicaliste ?

Euh. J’ai envie de répondre Not applicable, je peux ? Le travail d’un syndicaliste, ça ne me concerne pas. D’ailleurs, vu que je ne suis pas salarié, je me retrouve avec le point de vue extérieur, qui est qu’un syndicaliste bloque les usines et les routes et prend les gens en otage et est quelqu’un de globalement très désagréable. Mais ce n’est pas l’idée que je me fais de l’utilité des syndicats. Parce que je suis de gauche.


3. Trouvez-vous nécessaire d’écouter l’antithèse d’un argument qui emporte immédiatement votre adhésion ?

Euh… Pas obligatoirement, non. Mais ça peut être bien. Disons que je ne trouve pas ça nécessaire, mais que je n’y suis pas réfractaire. Parce que ça ne sert à rien d’avoir des convictions si on ne les confronte pas aux arguments opposés. Et il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.


4. Quel le plus cruel sentiment que puisse éprouver un parent vis-à-vis de son enfant ?

Euh… l’indifférence, je suppose, non ?


5. Quel est le moyen d’expression le plus adapté à l’expression d’un sentiment de rage ?

C’est joyeux, cette semaine… C’est difficile à dire, parce que je n’exprime que très rarement ce genre de sentiment. Voire jamais. J’ai tendance à tout garder pour moi, jusqu’au jour où j’en ai trop accumulé, où il faut que ça sorte, et où je… ne fais rien non plus. Je suis comme ça.

Sinon, je suppose que le cri primal est une solution assez élégante. Il y a aussi l’idée de perforer le mur avec son poing, mais ça ne marche pas à tous les coups. Surtout ici, les murs sont bien épais et solides.


6. Comment définiriez-vous “la société” ?

C’est l’agrégation de millions d’égoïsmes individuels qui, par un miracle que je ne saurais pas trop expliquer, ne mène tout de même pas immédiatement et totalement à l’auto-destruction.

Enfin, pas immédiatement… A l’échelle de la planète, quelques millénaires, ce n’est pas grand chose.


7. Relisez-vous les anciens posts que vous avez rédigé ?

Rarement. Jamais, même, puisque j’ai une très forte tendance à oublier totalement ce que j’ai pu poster ne serait-ce que deux jours plus tôt. Je ne fais de toute façon pas partie de ceux qui bloguent pour pouvoir se relire plus tard et se remémorer ce qu’ils ont pensé : j’écris pour les lecteurs, pas pour moi. Et comme mes lecteurs ne méritent pas que je passe ma vie à relire les anciens posts pour corriger les fautes et retravailler les phrases, je ne vais pas m’embêter.

Non, en fait, c’est plus un parti-pris de respecter l’essence du blog. Une fois qu’un post est publié, il n’a plus à être modifié. Corriger les fautes de frappe, ajouter des post-scriptums, d’accord ; mais ça n’aurait pas de sens que je passe mon temps à modifier des détails, changer des formulations, dans les posts d’il y a deux mois. Or, si je les relisais, je serais frustré de voir toutes les lourdeurs que je ne peux plus corriger. Quant on a des penchants perfectionnistes comme moi, il faut une discipline de fer pour ne pas se laisser bouffer et devenir un obsessionnel-compulsif de la relecture.

Soit je ne comprends pas du tout ce que sera Ghosts of the Abyss (w), le nouveau film de James Cameron, soit la bande annonce est une des plus mauvaises du siècle. Mais je peux facilement imaginer les services marketing de Disney paniquant à l’idée de devoir faire une bande annonce sur un documentaire (mon dieu, quelle horreur, un documentaire ? à vendre ? faire venir des gens ? alors qu’il n’y a pas de scénario ? mais c’est impossible !) et récupérant ce qu’ils peuvent dans les images pour donner l’impression qu’il se passe quelque chose dans le film. Adventure, qu’elle dit, la bande annonce. C’est bien de la logique de studios.

J’en profite pour vous citer un passage de l’excellente interview de George Clooney dans Télérama de la semaine dernière, au sujet de Solaris :

Avec James Cameron comme coproducteur (décidément…), ils s’attendaient à un film de science-fiction à grand spectacle, et voilà qu’on leur livre une fable métaphysique… Les studios ne savent pas “vendre” ce genre de film. Au marketing, ils ont bossé comme des amateurs : ils ont monté en épingle les quelques secondes où je suis nu et ils ont inventé un bobard selon lequel le film serait interdit aux mineurs. N’importe quoi !

J’ai reçu les formulaires de déclaration de revenus aujourd’hui (ça ne me dérange pas, je n’ai pas eu de revenus). Est-ce qu’il est prévu que je puisse renvoyer la notice annotée pour dire que, non, les priorités à financer ne sont pas assurer la sécurité intérieure et renforcer la sécurité extérieure ? Et je ne mentionne pas Promouvoir une justice plus proche du citoyen parce que l’intitulé est gentil, bien qu’au fond il s’agisse surtout d’envoyer les banlieusards en prison plus rapidement. Je demanderais bien une exemption d’impôts parce que je ne suis pas d’accord avec ce qu’on fait de mon argent, mais comme je n’en paye pas… Ah, oui, et puis ça ne serait pas démocratique. Mais, comment dire… Democracy can bite my ass. Oui, voilà comment dire.

5 mars

6 mars

Moulin Wouge

Je n’ai pas compris tout de suite pourquoi je n’aimais pas ce film ; en fait, c’est juste qu’il n’est pas fait pour moi. Je suis un peu con, vous savez (mais si, vous le savez, au fond de vous, vous en êtes déjà convaincus), et j’ai besoin qu’un film fonctionne au premier degré. C’est intéressant que, juste alors que j’écris ce texte, 8 Femmes commence à la télé alors que j’écoute le disque de Once More With Feeling. Exemple et contre-exemple : j’ai détesté le film d’Ozon pour exactement la même raison.

C’est d’autant plus dommage que Romeo+Juliet fait partie de mes films cultes, et que la parenté avec Moulin Wouge est évidente : la sophistication visuelle est la même en plus aboutie, on retrouve la même importance accordée à la musique (forcément un peu plus, comédie musicale oblige) ainsi que la qualité du casting et de la direction d’acteurs. Mais, tant qu’à avoir tout ça (et les décors somptueux, que j’ai failli oublier), ça coûtait quoi d’avoir un scénario digne de ce nom ? Le cinéma, pour moi, est et restera toujours l’art du make-believe. Là, on est censés croire à quoi ? Ce n’est pas tant que l’histoire n’est pas intéressante (après tout, ce n’est jamais qu’un classique de la romance, ça peut aussi bien être bon que mauvais), mais que Luhrmann ne fait rien pour qu’on rentre dedans : à part deux ou trois scènes-clé, tout est dans le spectacle et on ne s’intéresse pas aux personnages. La façon dont le film est construit en flash-backs, et le fait qu’on sache dès le début comment tout cela va se terminer, le montre bien : l’histoire, on s’en fiche. Eh bien non, moi, je ne m’en fiche pas.

On est à l’époque des nanotechnologies (ou presque), des meubles qui se nettoient sans effort, de la cuisine qui se fait toute seule et des serviettes hygiéniques à haute technologie. Alors, pourquoi en est-on restés aux mouchoirs en papier ? Pourquoi personne n’a encore inventé un produit révolutionnaire qui absorberait tout et resterait sec, qu’on pourrait garder dans sa poche toute la journée sans que ça devienne un blob de papier mâché déchiqueté ? Pourquoi ne les tisse-t-on pas au moins de fibres magiques qui garderaient malgré l’usage leur intégrité structurelle ? Et puis, au fait, ils viennent d’où, ces litres de mucus, d’abord ?

