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6 January 2002

Oh ben bonne année

Ben ouais, bonne année, bonne santé, bon euro, bonnes résolutions, tout ça. Normalement, quand on ne sait pas quoi faire, on fait une chronique de début d’année sur les résolutions mais, voyez-vous, ça fait bien longtemps que je ne fais plus dans les résolutions (d’ailleurs, je crois bien que je n’en ai jamais pris sérieusement). Donc, on va revenir au programme habituel, c’est-à-dire, même pour la nouvelle année : le programme télé.

On commence avec une diffusion du concert de Madonna sur TF1 (j’en connais deux ou trois dans l’assistance qui n’auraient manqué ça pour rien au monde). Je ne sais pas si on doit ça à TF1 ou à HBO (diffuseur d’origine, américain) mais le format 4/3, pour un concert, ça fait vraiment cheap. D’ailleurs, indépendamment, du format, ce n’était pas très bien filmé : ni joliment, ni avec à-propos. Mais passons. Sur le concert lui-même ? Une construction bizarre (tout le grand spectacle au début, puis de l’intimiste pour la suite - un peu déséquilibré, mais chacun ses goûts) ; des séquences impressionnantes ; une Madonna toujours provocatrice (entre le fusil, les attouchements et le manga porno)… un bon concert, donc, plus spectacle qu’émotion, mais qui vaut le prix du billet.

Autant en emporte le vent sur France 3 (en VF, malheureusement) : figurez-vous que jusque là je ne l’avais jamais vraiment vu. Et, euh… Bon, remarquez, ce serait injuste de juger un film d’il y a soixante-dix ans avec les critères actuels. Mais quand même, l’histoire : une fille égocentrique, sans coeur et superficielle, qui, confrontée au malheur, en devient juste égocentrique et sans coeur, et rate sa vie, ses amours et sa manucure à cause de son aveuglement. C’est-y pas passionnant - et moi qui croyais que ça parlait d’amour ! Au passage, une histoire d’amour avec Clark Gable, euh… on va dire que les idéaux physiques évoluent avec le temps.

Sixième sens : malheureusement spoilé par Laurent Baffie dans Burger Quiz avant d’avoir pu zapper, je n’ai pas eu la chance d’être surpris par la fin. Je m’attendais à passer tout le film à me demander si, oui ou non, ce que Baffie avait dit était vrai, mais non, le film est réalisé tellement subtilement que c’était évident dès la première minute. Difficile à juger de l’extérieur, mais j’ai du mal à imaginer qu’on puisse regarder le film sans s’en douter, tellement les indices sont évidents. Et nombreux. Et appuyés. D’ailleurs, à lire The Editing Room, je ne suis pas le seul à trouver ça évident (n’allez pas voir ce lien si vous n’avez pas vu le film). Pour le reste du film : on attend 45 minutes avant que Cole se décide à voir des morts, alors qu’on sait depuis la bande annonce qu’il va le dire, là, dans son lit, le “I see dead people”. Et après tout ce temps perdu, le problème est réglé, simplement, en une phrase ! Heureusement, il reste la découverte d’Haley Joel Osment (vous aurez ma critique de A.I. dans deux ans, quand il passer sur C+) et la scène finale entre le fils et la mère, très belle (merci auss à Toni Collette, qui a bien changé depuis Muriel).

Rediffusion en VO de Stuart Little avec, comme prévu, mon avis sur les voix originales : si Michael J. Fox a lui aussi une voix un peu mûre pour un enfant souris, il lui reste quand même ses fameux accents de jeunesse, cette immaturité qui fait de lui ce grand adolescent de l’Amérique, et qui n’a rien à voir avec Antoine de Caunes. Donc, même si la voix est d’une certaine façon assez proche, ça n’a rien à voir, et ça colle beaucoup mieux au “personnage”. Pour les chats, c’est différent : si la synchro est meilleure et les intonations plus en rapport avec le “jeu” des animaux (curieusement, les défauts de post-synchro se voient plus sur des animaux que sur les humains… est-ce une question d’habitude, ou les mouvements des chats sont beaucoup plus exagérés ?), les voix ont moins de personnalité. Au final, la VO reste mieux que la VF, mais les chats prennent plus d’importance en français. Au passage, puisque je parlais de jeu : Geena Davis qui surjoue atrocement, c’est fait exprès, ou bien ?

