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17 mars 2003

Six Feet Under (1.01—1.02)

Woohoo. Ca fait combien de temps que je n’avais pas découvert le tout début d’une bonne série, bien écrite et intéressante ? Alias ne compte pas, c’est du divertissement, du spectacle, pas une série écrite. Et Oz non plus, parce que j’ai détesté le pilote. Et… bon, ok, on change de sujet.

Comme toujours quand quelque chose est bien, je n’ai pas grand chose d’intéressant à en dire — d’autant plus que tout le monde connaît déjà les qualités de cette série, alors qu’au moins quand je critique les mauvais épisodes de Buffy j’ai la satisfaction de mettre le doigt sur des choses que la plupart des téléspectateurs ne remarquent pas. Alors, c’est bien écrit, il y a de l’humour, des émotions, l’équilibre entre les personnages est parfaitement réussi (quitte à avoir une fille indigne, les scénaristes de 24 auraient pu s’inspirer de la petite Fisher pour rattraper le massacre), la photographie colle au sujet (rares sont les séries ou films américains où les personnages ont tous le même air de cadavres ambulants que moi), le générique est superbe, et ça me fait tout drôle de retrouver Rachel Griffiths (de Muriel). Ah, et il y a un couple gay qui ne rechigne pas à se rouler de vraies pelles (sauf erreur, et même après le passage sur UPN, ils ne sont jamais allés aussi loin dans Buffy — tiens, en y repensant, ça me fait réaliser pourquoi Whedon a donné un sursis à Tara au lieu de l’éliminer directement dans la saison 5 : pour pouvoir la filmer au lit avec Willow après le déménagement sur des terres plus libres).

Juste une petite note à la production : si Nate pouvait se donner la peine d’articuler un peu plus à l’avenir, ce serait bien sympathique, pour que je puisse m’éloigner un peu des sous-titres. En vous remerciant.

Comme quoi je ne vais pas pouvoir résilier mon abonnement à Canal+ tout de suite (à moins qu’ils abandonnent les diffusions de séries en VO, ce qu’ils n’ont aucune raison de faire). Mais ma lettre recommandée à AOL part demain, il n’y a pas de petite victoire. Même si l’abonnement Cario va me coûter exactement le même montant.

Je vais devoir garder cet épisode sur une cassette et me le repasser en boucle régulièrement. Je vous ai dit que je m’étais mis dans la tête, depuis une semaine, d’écrire un court-métrage ? Si je ne l’avais pas dit, voilà qui est fait. Ca me passera sans doute bientôt, je vous rassure, mais en attendant j’ai maintenant un modèle auquel me référer. Comment établir un décor et des personnages en une vingtaine de minutes, les rendre attachants le plus vite possible, parce qu’il n’y a pas de temps à perdre : c’est le grand challenge du court (enfin, quand on n’est pas poète, et je ne le suis pas — si j’écris un court, il sera au premier degré, ce sera forcément un film court et non une espèce d’oeuvre bizarre et incompréhensible comme font certains, parce que je ne saurais pas faire, ce n’est pas mon truc). Voilà, il va donc falloir que mon scénario soit à la fois aussi drôle et aussi intense que le premier épisode de Six Feet Under. Je sais que ça ne sera pas facile, mais je ne ferai pas à moins. J’ai pris quelques notes, et il faudra que je me le repasse pour m’en inspirer encore (qui a dit plagier ?). Mais il faudrait peut-être déjà que je décide comment ça va se terminer, mon histoire, avant de tout réécrire pour donner de l’épaisseur aux personnages. Tout ça n’est pas aussi négatif que ça en a l’air : j’ai quelque chose à faire, et que j’ai envie de faire ! Ou alors, je vis encore dans mes rêves, mais ça ne serait pas nouveau…

<SPOILERS>

Ah, au fait, j’oubliais. Le coup de la salière à terre, dites, ça ne peut pas vraiment exister, si ?!

</SPOILERS>