En allant chez F. et en le voyant se servir de son PC, je me suis aperçu que Microsoft avait oublié un truc, dans les modifications à leur interface, qui rend le fonctionnement de l’ordinateur encore un peu plus incompréhensible pour les newbies. Ce n’est qu’un détail parmi des millions d’autres mais, quand on appuie sur Alt et qu’on relâche la touche, Windows bascule le focus sur les menus, ce qui fait que la première touche sur laquelle on appuiera ensuite déclenchera soit l’ouverture d’un menu soit le retour à la zone de saisie — dans les deux cas, probablement pas ce qu’attendait l’utilisateur. Or, dans les premières versions de Windows, le fait que le menu était activé se voyait bien par l’inversion des couleurs ; avec le passage au look 3D, ce n’est plus le cas, et même en regardant attentivement l’écran il est difficile de savoir et de comprendre ce qu’on a bien pu faire qui déclenche cette réaction bizarre.

Voilà, c’était le post sans intérêt du jour.

Tant que j’y suis, en allant chez F. et en lui faisant écouter quelques chansons de Once More With Feeling, j’ai eu la confirmation que Tara ne chante pas juste. Oh, elle ne chante pas moins juste que les autres acteurs de la série ; c’est juste que ça me choque plus dans son cas parce que j’adore sa voix et que c’est un beau gâchis. Que Xander ou Willow chantent faux, je m’en fiche, ils ne sont pas près de faire carrière de toute façon. Amber Benson, elle, devrait vraiment prendre quelques cours de chant : ce serait dommage de ne pas corriger ce petit truc.

Hier soir en me dirigeant vers le RER j’avais préparé un texte expliquant pourquoi je poste peu en ce moment. Mais, visiblement, il n’est plus tellement d’actualité aujourd’hui, alors ça attendra.

J’ai l’impression que tout le monde autour de moi est en train de finir par réussir sa vie. Et que, moi, je reste sur le bas-côté. Par ma propre faute. Pff.

7 mars

Arrested for wearing a peace t-shirt : Malls are like miniature totalitarian countries, aren’t they? (via boingboing.net)

8 mars

You Are A: Lawful Good Elf Bard Thief.

Loyal bon, c’est normal et prévisible. Même que le contraire aurait été impossible. Puisque je vous dis que je vote à gauche par conviction profonde ! Elfe, je veux bien, surtout avec la définition que donne le site : cultivés, artistes, pas chiants (j’ai la flemme de trouver une traduction plus adéquate) et, à cause de leur longévité, ne se préoccupent pas des activités quotidiennes auxquelles les autres races s’attachent fréquemment (je ne peux qu’espérer que ce n’est pas de sexe qu’on parle, là…). Oui, ça me va. Barde, je veux bien aussi. Mais voleur ? Moi ? Et pourquoi donc ?! Je ne vois même pas ce que j’ai pu répondre, dans le questionnaire, qui justifie ça. Ceci dit, le site précise : Bien que tous n’utilisent pas [leurs] talents pour le vol, c’est une occupation courante de cette classe. Pas tous. Pas moi. Je suis un voleur qui ne vole pas, c’est juste que je suis très agile et discret et que je suis suffisamment intelligent pour déjouer des pièges et crocheter des serrures si j’en ai envie. Ou peut-être que mon destin est d’être un barde (au 21ème siècle, ça veut dire passer à la télé) qui braque des banques pour s’auto-financer. Pourquoi pas ? Est-ce qu’en 2003 ça peut encore arriver, un braquage de banque réussi ?

La prison change, changez-la avec nous. C’est, euh, marrant (?) qu’ils lancent une campagne de recrutement juste après le reportage de 90 minutes sur le suicide en prison. La prison change, on va y mettre de plus en plus de monde, alors il va falloir plus de gardiens, les prisonniers ne vont pas s’inciter au suicide tout seuls, hein, c’est du boulot.

Enfin, je dis ça, mais puisque la tendance actuelle semble être à envoyer tout le monde et n’importe qui en prison, il vaut toujours mieux ça que de laisser les prisonniers totalement à l’abandon, je suppose.

Not An Addict

Yay ! Ca y est, depuis hier, je fais finalement partie de la masse de gens qui se connectent à Internet sans passer par AOL. Oui, je suis toujours sur modem (parce que trop compliqué de passer à l’ADSL, pour plein de raisons que je n’ai pas envie de détailler, pas uniquement parce que j’aime bien être à la traîne technologique depuis dix ans), mais désormais sur un forfait illimité Cario (w). C’est exactement le même prix (enfin, à un euro près), c’est sans engagement (mais je n’étais plus engagé sur AOL, puisque je peux résilier), mais… c’est un provider. Un provider Internet, vous savez. Un truc qui s’installe par l’accès réseau à distance de Windows. Auquel on se connecte en quelques secondes. Duquel on se déconnecte immédiatement. Le tout sans pub, et avec un ping probablement plus rapide sur les adresses françaises (quoique je n’ai pas spécialement mesuré, et pour surfer sur le web c’est de toute façon assez peu important).

Je me serais juste passé de devoir laisser leur site m’installer un ActiveX qui m’a tout l’air d’être une porte ouverte dans mon ordinateur, permettant à qui voudra d’installer tout et n’importe quoi (heureusement encore que je n’utilise Explorer que pour deux ou trois sites spécifiques). Je n’ai plus qu’à chercher un logiciel qui trifouille dans la configuration du browser et supprime les gadgets dont je ne veux pas. Tout ça pour installer leur logiciel de connexion propriétaire… Maintenant vous devez installer automatiquement votre connexion. Cette étape vous permet de télécharger le compteur de connexion, l’outil indispensable de votre accès internet avec cario.fr. Avec les gros mots écrits en gras, on se dit qu’il faut peut-être vraiment le charger, que ça doit être obligatoire, que sinon on va se faire virer et recevoir une facture carabinée. En tout cas, tout ce que je sais, c’est que ça connecte aussi très bien sans.

Enfin… je n’arrive pas à croire que je ne passe plus par AOL. Que leur interface éléphantesque ne prend pas une place dans mon dock, qu’elle ne va pas planter quand elle voudra, qu’elle ne va pas me gueuler A bientôt ! en triple exemplaire à chaque fois que je serai déconnecté. Que je suis de retour sur Internet, quoi. C’est agréable. Seuls le dictionnaire et la page météo inclus dans AOL vont me manquer, mais je trouverai bien des remplacements. Tout a l’air d’aller plus vite : la connexion, la déconnexion (ça, ce n’est pas une impression, c’est le plus tangible des changements), même les téléchargements ou les newsgroups. A tel point que je me suis laissé aller à télécharger un Quicktime de Once More With Feeling : 55 Mo téléchargés en trois heures, non seulement je n’y serais peut-être pas arrivé avec AOL, mais en plus ils commencent à envoyer des recommandés aux utilisateurs de peer-to-peer, alors le changement est bienvenu. Ceci dit, je crois que je ne vais pas encore commencer tout de suite à regarder les épisodes de Buffy le lendemain de leur passage aux Etats-Unis : c’est petit, c’est flou, et surtout le son est tellement médiocre que je ne comprends rien aux dialogues — et qu’est-ce qu’ils ont à toujours parler tous en même temps ? Est-ce que je suis moins bon en anglais que je ne croyais, ou c’est vraiment la compression qui rend cette bouillie incompréhensible ?