La nouveauté de TF1 pour ce début d’année, Devine qui vient dîner, d’Endemol France (non, je ne vais pas parler de l’autre nouveauté, variation sur le mode du racolage par Julien Courbet, qui précédait). L’émission assume visiblement sa parenté : Loft Story avec des célébrités. Même décor propre et coloré (quoiqu’un peu plus meublé), entrée séparée des invités, titrages au format Endemol, événements surprise - jusqu’à la sortie des invités un par un, “éliminés” par un écran plasma, qui ne sert strictement à rien. Et il n’y a pas que ça qui sert à rien : parchemins façon “lettre aux lofteurs”, irruption d’artistes censés déstabiliser les invités, pouet-pouet annonçant les questions qui doivent relancer la discussion… la production, par peur qu’on s’ennuie, multiplie les gimmicks et finit par énerver tout le monde. Au final, entre toutes les interruptions, il reste un vrai dîner avec de vrais gens : tout le monde parle en même temps, personne ne s’écoute, rien d’intéressant ne se dit, on n’est pas là pour ça. Cerise sur le gâteau, ils jouent tous aux adultes paternalistes avec Doc Gynéco, installé en bout de table comme l’enfant de la famille qui amuse la galerie. Au final, donc : l’émission peut être intéressante si la production renonce aux artifices et que les invités s’écoutent entre eux (faut dire que, dans les médias, ils n’ont pas l’habitude). C’est faisable, mais c’est pas gagné. En bref, TF1 va virer l’émission dans deux mois.

On va finir avec deux épisodes d’Angel, le dernier de la saison 1 et le… deuxième de la saison 2. Cherchez pas, c’est TF1. Si tu es blonde à forte… non. Si tu vis aux Etats-Unis et que tu peux m’envoyer tous les épisodes d’Angel, Buffy et autres, ça m’intéresse, je suis là, facile à trouver. Difficile, du coup, d’en dire quelque chose : la première saison se termine sur la résurrection de Darla, la “mère” vampiresque d’Angel, par les avocats de Wolfram & Hart, ce qui est prometteur - manque de chance, on ne saura pas pourquoi ils tenaient tant à lui redonner non-vie, puisque l’intrigue devait être développée dans l’épisode suivant, non diffusé. On va dire que l’épisode sera peut-être bientôt diffusé, à l’occasion du changement d’horaires - on peut rêver. Et dans le deuxième épisode diffusé, on nous raconte une histoire abracadabrante (et surtout sans le moindre intérêt) dont le seul but est de justifier qu’Angel emménage dans un ancien hôtel somptueux pour fêter le changement de budget de la série (voir les trucages, dont la qualité s’est considérablement améliorée - faut dire, ça ne pouvait pas empirer).

Maintenant, une revue de détails, comme chaque semaine (c’est facile avec cette série, mais on l’aime quand même). Difficile de croire que les oracles soient aussi peu protégés que ça - c’est important, quand même des oracles. Et accessoirement, les oracles, ça prévoit ce genre de choses, normalement, mais là, non, ils laissent tranquillement entrer un grand prêtre démon armé. Bien sûr, bien sûr… Difficile de croire aussi qu’Angel vole un manuscrit à l’importance évidente chez W&H et n’essaie pas de le protéger un peu mieux que ça : ne serait-ce que le cacher sous une latte de plancher, plutôt que dans un coffre en bois dont il est évident qu’il ne résistera à aucun ennemi ! Et on continue (décidément, ils devaient être à la bourre pour conclure la question, parce que cet épisode est manifestement bâclé, plus que d’habitude) : les locaux d’Angel explosent (euh, les démons posent des bombes maintenant ?), d’énormes flammes jaillissent par toutes les fenêtres, les voitures à l’extérieur sont endommagées, et Wesley, qui était à un mètre de la bombe… est vivant et en un seul morceau. Non, mais, sans blague ?!

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