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19 November 2001

Ma carte vidéo a mangé mon devoir !

Bon… Réveillé plusieurs fois dans la matinée par ma carte vidéo - je n’ai vraiment pas de chance avec les ventilateurs, ça doit être une malédiction, à ce niveau. Alors je n’ai plus qu’à taper un journal. Ca tombe bien, parce que j’ai eu la flemme d’écrire un journal les trois derniers jours, et du coup, j’ai encore une tartine de notes à développer aujourd’hui. Et, du recoup, je vais en virer quelques unes. Songez à toutes les observations intelligentes que vous allez rater parce que je n’ai pas écrit de journal plus tôt. C’est triste, non ? (C’est une question rhétorique, merci.)

C’est pas très reluisant, mais chronologie oblige, on va commencer par la télé réalité. Alors, Star Academy pour commencer, avec juste une petite note : on en est à quatre scorpion (dans l’ordre Jessica, Djalil, Jenifer et Mario). Sur, euh, 16 au départ je crois, on a dépassé la coïncidence, non ? Voilà, c’était juste une petite remarque :o)

Et le grand concurrent, Popstars : on est maintenant sortis du côté, euh… Star Academy, et on assiste maintenant au travail d’un groupe en cours de formation. En bref, ça devient vraiment intéressant, donnant l’occasion de voir que les cinq filles chantent vraiment très bien (enfin, Marjorie, je ne suis pas fan, mais on s’en fiche hein ?). Et le pire, c’est que ce qu’on a pu entendre des chansons n’est pas mal du tout… Donc, moi, je vous dis, ça va marcher, leur album.

Ensuite, les incontournables séries de la semaine, à commencer par Ally McBeal. Non mais, vraiment, ça devient de plus en plus dur de trouver des choses à dire dessus, maintenant que la série a tourné totalement Melrose Place. Premier épisode, une histoire mignonnette (le chef d’entreprise trop heureux pour être heureux), mais sous-exploitée et la rupture d’Elaine, triste et… sous-exploitée. De tout l’épisode on ne retiendra que la scène finale, avec Elaine vomissant à chaque mot d’amour entendu (et je ne suis pas fan de ce genre d’humour, alors soit pour le coup c’était bien traité, soit j’étais tellement désespéré de trouver quelque chose de drôle que j’étais prêt à prendre n’importe quoi). Et on notera que Mark a réussi à avoir une coiffure un peu moins… dork (j’ai la flemme de chercher un mot français, débrouillez-vous) - il ne va pas jusqu’à devenir beau, mais au moins supportable, plus humain.

Et le deuxième épisode, euh… encore pire. Ally et Larry s’affrontent à la cour mais c’est - devinez un peu - sous-exploité. Jackson est amoureux de Ling, admettons, même si ça sort un peu de nulle part et qu’on pourrait se demander s’il ne s’agit pas plutôt d’évacuer Renee de l’histoire en prévision de l’indisponibilité de l’actrice. Et surtout, le procès de la semaine : un nain poursuivi pour avoir cyber-dragué une femme sans la prévenir… et condamné. Où est passé le message de tolérance des premières saisons ?

En conclusion, et définitivement (et je n’hésiterai pas à le réécrire tous les jeudi), honte à Kelley pour avoir créé une série passionnante et révolutionnaire, et l’avoir laissée tomber au bout de deux ans. D’habitude on on reproche aux séries d’avoir dépassé leur espérance de vie après quatre ou cinq ans… cette fois-ci, c’était juste deux ans. Mais c’est tellement plus simple de refiler le bébé à des scénaristes peu inspirés plutôt que de clore l’intrigue une bonne fois.