Tiens, je pensais avoir blogué ça, mais c’était resté dans mes notes :

Le fait d’appeler les travaux copyrightés “propriété intellectuelle” corrompt la pensée, en exposant ceux qui veulent remplacer l’invention par une autre plus efficace à des accusations ineptes de “vous êtes en train de voler ma propriété”.

Le copyright n’est pas un droit naturel, mais simplement une invention dépassée de l’ère de l’imprimerie. Je suis assez d’accord. Ca peut paraître paradoxal vu que je suis, à mon petit niveau, un créateur d’oeuvres, qui a donc plus ou moins besoin du copyright pour exister. Mais… mais j’argumenterais mieux si j’étais plus en forme, et c’est pour ça que j’avais gardé ceci dans mon bloc-notes. Disons, pour faire simple, que la création artistique a existé bien avant l’invention du copyright, et que la principale différence entre des mondes avec et sans copyright est qu’une poignée d’artistes et de créateurs peuvent s’enrichir au-delà du raisonnable ; pour tous les autres, qui seraient de toute façon payés à l’acte et non par redevance, le résultat serait relativement similaire.

9 mars

Buffy (6.19—6.20)

Vous vous souvenez quand, au début de la saison, j’écrivais que je détesterais l’idée que Willow devienne méchante ? Ils ont fait fort, ils ont fait très fort : la sixième saison a été tellement lamentable que je passais chaque épisode à espérer qu’enfin Willow se réveille et fasse quelque chose de spectaculaire, pour qu’on s’ennuie moins et qu’il y ait du spectacle. Sauf qu’une fois que c’est arrivé, ils ont réussi à le faire tellement mal que je souhaiterais surtout que cette saison n’ait jamais existé. Allô, démons de la vengeance ? Je viens de faire un souhait, là, ça ne serait pas possible de l’exaucer ? Allez… Je serais même prêt à accepter que la suppression de la saison entraîne aussi que Once More With Feeling n’ait jamais été écrit — oui, c’est à ce point.

J’en veux mortellement à Whedon (been there, done that…) d’avoir confié à DeKnight et Noxon le soin de tuer Tara, et de faire plonger Willow dans le côté obscur. Passons sur tous les petits détails idiots du scénario et sur l’inanité du dialogue (quelqu’un qui s’appelle Osiris, vous ne croyez pas qu’il devrait s’exprimer de façon un peu plus… travaillée ?) pour se concentrer sur les deux événements marquants de la soirée.

La mort de Tara est traîtreusement accidentelle (mais on va dire que ça peut être un message contre les armes à feu, qui n’aura été répété que cinquante fois dans cette saison, je suppose que Marti Noxon a tué quelqu’un par accident dans sa jeunesse) et, surtout, évacuée d’une façon inadmissible — j’ai vraiment le sentiment qu’elle est utilisée par le scénario comme une excuse pour justifier l’apparition de Black Willow, et jetée ensuite comme un kleenex. Le fait de la rajouter au générique pile et uniquement pour l’épisode où elle se fait tuer était une jolie idée, mais ne rattrape absolument pas la façon dont on l’évacue de la série — c’est la première fois qu’un membre (même honoraire) du Scooby Gang meurt, et la mort de Jenny Calendar avait été traitée de manière beaucoup plus appropriée à l’époque. Forcément, Whedon n’était pas encore parti en vacances.

Le changement de bord de Willow ne se passe pas mieux. Oublions le côté cliché qui veut qu’une méchante sorcière se déguise nécessairement, et automatiquement, en goth. Ce qui me chagrine, c’est surtout le manque d’imagination de Noxon (et ça ne devrait pas m’étonner, puisqu’il n’y a que les dealers qui l’intéressent et qu’elle n’a certainement pas dû être engagée pour écrire des histoires de monstres et de sorcellerie). Le combat entre un savant fou soutenu par les formules de Rack (que j’ai trouvé méconnaissable, mais peut-être que j’avais fait un blocage) et la sorcière la plus puissante de l’Ouest, ça ne devrait pas être un poil plus spectaculaire que ça ? Deux ou trois sorts minables, une balle qui entre au ralenti (et ça, pour le coup, je suis sûr et certain de l’avoir déjà vu quelque part, et il n’est pas possible que j’aie rêvé toute cette saison avant qu’elle passe, parce que je l’aurais imaginée bien plus réussie) et… oh, oui, il y a bien l’écorchage, mais c’est rapide, pas tellement bien fait, et surtout ils n’ont pas osé aller dans le gore et n’ont pas mis le moindre cri de douleur. Je sais, c’est difficile de filmer une torture efficace dans une série télé, mais Angelus était bien plus effrayant en fin de saison 2, et il me semble qu’ils étaient passé sur UPN pour avoir plus de libertés à ce niveau aussi. Maintenant qu’ils n’auront plus l’occasion de montrer des lesbiennes qui s’embrassent, ils pourraient peut-être en profiter pour mettre un peu de sang, non ? Ou de cris et de douleur ? Que la vengeance d’une sorcière surpuissante ait un minimum de panache, quoi ! Si on regarde, à côté de ça, la crise de Willow pour se venger de Glory… hmm, il ne vaut peut-être mieux pas regarder, parce que c’est un peu désagréable de voir que le scénario utilise exactement la même ficelle, et le même personnage, à un an d’écart, pour justifier l’apparition de Black Willow. Ah, oui, cette fois, la mort de Tara est définitive (enfin, on peut le supposer). Mais ce n’est quand même pas digne d’un bon scénario — et là, pour une fois, c’est probablement bien la faute de Whedon.

Ohhhh… et dire que j’oubliais la tentative de viol du petit copain éconduit ! Ouais, ben… je vais recommencer à l’oublier, je préfère encore. Je ne peux qu’espérer que ce lamentable rebondissement amène à ce que Spike soit débarrassé de sa puce et qu’il puisse assumer ses sentiments une bonne fois. Ou pas. Ou qu’il crève, ou que l’univers s’auto-détruise, je m’en fous, mais par pitié qu’il se passe quelque chose d’intéressant et de bien écrit dans cette putain de série de merde !

Eh non, je ne regarde pas Buffy pour l’action.

P.S. J’oubliais aussi de souligner le fait que Willow s’injecte des livres de magie. Or ce serait impensable de ne pas le souligner, puisque c’est ce que fait le script, justement, de souligner. Allégorie, métaphore, tout ça : vous vous rendiez compte que c’est quand même un peu comme que si elle se droguerait, Willow ? Hein ? Non, vous aviez pas réalisé ?

Ben, si, on avait compris. Duh.

Notez que ce n’est pas, en soi, une image si mauvaise, celle-là. Et qu’elle serait peut-être totalement acceptable si les épisodes précédents sur l’addiction de Willow n’avaient pas tous été pathétiquement foirés. Mais là, dans le contexte, ça ne passe pas, pas plus que le reste.

Est-ce que je sors le samedi soir dans Paris par pur masochisme, ou au contraire pour le plaisir de renforcer ma misanthropie ? A moins que ce soit juste parce qu’il y a (contre toute attente) des gens dans mon entourage qui ne sont disponibles que le week-end. Ce n’est pourtant pas faute de fréquenter des adolescents attardés sans emploi du temps ni occupation, mais il faut croire qu’il y a des exceptions à toutes les règles. N’empêche, Châtelet, le samedi soir, quelle plaie — et encore, on est en hiver.

