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26 November 2001

Le géant aux chevrons verts

Pour fêter l’hiver, un ajout de mise en page, moche avec plein de fenêtres partout. Je ne suis pas vraiment sûr que ça apporte grand chose, que ça soit utilisable, que ça ne disparaisse pas dans une semaine. Mais en tout cas, c’est là, et on y accède en cliquant sur le bouton blanc, en haut à droite. J’ai fait ça à défaut d’avoir le courage de me mettre à une version Flash… Et au passage, un ajout sur la page d’accueil, la lettre au Père Noël. C’est bien, ça m’occupe.

Au hasard des rediffusions, j’ai revu un épisode d’Evamag sur Canal+. Il y a une chose que je n’arriverai jamais à comprendre dans leur logique de programmation : pourquoi la seule de leurs sitcoms à être drôle n’a pas été reconduite ? Ok, dans H, il y a Eric, Ramzy et Jamel, donc ça marche mieux dans la cible de leurs samedi soir. Mais Evamag avait non seulement l’avantage d’être mieux écrit, mais aussi d’avoir Chantal Lauby, c’est quand même pas négligeable, ça, si ? Enfin, il doit y avoir une histoire de gros sous, ou un retour de cuite, ou quelque chose comme ça. Une bonne explication, cachée, sûrement.

Samedi, c’est Monoprix, mais on s’en fout ; samedi, c’est aussi + clair. Pas de commentaire à faire sur Douillet (je n’aime pas, mais comme je ne suis pas le public visé, ce n’est pas bien important) si ce n’est qu’il a confirmé lui-même que ses passages dans les émissions d’Ardisson et Ruquier avaient été annulés parce qu’il avait l’impudence d’être allé chez Fogiel d’abord. Et ce, alors que Douillet assurait la promo d’une nouvelle émission de France 2 et que Tout le monde en parle et On a tout essayé sont diffusés (donc payés) par France 2. En plus, le fait que Douillet coprésente avec Daniela Lumbroso (contre qui Ardisson aurait semble-t-il porté plainte parce que Karen Chéryl s’était interviewée elle-même dans son émission) n’a pas dû aider. Il commence à y avoir pas mal de voix qui s’élèvent contre Ardisson en ce moment ; avec un peu de chance, ça va réveiller les dirigeants de France Télévision et réduire la main-mise d’Ardisson sur le service public. Ouais, on peut rêver, non ?

Au programme de l’émission, la grosse crise de nerfs du Parisien contre Goldman. Rendez-vous compte, il demande une lettre de motivation à l’interviewer, et l’assurance qu’il ne fera pas la couverture du journal. Non mais il se prend pour qui, avec ses milliards de disques vendus, il croit qu’il peut se passer du Parisien dans son plan promo ? Bah, visiblement, oui et, visiblement, ils l’ont mal pris. Et que fait un rédacteur en chef vexé par un artiste ? Il fait sa couverture et une double page intérieure sur lui et publie une bonne critique dans les pages musique. Hein ? Si, si.

Et pour finir, un reportage sur TVST, la chaîne entièrement sous-titrée. Enfin, un reportage, je veux dire une page de promo pour la chaîne sous-titrée lancée par Canalsatellite. C’est curieux, ils n’ont pas mentionné la septième diffusion des films, en sous-titrage pour malentendants, qui est passée à la trappe de Canal + il y a un an ou deux. Ah mais qu’ils ne viennent pas se plaindre, c’est déjà bien qu’on pense à eux sur le satellite, hein.

J’ai déjà parlé de Grolandsat grâce à la projection presse pour grand public de la nuit de vendredi, donc on passe directement à Dark Angel. (En fait, il y avait aussi Steevy dans Plus vite que la musique, mais je l’ai raté, donc je ne peux pas commenter d’hypothétiques papouilles à Raymond.) La semaine dernière, je m’inquiétais du revirement de situation, Logan pouvant à nouveau sentir ses jambes. Finalement, l’idée se tient plutôt bien : une transfusion de sang de mutante OGM, on comprend que ça change un homme. Des cellules-souche dans le sang, c’est envisageable (ceci dit, je veux bien qu’elle soit donneuse universelle de sang, mais donneuse universelle de cellules, ça devient un peu gros, mais c’est un détail). Ils évitent même de le faire remarcher en un épisode (ce sera vraisemblablement en deux, vu la vitesse à laquelle il se rétablit). Donc, l’histoire se tient. Mais je maintiens que c’est dommage ; il n’y avait pas des masses de paraplégiques dans les séries actuelles.

