23 mars 2003

Saez live hier soir sur M6 — étrange. Une première demi-heure insupportable, où le côté primaire des paroles n’est plus sauvé par une production léchée, et plutôt aggravé par un artiste chantant le poing levé en faisant la gueule. Où est passé le recul qu’il exprime dans certaines interviews ? Est-ce qu’il se prend au sérieux, ou est-ce que ça l’ennuie de devoir assumer ces chansons sur scène ? J’ai envie de considérer que la réponse est donnée par la deuxième partie du concert, où Saez chante des chansons plus romantiques en acoustique, et semble enfin prendre du plaisir à ce qu’il fait. Vrai que ce n’est pas simple de concilier dans un seul concert (et dans un seul artiste) la chanson contestataire et la chanson romantique. Et puis, c’est pas compliqué, soit je pars de ce principe-là, soit je brûle tous mes disques de Saez (et, comme je n’en ai pas, ça risquerait d’être compliqué). Il y a des live qu’on ne devrait pas regarder.

Ca m’a donné envie d’écouter du Raphaël, tout ça. Ah, et puis il ne faut pas que j’oublie de me repasser les deux premiers épisodes de Six Feet Under avant de les écraser avec les suivants.