10 mars

Ah, oui, je comprends. J’ai mis vingt-quatre heures à comprendre. La vengeance, c’est mal. Je n’y avais pas pensé. Sérieusement, pas une seule seconde. C’est peut-être parce que je suis à moitié corse, que je suis un incurable romantique qui regarde trop la télé, ou que je suis juste un psychopathe, mais je n’ai pas envisagé une seule seconde qu’un téléspectateur puisse se mettre du côté de Buffy et dire que ce que fait Willow est mal. J’ai immédiatement et sans réfléchir rangé ces discours dans le tiroir des bondieuseries qu’on est obligés d’écrire quand on raconte ce genre d’histoire à la télé. Pas pensé une seconde que les scénaristes puissent être sincères — d’ailleurs, je continue à être persuadé que Whedon, au minimum, pense que ce que fait Willow est justifié. J’espère. Qu’à défaut d’être un bon producteur il est au moins romantique. Sinon il m’aurait menti toutes ces années. Bref. Où j’en étais ? Ah oui, je disais que je suis un sociopathe à enfermer d’urgence — en tout cas, d’après les standards répandus sur fr.rec.tv.series.sf, on dirait. Si on tuait ma Tara et si j’avais le millionième des pouvoirs de Willow (voire aucun pouvoir magique du tout, la torture existe très bien sans magie), je dédierais tout ce qui reste de ma vie à faire subir mille morts (par an) au coupable. Ca paraît évident. Pas à vous ? Ou peut-être à vous, mais pas à tout le monde. La vengeance. C’est pourtant tellement logique et justifié et totalement moral. Non ? Ben si ! Alors voilà. Le dépeçage express de Warren sans qu’il ait le temps de bien savourer sa douleur, c’était minable. Minable, minable, minable. Ridicule. Pas à la hauteur du tout. Pas étonnant que l’acteur qui jouait Warren n’ait pas exprimé plus de terreur que ça, il savait qu’elle n’avait pas de couilles. Ah, les femmes, même pas capables d’émasculer un homme propre salement.

Oh, il semblerait que j’aie trouvé la réponse à une question qui me travaillait depuis un moment. Enfin, une question qui m’a travaillé au moins deux fois dans les douze derniers mois, en tombant sur des oeuvres anglo-saxonnes dans lesquelles Ulysse s’appelait Odysseus. Apparemment, en sales pays latins que nous sommes, nous aurions gardé la version romaine du nom, Ulysses ou quelque chose du genre, alors que le nom d’origine serait Odysseus. Quelque chose comme ça, quoi. Enfin, bref. C’était juste pour pouvoir m’en souvenir un jour. Non seulement Odysseus est bien le nom d’Ulysse, mais en plus c’est nous qui avons tort. C’était important de le signaler. Parce que comment pourrait-on critiquer les autres si on n’admettait pas ses propres erreurs ? Hein ? Hein ? Hein ?

En même temps, ça ne doit pas être un scoop pour les plus littéraires d’entre vous, puisque le nom de L’Odyssée vient justement du nom du personnage principal. Comme quoi ce post doit certainement se ranger dans la catégorie des choses que j’ai sues et gaillardement oubliées. Et il est en bonne compagnie, parce que je peux vous dire qu’il y a du monde…

Il faudrait que je sorte faire des photos. Il faut que je sorte faire des photos. Je dois profiter de ce que le temps n’est pas moche et que je suis réveillé et qu’il ne fait pas froid et que je ne suis pas dans le coma. Ce n’est pas le bon moment pour regarder le début d’un mauvais film romantique avec Gwyneth Paltrow. Mais, euh, photographier quoi ? C’est l’hiver, rien n’est joli en hiver.

11 mars

Les sites de news britanniques constatent un trafic sans précédent depuis des adresses IP américaines, alors que des Américains, dégoûtés par la couverture de la guerre dans les journaux américains (qui ont collectivement abandonné les histoires comme la poignée de main de Rumsfeld et Saddam ou l’espionnage des membres du conseil de sécurité de l’ONU) se tournent vers la vieille Europe pour de vraies informations.

Heh. Ca fait un peu plaisir, quelque part, de penser que ce ne sont pas tous les Américains qui seront responsables de la destruction du monde occidental.

Ce qui me fait penser que je n’en ai pas assez profité, du monde occidental, avant qu’il ne soit détruit. Si Bush lance la bombe sur Bagdad, il va falloir que je profite intensivement de toute ce que la société de consommation et de pseudo-libertés a à offrir pendant qu’elle existe encore. A moi le pillage et les partouzes non-stop ! (Pourquoi cette phrase me fait penser à Mr Pringles ? C’est étrange.)

12 mars

Petites retouches sur la page d’accueil : l’image, dont je voulais corriger la perspective depuis un moment ; le menu, plus apparent (quoiqu’encore très perfectible…) en espérant qu’il se mettra à fonctionner sur Mac ; le sélecteur anglais / français plus visible, j’espère, et moins ambigu. Enfin, je ne m’attends pas à ce que ça suffise à m’amener des lecteurs anglophones par millions milliers centaines dizaines.

Et maintenant je ne sais pas quoi faire de ce qu’il reste de la journée, et il en reste un gros morceau.

13 mars

Paris By Night

L’avantage des jours où je ne fais qu’une trentaine de photos (par opposition à une centaine), c’est que le ratio de bonnes photos par rapport aux ratées est plus avantageux, et que je suis donc moins complexé au moment de les passer en revue avant publication. J’aime décidément jouer avec la photo de nuit (ce qui est une bonne chose, vu qu’on est en hiver et que le soleil se couche encore à des heures impossibles) et les expositions un peu longues — quelque chose qui me demanderait soixante-dix essais par photo si je n’étais pas en numérique. Regardez un peu les couleurs de cette photo :

A l’oeil nu, la mairie est à peu près blanche (enfin, jaunâtre). En photo, on dirait un décor en carton-pâte de Disneyland. C’est magique, la photo. Il faudra que je pense à faire des portraits devant la mairie, ça devrait pouvoir donner un résultat sympathique. Un décor mignon, sans devoir payer un ticket d’entrée : le rêve.

Wearables by Motorola : Some of those I wouldn’t mind wearing (via brunmarde.com)

Flash vulnerability : May not be new, but better safe than sorry

Another Poster for Peace : Neat copyright-free poster designs against war (via boingboing.net)

14 mars

Il y avait une époque où mon avenir était tout tracé, où je ne me demandais pas si j’étais assez motivé pour faire ce que j’avais à faire, ni si j’étais assez bien pour faire ce dont j’avais envie. Je déteste entendre à la radio des chansons que je n’ai pas écoutées depuis plus de dix ans. On devrait brûler tous ses souvenirs au fur et à mesure, ce serait tellement plus simple.

Là, tout de suite, à défaut de pouvoir brûler les souvenirs (quoique ça devrait pouvoir s’arranger avec un pic à glace suffisamment pointu et en visant bien), j’ai bien envie de brüler l’avenir (ce qui me ramène au pic à glace, d’ailleurs). Au moins, il ne serait plus incertain.

J’ai aussi envie de fermer le blog (et pas seulement à cause de vous savez quoi, ni à cause de vous ne savez pas quoi), mais je ne sais pas par quoi je pourrais bien le remplacer (pour moi, je veux dire, pas pour les lecteurs). Déjà qu’il ne m’occupe plus tellement ces temps-ci, si je le supprime il ne me restera plus rien à faire. N’empêche, il y a des gens qui lisent ces lignes alors qu’ils ne devraient pas, et ça n’aide pas.

Je trouve comique que Canal+ remplace les programmes en grève par des clips d’auto-promotion. Aucun doute que c’est la meilleure période pour engranger quelques abonnés supplémentaires, il ne faut jamais abandonner.