Pour le reste de l’épisode, on est fidèle à ce qui fait la série depuis le début : le sacro-saint bouton “reset” à la fin de l’épisode. Max s’est mis un implant dans la nuque, mais Logan l’a enlevé. Original Cindy a quitté son job, puis l’a repris (sans que ça ait le moindre intérêt pour l’intrigue, d’ailleurs - il y a quelque chose qui m’échappe, là). L’infirmité de Logan n’aura finalement duré que la moitié d’une saison, et les surhommes électroniques n’auront fait que deux ou trois épisodes.

Heureusement, il reste que la série est bien jouée et bien écrite (la scène finale du coming-out de Max était plutôt bien faite) donc pas désagréable à regarder. Mais quand même, s’ils veulent nous passionner, c’est pas gagné.

J’ai pris Titus en route, donc on passe à South Park : pas de chance, deuxième partie d’un épisode dont j’ai raté la première. Heureusement, Star Academy devenant complètement sans intérêt, je vais pouvoir m’y remettre. Quelle idée aussi de passer les rediffusions de South Park si tôt dans l’après-midi ? Comment je fais, moi ? Cette semaine, le cheval de bataille était la religion (d’où le double épisode, vue l’ampleur du sujet). Comme Bart Simpson avant lui, Cartman lance sa propre église mais, comme on s’en doute, c’est beaucoup plus sarcastique qu’un épisode des Simpsons. En bref, excellent comme toujours - si seulement Canal + n’avait pas supprimé les diffusions en VO… “Mormon était la bonne réponse.”

Entre Dark Angel, South Park et même Roswell, il ne restait plus beaucoup de place pour Star Academy. Je ne vais donc, pour le coup, rien avoir à en dire. C’est de toute façon prévisible - dans la mesure où le seul candidat à être encore un minimum sympathique est Patrice, et qu’il n’a aucune chance de gagner, je ne vais plus avoir grand chose à en dire à l’avenir. Tous les autres sont des tueurs, complètement insupportables. Du peu que j’ai vu ce samedi, je retiendrai Eddy Mitchell, visiblement fou de bonheur de participer à cette émission. Devoir “parrainer” Star Academy, c’est à vous dégoûter d’avoir un contrat avec Universal…

Je disais donc, “même Roswell” parce que, cette semaine, je suis retourné sur M6. Pas au hasard, mais après avoir lu le résumé dans Télé 7 Jours, qui annonçait la mort d’Alex. Quand le seul personnage avec plus de deux neurones, et aussi le seul acteur, quitte la série, ça vaut bien le coup de supporter un épisode. Pas de chance, il va falloir que je supporte la suite, samedi prochain (enfin, c’est pas garanti, quand même). Je m’attendais à ce qu’Alex soit évacué un peu en douce, pour le punir de vouloir voir ailleurs si l’herbe est plus verte et les dialogues moins pathétiques, mais non, on lui consacre un double épisode et tout un mystère autour de sa mort. J’aurais bien aimé l’hypothèse, crédible un moment, qu’il se serait vraiment suicidé pour une raison ou pour une autre, ou qu’il s’agisse vraiment d’un accident ; au moins, ça aurait varié un peu. Mais c’est mal parti pour.

Au passage, si vous avez aimé Amazing Grace chanté par Majandra Delfino (Maria), je vous rappelle qu’elle a sorti un album. Je ne sais pas le titre - je ne sais même pas si c’est sorti en France - mais elle a une façon de chanter assez… personnelle, qu’on peut aimer ou non, mais qui au moins change des chanteuses préformatées.

