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19 December 2001

Frouaaaaaaaaaaaaa…

Bon, allez, faut bien se décider à écrire, le fichier de notes se rallonge de jour en jour, et je suis sûr que vous avez tous hâte de voir une nouvelle chronique (non, c’est pas la peine de me contredire, je dis ça juste pour me motiver à continuer, je suis bien conscient que fondamentalement ça ne passionne personne). Alors, on va expédier ce qu’on a en stock.

Une semaine de retard sur Once and Again (même que je tape ça pendant les épisodes d’aujourd’hui), mais de toute façon pas grand chose à en dire. Là, c’est définitif, la série ne me passionne pas. Peut-être trop de personnages pour qu’ils soient attachants, ou peut-être qu’aucun d’eux ne l’est vraiment, attachant. Et la construction de la série, qui consacre mécaniquement chaque épisode à deux personnages difféents, c’est lassant. Donc, la semaine dernière, un épisode sur Eli, puis un deuxième un peu plus équilibré, qui introduit l’anorexie de Jessie, et donne un frère alcoolique à Rick. Alors que l’année dernière on avait refilé un frère interné à Lily. Ca devient prévisible, tout ça. Et cette semaine, c’est un épisode sur le client de Rick, et un épisode sur l’anorexie de sa fille. Voilà, c’est réglé comme du papier à musique, tout ça, et pas bien passionnant.

Côté X-Files, on a eu, mercredi dernier, le grand classique, Tooms. Je ne me souvenais pas qu’il intervenait si tôt dans la série. On retrouve donc la série de l’époque des grands classiques (finalement, ce n’était surtout que le pilote qui était catastrophique ; par la suite, le reste trouvait assez vite ses marques). Ceci dit, dans les locaux du FBI, il continue à faire jour, c’est perturbant, on se croirait presque dans un studio de soap. Et dire qu’à l’époque Scully avait une vie sociale, dînait avec des amis. Collègues, certes, mais amis quand même. Quant au deuxième épisode, apparition du concept Samantha (à l’époque, c’était une soeur, ce n’est devenu un concept qu’au fil des années) - je ne me souvenais décidément pas que toutes les bases de la série était jetées aussi vite.

Musique ensuite, avec, pour commencer, un C’est mon choix à 20h50, spécial récupération du courant Star Academy / Popstars / Graines de star. Eh bien, je ne pensais pas que je dirais un jour du bien de C’est mon choix, mais l’émission (que j’ai prise sur la fin, en zappant, tellement je m’attendais à ce que ce soit mauvais) m’a rappelé qu’il y avait des apprentis chanteurs qui, eux, étaient capables de chanter. C’était difficile de retourner sur Star Academy les jours suivants. Je ne suis visiblement pas le seul surpris : Lara Fabian, prise en duplex sans être prévenue à la fin de l’émission, avant que la gagnante ne chante sa chanson, préparait le terrain en disant “ce qui compte, c’est le coeur, c’est pas grave si les notes n’y sont pas”, avec le préjugé évident que “ah, c’est C’est mon choix, ouhla, ça doit être des chanteurs de karaoké minables”. Eh bien, non.

Chanson encore, mais sur TF1, avec une émission spéciale Florent Pagny, pour le lancement de son nouvel album de duos. (Après le best of, les reprises d’opéra et les reprises techno, voilà les reprises en duo - c’est décidément un chanteur très créatif.) (D’ailleurs, je rêve ou l’album précédent n’aura pas vécu très longtemps ?) Revenons à l’émission, donc, que Florent Pagny a dû obtenir en échange du “parrainage” de Star Academy : c’est en regardant des choses pareilles qu’on comprend pourquoi les émissions de variétés n’existent plus. Je n’aurais pas cru qu’on pouvait vraiment, en 2001, faire des choses aussi ringardes - et j’aurais encore moins cru qu’on pouvait faire si mauvais avec Kad & Olivier. Plaignons au passage la pauvre Flavie Flament, qui semble destinée à récupérer ad vitam aeternam les émissions les plus minables de la chaîne. Ah, oui, je devrais peut-être donner mon opinion sur les chansons, les duos eux-mêmes. Mais, euh, bah, déjà, j’ai pas regardé l’émission en entier, et, ensuite, ce que j’ai entendu, ben, bof. (Faut dire qu’à l’origine je n’ai jamais été fan de Pagny.)