Je trouve ironique que Lagardère soit entre la vie et la mort des suites d’une opération de la hanche. Et effrayant, aussi. Infection nosocomiale, un joli nom donné au principe d’entrer à l’hôpital pour se faire soigner de quelque chose de relativement peu grave, et de ressortir avec une maladie mortelle. C’est peut-être juste le marketing ultime, mais je ne suis pas sûr que ça marche bien à long terme. Parce que, là, franchement, ça ne donne pas tellement envie d’aller se faire opérer.

15 mars

Juste alors que je réalisais, en traversant le Marais, que le monde [gay] n’était pas totalement représenté par les psychotiques des chats (eh oui, dans la vraie vie, il y a d’autres psychotiques d’un genre tout à fait différent, et ils sont peut-être plus intéressants), alors que je découvre un bar convivial (off-off-rue Sainte-Croix, évidemment), je gâche tout en sortant mon plus bel air de parisien coincé qui se renfrogne et envoie des regards assassins quand on ose lui adresser la parole (et pourtant, dans le lot de ceux à qui j’ai fait le coup, il y en avait des… sympathiques). Faut dire, je déteste aller tout seul dans un bar, et il faut bien que F. fasse un récital pour que j’affronte une foule hostile (enfin, une foule à laquelle je suis hostile, plutôt, semble-t-il d’après l’expérience). La prochaine fois, soit je me saoule avant, soit j’emmène quelqu’un pour ne pas passer le quart d’heure d’entracte à regarder dans le vide comme la pauvresse que je n’ai jamais cessé d’être. Les soirs comme celui-là, j’ai l’impression d’avoir à nouveau quinze ans, ou plutôt d’y être toujours resté. Pas étonnant que je sois sans revenus.

Mais… comment j’ai fait, l’année dernière, pour tenir toute l’année sans travailler ? On est tout juste à la mi-mars et je suis déjà à découvert. Bien sûr, en 2002, j’avais moins de besoins, vu que je ne sortais pas. Mais quand même. C’est pas comme si je me ruinais, dehors. Il va falloir que je recommence à me faire offrir des verres. Ou alors… il va falloir… que je me trouve un site à faire. Erk. Et le gros problème, c’est que dans ces cas-là je passe en mode crise, ce qui fait que je suis particulièrement peu productif et, surtout, incapable de voir à long (ou même moyen) terme et de faire des projets. Sale temps.

Buffy (6.21—6.22)

“Il faut que ça se termine”, qu’elle a dit, Willow. Et, heureusement, cette saison s’est enfin terminée, avec un double épisode qui était bien à la hauteur de la plupart des épisodes précédents. Buffy qui revient d’entre les morts, Tara qui meurt, Willow qui se met à la magie noire… il y avait moyen de faire quelque chose de tellement intéressant. Mais non. Saleté.

En passant, un petit problème qui n’est pas le plus grave, mais le plus identifiable dans la catégorie cet épisode est mal écrit : Pourquoi Anya ne trouve-t-elle pas quelqu’un pour souhaiter que Tara ne soit jamais morte ? (Parce qu’elle est idiote ? Ce n’est pas réaliste.) Pourquoi Willow s’épuise-t-elle si vite ? (Parce que le monde est bien fait ? Ce n’est pas réaliste.) Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Parce que c’est l’inconvénient de la course à l’armement qui s’est développée pendant les dernières saisons, avec la création chaque année de personnages dix fois plus puissants que la fois d’avant. Evidemment, à force, ça devient difficile de garder un semblant de cohérence scénaristique quand on veut que les affrontements ne se résolvent pas en dix secondes. Et les scénaristes de cette saison ne sont pas les plus doués pour résoudre ce genre de challenge.

Quant à la surprise finale de Spike récupérant son âme parce qu’il a eu le malheur de souhaiter donner à Buffy ce qu’elle mérite, elle est intéressante mais me déçoit un peu. J’aimais assez l’idée qu’une simple puce anti-violence implantée dans sa tête lui apporte autant qu’une âme, c’était assez osé. Là, on prépare un gentil happy end pour Buffy (et, accessoirement, une douzaine d’épisodes très Melrose Place pour le début de la septième saison), c’est beaucoup moins intéressant. Buffy sortant avec un vrai monstre, ça avait beaucoup plus de classe.

Heureusement qu’il ne reste qu’une saison, et que Whedon va s’occuper du dernier épisode, pour nous éviter de rester sur un sentiment aussi négatif. Ce serait dommage, après toutes ces années de bonheur passées ensemble.

16 mars

WW2 and France : History in a nutshell, or What to answer those who mock us

17 mars

Note pour les privés de PC (et l’expression est menteuse, parce que je suis bien entendu jaloux des possesseurs de Mac) : le bug qui empêchait d’utiliser le menu sous Internet Explorer Mac est (paraît-il) corrigé. Il se trouve que j’ai la fâcheuse manie de taper z-order au lieu de z-index parce que… euh, parce que, dans un cas comme dans l’autre, ça craint, comme nom de propriété CSS. Or j’ai lu que MacIE avait des problèmes en cas de superposition de couches — il ne s’agit pas d’un bug de mon layout (les z-order étaient évidemment ignorés, mais les z-index implicites donnaient l’affichage correct) mais de MacIE (qui a du mal à impliciter les z-index). En même temps, ça ne doit pas être le seul bug de MacIE, et en particulier pas le seul qui affecte mon site. Mais, là, les utilisateurs pourront au moins accéder au portfolio, c’est important.

Pour ce qui est du bug Safari (quand je dis bug… je fais planter complètement certaines versions), on me l’a déjà signalé, mais vous pouvez sans problème passer votre temps à le signaler à l’équipe de développement. Tant qu’à faire, donnez l’URL de la version anglaise (www.garoo.net/en/), histoire de me faire de la pub. Ce n’est pas que j’imagine que mon blog pourrait intéresser les développeurs de Safari, mais on ne sait jamais après tout…

Six Feet Under (1.01—1.02)

Woohoo. Ca fait combien de temps que je n’avais pas découvert le tout début d’une bonne série, bien écrite et intéressante ? Alias ne compte pas, c’est du divertissement, du spectacle, pas une série écrite. Et Oz non plus, parce que j’ai détesté le pilote. Et… bon, ok, on change de sujet.

Comme toujours quand quelque chose est bien, je n’ai pas grand chose d’intéressant à en dire — d’autant plus que tout le monde connaît déjà les qualités de cette série, alors qu’au moins quand je critique les mauvais épisodes de Buffy j’ai la satisfaction de mettre le doigt sur des choses que la plupart des téléspectateurs ne remarquent pas. Alors, c’est bien écrit, il y a de l’humour, des émotions, l’équilibre entre les personnages est parfaitement réussi (quitte à avoir une fille indigne, les scénaristes de 24 auraient pu s’inspirer de la petite Fisher pour rattraper le massacre), la photographie colle au sujet (rares sont les séries ou films américains où les personnages ont tous le même air de cadavres ambulants que moi), le générique est superbe, et ça me fait tout drôle de retrouver Rachel Griffiths (de Muriel). Ah, et il y a un couple gay qui ne rechigne pas à se rouler de vraies pelles (sauf erreur, et même après le passage sur UPN, ils ne sont jamais allés aussi loin dans Buffy — tiens, en y repensant, ça me fait réaliser pourquoi Whedon a donné un sursis à Tara au lieu de l’éliminer directement dans la saison 5 : pour pouvoir la filmer au lit avec Willow après le déménagement sur des terres plus libres).