Domino Day sur TF1… si la chaîne n’avait pas touché le fond depuis deux décennies, je dirais qu’elle le touche maintenant. M6 a passé deux records du monde de dominos en douce, des dimanche après-midi, et ça a (faut croire) bien marché, alors voilà que TF1 se met en tête de griller M6 en diffusant la tentative européenne de record du monde, à 20h50, en direct, avec trois animateurs dépêchés sur place en duplex. Je n’ai même pas envie de commenter la réalisation lamentable (comme je n’ai même pas regardé d’un oeil) dont les défauts étaient principalement dûs au choix du direct (et à sa mauvaise gestion, quand même, la production ayant délibérément ignoré les coupures pubs prévues par les organisateurs). Mais qu’était allé faire Dave dans cette galère, à part se moquer de tout le monde (et on ne peut pas lui en vouloir) ? Que Flavie Flament y soit allé, ça ne m’étonne pas : après Stars à domicile, elle est visiblement l’envoyée spéciale de TF1 dans les copies d’émissions de M6 (dommage qu’elle ne fasse pas Star Academy, d’ailleurs).

Quoi d’autre dans les émissions… Plus vite que la musique : je ne l’ai pas vue en entier, mais ils se sont visiblement rendus compte que l’idée de la “plusvitemobile” était catastrophique. Gaël Leforestier était même moins hystérique, limite supportable, dans les lancements que j’ai vus. Et au passage, nouvel album de Goldman, “Chansons pour les pieds” (ouhla, c’est poétique). Les extraits diffusés étaient insuffisants pour que j’aie un avis, mais on dirait que ça va être un peu moins commercial que certains précédents… faut bien qu’il se change les idées des fois :o)

Retour aux séries pour le samedi soir, avec, tout d’abord, Dark Angel. Ou pas. Non, parce que, là… je ne vois pas grand chose à en dire. Attendez, je cherche… Robe, plans, mariage, pickpocket… On peut saluer le côté gentiment amoral que la série continue à cultiver (même s’ils ne laissent pas mourir leur boss, l’héroïne passe son temps à voler à gauche et à droite - pour une série américaine, c’est déjà ça) et le fait que c’est bien écrit, bien joué, etc. Mais qu’est-ce que les histoires sont anodines… Je veux bien accepter que tous les épisodes ne soient pas en rapport avec l’intrigue principale, mais tout de même, quand le scénario d’un épisode pourrait être transposé sans la moindre modification dans n’importe quelle autre série, ce n’est jamais très bon signe.

Suit Angel… la série n’est toujours pas vraiment passionnante, mais on a eu droit à un coup assez inattendu : après moins d’une dizaine d’épisodes, Doyle disparaît. Cordelia hérite de ses visions (c’est vrai que ça lui fera quelque chose à faire d’un peu plus intéressant que se plaindre du manque d’argent des clients) et Wesley récupère le rôle de sidekick. Un personnage, présent dans le générique en plus, qui disparaît d’un coup sans prévenir, ça fait bizarre. Il semblerait (source : les newsgroups) que ce soit suite à un gros conflit entre l’acteur et le créateur de la série. J’avoue que l’idée me plaît assez : penser que Whedon soit capable de se dire, en plein lancement d’une série, “Bon, cet acteur me gonfle, c’est un des trois personnages principaux, mais tant pis, il vire”, c’est séduisant. Et de la même façon que Lucy partait d’Urgences dans un bain de sang, Whedon se défoule : le personnage de Doyle disparaît (certes, en héros, on n’allait pas le rendre antipathique non plus) dans un grand flash de lumière blanche, et Cordelia passe tout l’épisode suivant à chercher quelque chose qui pourrait bien rester de lui. Pas de vêtements, même pas un mug : à la fin de l’épisode, elle encadre un pauvre dessin en disant que c’est tout ce qui reste de Doyle. Prends ça dans les dents.

En parlant de Cordelia, voilà qu’elle tutoie Wesley. Je sais qu’ils se sont embrassés avant son départ de Buffy, mais je suis à peu près sûr qu’ils ne se sont jamais tutoyés avant. Je sais bien que ce n’est pas facile, pour les doubleurs, de se souvenir que Cordelia est censé avoir vingt ans (voire moins), ça ne se voit ni sur son visage, ni dans l’histoire elle-même. Mais tout de même, les doubleurs, ceux-là même qui insistent pour qu’on les appelle “comédiens de doublage”, ils ne pourraient pas faire l’effort de remarquer ce genre de chose ?

