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9 December 2001

J’y crois encore

Ca y est, la quatrième saison d’Ally McBeal est enfin finie, on en est débarrassés. Heureusement, le dernier épisode était plutôt meilleur que ceux qui précédaient : soit la fin de saison inspire Kelley, soit il s’est dit qu’il fallait redresser la barre d’urgence pour que le public ait envie de retrouver Ally l’année suivante. Du coup, presque pour la première fois depuis deux ans, on a des hallucinations intéressantes : un retour du dancing baby, qui a grandi et sait faire des jolis trucs, une apparition de Billy rappelant les sources de la série, un sergent-instructeur anti-blues, et, le top, un groupe de mannequins en plastique se mettant à chanter pour humilier Ally. Pour résumer, cet épisode aurait pu faire partie de la première ou deuxième saison.

Le scénario lui-même, sympathique aussi, puisque l’idée d’envoyer Ally dans un bal de promo permet, là encore, de revenir aux sources de la série, de cette fille pas vraiment sortie de l’adolescence. L’époque, aussi, où la série était vraiment centrée sur le personnage qui lui donnait son nom. Et on finit avec un jeune chanteur, découverte de l’année aux Etats-Unis, Josh Groban, avec une très belle chanson, qui donne enfin envie de retrouver Ally l’année prochaine.

J’ai aussi très envie de retenir la scène de déprime de Richard. “Ce cabinet est devenu trop froid”, il n’y a plus d’émotions, plus d’amour, etc. Peut-être que j’ai trop envie d’y voir des choses, mais on pourrait bien prendre ça comme une marque de réalisme de Kelley. Car, oui, la série est devenue froide, sans émotions, sans amour, et comme par hasard cet épisode, justement, renouait avec la tradition des débuts. Déclaration d’intention, promettant une cinquième saison plus sentimentale, moins hystérique ? J’ai vraiment envie de le prendre comme ça, comme un message d’espoir, comme l’annonce d’un retour de Kelley et de son talent aux commandes de la série. On en saura plus l’année prochaine.

Et, justement, suivait la rediffusion du premier épisode d’Ally McBeal. “Choisi par les téléspectateurs”, si l’on peut appeler ça un choix - “Ah, choisir un épisode, bof, bah, y’a qu’à choisir le pilote” - franchement, il y avait des épisodes bien plus excellents dans les deux premières saisons. Mais, ce qui compte, c’est que c’était l’occasion, comme prévu, de vérifier tout ce que l’on avait perdu en quatre ans. Plus calme, sentimental, sans hystérie, sans stress. Mais sans ennui quand même, grâce à des dizaines de petites trouvailles - le premier épisode contient à lui seul autant d’innovations que les deux dernières saisons réunies. Ally est plus douce, plus humaine. Elaine est plus compétente, plus humaine. Même Richard est plus humain. On revoit Georgia, qui aurait pu être un personnage plus intéressant si les scénaristes n’avaient pas préféré injecter du sang neuf et des cheveux blonds. Les jumeaux dansants, dont je n’ai jamais compris pourquoi ils avaient été créés pour disparaître aussi vite. Et, euh, un flash-back sur le père d’Ally, avocat chauvissant… qui ne ressemble pas beaucoup au père chantant des saisons suivantes - la chirurgie fait des miracles. Enfin, bref, c’était l’occasion de vérifier que, non, ce n’est pas moi qui deviens aigri ou ne serait-ce que lassé avec le temps, c’est vraiment la qualité de la série qui a chuté. Mais, encore une fois, je tiens à m’accrocher à l’espoir que Kelley s’en soit rendu compte et que le dernier épisode diffusé soit vraiment annonciateur d’un renouveau prochain. Ouais, des fois, je suis optimiste.