Juste une petite note à la production : si Nate pouvait se donner la peine d’articuler un peu plus à l’avenir, ce serait bien sympathique, pour que je puisse m’éloigner un peu des sous-titres. En vous remerciant.

Comme quoi je ne vais pas pouvoir résilier mon abonnement à Canal+ tout de suite (à moins qu’ils abandonnent les diffusions de séries en VO, ce qu’ils n’ont aucune raison de faire). Mais ma lettre recommandée à AOL part demain, il n’y a pas de petite victoire. Même si l’abonnement Cario va me coûter exactement le même montant.

Je vais devoir garder cet épisode sur une cassette et me le repasser en boucle régulièrement. Je vous ai dit que je m’étais mis dans la tête, depuis une semaine, d’écrire un court-métrage ? Si je ne l’avais pas dit, voilà qui est fait. Ca me passera sans doute bientôt, je vous rassure, mais en attendant j’ai maintenant un modèle auquel me référer. Comment établir un décor et des personnages en une vingtaine de minutes, les rendre attachants le plus vite possible, parce qu’il n’y a pas de temps à perdre : c’est le grand challenge du court (enfin, quand on n’est pas poète, et je ne le suis pas — si j’écris un court, il sera au premier degré, ce sera forcément un film court et non une espèce d’oeuvre bizarre et incompréhensible comme font certains, parce que je ne saurais pas faire, ce n’est pas mon truc). Voilà, il va donc falloir que mon scénario soit à la fois aussi drôle et aussi intense que le premier épisode de Six Feet Under. Je sais que ça ne sera pas facile, mais je ne ferai pas à moins. J’ai pris quelques notes, et il faudra que je me le repasse pour m’en inspirer encore (qui a dit plagier ?). Mais il faudrait peut-être déjà que je décide comment ça va se terminer, mon histoire, avant de tout réécrire pour donner de l’épaisseur aux personnages. Tout ça n’est pas aussi négatif que ça en a l’air : j’ai quelque chose à faire, et que j’ai envie de faire ! Ou alors, je vis encore dans mes rêves, mais ça ne serait pas nouveau…

<SPOILERS>

Ah, au fait, j’oubliais. Le coup de la salière à terre, dites, ça ne peut pas vraiment exister, si ?!

</SPOILERS>

Eww. Gérard Depardieu (as Vidocq) déshabillant et embrassant Inès Sastre. Je vais faire des cauchemars pendant une semaine.

19 mars

What’s for dinner? : How to give up eating in one lesson [src]

Et hop, voilà mes tout premiers portraits en numérique. Ca marche plutôt pas mal — en fait, mes portraits n’ont jamais été aussi nets et bien exposés et tout comme il faut.

20 mars

Dix ans plus tard que la première Guerre du Golfe, et le traitement par la télévision ne s’est toujours pas amélioré. Trois petites salves de bombardements sur Bagdad dans la nuit, voilà qu’ils sont tous à spéculer que Saddam pourrait être mort, que son message pourrait être pré-enregistré ou dit par un sosie. Euh, dites… une petite dizaine de missiles lancés dans les heures qui suivaient l’expiration de l’ultimatum, et vous croyez qu’il peut être mort ? Peut-être qu’il arrosait ses fleurs au mauvais moment, ou qu’il promenait son chien ? Et encore, je regarde Canal+, pas TF1, et j’échappe à la valse des correspondants locaux qui n’ont rien vu.

Le monde a commencé à tourner mal le jour où les journalistes se sont mis à devoir trouver l’info pour remplir l’antenne, au lieu de prendre l’antenne pour rapporter l’info. Et ça ne s’arrange pas.

P.S. Cet article a été supprimé quand j’ai entendu que cette opération avait été menée de cette façon parce que les américains avaient de mystérieuses informations mystère à propos de la présence de Saddam Mystère Hussein, puis dé-supprimé parce que c’était probablement du bluff américain, parce que tout le monde me demandait pourquoi je l’avais enlevé, parce qu’il est même linké, parce que je n’ai pas l’intention de poster autre chose dans la journée et parce que je suis faible.

21 mars

Comment (re)commencer un régime vers Pâques, quand Kinder sort une version revisitée des petits oeufs au chocolat ? N’ont-ils donc pas la moindre pitié ? Je ne comprendrai jamais comment une seule fabricant peut avoir une telle main-mise sur le chocolat bien gras et industriel… Il doit y avoir un ingrédient secret qui se retrouve dans tous les produits Ferrero — ingrédient qui, absorbé en grandes quantités, amène à écrire et réaliser des publicités d’une niaiserie sans précédent. C’est la preuve qui manquait : le Nutella devrait être interdit à la vente pour le bien des générations futures. Et, non, je ne me propose pas pour finir les stocks, j’ai dit que j’étais au régime.

22 mars

Djibril

Wow, je suis impressionné par le nombre de photos dans cette galerie. Il y a bien deux ou trois doublons que je pourrais vous épargner, mais globalement c’est une bonne séance. Je m’améliore.

 

N’empêche, il est temps que je me mette sérieusement à la photo. Non mais, vraiment. Que je prenne un endroit au hasard (de préférence dans un coin pas trop mal fréquenté, parce que, ben, quand même) et que je n’en reparte pas avant d’avoir rempli toute la mémoire de l’appareil. Ca va être épuisant, mais il en ressortira forcément quelque chose de bon. Non ?

23 mars

Je vieillis ! Ouais, je sais, c’est pas un scoop et je vous emmerde. Je vieillis, donc. Une petite promenade de quelques minutes dans le Marais en ce début de printemps printanier, et voilà que je me sens homophobe. Ca y est, je me sens totalement incapable de sortir avec un minet de vingt ans qui passe ses soirées en boîte. Est-ce que je suis devenu vieux, ou seulement adulte ? Et laquelles des deux options m’effraie le plus ?

Saez live hier soir sur M6 — étrange. Une première demi-heure insupportable, où le côté primaire des paroles n’est plus sauvé par une production léchée, et plutôt aggravé par un artiste chantant le poing levé en faisant la gueule. Où est passé le recul qu’il exprime dans certaines interviews ? Est-ce qu’il se prend au sérieux, ou est-ce que ça l’ennuie de devoir assumer ces chansons sur scène ? J’ai envie de considérer que la réponse est donnée par la deuxième partie du concert, où Saez chante des chansons plus romantiques en acoustique, et semble enfin prendre du plaisir à ce qu’il fait. Vrai que ce n’est pas simple de concilier dans un seul concert (et dans un seul artiste) la chanson contestataire et la chanson romantique. Et puis, c’est pas compliqué, soit je pars de ce principe-là, soit je brûle tous mes disques de Saez (et, comme je n’en ai pas, ça risquerait d’être compliqué). Il y a des live qu’on ne devrait pas regarder.

Ca m’a donné envie d’écouter du Raphaël, tout ça. Ah, et puis il ne faut pas que j’oublie de me repasser les deux premiers épisodes de Six Feet Under avant de les écraser avec les suivants.

24 mars

Ah les chiens. Ahhhhhhhhhhhh les chiens. Deuxième épisode de Six Feet Under supprimé pour cause de coincé entre le foot et les oscars, et remplacé par une saleté de rediffusion d’un Journal du cinéma. Alors que le premier épisode était particulièrement excellent, je vais être obligé de me taper le deuxième en français à la prochaine diffusion. Hein ? Oui, vous vous en foutez, et alors ? Moi pas.

Aujourd’hui, rien.

Hier, rien, et demain rien non plus, et puis les jours précédents et suivants, et puis les années, et puis j’en ai marre, et puis… c’était bien la peine de prendre des substituts de repas à midi si c’était pour descendre un demi-litre de glace maintenant.