Suite de la soirée séries avec Angel. Comme toujours, rien d’extraordinairement intéressant, mais des épisodes bien écrits. D’autant plus efficaces que cette semaine les deux étaient centrés sur les personnages principaux.

Dans le premier, Angel rêve de crimes rituels qui se révèlent réels. Pour le coup, c’est pas original, mais passons (si Angel et Buffy sont bien spécialisés dans une chose, c’est le recyclage, ce qui ne me pose pas de problème tant que c’est fait intelligemment). Malheureusement, le doute se dissipe trop vite, le coupable étant identifié sans hésitation après quelques minutes de doute. Voilà, Angel, quand il était Angelus, avait un disciple qui, lui, n’a pas retrouvé son âme.

Forcément, ça devient moins intéressant et il ne reste plus que la question du coming-out d’Angel à Kate. C’est là que la série tire son épingle du jeu : malgré les intrigues rebattues et le budget minable, on reste pour la qualité des personnages. Pas de stéréotypes ni de facilités scénaristiques, mais la réaction bien écrite d’une inspectrice face à un masque en latex.

Deuxième épisode, le temps d’antenne de Wesley s’allonge un peu. Après ce qu’on avait vu de lui dans Buffy, on pouvait craindre le pire, mais c’était oublier un paramètre : rien de plus facile, pour un scénariste, que de rendre un personnage sympathique. Il suffit de le modifier. Wesley est toujours le sidekick, celui qui va tomber dans tous les pièges et faire le neuneu, mais il est tout de même beaucoup moins niais que dans Buffy, donc supportable, voire agréable. Bien sûr, ça ne vaut pas Doyle.

L’épisode m’a d’ailleurs fait repenser au départ de Doyle. La semaine dernière, je disais que la théorie selon laquelle il se serait brouillé avec Whedon était crédible. Apparemment, la version officielle serait que son départ était bien prévu depuis le début, que Whedon voulait introduire un personnage puis le tuer pour changer, pour être imprévisible. Et, vous savez quoi ? Finalement, ça aussi, c’est crédible. Parce que c’est bien son style. Et parce que j’ai du mal à imaginer que Wesley ne soit qu’un remplacement. Il n’avait plus de contrat, il était rentré chez lui, il avait repris un poste de serveur, et Whedon est revenu le voir pour lui proposer de remplacer Doyle ? Ce n’est pas impossible, mais tout de même… “On fait une série avec Angel, Wesley et Cordelia ; et on refile des visions à Cordelia par l’intermédiaire d’un démon qui meurt au début.” Ca fait aussi un bon concept, je trouve.

Revenons à l’épisode : Cordelia enceinte. Bon, c’est pas comme si on avait cru qu’elle mourrait ou même qu’elle accoucherait de ces démons. Alors juste une remarque sur les trucages… Bon sang… En plus, c’était un épisode qui ne coûtait rien : quatre figurantes et autant de faux ventres (même les faux ventres étaient mal faits, d’ailleurs). Et pourtant, ils ont trouvé le moyen de brader le seul trucage de l’épisode. Filmer des géants, ça se fait depuis les années 30, de façon plus ou moins réaliste ; mais avec un simple fond bleu, on peut, en 2000, faire quelque chose de vraiment réaliste pour pas cher. Eh bien non, ils en sont restés aux trucages optiques de la Préhistoire. Remarquez, au moins, on ne risque pas de croire qu’Angel est une série ambitieuse, elle revendique allègrement son statut de spin-off de série B.

On va grouper les talk shows, parce que… je n’ai rien à en dire. Tout le monde en parle, dont je n’ai presque rien vu parce qu’il y avait en face Roswell, puis Angel, puis rien du tout mais je suis de plus en plus allergique à Ardisson. Alors, voilà, j’ai retenu que Miller avait sorti un livre. Quant à Union libre, pas mieux : je ne vais pas en retenir que Steevy sort un livre, puisque je le savais déjà. Ni qu’il n’arrive pas à rendre la chorégraphie d’Optimistique-moi moins ridicule que quand Mylène la fait, parce que ça aussi, on le savait déjà. Curieusement, la seule chose que je retienne de l’émission, c’est l’image de Steevy en gilet à moitié ouvert. Ahem. Passons.