Hier dans + clair, Thierry Ardisson, youpi… Cette semaine, le Téléthon remplace son émission en hertzien, donc il vient sur Canal + par peur de nous manquer. C’est tellement gentil. Pas grand chose à retenir d’une demi-heure d’interview : langue de bois, langue de bois, langue de bois. Donc, il veut faire des émissions qui apportent un supplément d’âme, de la qualité, tout ça. Je n’ai même pas envie de commenter, il suffit de regarder ce qu’il nous sert sur France 2. Donc, il ne prend pas le public pour des cons, non, du tout. Donc, s’il a censuré l’interview de Karen Mulder, c’est par un souci d’honnêteté qu’on lui connaît tous, pas parce qu’il avait peur des procès. Donc, ce qui le choque vraiment, c’est que des émissions sur France Télévision fassent la même chose que lui, un peu comme s’il y avait un JT à 13h et un à 20h sur la même chaîne et, donc, il assume et est même fier de décommander David Douillet ou Dominique Farrugia parce qu’ils sont passés chez Fogiel avant. Donc, Ardisson fait pression sur la direction de France Télévision en disant que, s’ils ne règlent pas leur contentieux (dont Fogiel doit bien faire partie), il ira sur TF1. Prions pour que la direction du groupe soit trop orgueuilleuse pour céder. En bref, la seule information qui ressortira de cette émission sera que Daphné Roulier a non-nié qu’elle vivait avec un bip ressemblant beaucoup à Thierry Dugeon. Quand tout ce qui reste de + clair est du people, c’est grave - mais c’était prévisible.

Revenons aux séries : dans Dark Angel, il s’agissait donc bien d’un rejet des cellules-souche. Je sais, je n’y connais pas grand chose en greffes, mais j’ai tout de même beaucoup de mal à imaginer que le système immunitaire ne se mette à les rejeter qu’après la régénération de la moelle épinière. Les cellules-souche en vadrouille dans le sang, elles ne gênaient personne ? Passons, cela nous donne un épisode plutôt au-dessus de la moyenne, avec de bons rebondissements. On y voit Logan, prêt à sympathiser avec un médecin digne des camps de concentration nazis (la comparaison étant faite texto par Max, au cas où on n’aurait pas compris - il s’agit d’une production Cameron, faudrait pas que ce soit trop subtil) et la morale sauvée à la fin : mais non, elle n’était pas devenue gentille. Et on y voit aussi une X5, reprogrammée pendant dix ans, et déprogrammée par Max en deux jours : les lavages de cerveau ne sont plus ce qu’ils étaient. Quant à la fin, avec une tentative de tentative de suicide de Logan, elle est plutôt mal amenée mais bien conclue, l’intéressé étant sauvé par le destin plutôt que par les gros bras de Max. L’épisode se classera donc plutôt dans les meilleurs de la série.

Roswell ensuite, que j’ai eu d’autant moins de scrupules à rater qu’il n’y avait en face ni Star Academy ni Tout le monde en parle (oui, je regarde l’émission d’Ardisson, malgré tout le mal que j’en pense, parce qu’il s’agit tout de même d’une des émissions où les invités parlent le plus, actuellement). Décidément, il s’en passe, des choses, on doit vraiment être près de la fin de la saison. Ah, ben oui, vérification faite, on en est très près. A part le fait qu’une action est suivie depuis trois semaines - ce qui est pour le moins exceptionnel pour Roswell - il ne se passe pas grand chose de neuf, et la réalisation d’ensemble ne s’arrange pas tellement. Un peu d’humour (volontaire, pour changer) lorsqu’Isabel apprend à profiter de ses pouvoirs, mais ça ne semble pas parti pour durer ; et le conflit entre Max et le reste du monde commence à se résoudre. Et un étudiant en université comprend enfin ce que faisait Alex en voyant… un économiseur d’écran Matrix. Ces pervers d’aliens, ils ont codé des informations top secrètes dedans. Ah, oui, et sinon, Tess est enceinte de Max. Mais, fondamentalement, ben, m’en fiche. C’est vrai, quoi, qui s’intéresse encore à ce qui peut bien leur arriver ?