27 mars

Vu Chaos ce soir. Plutôt bien, bon esprit, scènes intéressantes, Catherine Frot très bien et Rachida Brakni excellente. En même temps, ce n’est pas un scoop, tout le monde ne parlait que d’elle à la sortie du film, donc je ne révèle rien. Bref, ça part un peu dans tous les sens, c’est vrai, mais c’est un film sympathique.

Plus intéressant, pour moi, que le film lui-même, l’image : le film est visiblement tourné en DV. Visiblement, et c’est bien ce qui me chagrine. L’image n’est pas franchement moche (contrairement aux extraits que j’ai vus de la suite de Trois hommes et un couffin, pour donner un exemple parmi plein d’autres — tiens, d’ailleurs, je viens de réaliser que c’était la même réalisatrice dans les deux cas, ce qui… tombe mal, ou bien, ça dépend), les plans fixes ne sont pas spécialement identifiables, mais dès que ça bouge trop on reconnaît immédiatement la DV.

Là, vous vous dites On s’en fout ! et je vous réponds Vous, oui, mais moi non ! Rapport au projet de court-métrage dont j’ai déjà parlé, et qui est pour ainsi dire tout prêt à part qu’il faut que je me mette devant mon ordinateur pour travailler et uniquement travailler suffisamment longtemps pour rédiger le scénario, et c’est loin d’être gagné. Mais le rapport avec Chaos, donc, et ne vous plaignez pas que ce que j’écris est brouillon, parce que c’est toujours mieux que les jours où je ne poste rien, et puis j’ai sommeil. Le rapport, c’est que j’envisageais plutôt de faire le court en DV, parce que ça permet de tourner tranquillement, dans son coin, quand on veut, où on veut (pratiquement), et sans budget. Surtout sans budget. Seulement je suis un perfectionniste de l’image, et je n’ai pas envie que ce soit identifiable comme de la DV. Il me faut l’image la plus belle du monde, après que je l’aurai retravaillée intensivement sous After Effects. (Ca existe encore, ou ça a été remplacé ? Je n’ai jamais travaillé sur de la vidéo, en fait, donc je connais mal le marché.)

Alors, voilà, je m’interroge. D’abord, d’où vient le côté étrange de l’image ? De la profondeur de champ ? Probablement pas, parce qu’elle ne me choque pas plus que ça dans les plans fixes. Mais j’ai pensé à une autre piste : le flou de bougé, que ce soit dans les mouvements de caméra ou d’acteurs. Je ne sais pas combien de temps la pellicule est exposée dans une caméra analogique, mais ça doit être relativement court ; à l’opposé, la DV doit exposer chaque image un vingt-cinquième de seconde, ou pas loin. D’où des images moins nettes. Bien sûr, ça permet de filmer en éclairage naturel (enfin, plus ou moins, selon le résultat qu’on veut obtenir), mais je crois que ça se ressent dans les mouvements. Ca fait télé. Ca me rappelle, d’ailleurs, que quand j’avais fait des recherches sur la caméra numérique utilisée dans Urgences il était fait mention d’un mode obturateur. Par opposition, donc, au mode où chaque image est prise sur un vingt-cinquième (enfin, un trentième, là-bas) de seconde ? Ca serait logique. Ca existe, un mode obturateur, sur une DV ?

Et, bien sûr, je dis ça alors que j’ai vu le film à la télévision. J’espère que la différence de définition avec une pellicule n’est pas trop évidente en salles… mais je suppose vaguement que, si ça faisait des gros pâtés lors de la projection, on ne produirait jamais de films sur ce support.

Ce qui m’inquiète, c’est que si Coline Serreau n’arrive pas à faire de la DV jolie, comment je peux espèrer y arriver, moi ?

Je vais passer la nuit à chercher de la documentation sur le web, ça m’occupera.

Ah, oui. L’entrelacement. J’oubliais l’entrelacement. Mais alors, Coline Serreau filme avec des DV à 1000 € au lieu de prendre du matériel professionnel ? Et elle ne s’est pas préoccupée des principes élémentaires pour faire en sorte que l’image DV ressemble un peu à du film ?

Alors, voilà le résultat de mes recherches sur le web : je veux cette caméra (pour rester chez Canon, puisque je les aime bien), avec le complément indispensable pour faire de jolis films, ce petit truc qui muscle le dos (dommage, je ne suis pas bricoleur).

Au passage, en me renseignant sur la DV, je découvre ce que veut dire anamorphique quand il s’agit d’un format de tournage, et je suis effrayé. On utilise vraiment ça ? Je veux dire, souvent ? Professionnellement ? On écrase les films horizontalement, et on les désécrase à la projection ? J’avais déjà remarqué les lentilles anamorphiques sur des images de making-of, mais je me disais que… ça devait être un effet d’optique. Je n’aurais jamais cru que ça pouvait être à base de lentille déformante, le cinemascope. Ca me choque, cette idée d’écraser l’image au lieu d’agrandir la pellicule mais j’imagine que, si on l’utilise, c’est que ça fonctionne bien. Je suis encore trop jeune pour refaire le monde, de toute façon, alors je ne vais pas pouvoir révolutionner le matériel de tournage tout de suite. Pour l’instant, je veux ma DV.

28 mars

Tiens, je vais vous coller des logs de conversation, ça occupera. J’ai trop la flemme de rédiger des vrais posts (et dire que je déteste ça quand d’autres blogueurs le font…).


[00:39] L’appareil photo c’était pour les loisirs. La DV c’est pour un projet professionnel (c’était ce que je voulais dire [à la phrase d’avant], mais sur le moment j’étais pas sûr que c’était vrai).
[00:39] J’ai toujours rêvé de faire un film en steadicam [Cf. Shining]. Et maintenant de savoir que c’est faisable, et en DV, ça me fait fantasmer.
[00:41] Par exemple, quand je vois le making of de Jeanne d’Arc avec un traveling en steadicam sur un quad en plein milieu des bois, c’est le pied.
[…]
[00:46] Ceci dit, je n’aurais jamais dû me documenter sur les DV semipro. Maintenant que j’ai vu ce qui existait, si jamais je fais quelque chose avec des DV “bas de gamme”, je vais être frustré à mort.

Je transpire comme un porc et l’eau chaude est en panne… je me demande si je pourrais prendre une douche froide et y survivre ? Je vous tiendrai au courant.

J’y ai passé cinq années, quand même, et voilà ce qu’ils en font. Bon, ok, je n’avais que certains cours dans ces locaux-là (je devrais peut-être aller faire des photos de l’EFREI à Villejuif, tiens, ce serait marrant), et je n’y ai pas de souvenirs particulièrement bons, mais c’est tout de même un manque de respect flagrant pour mon passé et ma personne. Où est-ce que je vais aller tourner mon Fréquenstar, moi, dans cinq ans ?

29 mars

Euh… blah ?

Ah, non, c’est bon, j’ai posté des photos aujourd’hui, alors je n’ai pas besoin de me forcer à poster (oh, et puis vous savez bien, j’espère, que je ne me forcerais pas si je n’en avais pas envie). Mais j’avais un truc à dire, justement : le scénario du remake de La planète des singes n’est pas si bête, finalement. Le postulat de départ (ou de fin) se tient, et justifie d’ailleurs mieux que l’original le fait que les singes se soient mis à parler ; le surprise ending est un peu gros, peu clair (si je n’avais pas vu le making-of, je n’aurais pas compris qu’il y avait une idée là-derrière) mais tout de même acceptable (<SPOILERS> d’une certaine façon, après tout, j’aime bien l’idée qu’en remontant dans le passé on déboule dans un monde parallèle complètement différent, parce que le vrai voyage dans le temps ne peut être qu’à sens unique, vers l’avenir </SPOILERS>). C’est un pitch acceptable pour un film de science-fiction, quoi. En plus, les maquillages sont incroyables, Helena Bonham-Carter est plus belle que jamais, tout ça est très bien fichu.