Passons, d’ailleurs, à quelque chose de vraiment bien, pour changer : Le géant de fer. Diffusions en ce moment sur Canal + (j’espère qu’il y aura une diffusion en VO, et que je ne la raterai pas). Pour ceux qui auraient raté la promo à la sortie, c’est un dessin animé, avec un géant de fer (euh, d’où le titre, justement) tombé du ciel qui sympathise avec un enfant, dans l’Amérique des années 50. Je dis ça pour ceux qui auraient raté la promo et, surtout, les excellentes critiques que le film a eues. Eh bien, je confirme, les louanges étaient méritées. En gros, c’est Totoro, mais avec un robot. Logique, puisque là où les japonais rêvent de créatures magiques vivant dans les bois, les petits américains rêvent d’avoir un ami robot à rayon laser. Du coup, forcément, c’est un poil moins poétique, un poil plus… Goldorak. Et le dessin est un peu bizarre (les personnages sont dessinés dans un style années 50 - logique, mais démodé - mais animés avec la fluidité des meilleurs dessins animés modernes - y compris par l’utilisation de 3D, probable, mais bien intégrée). Mais, et c’est bien tout ce qui compte, l’histoire reste superbe. Vraiment. Un grand moment d’émotion, comme on dit dans le poste. A ne pas manquer, en rediffusions Canal + ou en DVD.

Passons aux petites choses qui me restent… Assassin(s) sur TF1, occasion de confirmer que, définitivement, je n’aime pas ce film. Comme je le disais dès la sortie, l’histoire elle-même est bonne, mais complètement gâchée par l’obsession de Kassovitz de mettre en accusion la télévision. Alors que le film contient en lui-même, dans le personnage de Serrault, la preuve que cette accusation est idiote. Bah, Kassovitz n’aime pas la télé, grand bien lui en fasse, mais dommage que ça gâche son talent de réalisateur (et d’acteur aussi, en l’occurrence).

Star Academy invite des téléspectateurs au château… Euh. Ils sont encore mieux “castés” que les candidats. Parfaitement à l’aise avec les caméras, et préprogrammés pour monter le bourrichon aux académynautes : “vous en avez de la chance d’être ici, profitez-en”, “Jessica, il faut que tu te battes”, “Jean-Pascal, tu es le meilleur”. Soit la production a passé un mois à faire la sélection des invités, soit ce sont des comédiens - choisissez votre camp. (Et je ne suis pas de ceux qui crient à la mystification à tout bout de champ, c’est juste que là c’est vraiment gros.)

Burger Quiz aux mains de Baffie. Tout comme prévu, mais pire. Comme je le disais, Baffie n’a pas la bonhommie de Chabat, et donne du coup à l’ensemble du jeu une atmosphère désagréable. Mais, surtout - et ça je ne m’y attendais pas - il est complètement à la rue ! A croire que c’est la nouvelle politique de programmation de la chaîne, puisque sa prestation est tout à fait dans le ton de la speakerine maison. On peut espérer que ça lui passera, et que d’ici la fin de la semaine il sera plus à l’aise. Ou on peut espérer que Chabat reviendra vite. Ou qu’Anne De Petrini va finir par prendre le poste. Ou que M6 va trouver une sitcom inédite à programmer en face. Enfin, tout sauf ça.

On conclut avec un beau site, en Flash. Sobre, élégant, classe. Le genre de site qui me donne l’envie de refaire un Garooweb en Flash, tout en me décourageant tellement c’est mieux que ce que je fais. De toute façon, maintenant que le Garooweb donne dans les textes interminables, le Flash n’est plus tellement le choix le plus logique. Alors, voilà : www.imagedive.com. Les textes sont en japonais, mais la navigation en anglais, et c’est ça qui est intéressant.

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