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Garoo


18 juin 2005

C’mon Billy :

La montée des “tu es homophobe si tu n’aimes pas les folles même si tu es pédé” commence à me saoûler, cela serait comme dire à une femme qui critique Christina Aguilera pour sa vulgarité qu’elle est misogyne.

Je ne serais pas le dernier à traiter d’homophobe un pédé qui déclare sa haine des folles, mais l’analogie est intéressante.

 

— J’aime pas les folles, si je voulais coucher avec une fille je serais hétéro.

— Si je voulais coucher avec un mec hétéro, je changerais de sexe.

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Xarro, il y a 7 ans :

Je suppose que les folles renvoient aux autres pédés une image qui les dérange, parce que c'est justement cette image que les hétéros (homophobes) voudraient leur coller. Dans l'imaginaire collectif, l'homosexuel doit être un peu efféminé... ça nous gêne quand c'est le cas, effectivement.

Je n'irais sans doute pas jusqu'à trouver homophobe un homo qui n'aime pas les folles (je ne parle pas d'attirance, ici, je parle bien d'acceptation). Je le soupçonnerais surtout de ne pas assumer totalement le poids de son identité propre. Par contre, je le montrerais du doigt en criant "ouh ! ouh ! tu as la mémoire courte" (ou quelque chose du genre).

Stonewall, ce n'étaient pas des butchs... les premières Gay Pride, ce n'étaient pas des butchs... alors respect pour les folles, parce qu'elles ont bien souvent des couilles deux fois comme les nôtres.

Dans un monde où le modèle masculin est un hétéro viril qui se tape un maximum de nanas, arriver avec des hauts talons et une voix de fille, c'est plus courageux que de se promener en jouant les machos (alors qu'on suce des bites à quatre pattes).

Sinon, l'analogie est vraiment pas mal en effet. :)

NeimaD., il y a 7 ans :

hum, je connais des hétéros plus folle que certains homos, mais la question serait plutôt "c'est quoi un homme ?", et que sans être macho ne pas être efféminé est-il vraiment un signe de non acceptation de son homosexualité ?

Xarro, il y a 7 ans :

Non, bien entendu. Une folle peut aussi mal supporter l'homosexualité qu'un straight-acting. Elle ferait alors du sur-conformisme. Et tous ceux qui sont straight-acting ne sont pas mal-assumés (je mets un peu trop de traits d'union, à mon avis). Il n'existe pas un modèle d'homo idéal et assumé, comme il n'y a pas d'idéal d'hétéro (assumé ou non). Comme tu le soulignes, ya des folles hétéros.

Je crois que l'erreur fondamentale que nous faisons tous, c'est d'attribuer à des rôles à des identités. Une femme n'est pas forcément douce et sensible, par exemple. Cela étant dit, nous _devons_ fonctionner avec des repaires. Je dois savoir, pour pouvoir vivre, que la boulangère du coin ne va pas m'abattre avec un shotgun quand je vais entrer dans ça boutique. Dis comme ça, ça semble idiot, mais c'est fondamental.

De même, je m'attends d'un homme qu'il ne crie pas avec une voix aiguë, qu'il ne se sautille pas partout et qu'il ne porte pas des robes. Je ne l'attends pas (forcément) d'une femme non plus, d'ailleurs. Partant de là, j'ai un "lot" d'attitudes qui me rendent un homme séduisant. Ce n'est pas en soi répréhensible. Surtout s'il ne s'agit que de critère d'attirance.

Là où ça devient grave, c'est quand on met une hiérarchie des attitudes. Un homme efféminé n'est pas moins qu'un autre. C'est juste ça qu'il faut garder à l'esprit, in fine. Selon moi, en tout cas.

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