Sauf qu’on ne peut pas ne pas comparer ce film avec l’original, et que là ça devient n’importe quoi, parce que tous les messages ont été supprimés ou édulcorés — même la parabole sur le racisme n’est plus aussi vive, parce que les humains sont autant traités comme des singes que comme des esclaves (la petite fille en cage comme cadeau à une jeune singe est une très mauvaise idée, puisqu’elle ancre l’histoire dans un miroir hommes/singes et détruit donc l’analogie avec le racisme).

Je ne peux pas m’empêcher de me demander ce que Tim Burton est allé faire dans cette galère. Mark Wahlberg, lui, il est bien à sa place. Mais Burton ?

Yearghh il faut que je sorte de chez moi !

(Ne serait-ce que pour que je n’aie pas pris une douche froide pour rien. C’est bien, c’est vivifiant, la douche froide, c’est tonique, mais bon, je ne le ferai pas tous les jours. Surtout si c’est pour ne pas la rentabiliser après.)

30 mars

Eh bien voilà, comme prévu, j’ai raté ma sortie. J’étais tout prêt à bouger, lavé de froid et habillé et Bam ! un accident de chat. De tchat, je veux dire, pas de miaou. J’en ai marre, il ne faudrait même plus que j’y retourne — sauf que je n’ai pas payé quinze euros pour arrêter d’y aller, ils ne vont pas me rembourser juste parce qu’il y a là-dessus trop de sociopathes à mon goût (et au goût de tout le monde, d’ailleurs).

31 mars

Toute la journée, Proxadland a été hors-limites depuis mon provider, ce qui fait qu’outre la moitié des blogs de mes bookmarks indisponibles, et outre l’impossibilité de relever mon mail, je n’ai pas pu accéder à mon propre site, donc bloguer. Et c’est pas de chance, parce que j’avais plein de choses à écrire aujourd’hui. Alors, dans le désordre :

J’ai rêvé que j’avais une idée de dialogue intéressante pour mon film, que je la notais sur mon calepin, puis que je me demandais si je l’avais notée sur un vrai calepin ou si c’était seulement un rêve. Et tout ça a réussi à me tirer de mon sommeil, ce qui fait que l’idée est maintenant bien au chaud dans mon treepad. N’empêche, c’est effrayant. Effrayant d’une façon positive et productive, mais tout de même.

Je déteste les inconnus qui, sur les chats, envoient des tu vas bien ? dès la deuxième phrase. On n’est pas intimes, on n’a pas gardé les cochons ensemble, je veux bien que tu me tutoies (bien que tu sois forcément un connard psychopathe comme tous les autres) mais ne me parle pas comme si on se connaissait depuis des mois. Les conseils de savoir-vivre de Garoo, numéro 185 : on ne demande pas à un inconnu tu vas bien ? mais [comment] ça va ? C’est une question de bon sens, et je chercherais bien à expliquer plus précisément mais il est trois heures du matin.

Au passage, les assidus du chat supportent toujours aussi mal qu’on essaie de les forcer à se comporter comme des êtres humains, avec un cerveau et tout (je ne parle même pas de coeur, je suis sur des chats de drague) au lieu d’être des automates qui disent le contraire de ce qu’ils pensent pour ne pas se prendre la tête. Mais, là, il est toujours trois heures du matin, je suis trop fatigué pour réfléchir à la formulation de façon à ne pas passer pour un vieux con aigri, alors j’y reviendrai une autre fois. Enfin, ceci dit… c’est peut-être bien ce que je suis ?

Je m’excuse d’avoir douté de Canal+. Remarquez, non, on a toutes les raisons de douter de Canal+, surtout ces temps-ci, mais il se trouve que cette fois j’avais tort : l’épisode de Six Feet Under qui n’avait pas été diffusé en VO dimanche dernier l’a été aujourd’hui. D’ailleurs, comme j’ai supposé qu’ils n’allaient en diffuser que deux et prendre un retard d’un épisode sur la VF pour ne pas chambouler les programmes, j’ai failli rater la diffusion du troisième, à laquelle je ne m’attendais pas. Ce qui aurait été d’autant plus dommage que les deux épisodes de cette semaine étaient absolument excellents (il y avait eu un peu de mou depuis le pilote) — avec en prime l’apparition du frère de Brenda. Hmm… (Oui, la photo n’est pas terrible, il vaut mieux le voir en surfer schizophrène dans la série.) Je n’arrive pas à retrouver où je l’ai déjà vu, il faut croire que ça devait être dans un navet qui a moins marqué ma mémoire que lui.

J’ai encore un texte en réserve sur mon calepin de quand je sors, mais ça sera pour une autre fois, parce que ça serait dommage de le bâcler. Ah, oui, parce que je suis sorti. Pas longtemps, juste le temps de voir qu’il fait toujours aussi beau, que le soleil se couche une heure plus tard (heh, c’est un peu logique),

Je peux survivre à une panne d’Internet. Il reste plein de choses à faire, je peux retoucher des photos qui sont en attente, je peux refaire le design de mon site, écrire, n’importe quoi. Mais une coupure d’électricité, je ne peux pas, c’est impossible. Inhumain. Plus d’ordinateur, de blog, de rien, même pas de télé ou de radio, c’est la mort.

Je ne comprendrai jamais comment mon père se débrouille pour systématiquement acheter (puis me refiler) des radio-réveils défectueux. Est-ce qu’il y a vraiment un marché pour ces choses-là ? Des magasins spécialisés en appareils électroniques qui ne tiennent pas plus de six mois ? Je viens de passer un quart d’heure à chercher l’endroit exact où il faut appuyer sur le bouton Horloge pour avoir le droit de le mettre à l’heure. C’est pourtant pas si compliqué de fabriquer quelque chose qui marche normalement, en électronique.

Nid de guêpes

Beaucoup moins mauvais que je ne m’y attendais. Même, pas mauvais. Pas bon, non plus, mais pas mauvais. Pas plus intelligent que ça, un peu démago sur les bords mais sans vrai excès, et surtout réalisé très efficacement.

Les processus de production des films me fascineront toujours. A un moment, Nadia Farès demande à un coéquipier Hai sentito? (Tu as entendu ?) en faisant référence à l’alarme de l’entrepôt. Et voilà le sous-titre : Tu m’entends ? Il ne s’agit même pas de sous-titres ajoutés par Canal+, ils proviennent visiblement de la pellicule d’origine. Voilà que, même en travaillant pour le producteur d’origine, même en ayant le script et le réalisateur à disposition, ils se débrouillent pour se planter dans les sous-titres. C’est absolument effrayant.

Je viens de découvrir qu’un de mes blogs-fils, qui m’a renié depuis, a poussé le vice jusqu’à s’inscrire sur blogtree(w) et mettre un autre blog en parent. Moi je dis, faut le faire. Ca force l’admiration. Ou pas. Tiens, je me demande si j’ai encore son mot de passe FTP quelque part. (Je dirais bien que je viens d’écrire ça pour l’effrayer et qu’il demande à son hébergeur de changer le mot de passe, mais je suis à peu près sûr qu’il ne me lit plus non plus.)

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