Et pour finir sur Angel… c’est à croire que l’ensemble de la série, scénarios compris, est financée avec le budget capuccino de Buffy. La semaine dernière, on avait des oracles dorés à la mayonnaise et un démon-tortue ninja, et cette fois-ci on se retrouve avec des grands méchants démons façon nazis façon Kromaggs (in Sliders). La saison prochaine, Angel sera secondé par les Powerpuff Girls?

Dernière série de la semaine (il faut absolument que je mette à jour plus souvent), Urgences. Mauvaise surprise, Legaspi a une nouvelle copine et semble avoir définitivement enterré sa relation avec Weaver mais, par surprise (enfin, on l’espérait, mais on n’osait pas s’y attendre), Kerry fait son coming-out ! Ce qui semblerait annoncer que par la suite, elle va soit retrouver Kim, soit trouver une autre copine : même si Legaspi est effectivement renvoyée, il restera un vrai personnage principal lesbien. Wow, inespéré, vraiment. Abby et sa mère, toujours formidables - je suis définitivement et pour toujours fan de Maura Tierney. On finit l’épisode sur… Mark qui achève un patient. Et je découvre deux jours après que c’était la fin de la saison (“déjà”, comme tous les ans) et qu’on ne saura donc que l’année prochaine ce qui en résultera. Je vous le dis, un patient qui meurt dans l’ascenseur auprès du médecin dont il a essayé de tuer femme et enfant, c’est pas bon pour la carrière de Greene ça… Vont-ils nous faire le coup du “c’est la tumeur au cerveau qui reprend ?” C’est assez possible, mais ce serait dommage : ça minimiserait le côté tragique, pour ne plus être qu’un symptôme d’une maladie comme une autre.

Une petite info sur les CD audios anti-copie : quand les news ont commencé à apparaître à ce sujet, je me disais qu’il fallait que les consommateurs ne se laissent pas faire, et rapportent les CD protégés au magasin. Quitte à acheter exprès le CD pour le rapporter ensuite (à titre individuel, hein, parce que si vous achetez quinze albums de Michael Jackson pour les rapporter la semaine suivante, ça va faire louche). Parce qu’un CD qu’on ne peut pas utiliser sur son ordinateur (ni, je suppose, sur une très vieille platine laser), pour moi, c’est un CD défectueux. Eh bien, l’expérience me donne raison : pour une raison ou une autre, BMG échange les albums de Natalie Imbruglia contre des versions non protégées (voir ici, en anglais). Tant que le public ne se laisse pas faire, il a une chance de se faire entendre, c’est la loi du marché.

En parlant de Natalie Imbruglia, je vous recommande chaudement son nouveau single (il y a pas si longtemps je me demandais où elle avait disparu) : That Day. C’est curieusement anti-commercial (parce qu’absolument inchantable sous la douche) mais très sympathique. Et puis j’ai toujours bien aimé sa voix.

Dans un autre domaine, pas de Burger Quiz avant-hier, je me suis retrouvé à regarder le 20 heures… Je cite juste une phrase qui m’a rappelé pourquoi je ne regardais jamais le journal : “… où plusieurs enfants d’une même famille étaient prostitués par leurs parents…”. Voilà, je suis bien mieux devant Burger Quiz. Et sinon, la libération de Kaboul (comme quoi y’a pas que les séries dans la vie) : je suis le seul que ça trouble de voir les habitants tellement empressés à retrouver un mode de vie plus libre ? Que le régime qu’ils ont supporté pendant dix ans leur pesait tellement qu’à peine quelques jours après le départ des talibans, les hommes se rasent, les radios remarchent, les femmes se maquillent comme des camions volés ? Est-ce qu’un peuple tout entier peut encore, de nos jours, supporter un régime qui lui est tellement étranger, seulement par peur ? par passivité ? A-t-on la moindre raison de penser que ça ne se passerait pas de la même façon en France ? J’ai toujours pensé que si un jour le Front National (ou Arlette Laguillier, mais c’est moins probable) arrivait au pouvoir en France, il aurait bien gagné le droit à gouverner mais que je m’exilerais aussi loin que possible. Eh bien, visiblement, j’ai bien raison.

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