Et, enfin, Angel. Un premier épisode très bon (comme souvent, lorsqu’un épisode de série implique personnellement les personnages récurrents). On découvre donc pêle-mêle le père d’Angel et sa mère vampirique (je ne suis pas sûr que ce soit l’appellation officielle, mais je ne suis pas spécialiste). On n’imaginait pas Angel avec un père (à son âge, c’est logique). Par contre, on ne l’imaginait pas trop vampirisé par Tom Cruise, non plus. Et voilà que, dans une coïncidence comme il n’y en a que dans les séries, le père de Kate est mêlé à une histoire de démons (mais sans le savoir, hein, quand même, parce que c’est un gentil). Heureusement qu’il y a une implication personnelle, d’ailleurs, parce qu’il ne resterait sinon qu’une histoire de trafic de drogue pour démons, qui n’est pas propre à nous garder éveillés la nuit - d’ailleurs, le grand méchant du jour est décapité en trente secondes. Il s’agissait donc plutôt, j’imagine, de justifier que le personnage de Kate apparaisse moins dans la suite de la série. Volonté du scénariste, ou réponse aux demandes des fans, qui s’indignaient de voir Angel être une n-ième série de détective privé copain avec un policier ? Au niveau de la réalisation, juste un petit commentaire… c’est peut-être parce qu’Angel se transformait trois ou quatre fois en vampire face caméra qu’ils ont dû diviser le budget morphing par trois ou quatre : en tout cas, la transition aura rarement été aussi salement ratée. Mais, je sais, on a déjà établi que la série était financée uniquement avec l’argent de poche d’un neveu de Whedon.

Deuxième épisode, moins intéressant  : je sais, je suis blasé mais, allez savoir pourquoi, je n’ai pas cru qu’Angel risquait vraiment sa vie. Donc, des bookmakers, des combats de gladiateurs, truc, machin, sauvés par un crin de cheval (?!), et “on n’est pas forcés de se battre, allez, entraidons-nous”. Rien que des concepts super originaux, quoi (enfin, si, le bracelet ouvert grâce à un crin de cheval, au moins, c’était original - tellement original que je n’ai vraiment pas compris pourquoi, comment, le crin était la clé). Heureusement, c’était pas trop mal traité - et j’imagine que le principal intérêt de l’épisode était de présenter un personnage qu’on va revoir par la suite, l’avocate de Wolfram & Hart. C’est très petit, Los Angeles, quand on y pense : les avocats de cette firme sont partout.

Un peu de technique, avec la sortie de Trillian 0.70. Au menu, une nouvelle interface, plus pratique et mieux intégrée (en espérant que de nouvelles skins sortent prochainement). Un début gestion de la transparence sous Windows 2000 - et je dis bien début, car l’affichage est un peu buggé et, surtout, ne profite pas de toutes les possibilités. Une incompatibilité avec Windowblinds (n’oubliez pas de rajouter trillian.exe à la liste des applications exclues de Windowblinds si vous ne voulez pas qu’il plante). Et surtout, la gestion des transferts de fichiers. Buggée, aussi. Pour que ça fonctionne sur ICQ, une petite manip : votre contact (celui qui utilise le vrai ICQ, donc) doit aller dans Privacy, changer les options de publication d’adresse IP, et cliquer sur Save - quitte à remettre les options d’origine : ce qui compte, c’est que les options doivent avoir été modifiées et enregistrées depuis l’installation d’ICQ. Allez savoir pourquoi. Remarquez, dans un sens, c’est un avantage, puisque les seules personnes qui pourront vous envoyer des fichiers seront celles à qui vous aurez expliqué comment faire : ça fera du tri. Pas de commentaires sur la gestion d’IRC, qui doit être, normalement, améliorée, mais que je n’ai pas testée. Et pour le reste, pas grand chose de neuf : si j’arrive à être inspiré et à avoir beaucoup de courage, vous aurez peut-être droit, un de ces jours, à un skin garoo. Peut-être. Un jour. Si Paris est en bouteille.

Enfin, j’aurais dû vous garder ça pour la prochaine chronique, mais je n’aurai de toute façon pas grand chose à en dire : Fréquenstar - Lara Fabian intime. Laurent Boyer ne sait pas comment se renouveler, alors maintenant il achète les reportages faits par les amis de star (en tout cas c’est ce que je suppose). Six mois dans l’intimité de Lara Fabian, c’est vrai que c’est plus intéressant qu’une interview par Boyer (surtout qu’elle était déjà passée par cette case). Eh bien, rien de précis à vous en dire, si ce n’est que c’est bien. Pour ceux qui ne sont pas allergiques à Lara Fabian, c’est recommandé. Rediffusion mercredi nuit pour qui voudra.

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