Sur France 2, diffusion de l’épisode exceptionnel de West Wing (A la Maison Blanche) suivant les attentats du 11 Septembre, “Isaac et Ismaël”. Un concept intelligent, la visite d’une classe de lycéens à la Maison Blanche, donne aux personnages de la série l’occasion de faire quelques discours didactiques à l’attention des téléspectateurs. Et en parallèle une petite histoire d’employé arabe soupçonné à tort d’être un terroriste infiltré. Pas très original, cette idée, mais courageuse, en réponse directe aux attentats. Les scénaristes ont donc décidé que l’objectif prioritaire, en ces temps troublés, était d’essayer de faire quelque chose pour contrer le lynchage de tous les résidents orientaux. Bien sûr, ça reste une série américaine : on ne va pas remettre en cause la politique américaine au Moyen-Orient, c’est pas le moment. Bien sûr, les lycéens ont l’air trop intelligents, trop cultivés pour être vrais - heureusement qu’il s’agit de la “classe présidentielle” réunissant l’élite des lycées américains, parce que sinon, ça serait difficile à avaler. Et bien sûr, il faut accepter l’idée qu’un musulman, diplômé matheux du MIT, fils d’un islamiste, ayant lui-même milité contre la politique étrangère américaine dans sa jeunesse, et… portant le même nom qu’un terroriste, ait réussi à être employé par la Maison Blanche. Mais ce ne sont que des détails, et il reste un épisode intelligent, sobre, restant de bon goût, bref, une bonne réponse aux événements. Seul bémol, le peu de remords dont fait preuve Leo après avoir soupçonné un employé à tort. Mais j’imagine que, vu les circonstances, ils ne pouvaient pas trop en faire.

Dans + clair, Nagui annonce son retour sur France 2 avec, c’est révolutionnaire, un jeu. Importé d’Angleterre. Avec des néons bleus. Voilà, c’est super original, et en plus le principe ressemble à Que le meilleur gagne. Mais, bon, ici on ne juge pas avant d’avoir vu, donc je me réserve le droit de trouver ça moins mauvais que ça n’en a l’air. Une bonne nouvelle, Ombre et lumière (France 3) passe en quotidienne - en espérant que ça reste une bonne nouvelle, c’est-à-dire que le changement de rythme ne nuise pas à la qualité des entretiens. Et, en fin d’émission, un sketch d’Omar et Fred parlant du passage d’Isabelle Giordano dans l’équipe de communication de Jospin. Euh, c’est une blague, ou bien ?

Les séries du week-end : dans Dark Angel, on sort de la ville pour changer, mais ce n’est pas mieux dehors - décidément, c’est Mad Max. Encore une petite histoire de redresseur de torts, toujours bien écrite, bien jouée, tout ça, mais rien de bien majeur. Juste une chose que je n’ai pas comprise : ces “étrangers” persécutés par les bonnes gens du village, ils étaient étrangers d’où ?!

Fin de saison (enfin) de Roswell, on se débarrasse de Tess pour revenir aux personnage d’origine, à l’histoire d’origine, bref, pour annuler tout ce qui s’est passé pendant un an et demi (et, quand on y pense, c’est pas plus mal). Bien sûr, on en entendra parler à nouveau, puisque Max doit, comme il le dit, “sauver son fils”. Mais ce dernier épisode annonce de façon claire un retour aux sources de la série, un retour à l’époque où les histoires étaient niaises et sans grand intérêt mais, au moins, pas ridicules.

Et enfin, dans Angel, une histoire sympathique puis l’arrivée d’un personnage qui va enfin mettre un peu d’action dans la série. L’histoire sympathique, une actrice tombe sous le charme du gentil vampire et réalise que, pour son métier, ça serait sympa, aussi, d’être vampire. Il faut donc accepter l’idée que, si Angel prend du Prozac, il croit être heureux et croit redevenir Angelus. La nouvelle maladie psychosomatique à la mode, c’est de croire qu’on perd son âme parce qu’on plane. En bref, c’est pas extraordinairement cohérent avec les bases du personnage, mais on fera avec.

Et le personnage bienvenu, c’est Faith, qui est sortie de son coma dans Buffy (passons sur le fait que, sur M6, ça n’arrivera que ce vendredi) et vient mettre un peu d’ambiguïté dans ce casting un peu trop manichéen. Parce que, les avocats de Wolfram & Hart, c’est bien, ils sont méchants, mais ils manquent de charisme en tant que gros méchants - et ils ne sont pas très troubles, eux. Notons que ce n’est pas un métier très enviable, observateur, puisqu’après Giles c’est au tour de Wesley de passer par la case torture. Sinon, pour remplir l’épisode, un peu plus de flashbacks sur la jeunesse d’Angel : vous n’avez pas comme l’impression qu’ils préparent quelque chose ? Ah, au fait, j’ai rêvé ou ils ont changé la voix française de Faith ?

Bon, qu’est ce que j’ai encore en stock… Le Fréquenstar consacré à Jean-Jacques Goldman ? Vraiment pas grand chose à en dire : Fréquenstar sont incroyablement meilleurs quand il s’agit de reportages achetés (Cf. Lara Fabian), plutôt que des sempiternels entretiens avec Laurent Boyer. Donc, voilà, il a expliqué pourquoi il ne voulait pas faire la Une des journaux d’information (explication parfaitement jusitifiée) et il a révélé qu’il n’écoutait pas de musique. Voilà. Top.

Dans le même genre, Fréquenstar spécial Pierre Palmade, mais sur France 3, avec Mireille Dumas dans le rôle de Laurent Boyer. Et quand je dis “dans le rôle de Laurent Boyer”, c’est vraiment ça car, au final, il ne reste pas grand chose d’intéressant de son interview - surtout quand les morceaux d’interviews sont enrobés de bouts de mise en scène artificielle absolument pathétique. Ce qui ressort de plus intéressant est donc la partie sur le mariage de Palmade et Véronique Sanson, qui tend à prouver que, oui, c’est un vrai couple, un vrai mariage mais que, euh… c’est un couple particulier. Pas de grandes effusions de tendresse, surtout de l’admiration mutuelle et du “trac amoureux”, concept original. Mais, visiblement, ça correspond à leur tempérament, à leur façon d’envisager les relations amoureuses. Le tout suivi d’une minuscule interview concernant la sexualité de Palmade, d’où il ressort qu’il est plutôt bisexuel du genre sexuel avec les hommes et romantique avec les filles (moi aussi, j’ai eu un passage comme ça, mais à 13 ans !).

On va conclure avec Sleepy Hollow et laisser le reste pour la prochaine chronique. Tim Burton, Johnny Depp, cavalier sans tête, tout ça, pour ceux qui ne suivraient pas. Par quoi je commence… Le traitement de l’image, de la couleur, superbe - tout désaturé sauf le rouge, il faudra que j’essaie de faire ça sur quelques-unes de mes photos. Le rouge, justement : je ne m’attendais pas à autant d’hémoglobine. Une remarque sur la VF, terrible : la voix française de Johnny Depp est visiblement inadaptée parce que, figurez-vous, Depp est un acteur qui sait changer sa voix pour un rôle - regardez donc impérativement en VO. Les acteurs, tous très bien (il faut dire que c’est un casting de luxe), avec une mention spéciale pour le jeune Masbath, formidable, alors que l’IMDB lui donne 13-14 ans au moment du tournage.

Après cette revue de détails, revenons au coeur du sujet : le film lui-même. C’est donc superbe, bien joué, bien réalisé, la totale, mais… qu’est-ce que c’est froid. Franchement, le personnage de Johnny Depp, niais, sûr de lui et pas très doué, pourrait être tué et démembré, on s’en ficherait pas mal. Il y a Christina Ricci, Miranda Richardson et tous les autres rôles secondaires (sauf Casper Van Dien campant un personnage aussi peu aimable que lui-même) mais le personnage principal, lui, est sans chaleur… comme le reste du film. Car c’est bien le gros défaut du film : pas de sentiments, pas de chaleur, pas d’implication du spectateur dans l’histoire. On reste bien étrangers à l’histoire, bluffés par le travail photographique mais globalement peu passionnés par ce qui se passe, ce qui peut arriver aux personnages. Le film, second degré tout du long, ne nous laisse entrer que dans les quinze dernières minutes - superbement maîtrisées, mais qui arrivent un peu tard.

Je vous rassure, Sleepy Hollow reste un film à voir (et en VO, encore une fois). Mais je m’attendais à mieux, plus captivant, plus passionnant, plutôt qu’un “film de genre” revendiquant sa maîtrise formelle. Mais à voir sans hésitation, quand même.

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